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22 septembre 2017

La BAD et le Burkina Faso vont redynamiser l’accès à l’énergie et le développement du secteur agricole

(afdb.org) Les Conseils d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) ont approuvé le Document de stratégie pays (DSP) du Burkina Faso pour la période 2017-2021, qui permettra de dynamiser les secteurs de l’énergie et de l’agriculture du pays.

Le DSP s’appuie sur le Plan national de développement économique et social (PNDES), en vue de de soutenir la transformation structurelle de l’économie burkinabè sur la période 2017-2021. Il contribuera à soutenir le dialogue pour encourager les autorités dans leurs efforts de maitrise des indicateurs démographiques pour que l’offre d’équipements et de services soit en adéquation avec la demande sociale.

Il s’articule à cet égard autour de deux piliers, à savoir : la promotion de l’accès à l’énergie et le développement du secteur agricole pour une croissance inclusive.

La promotion de l’accès à l’énergie vise à réduire la forte disparité entre les milieux urbains et ruraux en matière d’électrification à travers l’amélioration de l’accès des ménages à l’électricité, notamment dans les zones péri-urbaines et rurales. La Banque soutiendra les actions du Gouvernement visant à développer et mettre à niveau les infrastructures stratégiques, avec un accent particulier sur les énergies renouvelables.

Quant au volet Développement du secteur agricole pour une croissance inclusive, il vise à faire reculer la pauvreté en milieu rural, maitriser l’eau pour l’autosuffisance alimentaire, développer l’agro-business et des chaines de valeur et soutenir l’employabilité dans le secteur rural.

Dans cette dynamique, la Banque mobilisera ses différents instruments de financement et de cofinancement en vue de constituer les ressources nécessaires à la mise en œuvre des et programmes prévus dans le cadre de ce DSP.

De même, compte tenu du rôle croissant du secteur privé dans la réalisation des projets d’énergie solaire, dans la filière cotonnière et des agropoles, ce DSP prévoit des opérations qui seront portées par les investisseurs privés. Ainsi, à travers ce DSP, la Banque accompagnera le secteur privé avec des sources de financement appropriées…

22 septembre 2017

COMMUNIQUE DE PRESSE RELATIF AU CONSEIL INTERNATIONAL CONSULTATIF DU CAJOU (CICC) 2017

Sous le haut Parrainage de Monsieur Amadou GON COULIBALY, Premier Ministre, Ministre du Budget et du Portefeuille de l’Etat,

Sous la Co-Présidence de Monsieur Jean-Claude BROU, Ministre de l’Industrie et des Mines et de Monsieur Mamadou SANGAFOWA COULIBALY, Ministre de l’Agriculture et du Développement Rural,

Le Conseil du Coton et de l’Anacarde organise la première session du Conseil des Ministres du Conseil International Consultatif du Cajou (CICC), le 29 septembre 2017 à l’Hôtel RADISSON BLU Abidjan.

Cette session portera sur les textes organisant le fonctionnement ainsi que le Plan d’Actions triennal du CICC.

Le Conseil des Ministres sera précédé de la réunion des Experts des pays membres, le 28 septembre 2017 à l’hôtel PALM CLUB de Cocody.

Infoline:
Tel: 20 20 70 30/ 22 52 75 80

Pour un développement durable des filières Coton et Anacarde.…

22 septembre 2017

Inscriptions ouvertes à l’Africa Agri Forum 2017

Après le succès des précédentes éditions, l’Africa Agri Forum 2017 (AAF) revient pour une nouvelle édition riche en échanges et en Networking, les 18 et 19 octobre prochains au Radisson Blu d’Abidjan, en partenariat officiel avec OCP Africa.

Intitulée « Plans de développement agricole, l’approche gagnante », l’édition 2017 sera inaugurée par Monsieur Mamadou Sangafowa Coulibaly, Ministre de l’Agriculture et du Développement Rural de Côte d’Ivoire en présence de plusieurs Ministres de la région.

Plus de 300 professionnels en provenance de 25 pays sont attendus à l’AAF 2017, représentant l’ensemble des parties prenantes publiques et privées qui ambitionnent de conquérir le marché de l’Afrique francophone et participer au développement du secteur.

