News International

25 juillet 2017

Les pays africains invités à faire de l’agriculture un “moteur réel” pour la croissance

(french.cri.cn)25 juil ,L’ex-président nigérian Olusegun Obasanjo a déclaré lundi que les pays africains devaient adopter une voie vers la transformation agricole pour veiller à ce que l’agriculture soit un moteur réel de croissance.
M. Obasanjo a lancé cet appel dans son discours à l’occasion du 50ème anniversaire de l’Institut international d’agriculture tropicale (IITA) dans la ville d’Ibadan dans le sud-ouest du Nigeria. La facture des importations alimentaires en Afrique reste ridiculement élevée, aux alentours de 35 milliards de dollars par an, a-t-il noté.

“La demande alimentaire devrait selon les projections augmenter d’au moins 20% au niveau mondial dans les 15 prochaines années, et les augmentations les plus fortes sont prévues en Afrique sub-saharienne et en Asie de l’Est”, a ajouté M. Obasanjo.

“Si rien n’est fait, la facture d’importation alimentaire de l’Afrique continuera de monter encore plus”, selon l’ambassadeur de l’IITA. 

L’objectif de zéro famine peut être atteint si les dirigeants d’Afrique mettent à profit les gains dégagés des progrès technologiques, de l’innovation et de la recherche, a-t-il estimé.

“Il ne peut pas être atteint en conservant les paramètres actuels. Il ne peut être réalisé que si toutes les institutions et tous les acteurs concernés accordent à l’agriculture l’attention qu’elle mérite”, a-t-il précisé.

L’ex-président a appelé de ses vœux un monde sans famine en Afrique grâce à des investissements déterminés dans les infrastructures, la recherche et le développement.

Selon l’ex-président nigérian, la croissance démographique actuelle rend impératif de replacer les conditions de sécurité alimentaire au premier plan, pour éviter une famine imminente.

“Depuis des temps immémoriaux, l’histoire humaine a été marquée par des accès occasionnels de famine ; plusieurs tentatives ont été faites pour expliquer l’interaction entre famine et croissance démographique”, a-t-il dit.

“Les pronostics actuels suggèrent que si la tendance actuelle continue, la population mondiale avoisinera les 9,7 milliards d’habitants en 2050”, a-t-il ajouté.

“C’est dans ce contexte que la sécurité alimentaire mondiale doit être discutée pour les générations présentes et futures”, a souligné M. Obasanjo.

Selon ce dirigeant, l’Afrique doit augmenter ses investissements dans l’agriculture, car la plupart des pays sont loin de leur objectif de 10% des dépenses publiques totales allouées à l’agriculture.

Il a appelé à soutenir davantage la recherche et le développement pour réaliser la sécurité alimentaire, la création de richesses et la création d’emplois.

M. Obasanjo a également appelé à mettre en place des stratégies pour encourager les femmes exploitantes agricoles de manière plus significative, y compris en termes d’accès à la terre, aux ressources financières et aux autres facteurs de production.

Mot-clé du jou…

11 juillet 2017

LE MAROC DANS LE TOP 5 DES CHAMPIONS DE L’AGRICULTURE EN AFRIQUE

(fr.le360.ma)L’étude, réalisée par Havas Horizons et l’Institut Choiseul, indique que le Maroc figure dans ce classement avec l’Ethiopie, la Côte d’Ivoire, le Kenya, le Nigeria et le Cameroun, notant que ces pays se distinguent par leur capacité à relever les enjeux de ce secteur.

L’étude se base sur un sondage réalisé auprès de plusieurs investisseurs qui soulignent que l’agriculture s’impose aujourd’hui comme un secteur jugé plein de promesses, porté par la nécessité de nourrir une population grandissante et de réduire les risques de dépendance vis-à-vis de l’extérieur.

Selon 70% des investisseurs, l’infrastructure est le premier défi majeur à relever dans l’écosystème agricole africain, alors que 48 pc considèrent l’accès au marché comme un paramètre porteur de valorisation pour la filière agricole. Par ailleurs, 42 pc des sondés estiment que la transformation et l’industrialisation constituent le 3e défi pouvant freiner le potentiel agricole.

