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27 juillet 2017

La réforme de la filière hévéa – palmier à huile au coeur des 6èmes JAAD dans le Sud-Comoé

Aboisso, 27 juil (AIP) – La 6ème édition des Journées de l’Administration agricole délocalisée (JAAD) qui concerne cette année la région du Sud-Comoé, s’est ouverte jeudi par une table-ronde portant sur « Les enjeux de la réforme des filières hévéa et palmier à huile ».

Au cours de sa présentation organisée à la salle des fêtes de la mairie d’Aboisso, le directeur général des production et de la sécurité alimentaire au ministère de l’Agriculture et du Développement rural, Dr Kouassi Brédoumy Soumaïla, a souligné que la réforme émane de la volonté du Président Alassane Ouattara de moderniser l’agriculture, d’améliorer la production et de réduire la pauvreté dans le secteur.

Pour le cas de la filière hévéa – palmier à huile, elle concerne notamment la région du Sud-Comoé, grande productrice de ces deux spéculations.

Cette réforme se tient dans le contexte d’une production record de 430 000 T de caoutchouc en 2016 et de 1,8 million de tonnes d’huile de palme sur l même période. Ce contexte est toutefois marqué par des difficultés apparues notamment avec la fluctuation des prix au niveau mondial et des problèmes de gouvernance dans les deux secteurs en Côte d’Ivoire.

D’où la mise en place, le 23 novembre 2015, d’un groupe de travail composé de représentants du ministère, des organisations de ces filières et du secteur privé, à l’effet de mettre en place la réforme.

Celle-ci ambitionne, entre autres, de régler les activités des deux filières, sous le contrôle de l’Etat, de créer un organe de régulation, de contrôle et de suivi ainsi que de respecter le prix issu du mécanisme de fixation du prix d’achat aux producteurs.

Les enjeux de la réforme consistent à assurer la transparence autour des activités des deux filières, à améliorer le rendement des plantations villageoises de palmier à huile, à relever le ratio d’encadrement en plantation villageoise des deux filières, à améliorer la qualité des fonds de tasse (hévéa),à améliorer le taux d’extraction d’huile de palme qui est actuellement de 19%.

Un projet de loi décliné en 55 articles adopté en commission va être présenté en plénière du 31 juillet au 1er août à l’Assemblée nationale. Son adoption par les députés suivie de sa promulgation par le Président de la République devrait aboutir à la mise en place de l’organe de régulation.

Par la voix de MM. Bérété Abdoulaye et Konan Albert, les deux associations qui gèrent ces filières, à savoir respectivement l’AIPH ‘palmier à huile) et l’APROMAC (hévéa), ont souhaité que cette loi prenne en compte toutes leurs aspirations exprimées lors des négociations.

(AIP)

cmas…

27 juillet 2017

Modernisation de l’agriculture- Didiévi, nouveau pôle de production vivrière et avicole

27 Juil. (abidjan.net) – Une phase d’expérimentation de production vivrière et avicole par mécanisation de la pratique agricole est en cours dans la région de Didiévi, au centre-sud du pays.

24 villages ivoiriens de la commune de Didiévi sont concernés par la production de vivriers à haut rendement et de volaille. 500 ha seront exploités au terme de la phase expérimentale qui se déroule cette année dans le village d’Attêkro qui sert de cadre d’expérimentation de modernisation de l’agriculture et de la production avicole. Pour se rendre compte des résultats, ce samedi 22 juillet, Dr KOUASSI Brice, Coordonnateur du RHDP de la commune de Didievi, fils de la région, a effectué une visite sur les sites d’expérimentation.

Il s’agit pour Dr KOUASSI Brice de permettre à Didievi d’être un pôle d’approvisionnement en produits viviers et en volaille en Côte d’Ivoire par la mise en place d’un processus de mécanisation de l’agriculture dans ladite localité. La mise en œuvre de la mécanisation a permis l’acquisition de matériels agricoles modernes dont un tracteur, une charrue, une billonneuse et un pulvérisateur. Ces outils vont permettre d’optimiser les rendements à la production des cultures spécifiques telles que l’igname, le manioc et les cultures maraîchères dans la zone.

Cette année, c’est une exploitation de 15ha dont 11 ha en production agricole pour la coopérative des femmes d’Attêkro et 03 autres hectares en production d’ignames semenceaux qui est en expérimentation. Il s’agira pour les producteurs de démultiplier pour les autres les variétés mises à leur disposition.

