latest article

11 juillet 2018

Le Conseil du Coton et de l’Anacarde offre des kits de réhabilitation des plantations denses d’anacardiers à l’ANADER

Songon, 10 juil (AIP)- Le Conseil du Coton et de l’Anacarde a procédé mardi à la remise de kits de réhabilitation des plantations denses d’anacardiers des braves exploitants agricoles à l’Agence nationale d’Appui au Developpement rural (ANADER) en vue d’améliorer le rendement des vergers, lors d’une cérémonie organisée à Abidjan.

Ces kits de réhabilitation des vergers denses sont composés de tronçonneuses, de sécateurs à deux mains, de pulvérisateur, de décamètre, de limes, de machettes, de masques, de gants en caoutchouc, de gants pour le tronçonnage, de bottes et des ensemble de travail bleu.

Le directeur général du Conseil du Coton et de l’Anacarde, Dr Adama Coulibaly espère que cette mise à disposition du matériel de réhabilitation des vergers denses d’anacardiers va contribuer à la réduction de la penebilité du travail des exploitants agricoles.

« Le Conseil du Coton et de l’Anacarde, avec l’appui technique et financier du projet d’appui au secteur agricole (PSAC), financé par la Banque mondiale, a acquis ce matériel pour rendre opérationnel les démonstrations dans les champs écoles du conseil agricole dédié dans l’ensemble des zones de production », a expliqué le directeur général du CCA, Dr Adama Coulibaly.

Le représentant du projet d’appui au secteur agricole en Côte d’Ivoire (PSAC), Felix N’Goran Yao, pour sa part, espère que ces équipements répondent au besoin des utilisateurs qui devront en prendre soin tout en souhaitant que ces kits de réhabilitation soient utilisés pour l’atteinte des objectifs dudit projet.

Quant au directeur général de l’Agence nationale d’appui au developpement rural (ANADER), Sidiki Cissé, il a remercié le Conseil du Coton et de l’Anacarde pour ce don tout en promettant d’en faire bon usage pour le développement de la filière anacarde.

Il a salué l’avènement du projet du Conseil agricole dédié aux producteurs d’anacarde, qui est à sa quatrième année de mise en oeuvre avec plus de 350 000 producteurs de noix de cajou formés aux bonnes pratiques agricoles à travers les champs écoles paysans, les parcelles de démonstration, les formations villages et les radios de proximité.

Les premières plantations d’anacardiers de la Côte d’Ivoire ont été créés dans les années 1959-1960 dans le double but de protéger les écosystèmes gravement affectés par la déforestation et de lutter contre les formes d’érosion, a t on appris.

(AIP)

tg/tm…

6 juillet 2018

L’ANADER FORME SES CADRES SUR LE MANAGEMENT ET LA QUALITÉ

Dans le cadre de la mise en œuvre de sa politique de formation et de renforcement des capacités de ses salariés, la Direction Générale de l’Agence Nationale d’Appui au Développement Rural (ANADER) a organisé une session de formation de son Comité de Direction sur le Système de Management et de la Qualité (SMQ).

Ainsi, le mercredi 04 juillet 2018, un cabinet d’experts ivoirien a entretenu les cadres de l’Agence sur le thème « Compréhension de la norme ISO 9001 version 2015 ».

En effet, depuis 2015, l’ANADER est animée par l’ambition de s’engager dans un processus de certification de ses services. D’abord engagée dans la version 2008, l’Agence entend reprendre le processus avec un niveau encore plus exigent qu’est la norme ISO 9001 version 2015. C’est pour partager les enjeux et surtout les exigences de ce projet que cette session s’est tenue avec la participation du Directeur Général, Dr Sidiki Cissé et de madame la Directrice Générale Adjointe, Nicole Aphing-Kouassi.