Dans ce classement, les enjeux climatiques sont en retrait, laissant la place à des problématiques plus structurelles liées au marché, visant à rendre l’ensemble de la chaîne de production plus performante.

Dans cette étude, les investisseurs internationaux réaffirment leur optimisme à court et moyen termes et un enthousiasme sans équivoque sur les perspectives économiques du continent. Elle montre un réel engouement pour l’Afrique de la part des investisseurs qui maintiennent leur volonté d’y renforcer leurs investissements pour 63 pc d’entre eux.

Par Le360 (avec MAP)…

11 juillet 2017

AUTOSUFFISANCE ALIMENTAIRE : Maputo, 14 ans après…

Le 10 juillet 2003, 53 chefs d’Etats africains réunis à Maputo s’étaient solennellement engagés à consacrer 10% de leur budget à l’agriculture. Quatorze ans après cet engagement, seulement sept pays ont honoré cette promesse.

Une fois de plus, notre continent offre une image pas très reluisante de sa gouvernance. En toute liberté, les décisions prises à Maputo découlaient d’un constat alarmant sur la situation de l’agriculture dans les pays africains.

Le tableau est affligeant. Et pour prétendre assurer l’autosuffisance alimentaire dans nos pays, il est impérieux d’inverser la tendance, c’est-à-dire revoir l’allocation des ressources budgétaires. En moyenne, et au cours de la période 1999-2009, la part du budget consacrée par les Etats d’Afrique francophone à la promotion de l’agriculture a été inférieure à 6%. La plus-value paysanne finance ainsi la bureaucratie.

L’argent qui reste pour financer les engrais minéraux, les semences sélectionnées, les herbicides, les fongicides, les infrastructures routières, l’irrigation ou encore les réserves alimentaires en cas de catastrophes est parfaitement insuffisant. La ville avale l’essentiel des fonds disponibles. 3,8% seulement des terres arables d’Afrique subsaharienne sont irriguées.

Sur l’ensemble du continent, il n’existe que 250.000 animaux de trait et quelques milliers de tracteurs. Les engrais minéraux, les semences sélectionnées sont largement absents. Pour des centaines de milliers de paysans du continent, la houe et la machette restent à l’heure actuelle les seuls instruments de production disponibles. Ils pratiquent l’agriculture de pluie comme il y a des milliers d’années.

Pendant le demi- siècle écoulé, la faim en Afrique n’a cessé de s’aggraver. De nos jours, 35% des Africains sont mutilés par la faim. Et selon le rapport de la FAO intitulé Etat de l’insécurité alimentaire dans le monde, l’agriculture mondiale au stade actuel de développement des forces productives, pourrait nourrir normalement 12 milliards d’êtres humains, autrement dit près du double de l’humanité actuelle.

Pour ce qui nous concerne spécifiquement notre pays, l’agriculture qui représente la première source d’emploi, sa part dans l’activité économique reste en deçà de son potentiel. Pourtant toutes les conditions naturelles sont réunies pour faire de la Guinée un grenier de l’Afrique de l’Ouest. Chez nous, les agriculteurs représentent 61% de la population mais 81% des plus démunis. Et ces derniers n’arrivent pas à nourrir la population dépendante des importations alimentaires, en particulier le riz, aliment de base (85kg par an et par personne).

Les ressources naturelles de la Guinée sont effectivement lire la suite ici

27 juin 2017

Ghana: Farmerline, l’application qui permet aux agriculteurs de voir grand

(lateafrique)27 juin ,Agyei Douglas fait pousser des légumes près de Kumasi, dans le centre du Ghana, où il se démène depuis des années pour développer sa ferme. Grâce à l’application Farmerline, son quotidien a changé et son entreprise est désormais rentable.

Il y a deux ans, le quadragénaire a commencé à utiliser Farmerline, qui fournit des mises à jour météorologiques, les derniers prix du marché et quantité d’autres détails directement sur son téléphone mobile de deuxième génération.

Jusque-là, les informations dont l’agriculteur avait besoin étaient diffusées à la radio, mais souvent n’étaient pas adaptées à sa région, à son cas particulier pour lui permettre d’améliorer son rendement en laitues, en oignons, en choux ou en piments.

Farmerline “nous a aidé à améliorer nos productions grâce à l’information que nous obtenons, cela nous a facilité les choses par rapport à notre système précédent”, explique-t-il à l’AFP.