À court terme, ces outils permettront d’augmenter la capacité de production à travers l’augmentation considérable des parcelles exploitées.

Le gouvernement ivoirien a fait de la production optimale de vivriers un cheval de bataille afin d’atteindre l’autosuffisance alimentaire surtout dans un contexte environnemental de réchauffement climatique.

La visite de sites s’est effectué le week-end écoulé en présence de COUCHAUX Jean, Directeur Général de Bouchard Côte d’Ivoire, entreprise spécialisée en matériels agricoles, irrigation, travaux publics et forestiers, partenaire au projet. Le préfet de Didiévi, DOSSAN René et KOUASSI Martin, assistant développement rural à ANADER et des fils du département ont tenu à être témoins de cette nouvelle dynamique conférée à Didiévi. Le département sortira de son enclavement grâce à la nouvelle voie bitumée, Tiébissou-Didiévi, fruit de la volonté du Chef de l’Etat, Alassane Ouattara de faire de l’émergence du pays, une réalité dans toutes les contrées du pays.…

27 juillet 2017

Côte d’Ivoire / Partenariat PASRES-CGECI pour la valorisation économique des résultats de la recherche scientifique

Abidjan, 27 juil (Agrici.net) – Le Programme d’appui stratégique à la recherche scientifique (PASRES) et la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI) vont désormais collaborer au sein d’une plateforme pour que le privé utilise les résultats de la recherche scientifique au service de l’amélioration des conditions de vie des populations et du développement du pays.

La mise en œuvre de ce partenariat est entrée en vigueur, mardi, par la présentation des travaux de l’enseignant-chercheur, Kouadio Olivier, de l’université Nangui Abrogoua, sur « la valorisation des ignames riches en amidon résistant dans la production de pain composé à faible index glycémique ».

Cette activité s’inscrivait dans le cadre de la valorisation des résultats de la recherche scientifique mené par le programme ivoiro-suisse de financement de la recherche scientifique qui a parrainé 175 projets en vue de la valorisation économique des résultats de la recherche pour réduire la marge des plus de 40 % de pauvres au profit des 77 % de moins de 35 ans d’ivoiriens, selon le secrétaire exécutif du PASRES, Dr Yacouba Yaya.

La directrice de cabinet adjoint du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Salimata Kanté, a exprimé la caution du Gouvernement à cette initiative d’autant plus qu’elle s’inscrit dans un cadre formel de communication et de collaboration pour que les résultats de la recherche scientifique soient économiquement valorisés à travers un écosystème favorable à la promotion scientifique et économique des chercheurs.

L’igname est produite à hauteur 68 millions de tonnes dans le monde, dont 62 millions de tonnes en Afrique de l’ouest et de 5,8 millions de tonnes en Côte d’Ivoire où elle constitue la principale culture vivrière.

(Agrici.net)…

27 juillet 2017

L’Etat de Côte d’Ivoire s’engage à transformer l’agriculture de son pays en moteur de croissance économique inclusive

27 Juil. (signalinfos.net) – Le gouvernement de Côte d’Ivoire est déterminé à améliorer constamment le secteur agricole qui constitue la clé du développement économique. Cette phrase a été prononcée à la fin de la semaine dernière par Son Excellence Alassane Ouattara, Président de la République de Côte d’Ivoire, lors d’une réunion à la Présidence avec une délégation de haut niveau en prélude au Forum pour la révolution verte en Afrique (AGRF) qui se tiendra à Abidjan du 4 au 8 septembre 2017.

Le Forum pour la révolution verte en Afrique (AGRF) est une plateforme qui permet aux leaders mondiaux et africains d’élaborer des plans d’action pragmatiques capables de promouvoir l’agriculture africaine. Créé en 2010, il est devenu la principale plateforme de rencontre agricole au niveau africain qui réunit une gamme d’importantes parties prenantes du paysage agricole africain en vue de discuter et élaborer des plans concrets visant à réaliser la révolution verte en Afrique.

Dirigée par M. Strive Masiyiwa, Président fondateur d’Econet Wireless et Président du Conseil d’administration de l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA), la délégation a informé le Président Ouattara sur les préparatifs du Forum et l’importance de ce dernier pour la promotion des priorités en matière de transformation de l’agriculture de la Côte d’Ivoire et de l’ensemble du continent. Le Président et la délégation ont également discuté des voies et moyens de mobiliser de plus importants investissements en faveur du pays et des chaînes de valeur agricoles de la région.

