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20 janvier 2018

Afrique : L’agriculture doit être à l’avant-garde de l’industrialisation de l’Afrique

(mediaterre) Perspectives économiques en Afrique 2018 : la Banque africaine de développement plaide avec force pour l’industrialisation de l’Afrique

Le président de la Banque a annoncé que la Banque organiserait le Forum de l’investissement en Afrique les 7 et 8 novembre 2018 à Johannesburg, en Afrique du Sud, afin de mobiliser des fonds destinés au développement des infrastructures

ABIDJAN, Côte d’Ivoire, — Le président de la Banque africaine de développement , Akinwumi Adesina, a plaidé pour une accélération de l’industrialisation de l’Afrique, afin de créer des emplois, réduire la pauvreté et d’encourager une croissance économique inclusive.

En lançant l’édition 2018 de Perspectives économiques en Afrique (http://APO.af/irnYkv) l’une des publications phares de la Banque, dévoilée mercredi 17 janvier 2018, à Abidjan, en Côte d’Ivoire, Akinwumi Adesina a indiqué que les projets d’infrastructures sont au nombre des investissements les plus rentables qu’une entreprise puisse faire, car ils peuvent « sensiblement contribuer à stimuler et à soutenir la croissance économique d’un pays. Les infrastructures, quand elles sont bien gérées, fournissent les ressources financières pour faire tout le reste. »

Parce que la diversification économique est la clé pour résoudre quantité des difficultés auxquelles se heurte le continent, le président de la banque africaine de développement a appelé les gouvernements africains à encourager une transition vers les secteurs à forte intensité de main-d’œuvre, notamment dans les zones rurales, où réside 70 % de la population du continent.

« L’agriculture doit être à l’avant-garde de l’industrialisation de l’Afrique », a-t-il déclaré, ajoutant que des sources d’énergie intégrées et des infrastructures de transport adaptées faciliteraient l’intégration économique, appuieraient le développement de la chaîne de valeur agricole et les économies d’échelle qui sont les moteurs de l’industrialisation.

Face à l’auditoire, composé de décideurs politiques et de membres du corps diplomatique présents en Côte d’Ivoire, Adesina a argué que la diversification économique via l’industrialisation, assortie d’investissements matériels en capital humain, permettra à la population des jeunes du continent, en plein essor, de réussir la transition vers des secteurs productifs axés sur les technologies.

Akinwumi Adesina a également argué que l’industrialisation de l’Afrique pourrait avoir un effet “gagnant-gagnant” – relativement méconnu – dans les pays développés, citant pour se faire le rapport qui note que « l’augmentation de la part de l’industrie dans le PIB africain (ainsi que dans d’autres pays moins avancés) pourrait stimuler les investissements dans le G20 d’environ 485 milliards de dollars et dans la consommation des ménages d’environ 1 400 milliards de dollars. »

Le président de la Banque a mis en avant différentes solutions novatrices grâce auxquelles les pays d’Afrique pourraient générer des capitaux en faveur du développement des infrastructures, tout en faisant part de l’action que poursuit la Banque à travers ses High 5 (http://APO.af/xjqhmW) son ambitieux programme de développement pour remédier les problèmes évoqués dans le rapport.

Et le président de la Banque a annoncé que la Banque organiserait le Forum de l’investissement en Afrique les 7 et 8 novembre 2018 à Johannesburg, en Afrique du Sud, afin de mobiliser des fonds …

20 janvier 2018

L’Afrique en 2018 : nettement plus optimiste que le FMI et la Banque mondiale, la BAD livre ses perspectives

(Agrici.net) Dans l’édition 2018 de ses Perspectives économiques africaines (PEA 2018) dévoilée mercredi soir à son siège d’Abidjan, la Banque africaine de développement (BAD) a confirmé la résilience des économies africaines face aux chocs des dernières années. La crise étant désormais derrière, le continent va surfer sur un rebond de sa croissance avec une amélioration significative des indicateurs macroéconomiques. Avec une production en hausse, une amélioration de la mobilisation des ressources internes et des progrès dans la mise en œuvre des réformes structurelles, les prochaines années s’annoncent reluisantes pour le continent. A condition de maintenir le cap et de renforcer l’industrialisation du continent à travers les secteurs à forte valeur ajoutée pour une croissance plus soutenue durable et surtout inclusive.

