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27 juillet 2017

Modernisation de l’agriculture- Didiévi, nouveau pôle de production vivrière et avicole

27 Juil. (abidjan.net) – Une phase d’expérimentation de production vivrière et avicole par mécanisation de la pratique agricole est en cours dans la région de Didiévi, au centre-sud du pays.

24 villages ivoiriens de la commune de Didiévi sont concernés par la production de vivriers à haut rendement et de volaille. 500 ha seront exploités au terme de la phase expérimentale qui se déroule cette année dans le village d’Attêkro qui sert de cadre d’expérimentation de modernisation de l’agriculture et de la production avicole. Pour se rendre compte des résultats, ce samedi 22 juillet, Dr KOUASSI Brice, Coordonnateur du RHDP de la commune de Didievi, fils de la région, a effectué une visite sur les sites d’expérimentation.

Il s’agit pour Dr KOUASSI Brice de permettre à Didievi d’être un pôle d’approvisionnement en produits viviers et en volaille en Côte d’Ivoire par la mise en place d’un processus de mécanisation de l’agriculture dans ladite localité. La mise en œuvre de la mécanisation a permis l’acquisition de matériels agricoles modernes dont un tracteur, une charrue, une billonneuse et un pulvérisateur. Ces outils vont permettre d’optimiser les rendements à la production des cultures spécifiques telles que l’igname, le manioc et les cultures maraîchères dans la zone.

Cette année, c’est une exploitation de 15ha dont 11 ha en production agricole pour la coopérative des femmes d’Attêkro et 03 autres hectares en production d’ignames semenceaux qui est en expérimentation. Il s’agira pour les producteurs de démultiplier pour les autres les variétés mises à leur disposition.

À court terme, ces outils permettront d’augmenter la capacité de production à travers l’augmentation considérable des parcelles exploitées.

Le gouvernement ivoirien a fait de la production optimale de vivriers un cheval de bataille afin d’atteindre l’autosuffisance alimentaire surtout dans un contexte environnemental de réchauffement climatique.

La visite de sites s’est effectué le week-end écoulé en présence de COUCHAUX Jean, Directeur Général de Bouchard Côte d’Ivoire, entreprise spécialisée en matériels agricoles, irrigation, travaux publics et forestiers, partenaire au projet. Le préfet de Didiévi, DOSSAN René et KOUASSI Martin, assistant développement rural à ANADER et des fils du département ont tenu à être témoins de cette nouvelle dynamique conférée à Didiévi. Le département sortira de son enclavement grâce à la nouvelle voie bitumée, Tiébissou-Didiévi, fruit de la volonté du Chef de l’Etat, Alassane Ouattara de faire de l’émergence du pays, une réalité dans toutes les contrées du pays.…

27 juillet 2017

L’Etat de Côte d’Ivoire s’engage à transformer l’agriculture de son pays en moteur de croissance économique inclusive

27 Juil. (signalinfos.net) – Le gouvernement de Côte d’Ivoire est déterminé à améliorer constamment le secteur agricole qui constitue la clé du développement économique. Cette phrase a été prononcée à la fin de la semaine dernière par Son Excellence Alassane Ouattara, Président de la République de Côte d’Ivoire, lors d’une réunion à la Présidence avec une délégation de haut niveau en prélude au Forum pour la révolution verte en Afrique (AGRF) qui se tiendra à Abidjan du 4 au 8 septembre 2017.

Le Forum pour la révolution verte en Afrique (AGRF) est une plateforme qui permet aux leaders mondiaux et africains d’élaborer des plans d’action pragmatiques capables de promouvoir l’agriculture africaine. Créé en 2010, il est devenu la principale plateforme de rencontre agricole au niveau africain qui réunit une gamme d’importantes parties prenantes du paysage agricole africain en vue de discuter et élaborer des plans concrets visant à réaliser la révolution verte en Afrique.

Dirigée par M. Strive Masiyiwa, Président fondateur d’Econet Wireless et Président du Conseil d’administration de l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA), la délégation a informé le Président Ouattara sur les préparatifs du Forum et l’importance de ce dernier pour la promotion des priorités en matière de transformation de l’agriculture de la Côte d’Ivoire et de l’ensemble du continent. Le Président et la délégation ont également discuté des voies et moyens de mobiliser de plus importants investissements en faveur du pays et des chaînes de valeur agricoles de la région.