La délégation comprenait également Dr Agnes Kalibata, Présidente de l’AGRA, et M. Fadel Ndiame, Responsable régional de l’AGRA pour l’Afrique de l’Ouest.

Le Président Ouattara invitera un certain nombre de ses pairs chefs d’Etats, des ministres, des dirigeants commerciaux et des entrepreneurs de la région et de la planète à prendre part à l’AGRF 2017 qui se déroulera sous son patronage.

Premier pays africain francophone à abriter le Forum, la Côte d’Ivoire est saluée en tant que leader qui a su mettre l’agriculture au centre de la transformation économique. Elle compte parmi le peu de pays africains qui ont réalisé les plus importants investissements dans l’agriculture, ce qui a entraîné une augmentation considérable de la productivité agricole et de la performance économique globale. Ces pays constituent un exemple remarquable de la capacité de l’agriculture à redresser la situation économique du continent.

« Nous sommes très reconnaissants au Président Ouattara et à son Gouvernement pour leur leadership continu en matière de promotion de l’agriculture en tant que moyen le plus sûr de parvenir à une croissance économique inclusive et à la création d’emplois. Nous les remercions d’abriter l’AGRF cette année », a déclaré M. Masiyiwa.

« Des exemples d’ailleurs nous montrent qu’aucune région du monde n’a réussi à développer une économie diversifiée et moderne sans avoir préalablement assuré la réussite de son secteur agricole. Cela s’applique pour l’Afrique où le secteur agricole dispose de la plus grande capacité à créer des emplois pour les 10 à 12 millions de nouveaux jeunes travailleurs qui entrent chaque année …

27 juillet 2017

La Banque mondiale décortique la crise cacao dans son rapport Côte d’Ivoire

27 Juil. (commodafrica) – La Banque mondiale a publié lundi son cinquième rapport sur la situation économique de la Côte d’Ivoire. Son titre est consacré aux femmes, les analystes de la Banque estimant que leur émergence permettrait au pays de gagner “au moins six milliards de dollars”. Un thème sur lequel nous reviendrons prochainement pour livrer l’analyse de l’institution mondiale sur ce point, notamment en matière agricole.

Pour l’heure, nous nous attacherons au bilan et à l’analyse que le Banque porte sur l’agriculture, notamment le cacao, en reprenant de larges extraits de ce rapport pays de l’institution.

Après 5 ans de forte croissance (qui a fait baisser la pauvreté de 51% à 46%), l’économie ivoirienne montre ses premiers signes d’essoufflement, souligne la Banque. Si, de 2012 à 2015, cette croissance a été de plus de 9 %, les perspectives restent bonnes même si ce taux baisserait à 7,7 % en 2016 puis à 7% en 2017, pour ensuite se réduire graduellement à 6,5 % puis 6,3 % en 2018 et 2019.

L’agriculture vivrière plus performante que l’export

Globalement, la croissance économique a été portée en 2016 par à peu près les mêmes secteurs d’activités qu’en 2015, à l’exception de l’agriculture qui a marqué le pas, écrivent les auteurs. L’énergie, la construction, les mines, les services -portés par le commerce, le transport et les communications- ont été les plus dynamiques. A noter que, comme la Côte d’Ivoire est aussi exportatrice de produits pétroliers raffinés, l’impact sur la balance commerciale de la hausse du prix du pétrole a été relativement neutre.

Quant au secteur primaire, sa performance s’est donc dégradée, avec un taux de croissance quasiment nul en 2016 alors qu’il avait atteint presque 3 % en 2015. Une baisse qui est la conséquence, en partie, de mauvaises conditions climatiques lors du premier semestre, mais aussi de la chute du prix de plusieurs produits d’exportations pendant l’année.

En terme de volumes, c’est surtout les cultures d’exportation dont la production a baissé, notamment le café (-16,6%), le cacao (-26,5%), la noix de cajou (-7,5%) et l’ananas (-27%). En revanche, la production vivrière a augmenté en moyenne de 6 %, avec une hausse de 8,9% des tubercules et de 2,6% des céréales. Toutefois, la production de riz a baissé de 5%, précise les auteurs.