La crise est derrière et les économies africaines ont tenu bon face aux chocs ! C’est la principale conclusion de l’édition 2018 du rapport de la Banque africaine de développement (BAD) sur les Perspectives économiques en Afrique (PEA 2018) qui a été publiée mercredi soir à Abidjan. Selon la BAD qui a passé au crible l’évolution ainsi que les perspectives de croissance des 54 économies africaines, le continent a dans l’ensemble confirmé sa résilience face aux multiples chocs des dernières années notamment les répercussions de la dernière crise financière mais aussi et surtout la crise économique engendrée par la baisse des cours des matières premières particulièrement celle de l’or noir à partir de 2014. «De nombreuses économies africaines sont plus résilientes et mieux placées qu’auparavant pour faire face à des conditions extérieures difficiles » a relevé la BAD dans son rapport même si le document n’a pas occulté le fait que « la fin du cycle des prix des produits de base a vu les recettes tirées des exportations primaires se réduire dans de nombreux pays, sapant ainsi les investissements prévus ».

« Les chocs mondiaux et intérieurs de 2016 ont ralenti le rythme de la croissance en Afrique, mais l’année 2017 a déjà été marquée par des signes de reprise. L’augmentation de la production réelle est estimée à 3,6 % en 2017, contre 2,2 % en 2016, et devrait s’accélérer pour atteindre 4,1 % en 2018 et 2019 ».

L’un des faits illustrant cette embellie qui se profile, c’est la hausse réelle constatée de la production, laquelle selon la BAD reflète de manière général, la réussite de la mise en œuvre de bonnes politiques macroéconomiques, des progrès dans les réformes structurelles, en particulier dans le développement des infrastructures, et des cadres politiques pertinents.

La BAD a également relevé quelques leviers notables qui vont accompagner le rebond de la croissance africaine comme l’amélioration progressive du climat des affaires et surtout de la mobilisation des ressources internes. « Dans certains pays, la mobilisation des ressources intérieures dépasse désormais celle de pays d’Asie et d’Amérique latine dont les niveaux de développement sont comparables » souligne la BAD même si le niveau atteint demeure encore « insuffisant pour faire face au niveau élevé de financement nécessaires à l’expansion du capital humain ».

Rebond …

16 janvier 2018

les géants industriels s’engagent pour un cacao plus durable

(Agrici.net) Au Ghana et en Côte d’Ivoire, premiers producteurs mondiaux, la culture du cacao représente un désastre écologique. À l’occasion de la COP23 en novembre dernier, les géants chocolatiers ont pris des résolutions durables pour améliorer la production « d’or noir ».

Le Ghana et la Côte d’Ivoire représentent à eux seuls 62 % de la production mondiale de fèves de cacao. La multiplication des plantations « d’or noir » est largement mis en cause dans l’accélération de la déforestation de ces pays. Un désastre écologique que les géants chocolatiers se sont engagés à stopper avec des plans d’action pour la production d’un cacao plus « durable ».

L’engagement international des leaders du secteur
L’industrie du cacao est mise en cause depuis longtemps par plusieurs ONG. L’International Cocoa Initiative lutte depuis 2001 contre l’exploitation des enfants dans les plantations, l’exposition à des produits chimiques et le désastre de la déforestation que représente la production.

L’industrie mondiale s’est décidée à s’engager collectivement. À l’occasion de la COP23 à Bonn au mois de novembre dernier, les têtes d’affiche du secteur ont signé des plans d’action pour lutter contre la déforestation, aux côtés des gouvernements ghanéen et ivoirien. Des mesures drastiques devraient être prises dès 2018 pour s’étendre jusqu’en 2020, vers un cacao durable et certifié. Premiers leviers d’action : la culture par l’agroforesterie, le renouvellement des plantations déjà existantes, l’amélioration de la formation des planteurs et la lutte contre le travail des enfants.