Organisé pour la quatrième année consécutive à Abidjan, ce forum d’une journée et demie verra échanger des experts africains et internationaux autour de la nécessité stratégique d’adopter des plans de développement agricole avec des feuilles de routes détaillées sur les grandes orientations ainsi que les axes d’amélioration.

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à nous contacter sur le +212 522 36 95 15 ou par mail sur
courrier@i-conferences.org…

22 septembre 2017

Agriculture : le Congo se met de plus en plus au bio

PAR MURIEL DEVEY MALU-MALU, À BRAZZAVILLE. Avec du soleil et de la pluie à volonté, le Congo a de sérieux atouts pour développer son agriculture, mais toutes ses terres n’étant pas aussi fertiles qu’on le croit, l’option de leur enrichissement par des méthodes bio prend de plus en plus le pas.

En zone de savane, souvent sableuses, les terres congolaises manquent de matières organiques, et même dans la Bouenza et le Niari, des régions réputées pour leurs sols argileux et l’abondance des pluies qui entraîne le ruissellement des matières organiques. Il faut donc leur donner un petit coup de pouce pour les améliorer. Mais pas à n’importe quel prix.

Enrichir les sols avec des méthodes bio…

Après la vague des herbicides et des engrais chimiques, de plus en plus d’agriculteurs et de maraîchers congolais ont recours aujourd’hui à des méthodes bio pour amender les sols, désherber, éloigner ou éliminer les insectes. L’emploi de solutions « vertes » pour fertiliser la terre n’est pas nouveau au Congo. Traditionnellement, les agriculteurs utilisaient des légumineuses de couverture, comme le mucuna ou le pois d’angol, une culture très présente dans la partie sud du pays. Ou encore le Tithonia diversifolia dont les feuilles enrichissent les sols sableux. Certaines d’entre elles sont à la fois des bio-fertilisants et des herbicides naturels. À la faveur de la vague « verte », ces techniques sont remises au goût du jour notamment par des fermes agro-industrielles comme Tolona, qui produit du maïs dans la Bouenza, ou General Trading Company (GTC) dans son Complexe agro-pastoral et forestier (Cap For), situé dans le nord-est du Pool. « Les plantes de couverture comme le mucuna sont rampantes et volubiles, donc très envahissantes. On les laisse se décomposer pendant plusieurs mois dans les champs jusqu’à ce que leurs graines se dessèchent. Puis on enfouit les graines broyées en terre et on laboure. Certains cultivateurs les brûlent, pour replanter plus vite. Ce procédé apporte une couche de matières végétales qui enrichit les sols », explique Michel Djombo Balombelly, cogérant de GTC, première entreprise congolaise à cultiver du palmier à huile en zone de savane.

… mais aussi par d’autres techniques

Les sous-produits issus de l’extraction de l’huile de palme sont également valorisés pour fabriquer des engrais et des herbicides. Dans les huileries de palme, en effet, la transformation des productions de régimes génère des rejets et des sous-produits constitués de rafles et de fibres, qui servent de combustibles mais aussi de fertilisants. « La rafle est incorporée dans la terre des sacs des pépinières de plants de palmier à huile, pour en améliorer la qualité. Les fibres sont disposées au pied du palmier pour limiter l’enherbement. Ce qui évite de désherber les allées », informe Michel Djombo. D’où aussi une économie de main-d’œuvre, même si l’arrachage des mauvaises herbes à la main n’a pas été abandonné. La fibre de pin, pour sa part, permet de limiter l’évaporation et de conserver l’humidité des sols. Le calcaire broyé sert à lutter contre l’acidité des sols. …

22 septembre 2017

L’Alliance des Pays Producteurs de Cacao (COPAL) reçue en audience par le Ministre Souleymane Diarrassouba

En marge des réunions de l’Organisation Internationale du Cacao(ICCO) qui se sont tenues du 18 au 22 Septembre 2017 à Abidjan(Côte d’Ivoire), l’Alliance des Pays Producteurs de Cacao(COPAL) a été reçue en audience le Mercredi 20 Septembre 2017 par le Ministre Ivoirien du Commerce, de l’Artisanat, et des PMEs, Monsieur Souleymane Diarrassouba qui était assisté pour la circonstance par Messieurs Aly TOURE, Représentant Permanent de la Côte d’Ivoire et par ailleurs Président du Comité de restructuration de l’Alliance et de Kaladji Fadiga, Directeur Général du Commerce Extérieur.