Les ondes de choc du cacao

L’économie ivoirienne a continué de bénéficier de termes de l’échange favorables en 2016. Entre les premiers trimestres 2016 et 2017, le prix du café a augmenté de 43%, de 26% pour le coton, de 22% pour l’huile de palme de 22% et de 57% pour le caoutchouc. En revanche, le prix du cacao a chuté de 30 % mais ceci a été compensée par une récolte exceptionnelle qui devrait permettre d’atteindre des recettes en 2016/17 presque équivalentes à celle enregistrées en 2015/16.

Ces variations ont produit des ondes de chocs sur l’économie ivoirienne, notamment eu égard au poids du cacao : 40% des exportations, 15% de ses recettes publiques, 4 à 5 millions d’Ivoiriens …

26 juillet 2017

Cacao ivoirien: une production record de près de 2 millions de tonnes attendue en 2017

26 Juil. (abidjan.net) – La Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de cacao, devrait atteindre une récolte record de près de 2 millions de tonnes pour la campagne 2016-2017, soit une augmentation d’environ 400.000 tonnes par rapport à l’année précédente, indique le dernier rapport de la Banque mondiale (BM) publiée lundi.

“La baisse des prix (du cacao) est en partie compensée par une récolte exceptionnelle prévue atteindre 1,98 million de tonnes contre 1,6 million en 2015-2016”, précise le rapport portant sur la situation économique de la Côte d’Ivoire.

Selon le document, la hausse de la production en Côte d’Ivoire dont le pays représente près de 40% de la production mondiale, a “influencé négativement les cours mondiaux” créant une “tension sur le marché du cacao”.

L’une des raisons de cette augmentation de la production est le développement de la culture du “Cacao Mercedes”, une variété hybride mise au point par des scientifiques ivoiriens et qui offre une précocité de croissance et un fort rendement.

Suite à la chute des cours du cacao de 35% de sa valeur à la Bourse de Londres, l’Etat ivoirien a réduit de 9% ses dépenses publiques. En outre, le prix du kilogramme bord champ du cacao est passé de 1.100 Fcfa à 700 Fcfa.

Pour soulager la situation financière des exportateurs, le gouvernement a opté d’éliminer le droit d’enregistrement de 5% sur la valeur des exportations de cacao. Ce qui représente une “perte de recettes budgétaires estimées à 45 milliards Fcfa pour le reste de l’année 2017”, mentionne le rapport.

La Côte d’Ivoire veut faire de la transformation de son cacao un nouveau paradigme. Et pour amortir le choc de l’effondrement des cours sur le marché international, le pays s’est donné pour objectif de transformer au moins 1 million de tonnes de fèves en 2020.…

26 juillet 2017

Le Pasres encourage les recherches en matière de valorisation des potentialités nutritionnelles de l’igname

26 Juil. (abidjan.net) – Valorisation des ignames riches en amidon résistant dans la production de pain composé à faible index glycémique tel est le thème d’une conférence initiée par le Programme d’appui Stratégique à la Recherche Scientifique ( PASRES) ce mardi 25 juillet à Abidjan-plateau.

L’objectif assigné à cette conférence est de porter à la connaissance du grand public les résultats des travaux de recherches sur les potentialités nutritionnelles des variétés d’ignames de texture dures dites de ’’ mauvaises qualités’’, les usages technologiques alternatives de ces variétés d’igname et les intérêts nutritionnels et diététique lié à la consommation des produits de pain composés issu de ces variétés d’igname dans le cadre des mesures hygiéno-diététiques de lutte et de contrôle du diabète de type 2.

Selon Olivier Kouadio, conférencier du jour, l’igname est une importante culture vivrière dans le monde servant d’aliment de base à des plusieurs personnes et singulièrement en Cote d’Ivoire. Ainsi le role de l’igname dans la sécurité alimentaire a amené des centres de recherches et developpement agricole à intensifier leur activité en vue d’accroitre la producitivité. Pour lui, au regard de l’importance nutritionnelle de l’amidon résistant dans les régimes alimentaires de diabétiques de type 2 du fait de leurs propriétés hypoglycémiantes, des essais de valorisation en pain composé ont été effectués. Ainsi, les résultats indiquent qu’il est possible de substituer 30% de la farine de blé par la farine d’igname et obtenir du pain d’index glycémique bas inférieur à 50 % bien apprécié des consommateurs. ’’ la valorisation de l’igname ouvre la voie à des applications nutritionnelles et diététiques novatrices dans le cadre des mesures hygiéno-diététiques de lutte et de contrôle du diabète de type 2 ” a-t-il mentionné.Ainsi il a invité les populations à la consommation du pain composé et de certaines variétés d’ignames friables dite de ’’ bonne qualité’’.

