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18 mai 2018

Le FIDA mobilise un fonds d’aide pour renforcer l’agriculture familiale en Guinée

L’Etat guinéen a signé ce lundi 14 mai à Rome, avec le Fonds international de développement agricole, un accord financier de 97,1 millions de dollars, soit 53 milliards de francs CFA, destinés à soutenir 65 000 ménages ruraux dans les régions de la Haute et Moyenne Guinée. Ce nouvel appui se décline en un programme d’amélioration du régime alimentaire des populations, en faisant accroître leurs revenus et leurs capacités à faire face aux changements climatiques.

L’incidence de la pauvreté dans la Haute et Moyenne Guinée est estimée aujourd’hui respectivement à 67,5% et 55,4%. Pour aider à améliorer le régime alimentaire et accroître les revenus des populations des deux régions et leur capacité à faire face aux changements climatiques, le Fonds international pour le développement agricole (FIDA) a signé, ce lundi 14 mai, un accord financier avec l’Etat guinéen portant sur une enveloppe de 97,1 millions de dollars, soit environ 53 milliards de francs CFA.

D’après un communiqué du FIDA, les fonds serviront à la mise sur pied du projet AgriFARM qui cible quelque 65 000 ménages ruraux vivant dans quinze préfectures des régions de la Haute et Moyenne Guinée.

«AgriFARM, qui mettra un accent particulier sur les femmes et les jeunes, vise à accroître durablement les revenus des exploitations agricoles familiales des zones d’exécution du projet, et leur résilience aux chocs externes dont les changements climatiques. Il renforcera leur capacité pour une meilleure gestion de l’eau et formera les paysans à des techniques culturales améliorées et résilientes », indique le FIDA.

L’agence onusienne explique que le projet permettra également de renforcer les organisations et associations rurales de base, créera des emplois et améliorera la situation nutritionnelle des familles agricoles.

Le programme d’AgriFARM prévoit également la réhabilitation de pistes rurales pour l’acheminement des produits agricoles vers les marchés de la région. «L’accès aux marchés est crucial si les agriculteurs veulent vendre leurs excédents de production. AgriFARM construira 21 marchés et réhabilitera 600 km de pistes rurales. Il mettra en place 46 structures de gestion et de maintenance des marchés et des pistes rurales», rapporte le communiqué du FIDA.

En outre, 21 partenariats public-privé de gestion durable des marchés seront mis en place. Le projet apportera également un soutien technique et financier à 2 000 entreprises rurales, comme le soulignent les responsables de l’agence de l’Organisation des Nations Unies.

Plusieurs partenaires pour le financement d’AgriFARM

Plusieurs partenaires participent au financement d’AgirFARM. D’après le communiqué de l’agence, sur les 97,1 millions de dollars nécessaires, 15,5 millions sont mobilisés sous forme de prêt et 15,5 millions sous forme de don octroyé par le FIDA. Le Fonds de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) pour le développement international déboursera quant à lui 15 millions de dollars et le Fonds belge pour la sécurité alimentaire mobilisera 5 millions de dollars.

Sur le plan local, le gouvernement guinéen contribuera avec 11 millions de dollars, alors que les bénéficiaires eux-mêmes apporteront 4,3 millions de dollars, détaille le communiqué. «Le déficit de financement de 30,9 millions d’USD sera …

13 février 2018

Le secteur agricole en Côte d’Ivoire

13 Fev. (Horizonafrika.net) – L’agriculture participe à la formation de 20 % du PIB et emploie environ la moitié de la population. Elle est tournée vers les cultures de rente qui ont été un des moteurs du développement économique du pays. Les cultures agricoles destinées à l’exportation représentent 40 % de la production.

La Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial de cacao avec 35 % des parts de marché. Sa production peut varier entre 1,5 et 1,7 M de tonnes. Le pays transforme environ un tiers de la production localement.

La récolte 2016 avait souffert de la sécheresse et du passage d’El Nino. Mais cette baisse de la production n’avait pas ralenti le secteur, déjà pénalisé par une baisse du prix du cacao sur le marché international. Cette chute du cours s’explique par la stagnation de la demande internationale.

La production cacaoyère doit faire face à un autre problème : à cause du temps de stockage excessif et de la sécheresse, les fèves de cacao sont devenues trop acides. En mars 2017 les entreprises de broyage locales ont rejeté entre 30 et 50 % de la production à cause de l’acidité.