La délégation comprenait également Dr Agnes Kalibata, Présidente de l’AGRA, et M. Fadel Ndiame, Responsable régional de l’AGRA pour l’Afrique de l’Ouest.

Le Président Ouattara invitera un certain nombre de ses pairs chefs d’Etats, des ministres, des dirigeants commerciaux et des entrepreneurs de la région et de la planète à prendre part à l’AGRF 2017 qui se déroulera sous son patronage.

Premier pays africain francophone à abriter le Forum, la Côte d’Ivoire est saluée en tant que leader qui a su mettre l’agriculture au centre de la transformation économique. Elle compte parmi le peu de pays africains qui ont réalisé les plus importants investissements dans l’agriculture, ce qui a entraîné une augmentation considérable de la productivité agricole et de la performance économique globale. Ces pays constituent un exemple remarquable de la capacité de l’agriculture à redresser la situation économique du continent.

« Nous sommes très reconnaissants au Président Ouattara et à son Gouvernement pour leur leadership continu en matière de promotion de l’agriculture en tant que moyen le plus sûr de parvenir à une croissance économique inclusive et à la création d’emplois. Nous les remercions d’abriter l’AGRF cette année », a déclaré M. Masiyiwa.

« Des exemples d’ailleurs nous montrent qu’aucune région du monde n’a réussi à développer une économie diversifiée et moderne sans avoir préalablement assuré la réussite de son secteur agricole. Cela s’applique pour l’Afrique où le secteur agricole dispose de la plus grande capacité à créer des emplois pour les 10 à 12 millions de nouveaux jeunes travailleurs qui entrent chaque année …

27 juillet 2017

La Banque mondiale décortique la crise cacao dans son rapport Côte d’Ivoire

27 Juil. (commodafrica) – La Banque mondiale a publié lundi son cinquième rapport sur la situation économique de la Côte d’Ivoire. Son titre est consacré aux femmes, les analystes de la Banque estimant que leur émergence permettrait au pays de gagner “au moins six milliards de dollars”. Un thème sur lequel nous reviendrons prochainement pour livrer l’analyse de l’institution mondiale sur ce point, notamment en matière agricole.

Pour l’heure, nous nous attacherons au bilan et à l’analyse que le Banque porte sur l’agriculture, notamment le cacao, en reprenant de larges extraits de ce rapport pays de l’institution.

Après 5 ans de forte croissance (qui a fait baisser la pauvreté de 51% à 46%), l’économie ivoirienne montre ses premiers signes d’essoufflement, souligne la Banque. Si, de 2012 à 2015, cette croissance a été de plus de 9 %, les perspectives restent bonnes même si ce taux baisserait à 7,7 % en 2016 puis à 7% en 2017, pour ensuite se réduire graduellement à 6,5 % puis 6,3 % en 2018 et 2019.

L’agriculture vivrière plus performante que l’export

Globalement, la croissance économique a été portée en 2016 par à peu près les mêmes secteurs d’activités qu’en 2015, à l’exception de l’agriculture qui a marqué le pas, écrivent les auteurs. L’énergie, la construction, les mines, les services -portés par le commerce, le transport et les communications- ont été les plus dynamiques. A noter que, comme la Côte d’Ivoire est aussi exportatrice de produits pétroliers raffinés, l’impact sur la balance commerciale de la hausse du prix du pétrole a été relativement neutre.

Quant au secteur primaire, sa performance s’est donc dégradée, avec un taux de croissance quasiment nul en 2016 alors qu’il avait atteint presque 3 % en 2015. Une baisse qui est la conséquence, en partie, de mauvaises conditions climatiques lors du premier semestre, mais aussi de la chute du prix de plusieurs produits d’exportations pendant l’année.

En terme de volumes, c’est surtout les cultures d’exportation dont la production a baissé, notamment le café (-16,6%), le cacao (-26,5%), la noix de cajou (-7,5%) et l’ananas (-27%). En revanche, la production vivrière a augmenté en moyenne de 6 %, avec une hausse de 8,9% des tubercules et de 2,6% des céréales. Toutefois, la production de riz a baissé de 5%, précise les auteurs.