Bien avant, Dr Yaya Sangaré, secrétaire exécutif du Pasres a indiqué que cette activité s’inscrivait dans le cadre de la valorisation des résultats de la recherche scientifique mené par le programme ivoiro-suisse de financement de la recherche scientifique qui a parrainé 175 projets en vue de la valorisation économique des résultats de la recherche pour réduire la marge des plus de 40 % de pauvres au profit des 77 % de moins de 35 ans d’ivoiriens, selon le secrétaire exécutif du PASRES, Dr Yaya Sangaré.…

25 juillet 2017

Les pays africains invités à faire de l’agriculture un “moteur réel” pour la croissance

(french.cri.cn)25 juil ,L’ex-président nigérian Olusegun Obasanjo a déclaré lundi que les pays africains devaient adopter une voie vers la transformation agricole pour veiller à ce que l’agriculture soit un moteur réel de croissance.
M. Obasanjo a lancé cet appel dans son discours à l’occasion du 50ème anniversaire de l’Institut international d’agriculture tropicale (IITA) dans la ville d’Ibadan dans le sud-ouest du Nigeria. La facture des importations alimentaires en Afrique reste ridiculement élevée, aux alentours de 35 milliards de dollars par an, a-t-il noté.

“La demande alimentaire devrait selon les projections augmenter d’au moins 20% au niveau mondial dans les 15 prochaines années, et les augmentations les plus fortes sont prévues en Afrique sub-saharienne et en Asie de l’Est”, a ajouté M. Obasanjo.

“Si rien n’est fait, la facture d’importation alimentaire de l’Afrique continuera de monter encore plus”, selon l’ambassadeur de l’IITA. 

L’objectif de zéro famine peut être atteint si les dirigeants d’Afrique mettent à profit les gains dégagés des progrès technologiques, de l’innovation et de la recherche, a-t-il estimé.

“Il ne peut pas être atteint en conservant les paramètres actuels. Il ne peut être réalisé que si toutes les institutions et tous les acteurs concernés accordent à l’agriculture l’attention qu’elle mérite”, a-t-il précisé.

L’ex-président a appelé de ses vœux un monde sans famine en Afrique grâce à des investissements déterminés dans les infrastructures, la recherche et le développement.

Selon l’ex-président nigérian, la croissance démographique actuelle rend impératif de replacer les conditions de sécurité alimentaire au premier plan, pour éviter une famine imminente.

“Depuis des temps immémoriaux, l’histoire humaine a été marquée par des accès occasionnels de famine ; plusieurs tentatives ont été faites pour expliquer l’interaction entre famine et croissance démographique”, a-t-il dit.

“Les pronostics actuels suggèrent que si la tendance actuelle continue, la population mondiale avoisinera les 9,7 milliards d’habitants en 2050”, a-t-il ajouté.

“C’est dans ce contexte que la sécurité alimentaire mondiale doit être discutée pour les générations présentes et futures”, a souligné M. Obasanjo.

Selon ce dirigeant, l’Afrique doit augmenter ses investissements dans l’agriculture, car la plupart des pays sont loin de leur objectif de 10% des dépenses publiques totales allouées à l’agriculture.

Il a appelé à soutenir davantage la recherche et le développement pour réaliser la sécurité alimentaire, la création de richesses et la création d’emplois.

M. Obasanjo a également appelé à mettre en place des stratégies pour encourager les femmes exploitantes agricoles de manière plus significative, y compris en termes d’accès à la terre, aux ressources financières et aux autres facteurs de production.

Mot-clé du jou…

25 juillet 2017

La Bénin va accueillir un forum régional sur la transformation des produits agricoles, halieutiques et artisanaux

Abidjan, 24 juil (AIP) – La capitale économique du Bénin, Cotonou, va accueillir de mercredi à vendredi, un forum régional des acteurs clés de la transformation des produits agricoles, halieutiques et artisanaux de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

La rencontre sera organisée par la Commission de la CEDEAO, en partenariat avec le gouvernement béninois et l’appui de l’Organisation des Nations unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), rapporte un communiqué de l’organisation régionale publié lundi.