Barry Callebaut, le leader suisse du secteur (6,3 milliards d’euros de vente en 2016-2017), s’impose en chef de file de ces nouvelles résolutions. Avec un objectif radical : un cacao 100 % durable d’ici 2025.…

16 janvier 2018

Changement climatique : Baisse de la production de plantain et du taux de scolarisation

(Agrici.net) Selon une étude, les changements climatiques ont provoqué la baisse des rendements de plantain et des taux de scolarisation au Cameroun, entre 1991 et 2011.

Les chercheurs estiment que l’Afrique centrale, où se situe le Cameroun, compte peu d’études sur les impacts sociaux du changement climatique.

Par conséquent, ils ont évalué les tendances de la température au Cameroun pour la période entre 1950 et 2013. Ils ont également lié l’impact de l’augmentation des changements de température à la production de banane plantain et à l’éducation, à l’aide de données gouvernementales dans les secteurs agricole et éducatif.

L’étude, publiée dans la revue Science of the Total Environment (1er janvier), a montré que la production de banane plantain au Cameroun a diminué de 43 % entre 1991 et 2011.

Trevon Fuller, chercheur principal et professeur assistant adjoint à l’Université de Californie à Los Angeles, aux États-Unis, explique à SciDev.Net que de 1950 à 2011, la température annuelle moyenne a augmenté d’un degré Celsius.

“Il y avait aussi une relation statistique significative entre la diminution de la scolarisation et la baisse de la productivité du bananier plantain.”
Trevon Fuller, Université de Californie, Los Angeles

“Les températures plus élevées s’accompagnent d’une sécheresse accrue de l’air, ce qui exerce un stress sur les plantes pendant le développement des fruits et réduit les rendements”, explique Trevon Fuller.

A mesure que le rendement des plantains diminuait, le revenu des parents diminuait aussi au Cameroun et cela se traduisait par un ralentissement de la scolarisation.

“La moyenne des années d’études post-secondaires est passée de 2,76 années en 1991 à 2,22 années en 2011, soit une baisse de près de 20 %”, soutient le chercheur.

Il y avait aussi une relation statistique significative entre la diminution de la scolarisation et la baisse de la productivité du plantain.

“Nous pensons que c’est parce que, à mesure que le rendement diminuait, le revenu des ménages s’amenuisait, parce qu’ils vendaient moins de bananes plantain. Par conséquent, les parents avaient moins de ressources pour investir dans les frais de scolarité et les fournitures scolaires de leurs enfants, comme les manuels scolaires et les uniformes, ce qui a entraîné une diminution de la scolarisation.

Richard Munang, coordinateur régional du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) sur les changements climatiques en Afrique, estime que plusieurs études corroborent et “rendent les résultats plausibles”.

Le responsable onusien cite une étude de la Banque mondiale montrant qu’au Cameroun, où l’agriculture emploie jusqu’à 80% de la population et contribue à hauteur de 30% environ du produit intérieur brut (PIB), une augmentation de la température de plus de deux degrés Celsius pourrait entraîner une perte de recettes agricoles de 500 millions de dollars.

Selon un rapport du PNUE, l’Afrique centrale connaît déjà les températures moyennes annuelles les plus élevées jamais enregistrées dans l’histoire.

Richard Munang a souligné la nécessité pour les systèmes agricoles et alimentaires de l’Afrique de renforcer la productivité et de diversifier les opportunités de revenus.

Il ajoute que le PNUE soutient déjà le Cameroun et …

16 janvier 2018

Afrique : La guerre de l’engrais aura bien lieu

(afrimag.net) Une année après les annonces successives d’implantation en Ethiopie, au Nigeria et au Gabon d’OCP Group, leader mondial, voilà que Yara, le géant norvégien du secteur des engrais, lui emboîte le pas. Il vient d’annoncer un investissement de 2 milliards de dollars US dans un grand complexe de production de fertilisants, notamment d’ammoniac, au Mozambique à partir du gaz local.