Sous la pression de la Banque mondiale (entre autres), le pays a réformé le secteur entre 2010 et 2012 pour augmenter la transparence et améliorer la redistribution des revenus. La Côte d’Ivoire a également rendu la culture plus productive en utilisant des arbres à meilleur rendement.

La production est régulée par le Conseil cacao-café (CCC). Comme son nom l’indique, elle prend également en charge la production de café. La Côte d’Ivoire est le 13ème producteur mondial de café et le 3ème producteur africain derrière les autres grands producteurs du continent (Ethiopie et Ouganda).

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Le pays est aussi le 1er producteur africain de caoutchouc. C’est le deuxième poste d’exportation hors hydrocarbures. La production s’élevait en 2015 à 340 000 tonnes.

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L’autre arbre tropical dont la Côte d’Ivoire tire des bénéfices est le palmier à huile. La production ivoirienne l’huile de palme s’élève à 400 000 tonnes par an, ce qui en fait le deuxième producteur africain.

C’est également devenu le premier producteur mondial de noix de cajou en 2015 avec 750 000 tonnes produites. Le pays pourrait tirer un meilleur avantage de sa production s’il augmentait la quantité de noix transformées sur son territoire (seuls 6 % de la production sont localement transformés).

Le coton est une des autres cultures de rente ivoirienne. Derrière le Burkina Faso et le Mali, la Côte d’Ivoire peut produire jusqu’à 500 000 tonnes par campagne, bien que ces chiffres puissent diminuer selon les conditions climatiques. Le secteur a souffert de la baisse du cours du coton de 2014 et la production de coton non transformé a diminué de 30 % au cours de la récolte 2015-2106, passant de 310 000 tonnes en 2014-2015 à 450 000 tonnes.

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Le pays produit des fruits destinés à l’exportation, comme l’ananas, la mangue et la banane. Ceux-ci sont rudement concurrencés par les fruits sud-américains.

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Les productions vivrières …

7 février 2018

$2 milliards de manque à gagner par an pour l’Afrique du café

07 Fév. (Commodafrica.com) – Démarrée lundi, la 57ème assemblée générale annuelle de l’Organisation interafricaine du café (OIAC) s’est achevée hier soir à Grand-Bassam, en Côte d’Ivoire. Avec pour thème le “développement d’une caféiculture durable pour l’émergence de l’économie africaine”, les 25 pays membres ont planché pour une revitalisation de la filière.

La production africaine de café a stagné depuis plus de 20 ans et la part du continent dans l’offre mondiale est passée de 65% à 11-12% à ce jour“, a rappelé Denis Seudieu, chef économiste à l’Organisation internationale du café à ces assises (lire l’interview de Denis Seudieu sur CommodAfrica). Une production africaine qui se situe actuellement aux alentours de 900 000 tonnes (t) contre 1,3 million de tonnes (Mt) à la fin des années 80. L’Afrique regroupait alors le plus grand nombre de pays producteurs et occupait la deuxième place après l’Amérique latine parmi les grandes régions productrices, selon le président en exercice de l’OIAC, Souleymane Diarrassouba, et ministre du Commerce, de l’artisanat et de la promotion des PME de Côte d’Ivoire. ” Cette contre-performance a été induite par le retrait de l’Etat dans l’encadrement technique des producteurs et par la réduction des budgets consacrés à l’activité de recherche“, souligne le président de l’OIAC.

L’Afrique doit relever de nombreux défis tels que le vieillissement des vergers du caféier et des caféiculteurs, l’abandon des politiques d’encadrement des paysans depuis les années 1990, la reconversion de la majorité des caféiculteurs dans d’autres cultures pérennes, le manque de moyens financiers de la recherche mais aussi le manque de vulgarisation et de divulgation des résultats de la recherche alors que des plants à haut rendement existent dans les laboratoires et pépinières : le rendement en Afrique, actuellement de 300 kg/ha en moyenne, est dix fois moins que dans les autres zones de production à traves le monde. Sans oublier l’insuffisance de la transformation et de la consommation sur place, en Afrique.

