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15 janvier 2018

Que va changer le PNIA 2 ?

15 Jan (abidjan.net) – La Côte d’Ivoire souhaite que son agriculture joue un rôle majeur dans le développement économique et social du pays. Dans la lignée de son devancier, le nouveau Programme national d’investissement agricole entend contribuer efficacement à l’atteinte de cet objectif.

Assurer la sécurité alimentaire sur toute l’étendue du territoire ivoirien. Relancer la croissance agricole et atteindre un taux de croissance de 9%. Stimuler le tissu agro-industriel et favoriser la transformation locale d’au moins 50% des produits agricoles. Réduire la pauvreté de 50 à 15% en milieu rural. Créer 2,4 millions d’emplois dans le secteur agricole en Côte d’Ivoire… Tels étaient les principaux objectifs assignés au Programme national d’investissement agricole (PNIA 1) sur la période 2012-2017. Ce programme, dont la mise en œuvre était évaluée est de à 2040,50 milliards FCFA, constituait le cadre de référence pour la réalisation, de façon cohérente, des investissements dans le secteur agricole. À l’heure du bilan, que retenir ? Le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Mamadou Coulibaly Sangafowa, se dit satisfait. Le PNIA I a favorisé une croissance de 6% du secteur agricole ivoirien, ce qui a favorisé un accroissement du revenu des agriculteurs, réduisant ainsi la pauvreté en milieu rural, souligne-t-on.

Quelques bémols
Toutefois, des difficultés ont été relevées dans le financement du programme. Entre les intentions et l’effectivité des sommes allouées, le fossé est grand. En cause également, l’accès limité à des terrains viabilisés, des procédures parfois longues et coûteuses d’acquisition des titres fonciers, l’accès limité aux produits et services financiers, etc. D’ailleurs peut-on parler de sécurité alimentaire aujourd’hui en Côte d’Ivoire ? Les observateurs sont unanimes à reconnaître que des avancées significatives ont été enregistrées au niveau de la production agricole, mais les défis restent importants, à l’image du riz. Alors que la Côte d’Ivoire dispose d’atouts naturels pour s’auto-suffire dans cette denrée, le pays continue d’exporter presque la moitié de sa consommation nationale. Les prix des produits alimentaires sont toujours jugés onéreux sur le marché. Quant à la transformation locale de nos productions agricoles, elle est encore loin des objectifs que le pays s’est assigné, à l’exemple du cacao, de l’anacarde. Conséquence : les planteurs, particulièrement, continuent de subir la chute drastique des cours mondiaux des matières premières. Ceux des filières cacao et hévéa peuvent mieux en témoigner. Ce sont autant de bémols à apporter à la partition agricole ivoirienne.

Une logique de valeur ajoutée
Le PNIA 2 permettra-t-il de relever tous ces défis ? En tout cas, le ministre Coulibaly Sangafowa se veut rassurant. En effet, le nouveau programme aspire à une agriculture ivoirienne durable, compétitive et créatrice de richesses soutenues et équitablement partagées. Élaboré en ligne avec le PNIA 1, il reste l’unique cadre harmonisé de l’ensemble des interventions dans le secteur agricole. Il couvre les sous-secteurs de l’élevage, de l’agriculture, de la pêche, de l’aquaculture, de la gestion de l’environnement, des questions de sécurité alimentaire et nutritionnelle, ainsi que des problématiques de développement rural et de résilience des populations. À cet égard, la

11 janvier 2018

Afrique de l’Ouest : 5 pays peaufinent la promotion de l’agriculture climato-intelligente

11 Jan. (French.china.org.cn) – Cinq pays -Bénin, Burkina Faso, Ghana, Niger et Togo- peaufinent à Lomé la mise en place du fonds de financement d’un projet de promotion de l’agriculture climato-intelligente en Afrique de l’Ouest, a-t-on constaté mercredi sur place.

Une rencontre d’experts a été organisée mardi et mercredi dans la capitale togolaise, avec la collaboration de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), l’Agence régionale pour l’agriculture et l’alimentation de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).