C’est une formidable opportunité pour ce pays qui a découvert et commencé à exploiter récemment d’importantes ressources en hydrocarbures. Ce qui est clair c’est que la similarité de ce projet avec ceux d’OCP Group est frappante, tant sur la taille des complexes que sur les montants à investir ou encore concernant leur portée stratégique respective.
Ainsi, par exemple, chacun des projets d’OCP Group nécessite un investissement entre 2 et 3,5 milliards de dollars que ce soit au Gabon, au Nigeria ou en Ethiopie. De même, le marocain s’appuie sur la production locale de gaz voire, en plus, de potasse pour le cas éthiopien. Enfin, tous ces investissements ont la même finalité et une portée stratégique identique, à savoir, participer au développement de l’agriculture africaine tout en contribuant à la valorisation locale des ressources du continent au lieu de continuer à les exploiter de manière brute.

Selon les responsables de Yara, la décision de s’installer vient d’une demande formulée par l’Etat de Mozambique. Néanmoins, si Yara a promptement répondu c’est parce qu’auparavant un groupe africain concurrent a montré qu’il fallait croire au potentiel du continent. D’ailleurs, la taille des projets des deux groupes montre clairement qu’ils anticipent une croissance régulière et forte de la demande en fertilisants en Afrique. Ainsi, celui de Yara devrait permettre de produire annuellement jusqu’à 1,2 million de tonnes d’ammoniac, intrant utilisé dans la production d’engrais. Pour l’OCP, rien que sur le projet éthiopien, ce sont quelque 2,5 millions de tonnes d’engrais qui devraient être produites chaque année. Pour les projets au Nigeria et au Gabon, les capacités sont similaires.

S’il y a un secteur qui devrait connaître un développement fulgurant au cours des prochaines années, c’est bien de l’agriculture africaine. Le continent qui possède 60% des terres arables disponibles du Globe ira de plus en plus vers la maîtrise de ses ressources en eau.

Et beaucoup de pays ont pris conscience de la nécessité de créer les conditions d’un développement agricole, d’autant que des résultats palpables sont enregistrés par tous ceux qui ont osé franchir le pas.

Le Sénégal qui a longtemps importé ses énormes besoins en riz est sur le point d’être autosuffisant dans cette céréale consommée quotidiennement. Sa production d’oignons et de pomme de terre, en constante augmentation, couvre une bonne partie de ses besoins. Le Nigeria également a réussi à améliorer ses performances agricoles grâce à la politique qu’avait mise en place AkinwumiAdesina, l’actuel président de la Banque africaine de développement (BAD) au moment où il était ministre de l’Agriculture.

La Côte d’Ivoire et l’Ethiopie qui ont été qualifiés de moteurs du développement agricole du continent montrent qu’elles ont d’importantes ambitions.

Tout …

14 janvier 2018

Algérie : la production agricole couvrirait 70% de la demande locale

(afrique.latribune) La production agricole en Algérie répondrait aujourd’hui à plus de 70% à la demande locale, a annoncé le ministre de l’Agriculture, du développement rural et de la pêche, Abdelkader Bouazghi. Cet exploit revient aux réformes et investissements opérés dans le secteur durant les deux dernières décennies.
En Algérie, la production du secteur primaire couvrirait aujourd’hui plus de 70% de la demande nationale, a déclaré le ministre algérien de l’Agriculture, du développement rural et de la pêche, Abdelkader Bouazghi, lors d’une réunion de la commission des finances de l’Assemblée populaire nationale (APN) consacrée ce mercredi 10 janvier à l’examen de la loi du règlement budgétaire.

«Les programmes dont a bénéficié le secteur ont permis de concrétiser un nombre important d’objectifs tracés et de placer l’agriculture au cœur du développement», déclaré Bouazghi devant les parlementaires.

A à en croire le ministre, ces résultats trouvent leur origine dans les importants montants mobilisés ces deux dernières décennies dans le cadre de la politique de réformes du secteur.

