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22 mai 2018

Côte d’Ivoire : Barry Callebaut va investir 30 milliards Fcfa dans la transformation du cacao

La société SACO, filiale du groupe Barry Callebaut, géant mondial de la fabrication des produits à base du cacao envisage investir 30 milliards de francs CFA, soit près de 45,7 millions d’euros dans la transformation du cacao en Côte d’Ivoire.

C’est une nouvelle qui tombe à pic pour la Côte d’Ivoire et particulièrement sa filière cacao. Alors que les autorités du pays se mobilisent pour renforcer la transformation locale du cacao, la société SACO, filiale du géant mondial du cacao Barry Callebaut, a annoncé un plan d’investissement de 30 milliards de francs CFA, soit environ 45,7 millions d’euros dans la transformation du cacao dans les cinq prochaines années.

« Avec ce nouvel investissement, le groupe Barry Callebaut apporte la preuve que la Côte d’Ivoire offre d’excellentes conditions pour la transformation locale du cacao. Démontrant ainsi que de grands groupes peuvent investir dans l’industrie du Cacao en Côte d’Ivoire », a déclaré le premier ministre ivoirien, Amadou Gon Coulibaly, à l’annonce de la nouvelle.

Pour le responsable gouvernemental, la Côte d’Ivoire prévoit de porter le niveau de la transformation locale de cacao de 35% à 50% d’ici 2020. Ceci dit, ajoutera le ministre de l’industrie, Souleymane Diarrassouba, le pays ambitionne de passer le cap de 700.000 tonnes de fèves transformées localement alors qu’actuellement 580.000 tonnes sont broyées dans le pays.

Le ministre a souligné que pour atteindre cet objectif, le gouvernement a pris une série de mesures incitatives. Il s’agit par exemple de l’approvisionnement en matière première qui est à des coûts compétitifs, des accompagnements techniques et financiers ou encore de l’abattement sur le droit unique de sortie (DUS) qui est appliqué aux exportations de cacao, en fonction du niveau de transformation. Des mesures qui devraient contribuer à soutenir l’activité dans le secteur.

Notons que cette annonce a été faite lors de la cérémonie de lancement des travaux d’extension de l’usine de la société à Abidjan. Ces travaux qui seront terminés en 2019 constituent le premier acte du plan d’investissement. Ils devraient permettre à la société de produire du beurre, du tourteau et de la poudre de cacao.

La nouvelle ligne boostera la transformation du cacao, faisant passer la quantité de fèves transformées progressivement de 50.000 tonnes actuellement à 100.000 tonnes d’ici 2022. Egalement, l’autre usine de SACO sise à San Pedro au sud-ouest du pays, devrait voir sa production décuplée passant de 10 000 tonnes, à 130 000 tonnes…

22 mai 2018

Plus de 300 camions d’anacarde bloqués dans les ports ivoiriens suite à la chute des prix du cajou

Plus de 300 camions d’anacarde sont bloqués dans les ports ivoiriens et d’autres lieux de déchargement suite à la chute du prix du Kg du cajou, cédé entre 250 et 400 Fcfa, a indiqué lundi à APA Abdoulaye Sanogo, le secrétaire général de la Fédération nationale des acheteurs et coopératives d’anacarde de Côte d’Ivoire (Fenacaci).

« A cause de la mévente, la fourchette de prix est aujourd’hui entre 250 et 400 Fcfa maximum (…). Et c’est plus de 300 camions qui sont chargés au port d’Abidjan, de San-Pedro (sud-ouest), dans des usines depuis un mois et qui n’arrivent pas à décharger », a dit M. Abdoulaye Sanogo.

Interrogé également sur les prix pratiqués dans les zones de production en Côte d’Ivoire, le secrétaire général de la Fédération nationale des producteurs de cajou de Côte d’Ivoire (Fenacajou-ci Coop-Ca), Metan Koné, a affirmé que «les prix se négocient entre 200 et 300 Fcfa sur le terrain ».

Cette situation est due à l’arrêt total d’achat des exportateurs qui se plaignent notamment de la mauvaise qualité des produits et surtout des prix minimums officiels qu’ils jugent « élevés », demandant un réajustement des prix.