Un Fonds spécial pour le café à la BAD
Selon l’étude de la Banque africaine de développement “Africa’s Coffee Sector : status, challenges and opportunities for growth” publiée en décembre, le déclin de la filière café en Afrique a représenté un manque à gagner annuel de $ 268 millions pour l’Afrique entre 1990 et 2013; entre 2000 et 2002, ce manque à gagner se chiffre entre $0,93 et $ 0,98 milliard. Lire la suite sur Commodafrica.com

1 février 2018

Sommet UA: Le Maroc primé pour sa performance dans la croissance agricole

01 Fév. (Afriquemedias24.com) – Le Maroc a été primé, lundi 29 janvier à Addis-Abeba, par l’Union africaine (UA) pour sa performance dans la mise en œuvre de la Déclaration de Malabo sur l’accélération de la croissance agricole en Afrique.

Le prix a été remis au chef du gouvernement, Saâd Eddine El Otmani, par le président rwandais, Paul Kagame, président en exercice de l’UA, lors de la deuxième journée du 30e Sommet des Chefs d’Etat et de gouvernement africains.

Cette distinction vient ainsi reconnaître et récompenser les efforts déployés par le Maroc pour le développement du secteur agricole, notamment à travers le Plan Maroc vert, qui se présente comme un “modèle à suivre” pour les pays du continent, selon plusieurs dirigeants africains ayant pris part au sommet.

Adoptée lors de la 23e session ordinaire de l’Assemblée de l’organisation panafricaine, en juin 2014, à Malabo (Guinée équatoriale), la Déclaration vise notamment à transformer le secteur de l’agriculture dans le continent pour en faire un vecteur essentiel du développement durable.…

1 février 2018

MAROC-UA : QUEL BILAN APRÈS UN AN DE RETROUVAILLES ?

01 Fev. (Leseco.ma) – La gestion de la politique migratoire africaine et l’élection du Maroc au Conseil de paix et de sécurité de l’UA sont les principaux acquis de la diplomatie marocaine depuis le retour du royaume dans l’instance continentale.

Lentement, mais sûrement. Un an après son retour à l’Union africaine, le Maroc commence à tisser sa toile au sein de l’instance panafricaine. Son élection en tant que membre pour deux ans, du Conseil de paix et sécurité de l’Union africaine, à l’occasion du 30e sommet de l’organisation continentale, est pour le royaume, la meilleure façon de célébrer le premier anniversaire de ses retrouvailles avec la famille africaine. Seul candidat de l’Afrique du Nord, le Maroc a été élu par 39 voix. Pour le chef de la diplomatie marocaine, Nasser Bourita, l’arrivée du royaume dans ce conseil composé de 15 pays, permettra à Rabat de partager son expérience dans le domaine du maintien de la paix, mais pas que : «Être présent dans cet organe permettrait de faire obstacle à toutes les manipulations et de contrer toutes les stratégies qui visaient pendant toutes ces années à manipuler cet organe et à l’instrumentaliser par rapport à des agendas bien connus de certaines parties», notifie Bourita. Cet organe, intimement lié à la Commission de paix et de sécurité dirigée par l’Algérie, en la personne de Smaïl Chergui, est considéré par Rabat comme un véritable instrument contre ses intérêts. Il reste à savoir comment le Maroc compte s’y imposer tout en militant pour une meilleure affirmation de cette instance qui peine encore à placer l’UA en première ligne sur les principaux dossiers de sécurité sur le continent.

Agenda africain
Depuis son retour à l’UA, le royaume s’est mis au diapason des grands enjeux continentaux. Presque chaque mois, des officiels marocains ont eu à participer à des rencontres organisées sous l’égide de l’UA. Qu’il s’agisse des négociations sur la Zone de libre-échange continentale (ZLEC), du développement de l’agriculture africaine, de la justice ou de l’environnement, les responsables marocains apprennent à se familiariser avec les grands dossiers de l’Union africaine. D’ailleurs, le royaume, qui est chargé de coordonner les positions africaines sur les questions migratoires, a organisé en début janvier à Rabat, une rencontre ministérielle sur la politique migratoire. En même temps, le royaume se met à jour vis-à-vis de l’arsenal juridique de l’UA. Plusieurs textes de l’instance continentale ont ainsi été ratifiés et publiés au Bulletin officiel. La nomination de Mohcine Jazouli à la tête du nouveau poste de ministre délégué en charge de la Coopération africaine permettra, à présent, de donner une nouvelle impulsion à la politique continentale du Maroc.…

29 janvier 2018

Pourquoi le café Robusta ne décolle-t-il pas en Afrique de l’Ouest?