D’entrée de jeu, les six pays membres que sont la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Cameroun, le Togo, le Gabon, et le Nigéria, ont à travers leur Porte-parole (Monsieur Aly TOURE) félicité le Ministre pour sa récente nomination.

Il (Porte-parole) a ensuite indiqué que laCôted’ivoire assurant la Présidence de l’Assemblée Générale de cette organisation Inter Gouvernementale, il était normal que les pays membres puissent échanger avec le Ministre sur l’Alliance.

En effet, l’Alliance des Pays Producteurs de Cacao(COPAL) qui existe depuis Janvier 1962, régie par la Charte d’Abidjan, et qui représente plus de 70% de la production mondiale de Cacao, est un organisme intergouvernemental dont les objectifs sont les échanges d’informations techniques et scientifiques sur le cacao entre les membres, les discussions sur les sujets d’intérêts communs et la promotion des relations économiques et sociales entre les producteurs de cacao, la disponibilité de l’offre sur le marché à des prix rémunérateurs, ainsi que la promotion de la consommation dans les pays producteurs et ailleurs.

La Côte d’Ivoire, membre fondateur de la COPAL, entend jouer son rôle de leader en vue de participer à l’avènement d’une économie cacaoyère durable pour le bonheur des cacaoculteurs.

Face à l’effondrement des cours du cacao sur le marché mondial, l’Alliance entend faire entendre sa voix sur les programmes de durabilité, les actions de promotion des innovations en matière de consommation des produits de base, et surtout les insuffisances de l’Accord international de 2010 sur le Cacao qui ne prend pas suffisamment en compte les aspects économiques et reste essentiellement un accord administratif.

Enfin, Monsieur Aly TOURE a fait le point des travaux du Comité en vue d’avoir l’avis et les orientations du Ministre.
En réponse aux propos du Porte-Parole, Le Ministre Souleymane Diarrassouba a remercié ses hôtes et réitéré la foi du Gouvernement Ivoirien en une COPAL forte et dynamique tout en félicitant le Comité de restructuration pour le travail abattu.
A cet effet, une rencontre des membres de l’Alliance est prévue pour le mois de Novembre 2017 en Côte d’Ivoire.

Fait à Abidjan le 22 Septembre 2017…

21 septembre 2017

L’UIT et la FAO signent un accord de partenariat pour promouvoir l’innovation TIC dans l’agriculture

(Agence Ecofin) – L’Union internationale des télécommunications (UIT) et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) ont signé, le 20 septembre 2017, à New York, un protocole d’accord pour promouvoir l’innovation TIC dans l’agriculture. Les deux organisations internationales travailleront désormais de concert pour faciliter l’élaboration de politiques et de réglementations relatives à l’agriculture électronique (e-agriculture). L’objectif final de cette collaboration est un renforcement de la compétitivité nationale et régionale dans tous les pays, surtout les plus pauvres.

José Graziani da Silva (photo), le directeur général de la FAO, a déclaré que « les TIC ont un énorme potentiel pour soutenir le développement rural, accroître la résilience des familles rurales, améliorer l’accès des agriculteurs aux marchés et autres services, et autonomiser les femmes et les jeunes. Les TIC contribueront à faire en sorte que les populations rurales ne soient pas laissées de côté ».

En effet, avec les outils TIC, le téléphone mobile inclus, les populations rurales auront la possibilité de se détacher des schémas traditionnels de production hérités de leurs us et coutumes et améliorer leur rendement agricole et même leurs revenus. Elles pourront identifier les meilleurs intrants agricoles et leur lieu de commercialisation, accéder aux informations climatiques pour identifier les meilleures périodes pour cultiver et récolter, accéder aux meilleures pratiques agricoles pour accroître le volume de leurs cultures, identifier les points d’écoulement à même de leur garantir de bien meilleurs revenus financiers.