Le projet de promotion de l’agriculture climato-intelligente dans les quinze pays de la CEDEAO est estimé à 14 millions de dollars qui seront mobilisés sous formes de don.

Il vise à “diffuser les techniques adaptées aux changements climatiques” dans l’espace CEDEAO et devrait aider les pays à “régler de façon judicieuse” les problèmes climatiques et agricoles, selon des sources proches de la rencontre.

En fait, le projet aidera à réduire la vulnérabilité du secteur agricole aux risques climatiques dans les pays de cette partie de l’Afrique.

On indique, plus précisément, que la réduction de la vulnérabilité de ces pays se fera à travers la mise à l’échelle des meilleures pratiques dans le domaine de la gestion des sols, de l’eau, de la transhumance et des services climatologiques.

La promotion d’une agriculture climato-intelligente est présentée comme un coup de pouce majeur potentiel à la croissance inclusive et à la sécurité alimentaire ainsi qu’à la mobilisation de ressources concessionnelles auprès des mécanismes financiers de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC).

“Si le climat va mal, l’agriculture va mal. C’est pour cela que ce projet pouvait aider l’agriculture à s’adapter à tout ce qui se passe au niveau de l’environnement”, a expliqué André Johnson, le ministre togolais de l’Environnement et des Ressources forestières.

Dans l’espace CEDEAO, la pratique de l’agriculture se fait pour la plupart au rythme des saisons pluvieuses qui sont de plus en plus perturbées par le changement climatique. On relève également que certaines pratiques agricoles séculaires dans des pays de la région ont des effets néfastes sur le climat.

A cet effet, M. Johnson a indiqué qu’il “faudrait une prise de conscience de la part des agriculteurs, des paysans”.

Pour rappel, les chefs d’Etat de la CEDEAO et de l’UEMOA ont opté, en juin 2015 à Bamako au Mali, pour la promotion de l’agriculture climato-intelligente en Afrique de l’Ouest. Ce choix est inscrit dans le Plan stratégique et la Stratégie environnement et climat 2015-2019 de la BOAD, l’une des institutions financières de premier plan en Afrique de l’Ouest.…

11 janvier 2018

L’avenir du café africain pourrait se jouer sur le marché de la spécialité (expert)

11 Jan (Agence Ecofin) – Dans un contexte de marché de plus en plus spéculatif et en proie à de nombreux facteurs qui font osciller les prix, l’Afrique gagnerait à mieux se positionner sur le marché des cafés de spécialité. C’est ce qu’a confié, à l’Agence Ecofin, Edward George, directeur de la recherche du groupe Ecobank.

Pour l’expert, cette orientation sur un segment qui ne représente que 10% de la production mondiale est cruciale, dans la mesure où, d’une part, le continent africain ne peut plus rivaliser en matière de volumes sur le marché des cafés de masse, la faute à une productivité déclinante, ces dernières décennies.

En effet, si le continent s’est affirmé dans les années 70, comme l’une des principales régions de production de la fève avec des pays comme l’Ethiopie, la Côte d’Ivoire et l’Ouganda, il a depuis été surclassé par le Brésil qui produisait cinq fois moins qu’aujourd’hui, et le Vietnam qui ne représentait qu’un fournisseur marginal de la matière première. Ces deux pays assurent désormais plus de la moitié de la production mondiale, soit 82,8 millions de sacs sur un total de 160,5 millions de sacs en 2016/2017.

D’autre part, l’intérêt du segment de la spécialité réside dans le fait qu’il est plus rémunérateur du fait de la qualité supérieure, comparativement au marché des cafés de masse dont les cours sont déterminés par l’offre et la demande.

« Les producteurs africains de café doivent surtout penser au prix qui peut être obtenu sur le marché du café de spécialité et ils doivent développer leurs propres marques et leurs cafés d’origine. L’enjeu pour l’Afrique va bien au-delà de la question des cours mondiaux de café. Il s’agit, pour le continent africain, d’occuper dans la chaîne de valeur mondiale du café, la place qui lui convient le mieux », explique Edward George.

