All posts by: Sandrine Kouassi

About Sandrine Kouassi

18 novembre 2017

Le Conseil Coton Anacarde participe à la 4ème édition du SARA 2017

18 Nov. (agrici.net) – La 4ème édition International de l’Agriculture et des Ressources Animales SARA 2017 a ouvert ses portes ce vendredi 17 novembre et ce, jusqu’au 19 novembre 2017 sur la route d’aéroport sis dans la commune de Port Bouet. La cérémonie officielle d’ouverture présidée par SEM Alassane Ouattara, Président de la république de la Côte d’Ivoire.

Le thème retenu pour cette édition est : ‘’Transformation structurelle de l’économie agricole face aux changements climatiques’’, qui s’inscrit aussi à la transformation des 100% de la production nationale de l’anacarde.
Comme aux dernières éditions du SARA , le conseil Coton Anacarde, a encore marqué sa participation à cette rencontre des opérateurs économiques de la filière anacarde par une mobilisation de son équipe de communication et de la promotion pour la tenue d’un stand d’une part, et d’autre part, de l’organisation des séances d’informations et de distributions de différents supports de communication sur les missions et activités du Conseil Coton Anacarde.

Ce département a été crée pour prendre le relais de l’Autorité de Régulation du Coton et de l’Anacarde (ARECA) dans la mise en place et le suivi d’un cadre réglementaire pour un environnement permettant une meilleure gouvernance des deux filières. Rappelons que le conseil Coton Anacarde a pour objectif général de suivre la mise en œuvre et de veiller au respect des principes et règles régissant les activités dans les filières Coton /Anacarde et aussi de gérer les informations économiques dans les filières Coton/Anacarde aux producteurs de ce produit en créant les conditions d’accessibilité à des équipements et technologies adéquates. Egalement le conseil Coton Anacarde assure le contrôle de la qualité et du poids de ces deux produits.

La Côte d’Ivoire est passée premier producteur mondial de l’anacarde avec plus de 700 000 tonnes en 2015. Quand sa capacité de transformation passe de 54 000 tonnes en 2012 à 100 900 tonnes en 2016. Par ailleurs, le conseil Coton Anacarde a profit du SARA 2017 pour inviter le public à la participation de la 3ème édition du salon international des équipements et des technologies de transformation de l’Anacarde (SIETTA) à Abidjan en Côte d’Ivoire.

M.T…

18 novembre 2017

SARA 2017/ Le conseil du café-cacao présente les vertus thérapeutiques du café et du Cacao ivoirien

18 Nov. (agrici.net) – Dans le but de faire la promotion du café et du chocolat de Côte d’Ivoire et montrer les vertus thérapeutiques du café, Le Conseil du Café-Cacao a participé à la 4ème édition  du Salon International de l’Agriculture et des Ressources Animales qui s’est tenue sur la route d’aéroport  du 17 au 26 novembre 2017.

Le  SARA a  pour  objectif général d’offrir à tous les acteurs une plateforme de rencontre et d’échange sur les problématiques du secteur agricole ivoirien, notamment la réaction face aux changements climatiques. Le Conseil du Café-Cacao pour faire de la communication institutionnelle et de la communication gourmande à travers des séances de dégustation de breuvages et de produits manufacturés à base de cacao et de café de Côte d’Ivoire à tous les visiteur de son stand et du SARA. Ainsi, pendant  ces 10  jours, du vendredi 17 au dimanche 26 novembre 2017, le public venu en grand nombre pourront  apprécier le bon goût du café et du chocolat de Côte d’Ivoire.

 Le conseil Café Cacao informe aussi  le grand public  sur les vertus  thérapeutiques du café  et du Cacao  sur les activités du Conseil du Café-Cacao Concernant les vertus thérapeutiques du Café ivoirien, il favorise l’éveil et la stimulation de la mémoire. Car selon les exposants du stand du conseil Café Cacao, le café ayant des valeurs nutritives, contient des glucides, de la protéine, du lipide et des antioxydants susceptibles de protéger le consommateur. Le café contient également des fibres, du magnésium et des vitamines dont la vitamine B.