Pour la FAO, améliorer la production agricole grâce aux TIC cadre avec plusieurs points de l’agenda 2030 pour les objectifs de développement durable (ODD), notamment l’éradication de la pauvreté et la faim dans le monde.…

21 septembre 2017

Cacao : Le Ghana et la Côte d’Ivoire sollicitent un prêt de 1,2 milliard de dollars auprès de la BAD

(financialafrik.com) Le Ghana et la Côte d’Ivoire vont lancer conjointement un appel à la Banque africaine de développement (BAD) pour un prêt de 1,2 milliard de dollars.
Ledit prêt permettra d’établir des entrepôts et mettre en place des installations de fabrication de chocolat.
Selon le ministre ghanéen de l’Alimentation et de l’Agriculture, Owusu Afriyie Akoto qui s’adressait aux medias locaux, les appels ont été faits en réponse à la forte baisse du prix du cacao sur le marché mondial.
En effet, M. Akoto vient de rentrer d’une visite officielle en Côte d’Ivoire où il s’est entretenu avec la président Alassane Ouattara d’une coopération plus solide entre les deux pays d’Afrique de l’Ouest sur les questions touchant l’industrie du cacao.
Rappelons que les prix du cacao sur le marché international ont chuté au cours des neuf derniers mois, passant d’environ 3.000 dollars par tonne à environ 1.900 dollars par tonne.
Cette baisse des prix du cacao selon le ministre coûtait au Ghana et à la Côte d’Ivoire 2 milliards de dollars chaque année.
Il a noté que la décision de faire appel à la BAD était de permettre aux deux principaux producteurs de cacao du monde d’ajouter de la valeur à cette culture, d’encourager la consommation locale de chocolat et de réduire la dépendance excessive sur le marché international.

Par ndeye magatte kebe…

21 septembre 2017

Le FIRCA évoque un besoin de 32 milliards de FCFA pour lutter contre le swollen shoot sur cinq ans

(Agrici.net) Environ FCFA 32 milliards (€ 48,6 millions) seront nécessaires pour financer le nouveau programme d’intensification de lutte contre le swollen shoot au niveau national sur la période 2017-2022, a annoncé, hier à Gagnoa, le chargé de programmes au Fonds interprofessionnel pour la recherche et le conseil agricole (Firca), Issiaka Yaméogo. Un programme effectué en partenariat avec le Centre national de recherche agronomique (CNRA), l’Agence nationale d’appui au développement rural (Anader) et le Conseil café-cacao (CCC) qui a contribué FCFA 11 milliards à ce programme.

L’opération d’arracher et de replanter les superficies infectées, estimées à 100 000 ha, devrait être achevée en 2020, les deux autres années (2020-2022) devant être consacrées à l’inspection et à la vérification du travail réalisé.

Les actions de recherches portent sur les équipements, la formation des chercheurs, les actions de vulgarisation, l’intervention de l’Anader et les mesures d’accompagnement.

Le swollen shoot est une maladie virale du cacaoyer qui sévit de manière endémique dans les cacaoyères d’Afrique de l’Ouest, précise le CNRA Il a été observé pour la première fois au Ghana en 1922 et en Côte d’Ivoire en 1943. Une recrudescence de la maladie est constatée depuis 2003 dans le verger ivoirien. Le swollen shoot provoque la dégradation des cacaoyères, de fortes baisses de production de cacao, et la mortalité massive des cacaoyers.…

20 septembre 2017

Réunions du Conseil International du Cacao et de ses Organes subsidiaires à Abidjan

(AGRICI) Les réunions de la 96eme session du Conseil International du Cacao et de ses organes subsidiaires ont débuté Lundi 18 Septembre 2017 et se dérouleront jusqu’ au Vendredi 22 Septembre 2017. Ces réunions se tiendront au Radisson Blu Hotel à Abidjan. Les délégations accréditées de 44 pays membres sont arrivées à Abidjan le week-end passé avec les représentants des industries du cacao et du chocolat et de la société civile, pour participer à ces importantes réunions.

Les réunions ont débuté ce Lundi avec la réunion du Conseil Consultatif sur l’Économie Mondiale du Cacao. Le Conseil Consultatif sur l’Économie Mondiale du Cacao réunit les représentants de l’industrie et des gouvernements autour d’une même table pour discuter des questions stratégiques relatives au commerce du cacao et à la fabrication du chocolat. Le Dr Victor Iyama, président de la Fédération des Associations de Produits Agricoles du Nigeria (FACN) a présidé la dite réunion.