Concernant l’état actuel du marché africain du café de spécialité, si la production en est dominée par l’Ethiopie en matière de volume, ce sont les pays comme la Tanzanie et le Kenya qui acheminent le gros de leur stock vers plus de destinations, le pays des Négus consommant une partie de sa récolte et exportant uniquement vers l’Arabie Saoudite.

Dans la région ouest-africaine où la majorité de la production est assurée par la Côte d’Ivoire, une grande partie du stock est dirigée vers des marchés de niche du côté de la Méditerranée. « Le café ivoirien est particulièrement populaire en Algérie, Tunisie, Italie et Espagne, des pays qui absorbent environ 80% de la récolte », estime l’expert.

Pour ce qui est des tendances pour l’année 2017/2018, celles-ci s’annoncent optimistes. « Je pense qu’il y aura de plus en plus d’investissements dans les cafés de spécialité à travers toute l’Afrique. Il peut s’agir du café produit dans une zone spécifique, du café de très haute qualité, du café certifié ou du café ayant un goût particulier qui peut permettre d’ajouter de la valeur », indique l’expert.…

10 janvier 2018

En Côte d’Ivoire, le CCC a revendu 100 000 t de contrats de cacao en risque de défaut

10 Jan. (Commodafrica) – Le Conseil du café-cacao (CCC) en Côte d’Ivoire a revendu fin décembre pour 100 000 tonnes (t) de contrats d’exportation de cacao qui risquaient d’être en défaut, a souligné hier des responsables du Conseil et des exportateurs, rapporte Reuters. Sucre et Denrées, Olam, Cargill et Barry Callebaut les auraient rachetées.

D’autres ventes pourraient avoir lieu, a précisé le responsable qui a préféré gardé l’anonymat. Mais sur quels volumes ? L’année dernière, le CCC avait dû revendre pour 350 000 t de contrats, ce qui aurait coûté au CCC la bagatelle de FCF 200 milliards (€ 355 millions). Cette année, cela ne devrait pas dépasser les 130 000 t, estiment deux exportateurs interrogés par Reuters, sans compter les 30 000 t détenus par un petit exportateur local et qui devrait revenir sur le marché en février.

Rappelons que des exportateurs et des traders ont déjà fait part de leurs préoccupations de voir une nouvelle situation de défaut surgir. Les cours mondiaux du cacao demeurent déprimés et on sent une lassitude chez les banquiers à prêter aux exportateurs.…

9 janvier 2018

Dépasser la Révolution Verte dans la nouvelle ère de la faim en Afrique

9 Jan. (Seppi.over-blog.com) – Un quart des personnes souffrant de la faim dans le monde vivent en Afrique subsaharienne et leur nombre augmente. Entre 2015 et 2016, le nombre de ces personnes – en détresse et incapables d’accéder à suffisamment de calories pour mener une vie saine et productive – est passé de 20,8 % à 22,7 % de la population subsaharienne entre 2015 et 2016. Le nombre de personnes sous-alimentées a crû de 200 à 224 millions sur une population totale de 1,2 milliard.

Les conflits, la pauvreté, les perturbations environnementales et une population croissante, tout cela contribue à l’incapacité de la région à se nourrir.

Pour lutter contre la faim, le continent doit trouver de nouvelles approches, intégrées. Ces approches – discutées lors d’une conférence récente à Harvard – doivent augmenter le rendement des cultures, améliorer le contenu nutritionnel des régimes alimentaires, améliorer la santé des gens et promouvoir la durabilité.

Cela peut sembler une tâche gigantesque, peut-être insurmontable. Mais l’Afrique peut apprendre des expériences de la Révolution Verte, mises en mouvement par les États-Unis dans les années 1960. L’initiative a été lancée en réponse aux grandes famines et crises alimentaires des années 1940 et 1950. Ce fut une opération complexe qui démontre le pouvoir de la science, de la technologie et de l’esprit d’entreprise dans la réponse aux défis mondiaux.