29 Jan. (Commodafrica) – Pour Denis Seudieu, chef économiste à l’Organisation internationale du café (OIC), le démarrage tardif de la compagne de commercialisation du café en Côte d’Ivoire explique le manque d’engouement pour cette culture du Robusta face au cacao. Des filières, au plan national, qui sont lourdement impactés par les flux de contrebande, certains pays comme la Guinée, le Sénégal, le Mali étant d’importants consommateurs de café.

Un Robusta dont le prix mondial a bien augmenté, souligne le spécialiste qui livre son analyse du marché mondial, estimant que la distinction entre pays producteurs et pays consommateurs est appelée à disparaître prochainement.

Une interview exclusive CommodAfrica.

Le café Robusta en Afrique de l’ouest ne semble pas décoller. Pourquoi ?

Oui, les filières ne démarrent pas car les politiques de soutien n’ont pas encore eu d’effets. La production est toujours relativement faible. Il faut encore un peu attendre pour savoir si les stratégies de relance en Côte d’Ivoire, au Cameroun et ailleurs auront un impact.

Si on regarde la Côte d’Ivoire, on a l’impression que tout est fait pour le cacao mais le café, on n’en entend peu parler….

Les autorités mettent beaucoup plus l’accent sur le cacao car ce sont de gros volumes et la filière occupe une bonne partie de la population du pays. La production de café en Côte d’Ivoire est attendue aux alentours des 1,5 millions de sacs de 60 kg cette campagne 2017/18, soit environ 90 000 tonnes (t). On est loin des 300 000 t en 2000. Dans le cadre de la politique de relance approuvée par le gouvernement courant 2014, il était prévu qu’on atteigne 200 000 t au bout de 3 ou 4 ans. Mais on stagne à 90 000-120 000 t. Mire la suite sur Commodafrica.com

20 janvier 2018

Afrique : L’agriculture doit être à l’avant-garde de l’industrialisation de l’Afrique

(mediaterre) Perspectives économiques en Afrique 2018 : la Banque africaine de développement plaide avec force pour l’industrialisation de l’Afrique

Le président de la Banque a annoncé que la Banque organiserait le Forum de l’investissement en Afrique les 7 et 8 novembre 2018 à Johannesburg, en Afrique du Sud, afin de mobiliser des fonds destinés au développement des infrastructures

ABIDJAN, Côte d’Ivoire, — Le président de la Banque africaine de développement , Akinwumi Adesina, a plaidé pour une accélération de l’industrialisation de l’Afrique, afin de créer des emplois, réduire la pauvreté et d’encourager une croissance économique inclusive.

En lançant l’édition 2018 de Perspectives économiques en Afrique (http://APO.af/irnYkv) l’une des publications phares de la Banque, dévoilée mercredi 17 janvier 2018, à Abidjan, en Côte d’Ivoire, Akinwumi Adesina a indiqué que les projets d’infrastructures sont au nombre des investissements les plus rentables qu’une entreprise puisse faire, car ils peuvent « sensiblement contribuer à stimuler et à soutenir la croissance économique d’un pays. Les infrastructures, quand elles sont bien gérées, fournissent les ressources financières pour faire tout le reste. »

Parce que la diversification économique est la clé pour résoudre quantité des difficultés auxquelles se heurte le continent, le président de la banque africaine de développement a appelé les gouvernements africains à encourager une transition vers les secteurs à forte intensité de main-d’œuvre, notamment dans les zones rurales, où réside 70 % de la population du continent.

« L’agriculture doit être à l’avant-garde de l’industrialisation de l’Afrique », a-t-il déclaré, ajoutant que des sources d’énergie intégrées et des infrastructures de transport adaptées faciliteraient l’intégration économique, appuieraient le développement de la chaîne de valeur agricole et les économies d’échelle qui sont les moteurs de l’industrialisation.

Face à l’auditoire, composé de décideurs politiques et de membres du corps diplomatique présents en Côte d’Ivoire, Adesina a argué que la diversification économique via l’industrialisation, assortie d’investissements matériels en capital humain, permettra à la population des jeunes du continent, en plein essor, de réussir la transition vers des secteurs productifs axés sur les technologies.

Akinwumi Adesina a également argué que l’industrialisation de l’Afrique pourrait avoir un effet “gagnant-gagnant” – relativement méconnu – dans les pays développés, citant pour se faire le rapport qui note que « l’augmentation de la part de l’industrie dans le PIB africain (ainsi que dans d’autres pays moins avancés) pourrait stimuler les investissements dans le G20 d’environ 485 milliards de dollars et dans la consommation des ménages d’environ 1 400 milliards de dollars. »

Le président de la Banque a mis en avant différentes solutions novatrices grâce auxquelles les pays d’Afrique pourraient générer des capitaux en faveur du développement des infrastructures, tout en faisant part de l’action que poursuit la Banque à travers ses High 5 (http://APO.af/xjqhmW) son ambitieux programme de développement pour remédier les problèmes évoqués dans le rapport.