Les ondes de choc du cacao

L’économie ivoirienne a continué de bénéficier de termes de l’échange favorables en 2016. Entre les premiers trimestres 2016 et 2017, le prix du café a augmenté de 43%, de 26% pour le coton, de 22% pour l’huile de palme de 22% et de 57% pour le caoutchouc. En revanche, le prix du cacao a chuté de 30 % mais ceci a été compensée par une récolte exceptionnelle qui devrait permettre d’atteindre des recettes en 2016/17 presque équivalentes à celle enregistrées en 2015/16.

Ces variations ont produit des ondes de chocs sur l’économie ivoirienne, notamment eu égard au poids du cacao : 40% des exportations, 15% de ses recettes publiques, 4 à 5 millions d’Ivoiriens …

26 juillet 2017

Cacao ivoirien: une production record de près de 2 millions de tonnes attendue en 2017

26 Juil. (abidjan.net) – La Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de cacao, devrait atteindre une récolte record de près de 2 millions de tonnes pour la campagne 2016-2017, soit une augmentation d’environ 400.000 tonnes par rapport à l’année précédente, indique le dernier rapport de la Banque mondiale (BM) publiée lundi.

“La baisse des prix (du cacao) est en partie compensée par une récolte exceptionnelle prévue atteindre 1,98 million de tonnes contre 1,6 million en 2015-2016”, précise le rapport portant sur la situation économique de la Côte d’Ivoire.

Selon le document, la hausse de la production en Côte d’Ivoire dont le pays représente près de 40% de la production mondiale, a “influencé négativement les cours mondiaux” créant une “tension sur le marché du cacao”.

L’une des raisons de cette augmentation de la production est le développement de la culture du “Cacao Mercedes”, une variété hybride mise au point par des scientifiques ivoiriens et qui offre une précocité de croissance et un fort rendement.

Suite à la chute des cours du cacao de 35% de sa valeur à la Bourse de Londres, l’Etat ivoirien a réduit de 9% ses dépenses publiques. En outre, le prix du kilogramme bord champ du cacao est passé de 1.100 Fcfa à 700 Fcfa.

Pour soulager la situation financière des exportateurs, le gouvernement a opté d’éliminer le droit d’enregistrement de 5% sur la valeur des exportations de cacao. Ce qui représente une “perte de recettes budgétaires estimées à 45 milliards Fcfa pour le reste de l’année 2017”, mentionne le rapport.

La Côte d’Ivoire veut faire de la transformation de son cacao un nouveau paradigme. Et pour amortir le choc de l’effondrement des cours sur le marché international, le pays s’est donné pour objectif de transformer au moins 1 million de tonnes de fèves en 2020.…

26 juillet 2017

Le Pasres encourage les recherches en matière de valorisation des potentialités nutritionnelles de l’igname

26 Juil. (abidjan.net) – Valorisation des ignames riches en amidon résistant dans la production de pain composé à faible index glycémique tel est le thème d’une conférence initiée par le Programme d’appui Stratégique à la Recherche Scientifique ( PASRES) ce mardi 25 juillet à Abidjan-plateau.

L’objectif assigné à cette conférence est de porter à la connaissance du grand public les résultats des travaux de recherches sur les potentialités nutritionnelles des variétés d’ignames de texture dures dites de ’’ mauvaises qualités’’, les usages technologiques alternatives de ces variétés d’igname et les intérêts nutritionnels et diététique lié à la consommation des produits de pain composés issu de ces variétés d’igname dans le cadre des mesures hygiéno-diététiques de lutte et de contrôle du diabète de type 2.