Estimés à 2 500 milliards de dinars, les investissements ont permis d’atteindre une production agricole d’une valeur de 30 milliards de dollars. «Aujourd’hui, la production nationale a une valeur estimée à plus de 3 000 milliards de dinars (environ 30 milliards de dollars), alors que ce chiffre ne dépassait pas les 500 milliards en 2000», déclarait Bouazghi en septembre dernier.

Par ailleurs, sur cette même période, la superficie des terres exploitée est passée de 8,5 à 9 millions d’hectares et les superficies irriguées sont aujourd’hui estimées à quelque 2 millions d’hectares.

Aujourd’hui, l’agriculture algérienne contribue à environ 13% du PIB et emploie plus de 10,8% de la population active. Grand producteur de liège, l’Algérie produit principalement le blé, l’orge, l’avoine, les agrumes et le tabac.

Une stratégie basée sur les réalités du pays
Selon Abdelkader Bouazghi, l’Algérie a opté ces dernières années pour une stratégie agricole qui tient compte de la situation nationale et internationale afin de relever les défis auxquels le secteur fait face. Cette stratégie se résume notamment à «l’augmentation et la valorisation du volume de la production nationale, à travers la mobilisation rationnelle des moyens disponibles, en ciblant les filières stratégiques pour répondre aux besoins de la population ; réduire graduellement l’importation ; et se lancer dans l’exportation ».

D’après le ministre de l’Agriculture, cette stratégie a pour objectif de mettre en œuvre une politique agricole durable qui devrait garantir la sécurité alimentaire, réduire le déséquilibre de la balance commerciale et contribuer à la diversification de l’économie du pays.

12 janvier 2018

Sénégal : le gouvernement insiste auprès des banques locales pour qu’elles financent davantage l’agriculture et les PME

(Agence Ecofin) – Les banques locales sénégalaises ont été invitées au cours d’une rencontre tenue le 9 janvier 2018 à apporter plus de financements au profit des campagnes de commercialisation des produits agricoles et pour les petites et moyennes entreprises (PME) du pays. « Les établissements bancaires constituent un des maillons importants du secteur financier. Ils ont une contribution majeure à apporter au financement de l’économie » a fait savoir Amadou Bâ, le ministre sénégalais en charge de l’Economie, des Finances et du Plan.

Les PME sénégalaises qui constituent la plus grande partie des entreprises ont du mal à obtenir des crédits de la part des banques. A côté de cela, les agriculteurs locaux sont également en manque de financements pour commercialiser leurs productions.

Au-delà de l’augmentation des crédits accordés aux PME et au secteur agricole, il serait aussi important de revoir à la baisse les taux d’intérêt applicables à ces financements, et qui tournent dans une moyenne de 9,3%, contre une moyenne des taux de 6,2% au Sénégal.

Il ne sera pas aisé de convaincre les banques de suivre ces conseils, alors que la zone UEMOA entre de plain-pied dans l’application de nouvelles normes prudentielles dites de Bâle II et Bâle III. Ces règles risquent de rendre les banques plus exigeantes en matière d’octroi de crédits.

Chamberline Moko…

12 janvier 2018

Le Salon de l’agriculture se tiendra à Paris du 24 février au 4 mars

(agrici.net) Le Salon de l’agriculture ouvrira ses portes le samedi 24 février à 9 heures et les fermera le dimanche 4 mars à 19 heures. Il se déroulera dans plusieurs pavillons du Palais des Expositions, Porte de Versailles à Paris. Il sera ouvert tous les jours dans cette tranche horaire et devrait accueillir plus de 600 000 visiteurs dont une majorité de citadins. Le prix d’entrée sera de 14€ pour les adultes et de 7€ pour les enfants de 6 à 12 ans. Une vache cornue de six ans et nommée « Haute » sera à l’affiche de ce Salon, faisant ainsi connaître la race Aubrac qui compte quelques 200 000 têtes en France.