Les différents exposés des experts ont permis aux participants de comprendre l’intérêt de la certification, ses retombées et ont pu échanger avec les animateurs en vue d’apprécier tout le contour de la certification.
Il s’agit en fait pour l’ANADER, comme l’a expliqué son Directeur Général, d’éprouver ses méthodes et outils au service de ses clients en vue de garantir leur satisfaction. Certes, à travers des outils tel que le certificat de bonne exécution, les fiches d’évaluation entre autres qu’elle met à la disposition de ses partenaires en vue d’évaluer ses prestations, l’Agence envisage la mise en place d’un système basé sur des normes qui lui garantisse la satisfaction de ses partenaires et clients par le suivi-qualité à travers un suivi de l’expérience client.

Cette formation qui constitue une étape dans le processus ouvre ainsi la voie aux activités liées à la mise en place de son système qualité pour l’obtention de la certification ISO 9001 version 2015 pour l’ANADER.

Rappelons que la certification l’ISO ou International Standardization Organization encore appelée Organisation Internationale de Normalisation est une fédération de structures de normes présente dans 146 pays, dont la Côte d’Ivoire avec CODINORM. Cette fédération dont le siège est à Genève a élaboré Jusqu’en 2015, près de 22000 normes internationales et 1505 référentiels. La certification ISO 9001 version 2015 est la dernière norme en matière de qualité.…

4 juillet 2018

L’ETUDE D’ELABORATION DU PSD DE L’ANADER BIENTÔT LANCEE

Devenue société anonyme par décret présidentiel depuis 1998, l’Agence Nationale d’Appui au Développement Rural (ANADER) évolue dans un secteur agricole privé qui se révèle être de plus en plus concurrentiel. En vue d’assurer sa performance et sa pérennité, l’ANADER a élaboré un Plan Stratégique de Développement PSD (2009-2015) qui a été mis en œuvre dans un contexte d’instabilité socio-économique dû à la crise politique qu’a connu la Côte d’Ivoire.

Trois ans après le terme de ce plan, il paraît impérieux pour l’agence de faire le point et de se pencher sur l’avenir. Ainsi le 10 Juillet prochain, l’ANADER entend procéder au lancement officiel de l’étude pour l’élaboration de son nouveau Plan Stratégique de Développement qui couvrira la période 2019-2024.

L’élaboration de ce PSD permettra à l’Agence de se doter d’un cadre de référence qui prenne en compte les mutations intervenant dans le secteur ainsi que les nouvelles orientations issues des politiques nationales en matière d’agriculture et de développement rural. En outres, il s’agit pour l’ANADER de répondre au mieux aux attentes des producteurs et des partenaires et assurer ainsi son propre développement de manière pérenne.

Cette étude sera élaborée en 6 étapes.Elle impliquera la participation totale de tous les centres de responsabilité de l’Agence ainsi que ses partenaires.La Direction des Etudes et de la Consultance de l’ANADER à en charge le pilotage de ce projet sous la supervision de la Direction Générale Adjointe.…

2 juillet 2018

Lancement officielle de la distribution des véhicules MAN en Côte d’Ivoire

Vendredi 29 juin 2018 à eu lieu à Abidjan au siège du groupe BIA, la cérémonie de lancement de la distribution des véhicules MAN en Côte d’Ivoire en présence du Conseiller Technique du Ministre des Transports de Côte d’Ivoire et de l’ambassadeur d’Allemagne et du Premier Secrétaire de l’Ambassade du Royaume de Belgique.

Importateur & distributeur exclusif MAN en Côte d’Ivoire, BIA est représentant de plusieurs marques d’équipements premium . Ouvert à Abidjan en 2012, BIA Côte d’Ivoire propose à ses clients des machines de marques premium qui couvriront tous leurs besoins en vue de mener à bien leurs projets minier, carrier, forestier et de travaux publics. Le groupe propose également toute une gamme de services allant du project management au soutien logistique, en passant par un support technique et une aide au financement.