L’application, créée en 2012, est aujourd’hui utilisée par quelque 200.000 agriculteurs dans 10 pays différents.

Près de la moitié de la population active au Ghana travaille dans l’agriculture et un peu plus de 50% du territoire est cultivé, d’après des chiffres du gouvernement ghanéen datant de 2014.

Et, selon la Banque mondiale, environ 80% de la production agricole provient de petits paysans installés dans des exploitations familiales dont la superficie moyenne est inférieure à deux hectares.

Le manque d’outils modernes et d’informations est un obstacle majeur pour les agriculteurs du Ghana, les empêchant d’optimiser leur production ou encore d’accéder à des prêts financiers.

Farmerline offre une large gamme de services pour les agriculteurs et ceux qui souhaitent entrer en contact avec eux, qu’il s’agisse d’organisations non-gouvernementales, de multinationales de l’agroalimentaire ou encore d’entreprises locales.

Les entreprises peuvent même accéder aux données et aux services de comptabilité des exploitations agricoles, ainsi qu’aux profils des agriculteurs et aux cartographies des fermes.

Pour les agriculteurs, des conseils agricoles sont également dispensés par messages vocaux dans des dialectes locaux comme le Twi.

Le modèle commercial de Farmerline est un motif de fierté pour son directeur général et cofondateur, Alloysius Attah, qui espère ainsi briser le cycle de la pauvreté et réduire la dépendance aux aides de l’Etat.

“L’agriculture a toujours été une question de subventions”, affirme M. Attah. “Mais nous travaillons très dur pour montrer qu’il est possible de créer une entreprise qui valorise les agriculteurs et … d’être payé pour les valeurs que l’on crée”.

Farmerline a remporté mardi le prix international Roi Baudouin pour le développement, qui récompense “des contributions exceptionnelles au travail de développement en Afrique”.

Les deux autres gagnants étaient un cabinet de services juridiques en ligne en Ouganda, BarefootLaw, et Kytabu qui fournit des contenus scolaires en ligne pour les étudiants du Kenya. Chacun a reçu 75.000 euros.

Selon ses organisateurs, le prix est basé sur l’idée que “l’entrepreneuriat et le leadership local, plutôt que l’assistance traditionnelle, sont la clé d’un changement durable”.

Le gouvernement ghanéen a bien compris l’intérêt de doter l’agriculture d’outils modernes, et souhaite par exemple cartographier les fermes de cacao …

12 juin 2017

Robots connectés, applications… Comment la technologie aide le monde agricole

12 juin (francetvinfo) Des robots dans des champs, des applications de météo au mètre près… l’agriculture connectée se développe et pourrait bien révolutionner le secteur. Chaque année en juin, les chambres d’agriculture organisent des journées Innov’action pour présenter ces nouveautés qui facilitent le quotidien des agriculteurs.
“Bip ! Biiip !” Dino travaille sur une vaste parcelle du côté de Péronne dans la Somme. Sa carapace blanche détonne. Dino est un robot guidé par GPS. “Là, on va calibrer le robot, explique Laurent Marchand, conseiller à la chambre d’agriculture départementale. On le lance et il se débrouille tout seul.” Le travail du robot est de “biner, désherber des cultures dans l’inter-rang [couloir situé entre deux rangs, ndlr] pour rendre le champ propre”, poursuit Laurent Marchand qui indique que “l’avantage c’est l’autonomie”.

Pendant que le robot bine, l’agriculteur peut être occupé à faire autre chose donc c’est un gain de temps pour l’agriculteur et un confort de travail.
gies avait présenté le robot désherbeur autonome Oz au Salon de l’agriculture à Paris en 2016. (MAXPPP)
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Des robots dans des champs, des applications de météo au mètre près… l’agriculture connectée se développe et pourrait bien révolutionner le secteur. Chaque année en juin, les chambres d’agriculture organisent des journées Innov’action pour présenter ces nouveautés qui facilitent le quotidien des agriculteurs.