Selon Olivier Kouadio, conférencier du jour, l’igname est une importante culture vivrière dans le monde servant d’aliment de base à des plusieurs personnes et singulièrement en Cote d’Ivoire. Ainsi le role de l’igname dans la sécurité alimentaire a amené des centres de recherches et developpement agricole à intensifier leur activité en vue d’accroitre la producitivité. Pour lui, au regard de l’importance nutritionnelle de l’amidon résistant dans les régimes alimentaires de diabétiques de type 2 du fait de leurs propriétés hypoglycémiantes, des essais de valorisation en pain composé ont été effectués. Ainsi, les résultats indiquent qu’il est possible de substituer 30% de la farine de blé par la farine d’igname et obtenir du pain d’index glycémique bas inférieur à 50 % bien apprécié des consommateurs. ’’ la valorisation de l’igname ouvre la voie à des applications nutritionnelles et diététiques novatrices dans le cadre des mesures hygiéno-diététiques de lutte et de contrôle du diabète de type 2 ” a-t-il mentionné.Ainsi il a invité les populations à la consommation du pain composé et de certaines variétés d’ignames friables dite de ’’ bonne qualité’’.

Bien avant, Dr Yaya Sangaré, secrétaire exécutif du Pasres a indiqué que cette activité s’inscrivait dans le cadre de la valorisation des résultats de la recherche scientifique mené par le programme ivoiro-suisse de financement de la recherche scientifique qui a parrainé 175 projets en vue de la valorisation économique des résultats de la recherche pour réduire la marge des plus de 40 % de pauvres au profit des 77 % de moins de 35 ans d’ivoiriens, selon le secrétaire exécutif du PASRES, Dr Yaya Sangaré.…

24 juillet 2017

Helios Investment Partners annonce l’acquisition des opérations africaines d’engrais et d’intrants de Louis Dreyfus Company

24 Juil. (linfodrome) – Helios Investment Partners (« Helios »), société de capital investissement leader en Afrique, a annoncé aujourd’hui l’acquisition de 100 % de ‘Fertilizers and Inputs Holding B.V.’ (la « Société »), qui détient les opérations africaines d’engrais et d’intrants de Louis Dreyfus Company (« LDC »).

La Société, qui faisait auparavant partie de SCPA Sivex International (« SSI »), acquise par LDC en 2011, distribue des engrais, des produits de protection des cultures, des semences, ainsi que des produits chimiques industriels via un réseau de distribution qui couvre l’Angola, le Burkina Faso, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, Madagascar, le Mali et le Sénégal. Depuis son implantation sur le continent en 1947, la Société s’est établie comme l’un des principaux distributeurs d’intrants agricoles et de produits chimiques industriels, tirant parti de sa célèbre marque « La Cigogne » ; elle génère chaque année environ 300 millions de dollars de ventes.

‘Fertilizers and Inputs Holding B.V.’ contribue au développement économique de l’Afrique en permettant d’améliorer les rendements agricoles grâce à un meilleur accès aux intrants agricoles, ainsi qu’en soutenant la production locale au travers de la distribution d’ingrédients chimiques. Elle concourt notamment à l’industrie de la purification de l’eau, vitale pour le continent. En outre, dans le cadre de ses activités de distribution, la Société forme et enseigne aux agriculteurs et aux communautés rurales les meilleures pratiques agricoles, facilitant ainsi l’augmentation de la productivité agricole et des revenus dans ces zones rurales.

Alykhan Nathoo, Associé chez Helios, commente : « Nous sommes ravis d’investir dans une plateforme d’une dimension considérable et forte d’une longue histoire dans ses marchés clés. Louis Dreyfus Company s’est employé avec succès à étendre son réseau de distribution d’engrais et d’intrants en Afrique, qui bénéficie de belles opportunités de croissance grâce à la taille grandissante du marché et à la sophistication progressive de l’agriculture tout comme de l’industrie sur l’ensemble du continent. Nous nous réjouissons de travailler aux côtés de l’équipe de Direction et des principales parties prenantes de la société dans l’objectif d’accélérer la croissance de ses activités. »

Souleymane Ba, Associé chez Helios, ajoute : « Cette acquisition représente un parfait exemple de la stratégie mise en œuvre par Hélios, qui consiste à investir dans les secteurs clés de l’économie pour construire des champions panafricains. L’agriculture, qui emploie près de la moitié de la main-d’œuvre africaine, représente la part la plus importante du PIB de l’Afrique ; nous avons hâte de mettre à profit notre expérience au service du développement d’autres plateformes de distribution transnationales dans ce secteur clé, pour favoriser in fine l’amélioration des rendements et l’augmentation des revenus des agriculteurs africains. »  Lire a suite linfodrome.com

24 juillet 2017

Prikro/ Plusieurs coopératives ont reçu des boutures de manioc

24 Juil. (agrici.net) – Le Député de Prikro, Isaac Kouamé Adi a procédé dimanche, au cours d’une rencontre, à la remise de boutures de manioc  ”à production améliorée ”  à plusieurs coopératives agricoles du département, en vue de les aider à lutter efficacement contre la pauvreté en milieu rural.