A cette occasion, une centaine de clients du domaine des mines, du transport et de la logistique ont été conviés, dont Mota-Engil qui y a reçu une clé symbolique représentant les premiers camions de ramassage à ordures MAN destinés à la ville d’Abidjan. La commande de 109 camions, type TGS-WW, 6*4 en 33 tonnes et TGM, 4*2 en 18 tonnes, coordonnée par le service Grands Comptes Internationaux de MAN marque ainsi le début d’une collaboration dynamique en Côte d’Ivoire.

La cérémonie a été marquée par plusieurs interventions dont celle de Monsieur Romain Bia, Directeur Général de BIA Côte d’Ivoire qui a affirmé que : « La gamme de camions industriels MAN complète parfaitement l’offre BIA actuelle. Les premières ventes de camions MAN en Côte d’Ivoire nous ont confirmé que ces camions sont parfaitement adaptés au marché ivoirien. Et les nombreux clients et prospects présents aujourd’hui témoignent de leur intérêt pour ces véhicules »

Quant à Monsieur Adel Lünz, Directeur Général du Centre Importateur Afrique du Nord, de l’Ouest, de l’Est et Centrale de MAN, il a lui-même indiqué : « Nous sommes très heureux d’avoir BIA comme importateur exclusif en Côte d’Ivoire et comptons sur le professionnalisme de ses équipes pour développer les ventes rapidement. Ce lancement est l’accomplissement d’un travail commun hors pair entre le Centre Importateur Afrique du Nord, de l’Ouest, de l’Est et Centrale de MAN et BIA. Nous sommes bien sûr impatients de promouvoir les ouvertures dans les six autres pays pour lesquels BIA est notre partenaire exclusif : le Cameroun, la République Démocratique du Congo, le Niger, le Tchad, la Guinée Equatoriale et la Centrafrique »

Rappelons que MAN Truck & Bus leaders européens dans le secteur du véhicule commercial et des solutions de transport avait engagé une politique d’expansion en Afrique, pour cela un partenariat avait été signé mi-septembre avec le Groupe Bia afin de fournir rapidement des camions robustes, adaptés aux conditions de terrain difficiles.

Il est aussi important de souligner que le groupe BIA est présent depuis plus de 116 ans dans le secteur des mines et des travaux publics en Europe et Afrique avec des implantations dans plus de 20 pays africains. Le groupe BIA est ainsi …

30 juin 2018

LA FAO FAIT LE POINT DE SES PROJETS A GAGNOA

Du 25 au 27 juin 2018, une délégation d’ambassadeurs de 7 pays et de l’Union Européenne a séjourné en Côte d’Ivoire pour se rendre compte des projets mis en œuvre par l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO).
L’agenda qui prévoyait des rencontres avec les Autorités en charge de l’Agriculture en Côte d’Ivoire et des visites de terrain a permis à leurs Excellences d’apprécier l’impact des projets sur les conditions de vie et de travail des bénéficiaires. Ainsi, arrivée dans la ville de Gagnoa le lundi 25 juin 2018, la délégation a été reçue par M. Anoh Angoratchi Noël, Secrétaire Général 1, représentant le Préfet de la région du Gôh, Préfet de Gagnoa.

Au cours de la séance de civilités, M. Da Sylva, Représentant Résident de l’Institution dans notre pays a indiqué que cette tournée visait à donner l’opportunité aux pays partenaires de la FAO de s’assurer que la politique et les orientations de l’Organisation sont bien mises en œuvre.

Et pour ce faire, des visites de terrains ont été effectuées en vue de rencontrer les bénéficiaires et les partenaires techniques au nombre desquels l’on compte l’Agence Nationale d’Appui au Développement Rural (ANADER).