Le robot Dino bine à votre place

“Bip ! Biiip !” Dino travaille sur une vaste parcelle du côté de Péronne dans la Somme. Sa carapace blanche détonne. Dino est un robot guidé par GPS. “Là, on va calibrer le robot, explique Laurent Marchand, conseiller à la chambre d’agriculture départementale. On le lance et il se débrouille tout seul.” Le travail du robot est de “biner, désherber des cultures dans l’inter-rang [couloir situé entre deux rangs, ndlr] pour rendre le champ propre”, poursuit Laurent Marchand qui indique que “l’avantage c’est l’autonomie”.

Pendant que le robot bine, l’agriculteur peut être occupé à faire autre chose donc c’est un gain de temps pour l’agriculteur et un confort de travail.

Grâce à son poids, il tasse moins les sols qu’un tracteur traditionnel. Le robot présente également un gain pour l’environnement car il est électrique. Aujourd’hui, ce n’est qu’un prototype mais il est promis à un bel avenir : la chambre d’agriculture de la Somme en a acheté un exemplaire pour l’adapter à différentes cultures.

La télédétection pour détecter les mauvaises herbes

Pour lutter contre les adventices, les mauvaises herbes, il existe une autre technologie : la télédétection par imagerie spectrale. Ce projet est, là-encore, porté par la chambre d’agriculture de la Somme. “Chaque végétal a une façon très spécifique de faire rebondir la lumière sur ses feuilles, indique Jérôme Cipel, l’ingénieur-conseil de la chambre. Selon son stade et selon le végétal, on est capable de connaître son empreinte spectrale. Grâce à cela, on va pouvoir les retrouver dans les champs.”

L’intérêt est de mieux traiter les mauvaises herbes en utilisant moins de produits. “Les végétaux présentent des résistances génétiques à l’utilisation de ces produits, poursuit Jérôme …

31 mai 2017

Productivité agricole en Afrique de l’Ouest: la Guinée fait des prouesses et bénéficie d’un fonds additionnel

(guineenews.org)31 Mai,Mis en œuvre dans 13 pays de la CEDEAO, le Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest tient présentement sa première réunion de synthèse des missions d’appui à Conakry depuis ce 29 mai 2017.

Venus de nombreux pays (Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Nigéria, Bénin, Gambie, Libéria, Niger, Sierra-Léone, Togo), ces différents pays de la CEDEAO passeront en revue l’évaluation des progrès réalisés dans la mise en œuvre dudit programme régional.

Cette première réunion vise à améliorer la performance globale du programme PPAAO et à partager les leçons apprises entre les pays participants et aussi, à lancer de façon officielle le financement additionnel du PPAAO 1C estimé à 23 millions de dollars en faveur des paysans de la Guinée par la Banque mondiale.

Pour Abdoul Ganiou Mijiyawa de la Banque Mondiale, « ce financement va permettre à la Guinée de toucher plus de bénéficiaires et plus de filières agricoles. Il faut savoir que la Guinée, le Bénin, le Togo et le Niger sont les quatre pays qui ont bénéficié de ce financement additionnel ». Comme pour dire que le pays d’Alpha Condé a enregistré ces derniers temps des progrès en matière d’agriculture. « La Guinée a décaissé les 100 pour cent des ressources financières allouées et des objectifs de développement atteints, même dépassés… », a-t-il rajouté en substance.

Sur la même lancée, le Coordinateur national du PPAAO Guinée, Dr Boubacar Diallo, a fait savoir : « ce programme a largement atteint ses objectifs en Guinée. Il a touché 8 millions de bénéficiaires directs et 50 autres de façon indirecte.»

Reconnu sur les plans continental et international pour ses efforts visant à renforcer l’intégration régionale en matière de développement agricole, la ministre de l’Agriculture, Jacqueline Marthe Sultan, s’est également réjouie des avancées enregistrées par la Guinée et de la tenue de cette première réunion à Conakry qui, pour elle, se tient au moment où la Guinée amorce un tournant décisif dans les choix politiques et stratégiques visant l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire à l’horizon 2020.

A souligner que ces échanges autour du programme d’amélioration de la productivité agricole en Afrique de l’Ouest durera jusqu’au 2 juin prochain sous la coordination régionale du CORAF piloté par Dr Alioun Fall. Ils porteront sur des questions transversales et émergentes tant sur le changement climatique, la mécanisation, la nutrition que sur la gestion de la fertilité des sols, a-t-on appris.