Les prix officiels de la campagne de noix de cajou ont été fixés le 15 février 2018 à 500 Fcfa/Kg bord champ, 525 F/Kg le prix magasin intérieur et 584 F/Kg le prix portuaire. Pour M. Metan Koné, l’État ivoirien devrait au regard de la situation qui prévaut, organiser une table ronde avec tous les acteurs à l’effet de trouver une solution.

En dépit du blocage qui se manifeste par plusieurs centaines de camions chargés dans les différents ports et lieu de déchargement, le Conseil coton-anacarde, organe de régulation de la filière a décidé ce week-end du maintien des prix officiels annoncés en début de saison et sensibilise plutôt les producteurs à maintenir la bonne qualité de leur production.

Cette situation amène des opérateurs à faire revenir leurs cargaisons à la base, a fait savoir le secrétaire général de la Fenacaci, confiant que « le problème est que les exportateurs ont officieusement décidé d’arrêter d’acheter (le cajou) puisque le prix obligatoire auquel ils doivent acheter est trop ».

« Il faut que le gouvernement revoit le prix à la baisse parce que la qualité a baissé » depuis mi-avril, le début de la saison pluvieuse et la production mondiale connaît en outre un envol chez les plus gros acheteurs de nos noix de la Côte d’Ivoire, tel le Vietnam, a ajouté M. Sanogo.

Le Vietnam et l’Inde sont les premiers acheteurs d’anacarde en Côte d’Ivoire. La différence entre leur production et leur transformation est compensée par les importations ivoiriennes et d’autres pays. Depuis quelques années, le Vietnam est devenu le premier acheteur des noix de cajou en Côte d’Ivoire avec 450.000 tonnes enregistrées en 2017.

Ces pays qui sont aussi des producteurs de cajou, ont mis en place une politique pour s’auto-suffire en augmentant le rendement de leurs champs, en finançant des producteurs dans les pays voisins comme le …

18 mai 2018

LE CONSEIL DU CAFÉ-CACAO PARTICIPE A LA 51ème EDITION DE LA FOIRE INTERNATIONALE D’ALGER (FIA 2018)

Le Palais d’Expositions d’Alger en Algérie a servi de cadre à l’organisation de la 51ème Edition de la Foire Internationale d’Alger (FIA 2018) qui s’est tenue du 8 au Mai 2018, sous le thème : « Le commerce au service de la production nationale ».
Son Excellence Monsieur Ahmed OUYAHIA, Premier Ministre d’Algérie a présidé le mardi 08 mai 2018 la cérémonie inaugurale, en présence des nombreuses délégations étrangères dont celle du Conseil du Café-cacao, conduite par le Directeur Général, Monsieur KONE Brahima Yves.

En prenant part à cette importante rencontre agricole en Algérie, Le Conseil du Café-Cacao entendait renforcer les liens commerciaux bilatéraux, notamment en ce qui concerne le commerce du café avec l’Algérie, surtout quand l’on sait ce pays est un grand importateur et consommateur de café robusta.

C’est justement dans le cadre du renforcement de ces liens commerciaux entre la Côte d’Ivoire et l’Algérie d’une part, et d’autre part, la recherche de nouveaux débouchés commerciaux pour le café ivoirien que des rencontres BE TO BE avec des opérateurs du secteur du café en Algérie, des séances de travail et d’échanges avec certaines autorités algériennes, avec notamment le Patronat algérien présidé par Monsieur Ali HADDAD ont eu lieu en marge de la 51ème FIA 2018.

A l’issue de ces différentes rencontres avec le secteur privé algérien, un protocole d’accord a été signé entre Le Conseil du Café-Cacao et le Patronat algérien.

A travers ce protocole d’accord, l’Algérie s’engage à accroître le volume d’importation du café ivoirien, quand Le Conseil du café-Cacao s’engage de son côté, à améliorer la qualité et la quantité de son café robusta.