Quand aux vertus thérapeutiques du Cacao (le Chocolat),  il contient des minéraux naturels et certaines vitamines (A,B, B12, E), des glucides, des lipides et des protéines végétales. Et plusieurs études ont démontrées que les aliments riches en flavonoïdes stimule le système cardiovasculaire et le système nerveux, lutte contre les ulcères de l’estomac, accroissement du taux du cholestérol et réduire le taux de mauvais cholestérol. Notons que la journée la première journée a été marquée par  la visite du Président de la République  son vice président Amadou Gon Coulibaly, le premier  Ministre, Monsieur Daniel Kablan DUNCAN, les membres du gouvernement et plusieurs ministres de l’Agriculture de 17 pays Africains.

Monique Tano

17 novembre 2017

Discours d’ouverture du SARA 2017 du MINADER

 

CEREMONIE D’OUVERTURE
DE LA 4ème EDITION DU SARA,
7 AU 26 NOVEMBRE 2017 

 

 

 

DISCOURS DU MINISTRE DE L’AGRICULTURE
ET DU DEVELOPPEMENT RURAL

 

 

— vendredi 17 novembre 2017,
Parc des Expositions

 

Excellence Monsieur le Président de la République;

Excellence Monsieur le Vice-Président;

Monsieur le Ministre sud-africain de l’agriculture Représentant leVice-Président de la République de l’Afrique du Sud ;

Excellence Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale ; 

Excellence Monsieur le Premier Ministre ;

Mesdames et Messieurs les Ministres ;

Madame la commissaire de l’Union Africaine en charge de l’Agriculture ;

Mesdames et Messieurs les membres du Corps Diplomatique ;

Mesdames et Messieurs les élus ;

Mesdames et Messieurs les membres du Corps Préfectoral ;

Mesdames et Messieurs les Partenaires Techniques et Financiers ;

Mesdames et Messieurs les acteurs du secteur agricole ;

Distingués Chefs traditionnels ;

Chers braves producteurs ;

Mesdames et Messieurs de la presse ;

Honorables invités, Mesdames et Messieurs,

L’honneur me revient de prendre la parole, au nom de mes collègues en charge des ressources animales et halieutiques, des eaux et forêts et de l’environnement ainsi qu’à mon nom propre, pour souhaiter à chacune et à chacun de vous la bienvenue à la 4ème  édition du Salon International de l’Agriculture et des Ressources Animales d’Abidjan (SARA) dont le thème est : « Transformation structurelle de l’économie agricole face aux changements climatiques ».

Excellence Monsieur le Président de la République,

Toute la grande famille de l’agriculture de notre pays, et même au-delà, s’honore de votre constante sollicitude.

En effet, il y a à peine deux mois que vous présidiez en personne, ici à Abidjan, la 7ème édition du Forum pour la Révolution verte en Afrique, la première du genre en Afrique francophone.

Aujourd’hui, nous sommes à nouveau rassemblés autour de vous pour la cérémonie d’ouverture de la 4ème édition du SARA.

Voilà pourquoi, l’ensemble du secteur agricole m’a chargé d’une mission, que je trouve personnellement difficile, celle de trouver les mots qui conviennent pour vous traduire leur reconnaissance et leur infinie gratuite.

Plus que des mots, je crois qu’il n’y a pas meilleur témoignage de leur gratitude que leur extraordinaire mobilisation de ce matin et le “standing ovation” que je leur demande de vous réserver maintenant.

Mesdames et Messieurs,

Honorables invités,

C’est le lieu pour moi de saluer chaleureusement la présence parmi nous des 19 Ministres Africains en charge de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche qui ont effectué le déplacement d’Abidjan en provenance de 17 pays, pour répondre à notre invitation.

Monsieur le Ministre Sud-africain de l’agriculture et Cher Ami,

En choisissant votre pays comme pays à l’honneur de la présente édition du SARA, nous avons voulu faire bénéficier notre sous-région de l’expertise reconnue de l’Afrique du sud dans le domaine agricole et contribuer ainsi à l’amélioration du volume des échanges entre votre pays et notre espace communautaire.

C’est donc avec satisfaction que nous accueillons la grande mobilisation de votre pays à ce salon. Vous voudriez bien transmettre nos sincères remerciements aux autorités de votre …

17 novembre 2017

Abidjan : Ouverture du SARA 2017 sous fond d’hommage aux agriculteurs

17 Nov. (agrici.net) – Le Président Alassane Ouattara, a rendu un vibrant hommage aux agriculteurs ce vendredi, à Abidjan, à l’ouverture officielle du Salon international de l’Agriculture et des ressources animales (SARA 2017).
Pour le Président de la République, le SARA est « une occasion de rendre hommage à nos vaillants agriculteurs qui, par leur travail et leur abnégation, créent de la richesse et contribuent à l’amélioration des conditions de vie des populations vivant en Côte d’Ivoire et dans la Sous-région ».