Mame Diallo…

31 mai 2017

Étude de l’ONU : La numérisation des paiements des agriculteurs contribue à lutter contre la pauvreté au Kenya

NAIROBI, Kenya, 31 mai 2017/ — Une nouvelle étude de cas réalisée par l’Alliance Better Than Cash des Nations Unies montre comment l’organisation agricole à but non lucratif One Acre Fund , en partenariat avec Citi Inclusive Finance , est parvenue à numériser les remboursements de prêts des agriculteurs au Kenya. Cette initiative a considérablement favorisé la transparence et l’efficacité, et contribué au développement économique et à l’inclusion financière de milliers de petits exploitants et de leurs familles.

One Acre Fund, avec le soutien de Citi, a rendu possible en toute facilité pour les agriculteurs le remboursement de prêts en « argent mobile » plutôt qu’en espèces, réduisant ainsi l’incertitude, l’inefficacité, l’insécurité et les coûts élevés causés précédemment par les opérations en espèces.

One Acre Fund peut désormais atteindre davantage d’agriculteurs avec une plus grande fiabilité. Son personnel peut utiliser près de la moitié du temps qui était nécessaire à la perception des paiements en espèces, à aider plus efficacement les agriculteurs afin d’augmenter leurs revenus par le biais de programmes éducatifs et de formation. Grâce à l’offre de services de One Acre Fund, qui comprend notamment de la formation et l’apport d’intrants tels que les semences et les engrais, l’agriculteur moyen qui participe au programme gagne près de 50 % de plus que celui qui n’y participe pas.

Les conclusions de l’étude montrent :
Une augmentation de la satisfaction des participants due à la transparence et à la commodité.
Une baisse de quatre-vingt-cinq pour cent des cas de fraudes de remboursement.
Une réduction des délais de traitement de chaque remboursement périodique, de 12-16 jours à 2-4 jours ; désormais, les agriculteurs sont immédiatement informés de la réception de leur paiement, ce qui évite des préoccupations liées à l’incertitude.

Une diminution de 80 % des coûts liés au traitement des remboursements.
Quarante-six pour cent de temps récupéré pour le personnel chargé des perceptions, ce qui libère plus de temps pour assister les agriculteurs dans l’amélioration des pratiques agricoles.
Les agricultrices y trouvent particulièrement leur compte, appréciant la sécurité des paiements digitaux par rapport aux paiements en espèces plus dangereux à transporter.
« Les remboursements mobiles nous ont permis d’accroître notre efficacité et d’offrir un meilleur service aux agriculteurs », a déclaré Mike Warmington, directeur des partenariats de microfinance chez One Acre Fund. « Nous sommes ravis de faire partie des pionniers de cette technologie dans le secteur des prêts aux petits exploitants agricoles.

Notre expérience montre que les agriculteurs peuvent prospérer dans ces communautés. Les clients reçoivent une confirmation immédiate de l’aboutissement des paiements, ce qui leur permet de mieux gérer leurs entreprises et leurs finances familiales. »

« L’envergure et l’expérience de Citi dans le domaine de l’accessibilité du financement et des transactions bancaires nous permettent de fournir un soutien mondial aux principales entreprises sociales telles que One Acre Fund », a indiqué Bob Annibale, directeur mondial de Citi Inclusive Finance. « Parmi d’autres avantages, la numérisation favorise l’efficacité et la sécurité, et développe des modèles d’affaires …

24 mai 2017

Pour la BAD, l’agriculture est une chance pour l’Afrique

(rfi.fr)24 MAI-L’agriculture, avenir du continent ? C’est ce qu’on entend beaucoup dans les assemblées générales de la Banque africaine de développement (BAD) qui ont débuté en Inde à Ahmedabad avec quelque 5 000 participants venus de tout le continent, des banquiers, des ministres, de hauts fonctionnaires, des économistes… L’agriculture est donc au cœur de ce rendez-vous, un secteur à « transformer pour créer de la richesse en Afrique ».

L’Afrique, qui possède aujourd’hui 65% des terres arables non cultivées au monde, continue à importer de quoi se nourrir. Et la facture est lourde, 35 milliards de dollars chaque année. Plus grave, si rien n’est fait rapidement, ce sont bientôt 100 milliards par an que les Etats africains devront débourser d’ici 2030, juste pour subvenir aux besoins alimentaires de leurs populations.