Et le président de la Banque a annoncé que la Banque organiserait le Forum de l’investissement en Afrique les 7 et 8 novembre 2018 à Johannesburg, en Afrique du Sud, afin de mobiliser des fonds …

20 janvier 2018

L’Afrique en 2018 : nettement plus optimiste que le FMI et la Banque mondiale, la BAD livre ses perspectives

(Agrici.net) Dans l’édition 2018 de ses Perspectives économiques africaines (PEA 2018) dévoilée mercredi soir à son siège d’Abidjan, la Banque africaine de développement (BAD) a confirmé la résilience des économies africaines face aux chocs des dernières années. La crise étant désormais derrière, le continent va surfer sur un rebond de sa croissance avec une amélioration significative des indicateurs macroéconomiques. Avec une production en hausse, une amélioration de la mobilisation des ressources internes et des progrès dans la mise en œuvre des réformes structurelles, les prochaines années s’annoncent reluisantes pour le continent. A condition de maintenir le cap et de renforcer l’industrialisation du continent à travers les secteurs à forte valeur ajoutée pour une croissance plus soutenue durable et surtout inclusive.

La crise est derrière et les économies africaines ont tenu bon face aux chocs ! C’est la principale conclusion de l’édition 2018 du rapport de la Banque africaine de développement (BAD) sur les Perspectives économiques en Afrique (PEA 2018) qui a été publiée mercredi soir à Abidjan. Selon la BAD qui a passé au crible l’évolution ainsi que les perspectives de croissance des 54 économies africaines, le continent a dans l’ensemble confirmé sa résilience face aux multiples chocs des dernières années notamment les répercussions de la dernière crise financière mais aussi et surtout la crise économique engendrée par la baisse des cours des matières premières particulièrement celle de l’or noir à partir de 2014. «De nombreuses économies africaines sont plus résilientes et mieux placées qu’auparavant pour faire face à des conditions extérieures difficiles » a relevé la BAD dans son rapport même si le document n’a pas occulté le fait que « la fin du cycle des prix des produits de base a vu les recettes tirées des exportations primaires se réduire dans de nombreux pays, sapant ainsi les investissements prévus ».

« Les chocs mondiaux et intérieurs de 2016 ont ralenti le rythme de la croissance en Afrique, mais l’année 2017 a déjà été marquée par des signes de reprise. L’augmentation de la production réelle est estimée à 3,6 % en 2017, contre 2,2 % en 2016, et devrait s’accélérer pour atteindre 4,1 % en 2018 et 2019 ».

L’un des faits illustrant cette embellie qui se profile, c’est la hausse réelle constatée de la production, laquelle selon la BAD reflète de manière général, la réussite de la mise en œuvre de bonnes politiques macroéconomiques, des progrès dans les réformes structurelles, en particulier dans le développement des infrastructures, et des cadres politiques pertinents.

La BAD a également relevé quelques leviers notables qui vont accompagner le rebond de la croissance africaine comme l’amélioration progressive du climat des affaires et surtout de la mobilisation des ressources internes. « Dans certains pays, la mobilisation des ressources intérieures dépasse désormais celle de pays d’Asie et d’Amérique latine dont les niveaux de développement sont comparables » souligne la BAD même si le niveau atteint demeure encore « insuffisant pour faire face au niveau élevé de financement nécessaires à l’expansion du capital humain ».

Rebond …

16 janvier 2018

les géants industriels s’engagent pour un cacao plus durable

(Agrici.net) Au Ghana et en Côte d’Ivoire, premiers producteurs mondiaux, la culture du cacao représente un désastre écologique. À l’occasion de la COP23 en novembre dernier, les géants chocolatiers ont pris des résolutions durables pour améliorer la production « d’or noir ».

Le Ghana et la Côte d’Ivoire représentent à eux seuls 62 % de la production mondiale de fèves de cacao. La multiplication des plantations « d’or noir » est largement mis en cause dans l’accélération de la déforestation de ces pays. Un désastre écologique que les géants chocolatiers se sont engagés à stopper avec des plans d’action pour la production d’un cacao plus « durable ».