A l’ordre du jour, le Directeur exécutif de l’ICCO, le Dr Jean-Marc Anga a abordé, entre autres, les recommandations de la Plateforme Multipartite sur la baisse des prix du cacao qui s’est tenue à Bruxelles les 19 et 20 février 2017. Les membres du Conseil Consultatif ont recommandé à l’ICCO de jouer un rôle plus proéminent dans le renforcement de la collaboration et de la coordination entre les parties prenantes dans les chaînes de valeur. En outre, ils ont souligné la nécessité de trouver des solutions réalistes et à court terme pour soutenir les producteurs de cacao.

D’autres sujets, tel que la préparation de la quatrième Conférence Mondiale sur le cacao (WCC4) prévue à Berlin en Avril 2018, la conception d’indicateurs clés de performance pour suivre les progrès dans le secteur du cacao et les préparatifs du Symposium International sur la Recherche sur dans la cacaoculture (ISCR 2017) prévue en Novembre à Lima, Pérou ont aussi été abordé au cours de cette réunion.…

20 septembre 2017

Au Togo, un portemonnaie électronique, un projet de la BAD, remporte un franc succès auprès des agriculteurs

(afdb.org) L’agriculture au Togo, qui emploie 70 % de la population active et contribue pour près de 39 % au produit intérieur brut (PIB) du pays, occupe une place prépondérante dans l’économie togolaise.

Dans le cadre de sa politique de modernisation de l’agriculture, le gouvernement togolais a bénéficié des conseils de la Banque africaine de développement (BAD) pour créer un projet de portemonnaie électronique qui a transformé la vie de nombreux producteurs agricoles du pays.

« Le projet est une réussite que le gouvernement entend étendre au secteur de l’énergie, en vue de fournir des kits d’électricité solaire à la population rurale. Les Togolais sont si fiers du succès du portemonnaie électronique qu’ils ont remercié le président de la Banque africaine de développement (BAD), M. Adesina, d’avoir présenté l’initiative au chef de l’État », a déclaré Serge N’Guessan, représentant-résident de la BAD à Lomé.

Tout a commencé en novembre 2015 : lors de sa visite officielle à Lomé, le président du Togo, Faure Gnassingbé, a sollicité auprès du président de la BAD, Akinwumi Adesina, l’assistance et les conseils de son institution pour endiguer la corruption dans le secteur agricole au Togo. Il s’agissait alors d’aider le gouvernement togolais à optimiser la commercialisation des engrais subventionnés vendus aux agriculteurs, à travers l’introduction d’un mécanisme de téléphonie mobile. Il s’agissait surtout de s’inspirer d’une expérience similaire conduite au Nigeria quand Akinwumi Adesina y était ministre de l’Agriculture.

À cet effet, le Bureau national de la BAD au Togo (TGBO) et les Départements agriculture et agro-industries (OSAN) et celui de l’Afrique de l’Ouest de la BAD, ont pris les dispositions utiles pour mettre en relation la partie togolaise et le ministère fédéral nigérian chargé de l’agriculture. L’entreprise privée qui avait développé la solution électronique de distribution des engrais au Nigeria a été mise à contribution. Plusieurs périples entre Lomé, Abidjan et Abuja ont ensuite été effectués. Résultat : grâce à une parfaite collaboration avec les opérateurs de téléphonie mobile, le portemonnaie électronique agricole, baptisé « AgriPME », a été plus tard lancé par Togocelullaire et Moov.

AgriPME ambitionne désormais d’assurer l’efficacité dans la gestion de la subvention des engrais octroyée aux agriculteurs vulnérables, de sécuriser le versement des subventions, tout en le rendant plus simple et plus transparent. Le projet entend également assurer la traçabilité et l’opportunité du versement aux agriculteurs nécessiteux. AgriPME est par ailleurs un instrument permettant de connaître en temps réel l’état du marché ainsi que la disponibilité des stocks d’engrais dans le pays. Il permet aussi de renforcer l’implication du secteur privé et de favoriser la création d’emplois, et de recueillir un nombre important d’informations sur le secteur et ses spécificités (âge, sexe, localisation, superficie cultivable, semences choisies, etc.).

Des milliers de bénéficiaires

L’opération touchera les producteurs dans les 5 régions du Togo. Outre les quelque 150 000 producteurs vulnérables qui ont chacun bénéficié d’une subvention consistant en 3 sacs de 50 kg d’engrais, le projet a permis :

La réception d’engrais et l’augmentation de la productivité des céréales, …

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