Il est bon de noter aussi, qu’en marge des rencontres avec les opérateurs du secteur café, Le Conseil du Café-Cacao a profité de la FIA 2018 par la tenue et l’animation d’un stand de dégustation du bon café et du bon chocolat de Côte d’Ivoire.

Cette 51ème édition de la Foire Internationale d’Alger (FIA 2018) a enregistré la participation de plus de 700 opérateurs économiques venant de 20 pays.

Rappelons que l’Algérie consomme en moyenne 120 000 tonnes de café par an et ambitionne devenir un pays exportateur de produits finis faits à base de café et de cacao.…

18 mai 2018

COMMUNIQUE DE PRESSE Relatif au SIETTA 2018

Relatif au lancement de la 3ème édition du Salon International des Equipements et des Technologies de Transformation de l’Anacarde(SIETTA) 2018

Sous la Co-Présidence de Monsieur Mamadou Sangafowa COULIBALY, Ministre de l’Agriculture et du Développement Rural et de Monsieur Souleymane DIARRASSOUBA, Ministre du Commerce, de l’Artisanat et de la Promotion des PME, assurant l’intérim du Ministre de l’Industrie et des Mines,

Le Conseil du Coton et de l’Anacarde organise le lancement de la 3èmeédition du Salon International des Equipements et des Technologies de Transformation de l’Anacarde (SIETTA) 2018 sur le thème :« Transformation de l’Anacarde, une mine d’opportunités pour l’autonomisation de la jeunesse africaine ».

Date : Jeudi 07 juin 2018 à 10 heures
Lieu : Seen Hôtel Plateau.

Infoline : 20-20-70-30 / 22-52-75-80

« Pour un Développement durable des filières Coton et Anacarde ».

18 mai 2018

Le FIDA mobilise un fonds d’aide pour renforcer l’agriculture familiale en Guinée

L’Etat guinéen a signé ce lundi 14 mai à Rome, avec le Fonds international de développement agricole, un accord financier de 97,1 millions de dollars, soit 53 milliards de francs CFA, destinés à soutenir 65 000 ménages ruraux dans les régions de la Haute et Moyenne Guinée. Ce nouvel appui se décline en un programme d’amélioration du régime alimentaire des populations, en faisant accroître leurs revenus et leurs capacités à faire face aux changements climatiques.

L’incidence de la pauvreté dans la Haute et Moyenne Guinée est estimée aujourd’hui respectivement à 67,5% et 55,4%. Pour aider à améliorer le régime alimentaire et accroître les revenus des populations des deux régions et leur capacité à faire face aux changements climatiques, le Fonds international pour le développement agricole (FIDA) a signé, ce lundi 14 mai, un accord financier avec l’Etat guinéen portant sur une enveloppe de 97,1 millions de dollars, soit environ 53 milliards de francs CFA.

D’après un communiqué du FIDA, les fonds serviront à la mise sur pied du projet AgriFARM qui cible quelque 65 000 ménages ruraux vivant dans quinze préfectures des régions de la Haute et Moyenne Guinée.

«AgriFARM, qui mettra un accent particulier sur les femmes et les jeunes, vise à accroître durablement les revenus des exploitations agricoles familiales des zones d’exécution du projet, et leur résilience aux chocs externes dont les changements climatiques. Il renforcera leur capacité pour une meilleure gestion de l’eau et formera les paysans à des techniques culturales améliorées et résilientes », indique le FIDA.

L’agence onusienne explique que le projet permettra également de renforcer les organisations et associations rurales de base, créera des emplois et améliorera la situation nutritionnelle des familles agricoles.

Le programme d’AgriFARM prévoit également la réhabilitation de pistes rurales pour l’acheminement des produits agricoles vers les marchés de la région. «L’accès aux marchés est crucial si les agriculteurs veulent vendre leurs excédents de production. AgriFARM construira 21 marchés et réhabilitera 600 km de pistes rurales. Il mettra en place 46 structures de gestion et de maintenance des marchés et des pistes rurales», rapporte le communiqué du FIDA.