On estime que la Révolution Verte a sauvé jusqu’à un milliard de personnes de la famine. L’Afrique doit mettre en place sa propre version si elle veut aider à sauver sa population de la faim. Ses leçons sont instructives en raison de la nécessité d’aborder la crise de la faim comme un problème complexe – et pas seulement comme l’augmentation des rendements des cultures ou de la production alimentaire globale.

Le modèle de la Révolution Verte

La géopolitique a été le principal moteur de la Révolution Verte. Les États-Unis et l’Union Soviétique étaient enfermés dans la Guerre Froide. Lire la suite sur Seppi.over-blog.com

3 janvier 2018

Un bilan 2017 satisfaisant pour la Côte d’Ivoire, malgré le prix du cacao

3 Jan. (Commodafrica) – En Côte d’Ivoire, l’année 2017 a été marquée notamment par la dépréciation du prix du cacao sur le marché international, faisant perdre plus de FCFA 400 milliards (€ 608 millions) au budget de l’Etat. A ceci se sont greffés notamment les revendications sociales et les engagements pris par le gouvernement vis-à-vis des soldats entrés en mutinerie au début d’année, ce qui a obligé le gouvernement à revoir ses estimations de croissance qui serait de 8,5% contre 8,9% initialement anticipé, souligne AIP. Les dépenses d’investissement ont été également réduites, passant de FCFA 1924,7 milliards (€ 2,9 milliards) à FCFA 1746,9 milliards (€ 2,6 milliards), soit une baisse de 177,8 milliards (€ 270,2 milliards), environ 9,24%.

Ceci dit, la croissance demeure à des niveaux élevés, notamment en tenant compte de la croissance démographique qui est d’environ 2,5%. Aussi le gouvernement ne remet-il nullement en cause d’importants projets ayant un impact direct ou indirect sur le monde agricole.

Le Sara fut un succès

S’agissant de l’agriculture, rappelons que la Banque africaine de développement (BAD) et la Côte d’Ivoire ont signé le 17 février des accords de financement d’une valeur totale de FCFA 70 milliards (€ 107 millions) destinés à appuyer trois projets agricoles ayant pour objectif global la modernisation de l’agriculture ivoirienne (lire nos informations, notamment : FCFA 70 milliards pour le pôle agro du Bélier en Côte d’Ivoire FCFA 3,8 milliards de la BAD pour le foncier en Côte d’Ivoire  ;  La BAD et la Côte d’Ivoire mettent le cap sur les jeunes dans l’agriculture 

D’autre part, Abidjan a abrité la 4ème édition du Salon international de l’agriculture et des ressources animales d’Abidjan (Sara), du 17 au 26 novembre, avec pour thématique la “Transformation structurelle de l’économie agricole face aux changements climatiques” (lire nos informations). Le Sara 2017, qui a accueilli 718 exposants contre 607 en 2015, avec plus de 300 000 visiteurs, a permis de mobiliser des ressources pour le financement du Programme national d’investissement agricole deuxième génération (PNIA 2 ; 2018-2025) : des engagements de l’ordre de FCFA 1 665,668 milliards ont été enregistrés pour un démarrage de l’exécution de la première tranche du PNIA 2 en 2018, sur la période 2018-2020.

Le coût global du PNIA 2 est de FCFA 11 905 milliards dont FCFA 4325 milliards attendus des partenaires techniques et financiers, et du secteur privé.