24 juillet 2017

Aboisso va abriter la sixième édition des Journées de l’Administration Agricole Délocalisée

24 Juil. (agrici.net) – Du 27 au 29 Juillet 2017, la 6ème édition des Journées de l’Administration Agricole Délocalisée (JAAD 2017) va se tenir dans la capitale du Sud Comoé, Aboisso sous le thème des reformes des filières palmier à huile et foncier rural.

Cette édition sera couplée avec la céébration de l’édition 20117 de la journée internationale des coopératives des Nations Unies sous le thème ”Les coopératives agissent pour que personne ne soit laissé de coté”.

Instauré depuis 2012, le Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural a institué les « Journées de l’Administration Agricole Délocalisée (JAAD) permettant à l’Administration Centrale de se rapprocher des populations rurales.

Toujours avec le même  principe, les JAAD consiste à déplacer sur une période définie, n’excédant pas quatre (04) jours, le Cabinet du Ministre, les services centraux, et les structures sous tutelle, dans une ou plusieurs régions du pays.

Au programme de cette édition  il y aura la visite et la réception d’infrastructures agricoles , des audiences et rencontres publiques ainsi qu’une exposition. Aussi un accent  particulier sera mis sur la  Promotion du Salon de l’Agriculture et des Ressources Animales  (SARA)  2017; le point du SARA 2015 sera fait par le Commissariat Général et les acteurs des régions visitées seront informés sur les dispositions à prendre pour l’édition 2017.

Le Ministre Mamadou SANGAFOWA COULIBALY, fera également le point de la 7ème édition du Forum de la Révolution Verte en Afrique (AGRF), prévu se tenir du 4 au 8 septembre 2017.…

19 juillet 2017

La Côte d’Ivoire, de plus en plus forte en chocolat

19 Juil. (financialafrik.com) – Depuis 2010, le premier producteur mondial de cacao a bien changé. Après avoir longtemps cédé son « or brun » à l’exportation, la Côte d’Ivoire a réussi à développer des outils de transformation permettant de faire émerger un chocolat 100 % ivoirien. Cette politique incitative prônée par le gouvernement ivoirien semble porter ses fruits. 

Après plusieurs années d’instabilité, la Côte-d’Ivoire est en passe de réaliser une promesse longtemps prononcée par ses chefs d’État successifs : transformer son « or brun » en une force durable. Si elle tire bénéfice, depuis plus d’un demi-siècle, de ses ressources naturelles en cacao (premier producteur mondial avec 35 % des récoltes, une production de près de 1,9 million de tonnes/an), la Côte d’Ivoire ne possédait pas jusque là d’entreprises capables de traiter les fèves sur place. Les temps changent : aujourd’hui, 30 % de sa production est transformée sur les terres ivoiriennes. La prochaine étape est, selon le Premier ministre, Amadou Gon Coulibaly, d’atteindre la barre symbolique des 50 % d’ici 2020, ce qui générerait près de 100 000 emplois directs. Promesse tenue ? Avec une croissance du PIB de 8 % (en 2016) et les nombreux investissements étrangers enregistrés ces derniers mois dans l’économie ivoirienne, l’optimisme est de mise malgré la chute des prix du cacao constatés au printemps dernier.