En outre, 21 partenariats public-privé de gestion durable des marchés seront mis en place. Le projet apportera également un soutien technique et financier à 2 000 entreprises rurales, comme le soulignent les responsables de l’agence de l’Organisation des Nations Unies.

Plusieurs partenaires pour le financement d’AgriFARM

Plusieurs partenaires participent au financement d’AgirFARM. D’après le communiqué de l’agence, sur les 97,1 millions de dollars nécessaires, 15,5 millions sont mobilisés sous forme de prêt et 15,5 millions sous forme de don octroyé par le FIDA. Le Fonds de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) pour le développement international déboursera quant à lui 15 millions de dollars et le Fonds belge pour la sécurité alimentaire mobilisera 5 millions de dollars.

Sur le plan local, le gouvernement guinéen contribuera avec 11 millions de dollars, alors que les bénéficiaires eux-mêmes apporteront 4,3 millions de dollars, détaille le communiqué. «Le déficit de financement de 30,9 millions d’USD sera …

16 mai 2018

Côte d’Ivoire : le cacao équitable est-il rentable ?

Les producteurs ivoiriens de cacao se lancent de plus en plus dans la culture bio, sous l’étiquette du commerce équitable. Présenté comme l’une des solutions aux problèmes du secteur, ce mode de production a montré ses limites, mais reste un solide outil dans la structuration de la filière.

Premier producteur mondial de Cacao, la Côte d’Ivoire a récolté plus de 2 millions de tonnes au terme de la campagne 2016-2017, selon les chiffres de l’instance ivoirienne de régulation du secteur, le Conseil café-cacao (CCC). Ce chiffre reflète une surproduction qui s’est accompagnée d’une baisse du prix du cacao à 700 Fcfa le kilo, soit 1,07 euros, aggravant également la déforestation du pays. L’une des alternatives souvent proposées pour une culture durable du cacao est la promotion des produits bio, labélisés et certifiés.

«La production bio en tant que telle est très rare.Mais, en Côte d’Ivoire, on estime que 80 % de la production cacaotière peut remplir les critères des produits bio, vue la faible utilisation des fertilisants et autres produits chimiques dans les cultures »,précise Konan Toussaint Nguessan, président de l’Organisation mondiale des Cultivateurs de Cacao (OMCC).

En effet, la culture du cacao certifié commerce équitable a le vent en poupe. Le secteur compte en 2017 le plus grand nombre de coopératives labellisées fair trade en Afrique de l’Ouest. Elles étaient 113 en 2017 contre 18 en 2013. Sur 600 000 producteurs ivoiriens de cacao, 25 000 s’y sont mis, selon une étude de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).

Comme dans le cas de la production classique, le cacao équitable implique à la fois les exportateurs, les acheteurs, les contrôleurs qualité, entre autres. Perçue comme une solution, la production du cacao certifié ou labellisé a montré ses limités dans l’amélioration des conditions du producteur.  Lire la suite sur latribune.fr

16 mai 2018

Le nouveau rapport sur l’agriculture lancé en Éthiopie

Le nouveau rapport baptisé Agriculture, alimentant la transformation de l’Afrique a été lancé dimanche 13 mai 2018 à Addis Abeba, dans la capitale éthiopienne lors de la 51ème session de la Commission économique pour l’Afrique (Cea) (et à la Conférence des ministres africains des Finances, de la planification et du Développement économique). Il est publié par le Centre africain pour la transformation économique (Acet) qui est fondé par l’ancien secrétaire exécutif de la Cea, Dr K.Y. Amoako.

Selon ses initiateurs, le rapport est une évaluation complète de l’état de l’agriculture en Afrique et donne des indications claires sur la façon de transformer rapidement le secteur pour tirer parti de la transformation économique et du développement global du continent.

En outre, il repose sur la réalité que l’Afrique a un avantage comparatif en ce qui concerne les terres arables, les ressources en eau, le travail et les longues saisons de croissance inutilisées et que le continent possède la part du lion des terres arables inutilisées dans le monde.