A peine rentré de Chine, le ministre de l’Agriculture Stéphane Travert a assisté hier à la présentation du prochain Salon de l’agriculture aux côtés du président en titre Jean-Luc Poulain et de la directrice Valérie Le Roy. Avant d’évoquer la place et le rôle de ce salon annuel à Paris, le ministre a évoqué le nouvel épisode du lait infantile de Lactalis contaminé à la salmonelle. Il a fait, état d’un « dysfonctionnement majeur dans la procédure de retrait et de rappel par les opérateurs, dont c’est la responsabilité ». Il a ensuite invité chacun d’entre eux à faire « toute la lumière sur des défaillances qui ont été constatées » ces dernières semaines, les enjoignant de s’assurer que « plus aucun des produits concernés ne sont sur le marché et ne se trouvent dans les magasins ».

Stéphane Travert a aussi voulu valoriser son rôle de VRP en Chine en faveur des exportations françaises de produits agricoles. Selon lui, on pourra exporter vers ce pays de la viande bovine française dans six mois environ. Il estime aussi, du fait que les chinois consomment 497 millions de cochons par an, que ce marché lointain peut offrir quelques débouchés à la viande porcine française. Il a également évoqué de possibles exportations de volailles sous label, voire de fruits et légumes vers l’Empire du Milieu, sans que rien ne soit acquis pour le moment. On peut d’ailleurs se demander si faire voyager de la viande et des légumes sur des milliers de kilomètres sera en phase avec l’indispensable lutte contre le réchauffement climatique dans les prochaines années.

Un salon qui occulte les difficultés du monde paysan
A ce propos, les enjeux climatiques restent, année après année, un sujet occulté par le Salon de l’Agriculture. Alors que l’année 2018 débute avec des prix trop bas pour le blé, le maïs, le colza, les viandes bovine et porcine, que le prix du lait risque à nouveau de s’orienter à la baisse après une légère progression durant quelques mois, rien ne prouve que la loi qui sera votée d’ici l’été pour corriger celles qui avait été inspirée par le rapport d’Emmanuel Macron en 2008 permettra de faire remonter les prix à la production.

Dans l’entretien qu’il accorde au magazine intitulé l’Agriculture, une aventure collective !, remis aux journalistes ce 11 janvier …

11 janvier 2018

Afrique de l’Ouest : 5 pays peaufinent la promotion de l’agriculture climato-intelligente

11 Jan. (French.china.org.cn) – Cinq pays -Bénin, Burkina Faso, Ghana, Niger et Togo- peaufinent à Lomé la mise en place du fonds de financement d’un projet de promotion de l’agriculture climato-intelligente en Afrique de l’Ouest, a-t-on constaté mercredi sur place.

Une rencontre d’experts a été organisée mardi et mercredi dans la capitale togolaise, avec la collaboration de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), l’Agence régionale pour l’agriculture et l’alimentation de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).

Le projet de promotion de l’agriculture climato-intelligente dans les quinze pays de la CEDEAO est estimé à 14 millions de dollars qui seront mobilisés sous formes de don.

Il vise à “diffuser les techniques adaptées aux changements climatiques” dans l’espace CEDEAO et devrait aider les pays à “régler de façon judicieuse” les problèmes climatiques et agricoles, selon des sources proches de la rencontre.

En fait, le projet aidera à réduire la vulnérabilité du secteur agricole aux risques climatiques dans les pays de cette partie de l’Afrique.

On indique, plus précisément, que la réduction de la vulnérabilité de ces pays se fera à travers la mise à l’échelle des meilleures pratiques dans le domaine de la gestion des sols, de l’eau, de la transhumance et des services climatologiques.

La promotion d’une agriculture climato-intelligente est présentée comme un coup de pouce majeur potentiel à la croissance inclusive et à la sécurité alimentaire ainsi qu’à la mobilisation de ressources concessionnelles auprès des mécanismes financiers de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC).