En effet, l’ANADER s’est pleinement investie aux côtés de l’Organisation onusienne à travers 3 grands projets. Ce sont, la mise en place et l’encadrement de 10 exploitants dans la pisciculture, la formation et le suivi d’une dizaine de femmes en groupement pour les cultures maraichères (choux, gombo, concombre et haricot vert) avec des techniques éprouvées qui leur permettent d’accroître leur rendement et de réduire la pénibilité du travail. Enfin, la mise en place d’une parcelle de production de riz dont la FAO a assuré l’aménagement de 13 ha de bas-fond et fourni les matériels et équipements (semences, batteuses, motoculteurs, bâches, etc). Les bénéficiaires, visiblement motivés par ces appuis ont indiqué à leurs hôtes les activités conduites avec l’ANADER, notamment, le choix du Système de Riziculture Intensive (SRI) avec les bonnes pratiques agricoles enseignées. Cette méthode jugée plus productive avec un rendement de 5 à 7 tonnes de riz à l’hectare au lieu de 2.5 tonnes à l’hectare comme par le passé, se révèle également plus économique avec un besoin de 15 kg de semences à l’hectare au lieu de 80 kg/ha. Par ailleurs, le succès de ce projet rizicole se note au niveau de la qualité de la formation des acteurs par l’ANADER, ce qui a même fait naître un corps de métier : les repiqueurs. A 4500 F CFA/ha ce sont aujourd’hui des jeunes qui exercent cette activité qui constitue une véritable source de revenus pour eux.

Comme prévu dans son parcours, la délégation a visité deux unités de production de riz étuvé. En effet, 2 groupements de femmes de Gagnoa ont reçu l’appui du Fonds avec comme partenaire Africarice. Du fait de la qualité du produit mis sur le marché grâce à ces équipements modernes et à une formation pointue qu’ont suivi les bénéficiaires, le riz étuvé de Gagnoa connaît un réel succès, …

28 juin 2018

Tanger: Amélioration des cultures par l’utilisation de la biotechnologie

Tanger: Des experts africains débattent de l’amélioration des cultures par l’utilisation de l’induction de mutation et la biotechnologie.
Des chercheurs marocains et des experts en provenance de vingt pays africains se sont réunis, lundi à Tanger, pour débattre du projet RAF 5076 relatif à « l’amélioration des cultures par l’utilisation de l’induction de mutation et la biotechnologie », et ce en vue de renforcer le développement de l’agriculture africaine.

Intervenant lors de la cérémonie d’ouverture de la deuxième réunion de coordination sur ce projet, le chef du centre régional de la recherche agronomique de Tanger, Chentouf Mouad, a souligné l’importance de ce projet pour le continent africain, qui regorge un potentiel énorme et inexploité, et dans lequel l’agriculture est confrontée à des défis importants, dont la faible productivité, le changement climatique, la dégradation des ressources naturelles et la pénurie d’eau, notant l’impératif d’établir des programmes de recherche visant à produire des technologies devant promouvoir le développement durable en Afrique.

Dans ce contexte, le responsable a affirmé que ce projet vise à créer des variétés productives et adaptées au contexte africain, notant que l’amélioration des plantes constitue l’un des programmes les plus importants réalisés par l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), qui a contribué, au cours des cinquante dernières années, de manière significative au développement de l’agriculture marocaine, à travers la création et la diffusion des variétés améliorées en céréales, agrumes, oliviers, figuiers, amandiers, palmiers dattiers, légumineuses et oléagineux.

« Depuis la création de la station d’irradiation INRA à Tanger en 1995, l’induction de mutations a été utilisée dans de nombreux programmes de sélection végétale, tels que les lentilles, dattes, agrumes, carthame, colza et récemment vigne, arachide et fraise avec des résultats très importants, et ce en vue de promouvoir la création variétale, lutter contre les maladies des cultures et de contribuer au prolongement de la vie utile des produits agricoles « , a précisé M. Chentouf, relevant que les participants auront à effectuer une visite technique aux installations nationales et à prendre connaissance de l’utilisation de l’induction de la mutation des agrumes au niveau du Centre de Kénitra.