Mais de l’avis de la secrétaire exécutive de la Commission économique pour l’Afrique, Vera Songwe, l’Afrique n’a pas encore profité de ces avantages donnés par Dieu car, son agriculture « est toujours la moins intensive en technologie, elle utilise les plus faibles quantités d’engrais et se fait presque de manière sentimentale », a-t-elle indiqué. Ajoutant que « l’agriculture est le secteur par excellence pour la transformation du continent africain et nous devons la traiter comme telle ».

Le rapport soutient ainsi que pour transformer l’agriculture africaine, le secteur doit être remodelé en augmentant la productivité des exploitations agricoles, en réduisant les pertes à la récolte et après la récolte, en renforçant les chaînes de valeur et en reliant l’agriculture plus efficacement au reste de l’économie à travers les activités de transformation agroalimentaire en aval et la fabrication des intrants et de la logistique en amont.

Les auteurs de l’étude soulignent que l’agriculture africaine doit être modernisée dans la mesure où elle crée des emplois massifs à travers les chaînes de valeur, augmentant ainsi les niveaux de revenus, réduisant la pauvreté et améliorant les balances commerciales des pays.

Elle se penche ensuite sur la manière dont l’équité entre les sexes doit être intégrée dans un secteur agricole transformé et plaide en faveur de l’attention portée à l’environnement et aux mesures à prendre contre le changement climatique.

Le président et fondateur de l’Acet, qui a produit le rapport, ancien secrétaire exécutif de la Cea – Dr K.Y. Amoako a remercié » la secrétaire exécutive actuelle, Mme Songwe, pour l’attention qu’elle accorde à ce nouveau rapport et la félicite chaleureusement pour sa nomination à ce poste, qu’il qualifie de « difficile ».

Il n’a pas tari d’éloges à l’endroit de Mme Songwe qu’il déclare, mériter d’être la première femme dirigeante de la Cea à avoir pour vision de faire atteindre de nouveaux sommets à la Commission.

Le ministre des Finances du Ghana, Dr Ken Ofori-Atta a également pris part au lancement du livre et a souligné …

15 mai 2018

L’agriculture, un secteur moteur pour transformer l’Afrique (Vera Songwe)

Le nouveau rapport intitulé Agriculture, alimentant la transformation de l’Afrique, publié par le Centre africain pour la transformation économique (ACET) (fondé par l’ancien Secrétaire exécutif de la CEA, Dr K.Y. Amoako) a été lancé, dimanche à Addis Abeba, lors de la 51ème session de la CEA (et à la Conférence des ministres africains des finances, de la planification et du développement économique).Le rapport est une évaluation complète de l’état de l’agriculture en Afrique et donne des indications claires sur la façon de transformer rapidement le secteur pour tirer parti de la transformation économique et du développement global du continent.

Il repose sur la réalité que l’Afrique a un avantage comparatif en ce qui concerne les terres arables, les ressources en eau, le travail et les longues saisons de croissance inutilisées et que le continent possède la part du lion des terres arables inutilisées dans le monde.

Malheureusement, l’Afrique n’a pas encore profité de ces avantages donnés par Dieu car, son agriculture « est toujours la moins intensive en technologie, elle utilise les plus faibles quantités d’engrais et se fait presque de manière sentimentale », a indiqué la Secrétaire exécutive de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), Mme Vera Songwe.

« L’agriculture est le secteur par excellence pour la transformation du continent africain et nous devons la traiter comme telle », a-t-elle ajouté.

Le rapport soutient ainsi que pour transformer l’agriculture africaine, le secteur doit être remodelé en augmentant la productivité des exploitations agricoles, en réduisant les pertes à la récolte et après la récolte, en renforçant les chaînes de valeur et en reliant l’agriculture plus efficacement au reste de l’économie à travers les activités de transformation agroalimentaire en aval et la fabrication des intrants et de la logistique en amont.

L’étude souligne que l’agriculture africaine doit être modernisée dans la mesure où elle crée des emplois massifs à travers les chaînes de valeur, augmentant ainsi les niveaux de revenus, réduisant la pauvreté et améliorant les balances commerciales des pays.