L’indispensable infrastructures routière se développe

Impactant indirectement le monde agricole, un certain nombre de projets d’infrastructures va de l’avant. Ainsi, récapitule l’agence de presse, la nouvelle route Adzopé-Yakassé-Attobrou (25 km ; FCFA 14,5 milliards) enregistre un avancement global de quelque 20% ; l’axe Akoupé-Kotobi-Bongouanou (58 km ; FCFA 23 milliards), qui fait l’objet d’une réhabilitation, est réalisé à 30% ; le bitumage de la route Divo-Guitry-Côtière (76 km ; FCFA 61,979 milliards), qui dessert  une zone riche en productions agricoles de rente et de cultures vivrières, ainsi que le renforcement de la Nationale A2 constitué par les tronçons PK109 de l’autoroute du …

3 janvier 2018

Pourquoi faut-il à tout prix comprendre les conséquences du changement climatique sur la pêche en Afrique et agir rapidement ?

3 Janvier (Vivafrik.com) – L’impact du changement climatique sur l’hydrologie, les ressources naturelles et les différents secteurs de l’économie –  allant de l’agriculture au transport, en passant par l’énergie – est depuis longtemps un sujet de recherche et de débat. Mais ses effets sur la pêche, un des principaux secteurs d’activité en Afrique et qui fait vivre de nombreux africains, sont souvent moins bien compris.

Que sait-on des conséquences du changement climatique sur la pêche ?

L’augmentation de la température de l’océan causée par le changement climatique, oblige les poissons à migrer des zones équatoriales vers des zones plus froides, et entraîne aussi une diminution de leur taille. Ce phénomène de réchauffement agit également sur la quantité des réserves halieutiques, leur flux migratoire et leur taux de mortalité.

En Afrique de l’Est, le réchauffement de l’océan a déjà détruit une bonne partie des récifs coralliens qui abritaient certaines espèces et a considérablement réduit les stocks de poissons. Dans quelques pays d’Afrique de l’Ouest, comme la Sierra Leone, l’élévation du niveau de la mer a provoqué des inondations dans les villes et villages du littoral, exposant davantage les populations déjà très vulnérables.

Selon un scénario de fortes émissions de CO2, on estime que d’ici à 2050, les prises de la pêche diminueront de 7,7% à l’échelle de la planète à cause du changement climatique, entraînant ainsi une baisse de 10,4% des revenus liés à ce secteur (Lam, Cheung, Reygondeau, Sumaila, 2016).

Cette baisse pourrait atteindre 26 % en Afrique de l’Ouest et encore plus dans les pays plus proches de l’Équateur : 53 % au Nigéria, 56 % en Côte d’Ivoire et 60 % au Ghana.

Pourquoi s’intéresse-t-on particulièrement à l’Afrique ?

En Afrique, le poisson est un des principaux aliments et souvent la principale source de protéines. C’est pour cette raison qu’il est urgent d’intervenir sur ce continent pour changer ces pronostics alarmants.

Les poissons et leurs dérivés représentent 18 % de la consommation de protéines animales des africains (selon les données de la Banque mondiale). L’Afrique produit actuellement un peu plus de 9 millions de tonnes de poissons et de produits dérivés par an, soit 5% de la production mondiale.

Un chiffre pourtant insuffisant pour répondre à la demande domestique croissante, ce qui oblige le continent à dépendre des importations. Lire la suite sur Vivafrik.com

28 décembre 2017

Agriculture: Plus de 70% de l’alimentation assurée par la production nationale

28 Déc. (Eldjazairmag) – L’Algérie assure plus de 70% de son alimentation par la production nationale, et le défi consiste à cibler les filières stratégiques pour faire face aux besoins alimentaires de base de la population, réduire les importations et relancer les exportations, a indiqué mardi à Alger un haut responsable de ministère de l’Agriculture.

« Aujourd’hui, l’Algérie assure plus de 70% de son alimentation par la production nationale. Elle dégage aussi des excédents pour certains produits qui lui permettent d’être présente sur le marché international dont les dattes, huile d’olive, produits maraîchers, pomme de terre et fruits », a précisé le secrétaire général au ministère de l’Agriculture, du développement rural et de la pêche, Belkacem Chadi, lors d’un panel sur l’agriculture et l’agroalimentaire organisé en marge de la 26ème Foire de la production algérienne.