Dans une déclaration à la MAP, le coordonnateur national du projet du Bénin, Gandonou Christophe, a mis en exergue l’importance de ce projet pour tous les pays membres du programme, en raison de son rôle de premier ordre dans le développement de la biotechnologie et l’induction de mutation, avec l’appui de l’Agence internationale d’énergie atomique, et ce pour créer de nouvelles variétés pour l’ensemble des cultures en matière de résistance aux maladies et de tolérance au stress abiotique, tel que la sécheresse, la salinité et la pauvreté des sols.

Les activités de ce projet, a-t-il poursuivi, permettront aux pays participants de créer de nouvelles variétés, produire suffisamment de nourritures dans un contexte de changement climatique, et d’améliorer la productivité agricole.

« Le Maroc, qui a développé des programmes nationaux de création de variétés, a une grande expérience en matière de l’induction de mutation. Ainsi, ce programme vient appuyer ce que le …

28 juin 2018

Agriculture : La menace de la chenille légionnaire d’automne

Craignant pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Gabon et dans la sous-région de l’Afrique centrale, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le ministère gabonais de l’Agriculture envisagent de renforcer l’étude préliminaire sur l’impact de la chenille légionnaire d’automne (CLA) sur les cultures.
La sécurité alimentaire et nutritionnelle au Gabon, à l’instar d’autres pays de la sous-région de l’Afrique centrale, est menacée par l’invasion de la chenille légionnaire d’automne (Spodoptera frugiperda). Sur le plan national, cet insecte s’attaque principalement aux cultures de maïs et de canne à sucre. L’étude préliminaire effectuée en mars et avril 2018 a révélé une présence de ce ravageur estimée à 55% et un impact de 25% sur les plantations, en dehors de celles de la Sucaf. La FAO et le ministère de l’Agriculture, envisagent de préparer la veille ainsi que la riposte contre cette chenille capable de produire plus de 1000 œufs avec une capacité de dispersion de 100 km par nuit à l’âge adulte.

Alors que le gouvernement gabonais annonce «une étude plus approfondie» pour «affiner» l’étude financée par la FAO, une réunion d’information et de sensibilisation a été organisée à Libreville, le 22 juin dernier, qui s’adressait particulièrement aux partenaires techniques et financiers du Gabon. Il s’est agi de leur faire prendre conscience du danger encouru pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans le pays. Au cours de cette réunion, Biendi Maganga-Moussavou a présenté le plan d’action national pour la gestion de la CLA, tout en sollicitant l’appui des partenaires et bailleurs de fonds pour sa mise en œuvre effective.

Pour le ministre de l’Agriculture, endiguer le phénomène de la prolifération de la CLA dans le pays est plus que nécessaire, d’autant qu’il constitue un risque socio-économique.

«Le gouvernement accorde une grande place au développement de l’agriculture à travers ses chaînes de valeur et la production des cultures telles que le maïs, le riz et la canne à sucre dans son Plan de relance économique. D’où la nécessité pour nous de réagir le plus tôt possible pour endiguer ce risque qui menace notre ambition de parvenir à une autosuffisance alimentaire», a prévenu Biendi Maganga-Moussavou.

La FAO et le gouvernement gabonais ont élaboré un plan d’actions, dont la mise en œuvre s’articule autour de 7 axes : le déploiement d’un système de surveillance et d’alerte précoce de la CLA ; le renforcement des capacités des acteurs ; le soutien des actions efficaces de gestion durable de la CLA ; le développement des installations de soutien à la gestion de la CLA ; l’évaluation de l’incidence et de la gravité de l’infestation de la CLA ainsi que l’estimation des pertes ; la création d’une plateforme nationale fonctionnelle de coordination sur la CLA et la mobilisation des ressources nécessaires pour la coordination et la gestion de la CLA au niveau national.
(source Gabon review)…

27 juin 2018

MAROC : DES EXPERTS AFRICAINS DÉBATTENT DE L’AMÉLIORATION DES CULTURES PAR L’UTILISATION DE L’INDUCTION DE MUTATION ET LA BIOTECHNOLOGIE

Des chercheurs marocains et des experts en provenance de vingt pays africains se sont réunis, lundi à Tanger, pour débattre du projet RAF 5076 relatif à « l’amélioration des cultures par l’utilisation de l’induction de mutation et la biotechnologie », et ce en vue de renforcer le développement de l’agriculture africaine.