L’engagement international des leaders du secteur
L’industrie du cacao est mise en cause depuis longtemps par plusieurs ONG. L’International Cocoa Initiative lutte depuis 2001 contre l’exploitation des enfants dans les plantations, l’exposition à des produits chimiques et le désastre de la déforestation que représente la production.

L’industrie mondiale s’est décidée à s’engager collectivement. À l’occasion de la COP23 à Bonn au mois de novembre dernier, les têtes d’affiche du secteur ont signé des plans d’action pour lutter contre la déforestation, aux côtés des gouvernements ghanéen et ivoirien. Des mesures drastiques devraient être prises dès 2018 pour s’étendre jusqu’en 2020, vers un cacao durable et certifié. Premiers leviers d’action : la culture par l’agroforesterie, le renouvellement des plantations déjà existantes, l’amélioration de la formation des planteurs et la lutte contre le travail des enfants.

Barry Callebaut, le leader suisse du secteur (6,3 milliards d’euros de vente en 2016-2017), s’impose en chef de file de ces nouvelles résolutions. Avec un objectif radical : un cacao 100 % durable d’ici 2025.…

16 janvier 2018

Changement climatique : Baisse de la production de plantain et du taux de scolarisation

(Agrici.net) Selon une étude, les changements climatiques ont provoqué la baisse des rendements de plantain et des taux de scolarisation au Cameroun, entre 1991 et 2011.

Les chercheurs estiment que l’Afrique centrale, où se situe le Cameroun, compte peu d’études sur les impacts sociaux du changement climatique.

Par conséquent, ils ont évalué les tendances de la température au Cameroun pour la période entre 1950 et 2013. Ils ont également lié l’impact de l’augmentation des changements de température à la production de banane plantain et à l’éducation, à l’aide de données gouvernementales dans les secteurs agricole et éducatif.

L’étude, publiée dans la revue Science of the Total Environment (1er janvier), a montré que la production de banane plantain au Cameroun a diminué de 43 % entre 1991 et 2011.

Trevon Fuller, chercheur principal et professeur assistant adjoint à l’Université de Californie à Los Angeles, aux États-Unis, explique à SciDev.Net que de 1950 à 2011, la température annuelle moyenne a augmenté d’un degré Celsius.

“Il y avait aussi une relation statistique significative entre la diminution de la scolarisation et la baisse de la productivité du bananier plantain.”
Trevon Fuller, Université de Californie, Los Angeles

“Les températures plus élevées s’accompagnent d’une sécheresse accrue de l’air, ce qui exerce un stress sur les plantes pendant le développement des fruits et réduit les rendements”, explique Trevon Fuller.

A mesure que le rendement des plantains diminuait, le revenu des parents diminuait aussi au Cameroun et cela se traduisait par un ralentissement de la scolarisation.

“La moyenne des années d’études post-secondaires est passée de 2,76 années en 1991 à 2,22 années en 2011, soit une baisse de près de 20 %”, soutient le chercheur.

Il y avait aussi une relation statistique significative entre la diminution de la scolarisation et la baisse de la productivité du plantain.

“Nous pensons que c’est parce que, à mesure que le rendement diminuait, le revenu des ménages s’amenuisait, parce qu’ils vendaient moins de bananes plantain. Par conséquent, les parents avaient moins de ressources pour investir dans les frais de scolarité et les fournitures scolaires de leurs enfants, comme les manuels scolaires et les uniformes, ce qui a entraîné une diminution de la scolarisation.

Richard Munang, coordinateur régional du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) sur les changements climatiques en Afrique, estime que plusieurs études corroborent et “rendent les résultats plausibles”.

Le responsable onusien cite une étude de la Banque mondiale montrant qu’au Cameroun, où l’agriculture emploie jusqu’à 80% de la population et contribue à hauteur de 30% environ du produit intérieur brut (PIB), une augmentation de la température de plus de deux degrés Celsius pourrait entraîner une perte de recettes agricoles de 500 millions de dollars.

Selon un rapport du PNUE, l’Afrique centrale connaît déjà les températures moyennes annuelles les plus élevées jamais enregistrées dans l’histoire.

Richard Munang a souligné la nécessité pour les systèmes agricoles et alimentaires de l’Afrique de renforcer la productivité et de diversifier les opportunités de revenus.

Il ajoute que le PNUE soutient déjà le Cameroun et …

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