Selon lui, les réformes engagées par son ministère durant les deux dernières décennies, dans le cadre des différents programmes quinquennaux de relance de la croissance économique, ont permis au secteur de réaliser des résultats « très encourageants ».

Dans sa présentation du bilan de réalisation de secteur depuis 2000 jusqu’à 2016, il a relevé que la production des céréales est passée de 9,3 millions de quintaux (Mq) en 2000 à 34,3 Mq en 2016, en hausse de 268%.

La production nationale en blé dur est passée de 4,86 Mq à 19,3 Mq (+298%), alors que celle du blé tendre a enregistré une hausse de 83% en passant de 2,7 Mq à 5,02 Mq.

S’agissant de la tomate destinée à la transformation industrielle, sa production est passée de 4,7 Mq à 12,3 Mq (+160%), tandis que pour le maraîchage, sa production est passée de 33,08 Mq à 131,03 Mq.

Quant à la pomme de terre, sa production est passée de 12,07 Mq à 47,8 Mq entre les deux périodes de comparaison, alors que les dattes ont enregistré une hausse de 182% en passant de 3,6 Mq à 10,2 Mq.

 Les viandes ont aussi enregistré une hausse dans leur production en passant de 2,5 Mq à 5,3 Mq (+114%), tandis que les viandes blanches ont atteint 5,1 Mq en 2016 contre 1,9 Mq en 2000.

Pour le lait, il a été produit 3,5 millions de litres en 2016 contre 1,5 millions de litres en 2000 (+127%).

D’autres produits ont également enregistré des hausses en matière de production: les œufs (+231%), l’avoine (+783%), les fourrages (+987%), les légumes secs (+241%), le tabac (+38%), les oignons (+383%) et la viticulture (+180%).

Néanmoins, a-t-il préconisé, cette dynamique de production doit être consolidée par le renforcement des capacités de transformation, de conservation et de stockage sous froid des produits agricoles notamment pour les fruits et légumes.

Aussi, l’amélioration du fonctionnement des circuits de distributions des produits agricoles et alimentaires, a-t-il insisté, doit être encadrée par une organisation interprofessionnelle efficace des filières et par l’avènement de la grande distribution moderne qui devrait induire une transformation positive de toutes les chaînes de valeur des filières agricoles et agro-industrielles. Eldjazairmag.com

22 décembre 2017

COTON/ LE CONSEIL COTON ANACARDE SIGNE DES CONVENTIONS AVEC LES SOCIETES COTONNIERES DANS LE CADRE DU ZONAGE DE LA FILIERE

22 Déc. (agrici.net) – Le 28 Décembre 2016, une loi concernant le le zonage agro-industriel dans la filière coton a été adoptée. Suite à cela le gouvernement ivoirien a institué le zonage dans le bassin cotonnier en constituant 18 zones exclusives d’activités.

C’est dans le cadre de la mise en œuvre officielle du zonage 1 an après son adoption par le Gouvernement Ivoirien que le Conseil du Coton et de l’Anacarde a procédé à une signature de conventions avec les différentes sociétés cotonnières ce vendredi 22 Décembre à Abidjan Plateau.

Les parties prenantes de ce contrat sont bien entendu le Conseil du Coton et de l’Anacarde d’une part et d’autre part les sociétés cotonnières, entre autre CIDT, IVOIRE COTON, COIC, SECO, SICOSA 2.0 et GLOBAL COTTTON.Signature-DG-CCA-DG-IVOIRE-COTON

Dans ces dits, le Dr Adama COULIBALY, DG du Conseil Coton Anacarde s’est avoué satisfait de voir l’aboutissement de cette initiative qui selon lui va contribuer au bien-être des populations.

« C’est un processus qui nous permettra d’organiser la filière », a souligné Jean-François TOURE, Représentant du Président de l’APROCOT.