Il y a donc urgence à investir dans l’agriculture, d’abord pour nourrir les populations, mais pas seulement, car à en croire la Banque africaine de développement, de la transformation de l’agriculture viendra le développement. Son président, le Nigérian Akinwumi Adésina, ancien ministre de l’Agriculture et du développement rural – ce n’est peut-être pas un hasard – l’a rappelé encore ce mardi matin : « Aucune région au monde ne s’est développée sans transformer son secteur agricole ».

L’exemple indien

Un secteur qui pèse aujourd’hui en Afrique plus de 16% du PIB et qui fournit du travail à 60% de la population. Seulement une révolution agro industrielle ne s’improvise surtout lorsqu’on connaît le déficit de l’Afrique en infrastructures et en énergie. L’Inde, pays hôte de ces assemblées annuelles, pourrait montrer la voie pour cette transformation.

L’Inde qui en dix ans a réussi sa révolution verte. Avec seulement 3% des terres arables, le pays nourrit aujourd’hui 17% de la population mondiale. L’Inde a investi dans les biotechnologies pour fournir à ses petits agriculteurs des semences de qualité, des engrais, la mécanisation, qui a mis en place des financements innovants. Autant d’expériences que l’Inde se dit prête à partager avec l’Afrique. C’est ce qu’est venu dire ce matin à la tribune le Premier ministre indien, Narendra Modi.…

10 mai 2017

Industrialiser l’Afrique grâce à l’agriculture et l’agro-industrie

(leaders.com.tn)10 Mai Aucune région au monde ne s’est jamais industrialisée sans transformer son secteur agricole. Pour les économies africaines, l’agriculture – qui représente 16,2 % du PIB du continent et fournit du travail à plus de 60 % de sa population – est à la clé de l’accélération de la croissance, de la diversification et de la création d’emplois.

Mais, ce secteur a toujours enregistré defaibles performances. Les rendements céréaliers y sont nettement inférieurs à la moyenne mondiale. Les intrants agricoles modernes, comme les semences améliorées, la mécanisation et les systèmes d’irrigation, s’avèrentencore très limités.
Par le passé, l’agriculture était perçue, non pas comme un secteur créateur de richesses, mais comme le moyen, pour les organisations de développement humanitaire,de lutter contre la pauvreté. Or l’agriculture africaine recèle un formidable potentiel, notamment en matière d’investissements. Quelque 65 % de toutes les terres arables non cultivées dans le monde se trouvent en Afrique. D’ici à une génération, quand le continent pourra se nourrir par lui-même, il seraégalementen mesure de nourrir les neuf milliards de personnes que comptera la planète en 2050.Hélas, à mésestimer son agriculture, l’Afrique gaspille quantités d’argent et de ressources. L’importation de denrées alimentaires, par exemple, représente chaque année 35 milliards de dollars en devises étrangères, un montant qui devrait franchir les 100 milliards de dollars par an d’ici à 2030.
Ce faisant, l’Afrique grève son avenir économique. Elle importe la nourriture qu’elle devrait produire elle-même. Elle exporte – souvent vers les pays développés – les emplois qu’elle devrait préserver et développer. Et elle paie au prix fort les denrées de base, subissantles fluctuations du marché mondial.

Le secteur alimentaire et agroalimentaire devrait bondir de 330 milliards de dollars aujourd’hui à 1 000 milliards de dollars d’ici à 2030 – n’oublions pas non plus les quelque deux milliards de personnes supplémentaires qui devront se nourrir et se vêtir. Entreprises et investisseurs africains doivent saisir cette opportunitéet libérer ce potentiel pour l’Afrique et les Africains.

L’Afrique doit commencer par traiter l’agriculture comme un secteur d’activités commerciales et s’inspirer sans plus tarder des expériences menées ailleurs, comme en Asie du Sud-Est dont la croissance économique rapide s’est appuyée sur une industrie agroalimentaire et agro-industrielle forte.

La formule de transformation est bien celle-ci : associée à des capacités industrielles, de fabrication et de transformation, l’agriculture se traduiten un développement économique fort et durable, qui crée de la richesse dans tous les pans de l’économie.