“Si le climat va mal, l’agriculture va mal. C’est pour cela que ce projet pouvait aider l’agriculture à s’adapter à tout ce qui se passe au niveau de l’environnement”, a expliqué André Johnson, le ministre togolais de l’Environnement et des Ressources forestières.

Dans l’espace CEDEAO, la pratique de l’agriculture se fait pour la plupart au rythme des saisons pluvieuses qui sont de plus en plus perturbées par le changement climatique. On relève également que certaines pratiques agricoles séculaires dans des pays de la région ont des effets néfastes sur le climat.

A cet effet, M. Johnson a indiqué qu’il “faudrait une prise de conscience de la part des agriculteurs, des paysans”.

Pour rappel, les chefs d’Etat de la CEDEAO et de l’UEMOA ont opté, en juin 2015 à Bamako au Mali, pour la promotion de l’agriculture climato-intelligente en Afrique de l’Ouest. Ce choix est inscrit dans le Plan stratégique et la Stratégie environnement et climat 2015-2019 de la BOAD, l’une des institutions financières de premier plan en Afrique de l’Ouest.…

11 janvier 2018

L’avenir du café africain pourrait se jouer sur le marché de la spécialité (expert)

11 Jan (Agence Ecofin) – Dans un contexte de marché de plus en plus spéculatif et en proie à de nombreux facteurs qui font osciller les prix, l’Afrique gagnerait à mieux se positionner sur le marché des cafés de spécialité. C’est ce qu’a confié, à l’Agence Ecofin, Edward George, directeur de la recherche du groupe Ecobank.

Pour l’expert, cette orientation sur un segment qui ne représente que 10% de la production mondiale est cruciale, dans la mesure où, d’une part, le continent africain ne peut plus rivaliser en matière de volumes sur le marché des cafés de masse, la faute à une productivité déclinante, ces dernières décennies.

En effet, si le continent s’est affirmé dans les années 70, comme l’une des principales régions de production de la fève avec des pays comme l’Ethiopie, la Côte d’Ivoire et l’Ouganda, il a depuis été surclassé par le Brésil qui produisait cinq fois moins qu’aujourd’hui, et le Vietnam qui ne représentait qu’un fournisseur marginal de la matière première. Ces deux pays assurent désormais plus de la moitié de la production mondiale, soit 82,8 millions de sacs sur un total de 160,5 millions de sacs en 2016/2017.

D’autre part, l’intérêt du segment de la spécialité réside dans le fait qu’il est plus rémunérateur du fait de la qualité supérieure, comparativement au marché des cafés de masse dont les cours sont déterminés par l’offre et la demande.

« Les producteurs africains de café doivent surtout penser au prix qui peut être obtenu sur le marché du café de spécialité et ils doivent développer leurs propres marques et leurs cafés d’origine. L’enjeu pour l’Afrique va bien au-delà de la question des cours mondiaux de café. Il s’agit, pour le continent africain, d’occuper dans la chaîne de valeur mondiale du café, la place qui lui convient le mieux », explique Edward George.

Concernant l’état actuel du marché africain du café de spécialité, si la production en est dominée par l’Ethiopie en matière de volume, ce sont les pays comme la Tanzanie et le Kenya qui acheminent le gros de leur stock vers plus de destinations, le pays des Négus consommant une partie de sa récolte et exportant uniquement vers l’Arabie Saoudite.

Dans la région ouest-africaine où la majorité de la production est assurée par la Côte d’Ivoire, une grande partie du stock est dirigée vers des marchés de niche du côté de la Méditerranée. « Le café ivoirien est particulièrement populaire en Algérie, Tunisie, Italie et Espagne, des pays qui absorbent environ 80% de la récolte », estime l’expert.

Pour ce qui est des tendances pour l’année 2017/2018, celles-ci s’annoncent optimistes. « Je pense qu’il y aura de plus en plus d’investissements dans les cafés de spécialité à travers toute l’Afrique. Il peut s’agir du café produit dans une zone spécifique, du café de très haute qualité, du café certifié ou du café ayant un goût particulier qui peut permettre d’ajouter de la valeur », indique l’expert.…

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