Saluant la tenue de cette 4e édition placée sous le signe de la maturité, le chef de l’Etat ivoirien a indiqué que « le changement climatique est une réalité à laquelle il faudra s’adapter ».
Toutefois, Alassane Ouattara a réitéré la détermination de la Côte d’Ivoire à respecter ses engagements pris lors de la COP 21 à Paris, en 2015.

A l’en croire, si le SARA est « une source de fierté pour les Ivoiriens », il reste surtout un « instrument de coopération sud-sud mais également Nord-sud ».
Le ministre de l’agriculture et du développement rural a, quant à lui, souligné que le SARA 2017 se veut « plus attractif ».

« Notre but ultime est de stimuler une croissance soutenue de l’investissement privé agricole en Côte d’Ivoire et dans la sous-région », a ajouté Mamadou Sangafowa Coulibaly.
Selon lui, le SARA est un endroit « où l’on vient échanger des expériences, nouer de solides partenariats et établir de bonnes relations d’affaires ».

C’est également « un espace de découverte et de divertissement permettant de susciter des vocations d’agriculteurs notamment chez les jeunes », a-t-il ajouté.
Placée sous le signe de la maturité, l’édition 2017 se poursuivra jusqu’au 26 novembre 2017, au parc d’exposition situé sur la route de l’aéroport international Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan, dans la commune de Port-Bouët.
Comme l’édition précédente, elle rassemblera les grands acteurs nationaux, régionaux et internationaux du monde agricole, pendant onze (11) jours consécutifs.

Il bâtira sur la dynamique impulsée par l’édition de 2015 afin de s’assurer de la continuité de l’investissement dans le secteur agricole, mais cette fois-ci dans une approche d’adaptation au changement climatique et de mutation de l’environnement des affaires.

Le thème de cette année est : « La transformation structurelle de l’économie agricole face au changement climatique ». Un thème qui cadre parfaitement avec les engagements du gouvernement et en lien étroit avec les objectifs de la 2e génération du Programme national d’investissement agricole (PNIA 2).

Moïse Yao K.…

17 novembre 2017

SARA 2017 : La Côte d’Ivoire s’ouvre au monde agricole

17 Nov. (agrici.net) – La 4è édition du Salon international de l’agriculture et des ressources animales d’Abidjan (SARA) destinée à offrir une plateforme de rencontre et d’échange sur les opportunités d’investissement dans le secteur agricole ivoirien a été lancée, aujourd’hui. Cet événement qui se veut la vitrine du monde agricole de l’Afrique de l’Ouest, se déroule du 17 au 26 novembre, sur la route de l’aéroport international Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan, dans la commune de Port-Bouët.

L’objectif général du SARA 2017 est d’offrir à l’ensemble des acteurs du monde agricole et au grand public une plateforme de rencontres et d’échanges en vue de l’accroissement de l’investissement pour soutenir la croissance agricole face au changement climatique du monde et en Afrique. Elle s’est ouverte en présence du Président de la république de Côte d’Ivoire SEM. Alassane Ouattara accompagné par le vice président Daniel Kablan Duncan, le premier ministre Gon Coulibally, du ministre de l’Agriculture et du développement durable Mamadou Sangafowa Coulibaly et ses collègues des ressources animales et halieutiques Kobénan Kouassi Adjoumani et des eaux et forêts Richard Donwahi ainsi plusieurs ministres et hauts responsables africains de la grande famille agricole.

‘’Transformation structurelle de l’économie agricole face aux changements climatiques’’, tel est le thème de cette 4ème édition. Après avoir rappelé l’intérêt de cet événement important du monde agricole, le Chef d’Etat ivoirien a exprimé sa gratitude aux différents pays invités et aux différents ministères et organisateurs de ce salon. Pour Alassane Ouattara, le SARA est une source de fierté pour les ivoiriens. « Le Sara est une occasion de rendre hommage à nos parents agricoles. Aussi il est un instrument de coopération des pays africains. Pour un pays à vocation agricole, le SARA est une bonne occasion pour faire la promotion de ses produits. Le thème est également spécifique car il a trait à un fléau très précis qui nuit fortement à la production agricole », a-t-il ajouté satisfaction.