Elle permettra de capitaliser les résultats obtenus depuis 2010 par le Centre de la CEDEAO pour le Développement du Genre (CCDG), à travers son programme d’appui aux femmes intervenant dans la transformation des produits agricoles, halieutiques et artisanaux en Afrique de l’Ouest.

Le forum servira aussi de cadre à l’élaboration d’une stratégie commune sous régionale dans le contexte de mise en œuvre de la feuille de route de l’Acte additionnel pour l’égalité de droits entre les femmes et les hommes pour le développement durable de l’espace communautaire.

Cette feuille de route résulte des orientations de la Vision 2020 de la CEDEAO, des Objectifs de développement durable 2016-2030 des Nations unies et de l’Agenda 2063 de l’Union africaine.

Une cinquantaine de participants en provenance de l’ensemble des Etats membres de la CEDEAO seront présents à l’atelier.

(Agrici.net)…

24 juillet 2017

Indénié-Djuablin/ L’agriculture en panne

Le pilier central de l’économie ivoirienne, l’agriculture, traîne de nombreux handicaps. Une de ces lacunes reste une réelle politique de dynamisation du secteur. Certes, avec la mise en place des Conseils pour les principales cultures pérennes, un grand pas a été franchi. Mais il est de notoriété publique que les organes mis en place pèchent par diverses insuffisances. Par ailleurs, les cultures vivrières sont, elles, abandonnées à leur sort, à telle enseigne que hormis les périodes de pluies où elles surabondent sur les marchés, trouver des produits vivriers en morte saison est un réel défi qui est rarement relevé par les populations. La raison principale est une mauvaise pratique des techniques culturales qui ne prévoient pas des possibilités d’assurer des pratiques culturales qu’en saison sèche.

Par conséquent, tomates, ignames, banane, aubergine, gombo, manioc et toutes les autres denrées alimentaires se raréfient sur nos marchés en mauvaise saison, à telle enseigne que le prix, lorsqu’il en existe est hors de portée des bourses. Un autre paradoxe de notre système agricole est la mauvaise distribution des produits cités. En effet, toutes les productions sont dirigées vers les grandes villes, et plus particulièrement sur Abidjan. Et il n’est pas rare que les populations des villes de l’intérieur se voient contraintes d’ « importer » les produits vivriers d’Abidjan justement où la saturation créée, les coûts en deviennent abordables. Or des mesures simples comme la création de conditions de productions en contre-saison et la sensibilisation des paysans à l’effet de mieux appréhender la culture des produits vivriers, avec en aval la mise en place d’une meilleure politique de distribution aurait des effets salvateurs. Un autre problèmes constitue une plaie de notre agriculture.
PLAIDOYER POUR LE FINANCEMENT DES COOPERATIVES
Selon les clauses de la CEDEAO, les coopératives agricoles ont été sommées de se muer en sociétés coopératives. Avec cette nouvelle dénomination, les agriculteurs devraient disposer d’outils adéquats devant leur permettre de mener à bien leurs activités, en bénéficiant notamment de financements, non seulement des Conseils du café-cacao et du Coton et de l’Anacarde, mais aussi de contracter des crédits auprès des banques.

Cette dernière condition devrait aider ces entreprises de jouer pleinement leur rôle de pourvoyeuses de deniers, mais aussi de créatrices d’emplois. Mais grande est la déception de constater que les coopératives pouvant accéder au système de crédit bancaire se comptent sur les bouts des doigts. «Le fonds de garantie a été créé aussi pour financer les sociétés coopératives. Mais ce n’est pas le cas. On voit plutôt les multinationales créer de toute pièce des coopératives, recruter des pisteurs et des acheteurs de produits pour mener une concurrence déloyale avec les coopératives normalement constituées. Il faut saluer l’action du Président Ouattara qui a mis en place les structures qui gèrent les cultures pérennes.

Mais il faut tout aussi déplorer le manque de financement des coopératives et aussi les ratées dans les missions du conseil du Café-cacao » déplore M.O, un planteur de café et de cacao d’Abengourou. Selon lui, les paysans sont quasiment livrés …

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