Cémoi, un exemple de réussite

Transformer localement a toujours été un objectif majeur, mais les tentatives de développement s’étaient toujours soldées par des échecs, à l’instar de Chocodi (Chocolaterie et confiserie de Côte d’Ivoire) qui  dépose le bilan en 2010. Une déconvenue qui n’a pas refroidi les investisseurs : dans les mois qui ont suivi, plusieurs groupes mettent sur pied dans tout le pays des usines de transformation de cacao. D’abord l’entreprise ivoirienne Professional Food Industry (PFI) en 2010, puis la société singapourienne Olam, qui investit 75 millions d’euros dans une usine flambant neuve en 2015. L’année suivante, c’est au tour de l’entreprise française Cémoi de s’installer à Abidjan. Le site de 2000 m2 confectionne plus de 10 000 tonnes de produits par an à destination du marché ivoirien et africain. L’implantation et la production du groupe français ont été une petite révolution pour les moins aisés qui ont pu — enfin ! — avoir accès plus facilement à des produits comme le chocolat en poudre, les tablettes et la pâte à tartiner.

Des mesures incitatives

En constatant que les retombées de la transformation du cacao leur échappaient, les autorités ivoiriennes ont mis en place une palette de mesures incitatives. Il faut dire que les 800 000 producteurs de fèves ne touchaient, finalement, que 6 % de la valeur d’une tablette de chocolat… Après une première réforme de la filière du cacao en 2013, le gouvernement a décidé en 2015 de fixer un prix minimum garanti appelé « bord champ » assurant au producteur un revenu de 1,5 euro/kilo (revu à 1 euro récemment après la chute des prix).

En février 2016, la mise en place d’une nouvelle politique …

19 juillet 2017

Côte d’Ivoire : le Conseil du café-cacao au cœur du chaos

19 Juil. (Jeuneafrique) – Comment le premier producteur mondial de fèves s’est-il retrouvé dans une telle crise ? Manque de contrôles, dévoiement du système de vente, mauvaise communication… Au-delà de la chute des cours, le gendarme de la filière est pointé du doigt.

Fin mars, la Côte d’Ivoire a drastiquement baissé le prix minimum garanti à ses centaines de milliers de petits producteurs pour l’achat de leurs fèves de cacao, de 1 100 à 700 F CFA (de 1,6 à 1 euro) le kilo. Une première depuis la grande réforme mise en place en 2012. Et ce coup dur n’est que l’aspect le plus visible de la crise qui touche le pays de l’or brun. Les finances publiques sont durement touchées. Le Conseil café-cacao (CCC), qui organise l’ensemble du secteur et le système des ventes, enregistre pas moins de 300 milliards de F CFA de pertes sèches.

Pour soutenir la filière, le gouvernement a renoncé en partie aux taxes qu’il perçoit sur les exportations, pour un montant de 43,4 milliards de F CFA ; autant de recettes fiscales en moins. Il a été contraint de réduire les budgets des ministères et de se tourner vers le FMI pour réclamer une rallonge.

Comment en est-on arrivé là ? La réforme de la filière cacao avait justement pour objectif d’éviter un tel désastre, qui rappelle selon certaines sources la faillite de la Caisse de stabilisation et de soutien des prix des productions agricoles (Caistab) dans les années 1990.

Décennie de scandales

Après une décennie de scandales, la Côte d’Ivoire avait pourtant adopté un système stable et transparent, celui de la vente par anticipation (durant toute l’année qui précède la campagne), pour 80 % de la récolte.

En connaissant à l’avance les revenus tirés de l’essentiel de la récolte, le pays pouvait ainsi garantir à ses 800 000 planteurs comme aux autres acteurs un prix fixe et soutenable.

Une refonte profonde encore saluée aujourd’hui. « Il n’y a pas besoin de la réécrire. Le problème réside dans sa mise en œuvre, estime un acteur du secteur pourtant très critique qui, comme tant d’autres, préfère conserver l’anonymat pour évoquer ce sujet extrêmement sensible. Il y a eu beaucoup de négligences. »

Secret exigé ?

Puissant gendarme de la filière, institution publique agissant sous la tutelle du ministre des Finances et du ministre de l’Agriculture, le CCC – qui n’a pas souhaité répondre à nos questions – se retrouve sous le feu des critiques. Car la réforme semble avoir été dévoyée au fil des ans. L’exigence de transparence ? Elle n’a jamais vraiment été respectée, le Conseil se retranchant derrière la nécessité du secret pour préserver les intérêts nationaux. Lire la suite sur Jeuneafrique.com

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