Se prononçant sur le thème, le président de la République a affirmé que ce salon est vaste parce que la transformation structurelle de l’économie agricole nécessite un changement de paradigme sur toute la chaîne des valeurs. « Je me félicite du thème qui interpelle tout le monde. Enfin la transformation locale est une priorité pour l’Etat ivoirien », a-t-il conclu. Ce Salon s’articule autour d’activités d’ordre promotionnel, scientifique, commercial et médiatique, utilisant à la fois les formats grand public et professionnel. Aussi les lauréats du 2ème prix agricole ont été récompensés au SARA 2017.

Quant à Mamadou Coulibaly Sangafowa, Ministre de l’Agriculture et du Développement rural (MINADER), ces personnalités viennent notamment du Burkina Faso, du Bénin, du Ghana, du Sénégal, de la Guinée, du Mali, du Togo, du Libéria, du Niger , du Congo, du Tchad, du Benin, du Swazaland et évidemment d’Afrique du Sud, le pays invité d’honneur du SARA 2017. Pour lui, ce salon concerne tous les acteurs de toutes tailles, locaux ou internationaux du secteur agricole et permettra aussi de présenter les opportunités d’investissement dans le secteur agricole et …

16 novembre 2017

COP23 : La ministre Anne Ouloto vend le “cacao, ami de la forêt”

16 Nov.(Fraternité matin) – Lors d’un panel organisé aujourd’hui à Bonn, la ministre a insisté sur la volonté du gouvernement ivoirien de tenir ses engagements en matière de forêt.

Le cacao de bonne qualité, c’est bien, mais le cacao ami de la forêt, c’est encore mieux, et il faut s’engager dans cette voie de façon résolue. C’est la substance des discussions qui ont eu lieu hier, à Bonn, lors d’un panel organisé par le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), très engagé sur la question du soutien aux pays en développement dans la mise en œuvre de leurs contributions déterminées au plan national, notamment à travers son programme « Transformer les vies à travers l’action climatique ».

Développer l’agriculture sans dégrader la forêt, un programme connu sous l’appellation « agriculture zéro déforestation », est désormais un axe majeur des initiatives internationales visant le développement durable, qui mobilise divers acteurs pendant la 23è Conférence des parties à la convention-cadre des nations unies sur les changements climatiques (Cop23) qui se tient à Bonn, en Allemagne, jusqu’à samedi prochain.…

13 novembre 2017

Coton/ Un atelier pour la restitution des résultats des activités du PRRC

Grand-bassam, 13 Nov. (agrici.net) – Dans le cadre de la stratégie de relance du secteur coton approuvée le 19 Juin 2008 par le Gouvernement ivoirien et avec pour objectif d’augmenter et de sécuriser durablement les revenus des producteurs de coton, plusieurs activités ont été menées dans la filière.

Du lundi 13 au mardi 14 Novembre, des acteurs et partenaires de la filière coton (47 participants), sont réunis à N’sa hôtel de Grand-bassam pour un atelier de restitution finale des activités du Projet de Relance de la Recherche Cotonnière (PRRC).

Organisé par le Fonds Interprofessionnel pour la Recherche et le Conseil Agricole (FIRCA), en collaboration avec le Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural, l’INTERCOTON et le Conseil du Coton et de l’Anacarde, cet atelier de restitution a pour objectif global de présenter aux acteurs et partenaires de la filière les résultats pertinents des activités menées de 2013 à 2017 dans le cas du contrat de subvention FED/2012/292-032.

Pendant l’ouverture des travaux de l’atelier, M. Gooré Bi Marcel, Directeur des cultures de rente au MINADER a souligné l’importance des activités de relance et du renforcement des recherches dans la filière coton, qui est un « levier important dans l’économie des régions Nord, Centre et Est de la Cote d’Ivoire.

Ainsi, selon M. N’Diaye Oumar, représentant du Directeur exécutif du FIRCA, le PRRC a permis de redynamiser la recherche cotonnière qui était défaillante ; un noyau fort de chercheurs a été reconstitué, plusieurs laboratoires ont été équipés, et aussi des chercheurs plus jeunes ont été recrutés. De plus, les ressources génétiques du cotonnier qui étaient détruites ont été reconstituées et dupliquées à Abidjan et Bouaké.