Intervenant lors de la cérémonie d’ouverture de la deuxième réunion de coordination sur ce projet, le chef du centre régional de la recherche agronomique de Tanger, Chentouf Mouad, a souligné l’importance de ce projet pour le continent africain, qui regorge un potentiel énorme et inexploité, et dans lequel l’agriculture est confrontée à des défis importants, dont la faible productivité, le changement climatique, la dégradation des ressources naturelles et la pénurie d’eau, notant l’impératif d’établir des programmes de recherche visant à produire des technologies devant promouvoir le développement durable en Afrique.

Dans ce contexte, le responsable a affirmé que ce projet vise à créer des variétés productives et adaptées au contexte africain, notant que l’amélioration des plantes constitue l’un des programmes les plus importants réalisés par l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), qui a contribué, au cours des cinquante dernières années, de manière significative au développement de l’agriculture marocaine, à travers la création et la diffusion des variétés améliorées en céréales, agrumes, oliviers, figuiers, amandiers, palmiers dattiers, légumineuses et oléagineux.

« Depuis la création de la station d’irradiation INRA à Tanger en 1995, l’induction de mutations a été utilisée dans de nombreux programmes de sélection végétale, tels que les lentilles, dattes, agrumes, carthame, colza et récemment vigne, arachide et fraise avec des résultats très importants, et ce en vue de promouvoir la création variétale, lutter contre les maladies des cultures et de contribuer au prolongement de la vie utile des produits agricoles « , a précisé M. Chentouf, relevant que les participants auront à effectuer une visite technique aux installations nationales et à prendre connaissance de l’utilisation de l’induction de la mutation des agrumes au niveau du Centre de Kénitra.

Dans une déclaration à la MAP, le coordonnateur national du projet du Bénin, Gandonou Christophe, a mis en exergue l’importance de ce projet pour tous les pays membres du programme, en raison de son rôle de premier ordre dans le développement de la biotechnologie et l’induction de mutation, avec l’appui de l’Agence internationale d’énergie atomique, et ce pour créer de nouvelles variétés pour l’ensemble des cultures en matière de résistance aux maladies et de tolérance au stress abiotique, tel que la sécheresse, la salinité et la pauvreté des sols.

Les activités de ce projet, a-t-il poursuivi, permettront aux pays participants de créer de nouvelles variétés, produire suffisamment de nourritures dans un contexte de changement climatique, et d’améliorer la productivité agricole.

« Le Maroc, qui a développé des programmes nationaux de création de variétés, a une grande expérience en matière de l’induction de mutation. Ainsi, ce programme vient appuyer ce que le Royaume faisait déjà pour donner une grande visibilité aux réalisations et permettre aux autres pays africains de profiter …

27 juin 2018

La 4ème révolution industrielle : une chance pour l’Afrique !

Alors que l’Afrique a connu une forte croissance économique pendant près de deux décennies, le rythme de son industrialisation n’a pas été proportionnel. En moyenne, l’industrie africaine génère 700 USD de PIB par habitant, soit moins d’un tiers qu’en Amérique latine (2 500 USD) et à peine un cinquième de l’Asie de l’Est (3 400 USD). Pourquoi une telle situation ?