Silué Kassoum, DG de la Fédération des producteurs de Coton, a tenu à remercier le Gouvernement Ivoirien et le Conseil Coton Anacarde d’avoir ramener à nouveau le zonage dans la filière et il a exhorté aux différents acteurs de jouer véritablement leur rôle pour une bonne mise ne œuvre.

Zonage

Quant au PCA du Conseil Coton Anacarde, M. Mamadou BAMBA, « Le zonage est la seule manière de rendre notre filière compétitive », et vus les tensions qu’ont suscités ce changement dans la filière, la mise en œuvre du zonage est un processus qui va se parfaire au fil du temps.

Notons que la signature de la convention précise les droits et obligations des parties ( L’Etat est représenté par le Conseil Coton Anacarde et chaque société cotonnière) et elle est conclue pour une durée de 7ans, renouvelable.

 …

20 décembre 2017

Le dynamisme du tourisme agricole

20 Déc. (Commodafrica.com) – Dans nombre de pays, une association étroite entre cultures agricoles et tourisme se développe. En Europe, notamment en France, les routes du fromage et du vin existent de longue date. En Afrique du Sud, 93% des Américains se rendant dans le Western Cape le font pour visiter les domaines viticoles et déguster. Le Kenya et la Tanzanie, deux pays très connus pour leurs safaris animaliers, développent des produits touristiques autour du café. L’Arusha Coffee Lodge permet de séjourner sur une plantation de café, de la visiter et de faire un “cupping” -une dégustation- du café tout de suite après avoir récoltés et torréfiés sur place les grains. Le Kenya développe aussi ses produits autour du thé, comme le fait de longue date le Sri Lanka ou l’Inde.

La semaine dernière, aux Philippines, qui a pour originalité de cultiver les trois variétés de cacao -criollo, forasteros, trinitarios, l’Association de l’industrie du cacao a organisé une conférence, le Kakao Konek 2017, où le tourisme cacaoyer a été mis en avant par la sénatrice Cynthia Villar ; cette dernière est à l’origine du “Farm Tourism Development Act“. Rappelons que les chocolats fabriqués sur la ferme de 12 ha à Malagos, près de Davao City, ont reçu de nombreuses récompenses dont une au Salon du Chocolat.

Au Brésil, les plantations de café sont une nouvelle niche touristique. Il y a notamment la “Route du café spécial“, un circuit organisé dans la propriété centenaire Sertão, dans l’Etat du Minas Gerais, juste au nord de Rio de Janeiro, a rapporté hier l’AFP. La plantation se trouve dans la région caféière de Mantiqueira de Minas, une des cinq régions brésiliennes à être dotée d’une Indication de provenance géographique. La “Route du café spécial” est le circuit touristique de café le plus connu du Brésil, mais d’autres régions commencent aussi à organiser des itinéraires. Dans le Cerrado Mineiro, des visites sont déjà organisées pour les professionnels du café. “Pour l’instant, nous n’avons pas encore de route touristique, mais le tourisme d’affaires est en pleine croissance. Nous recevons des acheteurs, des torréfacteurs et des propriétaires de coffee shops des Etats-Unis, d’Europe et d’Asie qui viennent connaître notre culture et rencontrer les fournisseurs. Notre potentiel touristique est très grand“, explique à l’AFP Juliano Tarabal, directeur de la Fédération des caféiculteurs du Cerrado Mineiro. Le service brésilien d’appui aux micro et petites entreprises (Sebrae) du Minas Gerais et les caféiculteurs entendent développer l’offre hôtelière et les circuits.

De nombreuses opportunités culinaires et agricoles

En Afrique de l’Ouest, le chef cuisinier Pierre Thiam travaille en collaboration avec l’Université de Boston aux Etats-Unis pour  organiser un tour culinaire du Sénégal. Les opportunités sont nombreuses en Afrique de l’Ouest, dans le cacao, le cajou, le sésame, dans le karité ne serait-ce que dans le tourisme médical et de bien-être corporel. Si, selon l’International Medical Travel Journal, le nombre de touristes sur ce segment stagne à quelque 7 millions de personnes …

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