Notons que le PRRC est financé par L’Union Européenne, exécuté par le Centre de Recherches Agronomiques (CNRA) et est coordonné par le FIRCA depuis le 29 Avril 2013.…

19 septembre 2017

Mamadou Cissokho (Pdt d’honneur Roppa) / importations massives des produits alimentaires « L’argent public doit servir à acheter nos produits locaux »

19 Sept. (amanien.info) – M. Cissokho Mamadou, est exploitant agricole familiale dans la région de Tambacounda au Sénégal et président d’honneur du Réseau des organisations paysannes et producteurs agricoles de l’Afrique de l’ouest,( Roppa). De passage à Abidjan, lors de l’Agrf2017 , ce leader du monde paysan africain nous a parlé de l’avenir de l’agriculture africaine. Interview…

L’Accord de Maputo( 2003) et celui de Malabo en (2014) invitent les Etats membres de l’Union Afrique( Ua) a affecter de 10% de leur budget national au financement de l’Agriculture . Quel commentaire pouvez-vous sur la mise en œuvre de cet accord ?

Une évaluation a été fait au niveau du partenariat pour le développement de l’Afrique, ( Nepad). Pour des acteurs du monde agricole que nous nous sommes, nous ne pouvons pas savoir avec précision ce qui a été fait. Etant donné que nous n’avons pas accès à certaines données vérifiables sur la mise en œuvre de cet accord. Nous nous contentons donc de ce qu’ils disent. Au sommet de l’Union Africaine à Malabo, il a été réitéré à l’engagement d’affecter 10% du budget national au financement de l’Agriculture en Afrique. Malheureusement, nous constatons que les choses vont lentement. C’est vraiment triste pour deux raisons. Premièrement, tous les pays qui sont une référence en matière d’agriculture dans le monde ont assis leur politique agricole sur deux piliers : La définition d’une politique agricole consensuelle avec les acteurs d’une part, et les financements publics d’autre part. C’est quand cela a permis de mettre en place un environnement favorable que le privé est arrivé avec son argent. Ici, en Afrique on veut que le privé soit en amont. Ça n’a pas de sens et cela n’est pas possible.

Pourquoi selon vous ?

Le privé est un opérateur économique. Avant d’investir dans un pays ou dans secteur, il veut avoir toutes les garanties. S’assurer entre autres, qu’il va faire du profit et rentrer dans le fonds investi. Les gros œuvres doivent être faits d’abord et avant tout par l’Etat et après le privé viendra. Aussi, deux raisons doivent pousser nos Etats à investir dans l’agriculture. Primo, parce que la majorité de la population opère dans l’agriculture, la pêche et l’élevage. Secundo l’agriculture c’est l’alimentation. Ces deux raisons sont d’ordre politique et l’investissement agricole doit être une priorité. L’alimentation est une question de souveraineté et nous devons tous accepter qu’au moins 80% de tous les investissements pour la production soient supportés par les paysans. Citons les semences, les engrais même s’ils sont subventionnés.

Vous dites que l’agriculture c’est l’alimentation. Nous ivoiriens, sommes fiers de nos performances dans la production cacaoyère, de coton et d’anacarde. Ça ne se mange pas ça… ?

L’alimentation c’est deux éléments : La production et les revenus. A côté de la production de fèves de cacao et de noix de cajou, ils font aussi du vivriers. Les produits de rentes permettent aux paysans d’avoir des revenus et équilibrer leurs comptes. Mais ce qu’on ne dit pas c’est que la Côte d’Ivoire produit …

19 septembre 2017

Recherche agricole : l’Afrique francophone à la traîne

19 Sept. (adiac-congo.com) – Les chercheurs francophones de l’Afrique centrale et de l’Ouest sont en retard par rapport à leurs homologues anglophones. C’est le constat fait par le Centre de recherches pour le développement international (CRDI) et le gouvernement canadien  réunis à Abidjan (Côte d’Ivoire).

Le thème du forum était  : “Pour une recherche pleinement impliquée dans les systèmes d’innovation alimentant les multiples voies d’intensification durable de l’agriculture et ayant un impact visible et rapide sur les conditions de vie des populations”. Ce forum est lié à la révolution verte en Afrique.
Le directeur de programme à l’Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (Ifpri), Kymseyinga Savadogo, a dressé le bilan de la recherche.