Des allures de coquille vide

Rappelons par ailleurs que les exportations africaines sont constituées de produits de faible technologie et de matières premières non transformées, représentant plus de 80% des exportations dans de nombreuses économies, même parmi les plus importantes du continent. L’Afrique ne produit encore que 1,9% de la valeur ajoutée mondiale dans l’industrie manufacturière, une part qui n’a pas augmentée depuis des décennies malgré la résilience économique mise en évidence par les performances du PIB.

C’est pourquoi il faut modérer notre enthousiasme quand nous évoquons exagérément un « bond en avant ». On ne peu décemment pas parler de « bond en avant » quand le bond se limite à l’accès aux nouvelles technologies sans avoir maîtrisé les anciennes. Le capital humain fait toujours défaut et il reste à acquérir les compétences qui ne peuvent pas être greffées. Toute technologie a besoin d’une main-d’œuvre humaine intelligente et bien formée.

L’industrialisation de l’Afrique : un enjeu mondial

L’industrialisation de l’Afrique est un enjeu important, un deal gagnant-gagnant pour le monde entier. Elle contribuerait à accroître la productivité en stimulant le progrès technologique et l’innovation tout en créant des emplois plus qualifiés dans le secteur formel. L’industrialisation de l’Afrique favoriserait également l’intégration entre les secteurs des services et de l’agriculture, entre les économies rurales et urbaines, et entre les industries de consommation, et celles des biens intermédiaires et des biens d’équipement. Elle rendrait également les prix des produits manufacturés moins volatils et moins susceptibles de se détériorer à long terme, sans oublier qu’elle aiderait également les pays africains à mettre fin à leur dépendance vis-à-vis des exportations de matières premières. Un continent africain économiquement développé serait une véritable bénédiction pour la paix mondiale: ça réduirait le nombre de conflits et l’ampleur des migrations illégales dans le monde.

Le pouvoir des NTIC

La 4ème révolution industrielle pourrait bien être en Afrique et elle entrainerait de grandes opportunités. De nombreux pays africains s’approprient rapidement les innovations et utilisent les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) pour fournir des services publics et favoriser l’inclusion dans les processus de prise de décision. Des entrepreneurs africains bien connus et respectés sont en tête de pelotons aux côtés de grandes entreprises et marques multinationales. De plus, une nouvelle vague de jeunes entrepreneurs africains lancent des startups fructueuses sur des plateformes numériques dans plusieurs secteurs d’activités et stimulent le commerce électronique sur le continent. Pourtant, les gains de productivité et de croissance économique restent limités. Alors que l’Internet contribue en moyenne à 3,7% du PIB dans de nombreuses économies avancées, il ne contribue qu’à 1,1% du PIB africain, selon l’Internet Society. Cela signifie …

26 juin 2018

Tanzanie : le district de Handeni accueillera une usine de transformation de manioc de 10 millions $

En Tanzanie, le district de Handeni, situé dans la région de Tanga, verra la construction d’une usine de transformation de manioc, en vertu d’un accord signé entre les autorités du district et la Kanton Investment Company, une entreprise chinoise.

Selon les précisions du Centre tanzanien des investissements (TIC), rapportées par Daily News, l’infrastructure coûtera 10 millions $ et sera dotée d’une capacité journalière de traitement de 200 tonnes de manioc.

Au-delà de l’activité de transformation, ce projet devrait permettre de renforcer la capacité des producteurs, grâce à une formation aux techniques appropriées de culture, a expliqué John Rwehumbiza, directeur exécutif de la Kanton Investment Company.

Cette aventure chinoise dans le segment de la transformation de manioc n’est pas la première du genre en Tanzanie. En janvier 2017, le groupe chinois Epoch Agriculture avait signé un accord de partenariat de 1 milliard $ en vue de la commercialisation de la production et de la transformation du manioc dans le pays.

La Tanzanie produit environ 5,4 millions de tonnes de manioc par an et fait partie du top 10 des principaux fournisseurs de la fécule, sur le continent africain.
(source agence ecofin)…

Translate »
Newsletter Powered By : XYZScripts.com