L’Afrique ne peut se permettre de manquer les occasions de créer de tels liens, où et quand que ce soit. Nous devons réduire les pertes tout le long de la filièrealimentaire, c’est-à-dire depuis l’exploitation agricole jusqu’à la vente de détail, en passant par le stockage, le transport et la transformation.

Pour stimuler l’agro-industrialisation, nous devons être capables de financer l’agriculture, pour en libérer le potentiel et en faire un secteur d’activités sur le continent. Dans le cadre de sa stratégie « Nourrir l’Afrique« la Banque africaine de développement va investir 24 milliards de dollars dans l’agriculture et le secteur …

10 mai 2017

la BAD va honorer les jeunes agri-preneurs africains

(afdb.org)10 Mai- Plusieurs chefs d’Etat africains se réuniront à Ahmedabad, Inde, pour discuter de la situation des jeunes dans l’agriculture lors des Assemblées annuelles du Groupe de la Banque africaine de développement, qui se dérouleront en dans ce pays du 22 au 26 mai 2017.

Les discussions porteront sur « L’Afrique en marche : impliquer les jeunes africains » et s’inspirera du thème central des Assemblées : «Transformer l’agriculture pour créer de la richesse en Afrique ».

Le secteur de l’agriculture offre la possibilité de créer des emplois rémunérateurs et de la richesse pour les jeunes africains.

Le continent espère subvenir à ses propres besoins alimentaires et éradiquer la malnutrition d’ici 2015, mais la moyenne d’âge des agriculteurs du continent est aujourd’hui de soixante ans.

«Des opportunités existent pour les jeunes, à chaque étape de la chaîne de valeur du secteur agricole, de devenir des agri-preneurs. Les jeunes réalisent des choses nouvelles et étonnantes dans l’espace agricole sur l’ensemble du continent et ont besoin d’être motivés », a affirmé Akinwumi Adesina, président de la Banque africaine de développement.

Pour encourager les jeunes à s’intéresser au secteur, la Banque et ses partenaires ont également créé le concours d’entrepreneuriat agricole « Agri-Pitch ». Les jeunes africains de 18 à 35 ans sont autorisés à y participer et à présenter leurs innovations.

Un appel à des projets d’entreprise a été lancé, et les trois (3) meilleurs concurrents seront invités à se joindre aux Assemblées annuelles pour présenter leurs propositions et recevoir un prix.

En partenariat avec l’Institut africain de développement, la BAD enverra les lauréats en Corée pour qu’ils y effectuent une visite d’étude.

« Déjà, nous observons quelques idées brillantes provenant d’agri-preneurs : par exemple, l’encouragement à l’utilisation de dispositifs de contrôle à distance tels que les GPS ou les drones pour contrôler la qualité des récoltes et prévoir les rendements ainsi que le développement d’applications permettant aux agriculteurs de vendre leurs produits à un prix de marché grâce aux téléphones mobiles », a déclaré Akinwumi Adesina.

Le président de la BAD attend avec intérêt la sélection des trois meilleurs candidats du concours AgriPitch, et se réjouit de les accueillir à Ahmedabad, en mai 2017.

En collaboration avec l’Institut international d’agriculture tropicale (IITA) du Nigéria, la BAD renforce également les capacités des jeunes agriculteurs grâce au programme ENABLE Youth (Empowering Novel Agri-Business-Led Employment)

ENABLE a montré qu’en améliorant l’accès des jeunes à l’entrepreneuriat agricole, ils deviendront la force motrice de la transformation de l’agriculture en Afrique.

En Inde, les Assemblées annuelles présenteront quelques jeunes agri-preneurs africains particulièrement brillants qui ont prouvé que, avec un meilleur accès à l’entrepreneuriat agricole, ils peuvent jouer un rôle moteur dans la transformation de l’agriculture en Afrique.

Jusqu’à présent, la Banque a débloqué plus d’un milliard de dollars pour soutenir des opérations montées par des jeunes, dont certaines au Cameroun, au Soudan et au Nigéria, pour n’en citer que quelques-unes.

Ces initiatives sont fondamentales dans le cadre de la Stratégie de la Banque en matière de transformation …

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