Aucun pays francophone ne se situe dans les 7 pays ayant le niveau de financement le plus élevé dans la recherche. Il y a la faiblesse du nombre mais aussi son vieillissement. A cela s’ajoute l’insuffisance des résultats de la recherche.
Seulement une trentaine de publications de chercheurs africains francophones dans le domaine sur plus de 5 000 publications annuelles. De même l’inadaptation des cv avec les besoins des étudiants ne facilite pas “une exploitation optimale”.

Une étude de l’Agricultural Science and Technology indicators (ASTI) confirme la suprématie  des pays d’Afrique anglophone en la matière. En 2014 par exemple, l’Afrique du Sud, le Kenya  et le Nigeria ont réalisé près de la moitié des investissements dans la recherche agricole. Soit un total de 1,1 milliard de dollars.
En revanche, les pays francophones d’Afrique de l’Ouest ont dépensé près de 10 millions de dollars. Un constat similaire quant au nombre de chercheurs. Sur 15 000 chercheurs, 46% se situent en Ethiopie, au Nigeria et au Kenya.

19 septembre 2017

Découverte des marqueurs génétiques de maladies virales du manioc

19 Sept. (scidev.net) – Des scientifiques ont identifié des marqueurs génétiquesrésistant à deux maladies virales mortelles chez certaines variétés de manioc originaires d’Afrique de l’Est.

Selon les chercheurs, les variétés de manioc – Namikonga et Albert – qui sont génétiquement liées à une variété d’Afrique de l’Ouest – le TME117 – sont préférées par les agriculteurs en Tanzanie et ont été cultivées pendant des décennies dans des zones du pays exposées à des maladies.

“L’identification des marqueurs d’ADN associés à la résistance aux maladies les plus importantes du manioc établit une base pour la sélection assistée par marqueurs.”

Morag Ferguson
IITA – Kenya

La striure brune de manioc (CBSD en anglais, pour Cassava Brown Streak disease) et la maladie du virus de la mosaïque du manioc (MVMM) dévastent la production de manioc en Afrique. Les infections sévères à la CBSD peuvent entraîner des pertes de rendement de 70 à 100% et pour la MVMM, la perte de rendement pourrait atteindre 95%, selon l’Institut international d’agriculture tropicale (IITA).

La MVMM est répartie dans toute l’Afrique, alors que la CBSD, précédemment connue pour être une maladie affectant les zones de faible altitude limitées aux plaines côtières de l’Afrique de l’Est, a été signalée dans certaines zones de moyenne à haute altitude, le long du lac Victoria et de l’Afrique centrale. Les spécialistes redoutent une propagation vers l’Afrique de l’Ouest.

“L’identification des marqueurs d’ADN associés à la résistance aux maladies les plus importantes du manioc établit une base pour la sélection assistée par marqueurs”, écrit Morag Ferguson, l’un des co-auteurs de l’étude, publiée dans la revue Theoretical and Applied Genetics, du 13 juillet dernier.

“L’utilisation de marqueurs dans la reproduction augmente l’efficacité et l’exactitude de la reproduction. Elle permet une sélection précise de la progéniture, à partir d’un croisement avec la combinaison souhaitée de gènes pour une double résistance CBSD/CMD”, ajoute Morag Ferguson, sélectionneur à l’IITA, au Kenya.

Les chercheurs, venus du Kenya, de l’Afrique du Sud, de la Tanzanie et des États-Unis, ont croisé les deux variétés locales de manioc – le Namikonga, résistant à la CBSD et Albert, résistant aux MVMM – grâce à la pollinisation manuelle, ce qui a donné naissance à des marqueurs génétiques résistant aux deux maladies mortelles.

Morag Ferguson explique que l’équipe a semé les plantes hybrides pendant les saisons 2013 et 2014 dans deux régions de la Tanzanie connues pour être des régions à risque de la maladie et a évalué leur potentiel de résistance à la CBSD et à la MVMM.

Dans une étude connexe publiée le mois dernier (29 août), une équipe de scientifiques, dont Morag Ferguson, a constaté que la variété Namikonga comporte des gènes qui limitent la multiplication du virus qui cause la CBSD, réduisant ainsi la progression de la maladie.

Selon la dernière étude dans la revue Research Reports, les résultats offrent des occasions de mener des recherches avec le “but ultime de développer des biomarqueurs robustes pour les cultivateurs de manioc afin de développer une résistance durable …

Newsletter Powered By : XYZScripts.com