Elle se penche ensuite sur la manière dont l’équité entre les sexes doit être intégrée dans un secteur agricole transformé et plaide en faveur de l’attention portée à l’environnement et aux mesures à prendre contre le changement climatique.

Le Président et Fondateur de l’ACET, qui a produit le rapport, ancien Secrétaire exécutif de la CEA – Dr K.Y. Amoako a remercié » la Secrétaire exécutive actuelle, Mme Songwe, pour l’attention qu’elle accorde à ce nouveau rapport et la félicite chaleureusement pour sa nomination à ce poste, qu’il qualifie de « difficile ».

Il n’a pas tari d’éloges à l’endroit de Mme Songwe qu’il déclare, mériter d’être la première femme dirigeante de la CEA à avoir pour vision de faire atteindre de nouveaux sommets à la Commission.

Le Ministre des finances du Ghana, Dr Ken Ofori-Atta a également pris part au lancement du livre et a souligné l’importance du thème sous-jacent du rapport en termes de ses implications pour la transformation agricole et la diversification dans son pays et à travers l’Afrique.…

14 mai 2018

Lutte contre le chomage des jeunes : Le Roppa et le Cncr proposent le développement des activités agro-sylvo-pastorales

Le réseau des organisations paysannes et des producteurs agricoles d’Afrique de l’Ouest (Roppa) et le Conseil national de Concertation et de coopération des ruraux du Sénégal (Cncr) recommandent le développement de l’agriculture et des activités sylvo-pastorales pour améliorer l’accès à l’emploi des jeunes.

La précarité de la condition de vie des jeunes de la sous-région inquiète fortement le réseau des organisations paysannes et des producteurs agricoles d’Afrique de l’Ouest (Roppa). Pour trouver une solution à ce lancinant problème, le Roppa, en collaboration avec le Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (Cncr), a tenu, du 08 au 10 mai, à Dakar, un atelier régional pour capitaliser des initiatives de création d’emplois pour les jeunes de l’Afrique de l’ouest, dans le domaine de l’agriculture. Compte tenu des enjeux, ces structures de développement agricole exhortent les pays de la sous-région à favoriser l’émergence de l’agriculture, des activités sylvo-pastorales et halieutiques.

La rencontre de Dakar, qui a réuni plusieurs pays de la Cedeao et l’ensemble des acteurs du secteur, a permis de réfléchir sur la contribution à la transformation de l’agriculture Ouest africaine par l’identification de réponses paysannes pertinentes concernant le problème de l’emploi des jeunes ruraux, en particulier dans les métiers du secteur agro-sylvopastoral et halieutique.

Le président du Cncr, Nadjirou Sall, a indiqué que la rencontre a permis de partager les expériences dans différents pays et aussi d’accompagner ces différentes initiatives et de les exposer dans les Etats qui ont la charge politique de soutenir ces activités. «La question de l’employabilité des jeunes se pose d’une manière générale dans tous nos pays. Le plus déterminant, ce n’est pas le constat, mais ce qu’on doit faire pour arriver à une solution. On va valider des expériences actées dans des familles rurales dans le cadre global des activités agro-sylvo-pastorales pour aider à agir sur la question du chômage», a-t-il expliqué. Pour ce dernier, le développement de l’agriculture est une extrême urgence au Sénégal, si l’on sait le poids de cette activité dans l’économie. «L’agriculture c’est le moteur du développement au Sénégal. Par rapport au cas de notre pays, si l’agriculture se développe, le Sénégal va se développer… », a-t-il souligné. A son avis, si l’on peut faire en sorte que tous les emplois agricoles dans le milieu rural soient des emplois décents, ce serait une énorme possibilité de résorption du chômage des jeunes. Pour le Roppa, la viabilité, dans la durée, des exploitations familiales nourricières et pourvoyeuses d’emplois, dépend d’une part, de l’attractivité qu’elles auront pour les jeunes et les femmes et d’autre part, de l’intérêt que leur accordent les Etats et de la pertinence de leurs actions pour l’emploi durable des jeunes. Cette structure ouest africaine ambitionne ainsi d’arriver à ce changement structurel à travers sa stratégie régionale d’installation des jeunes dans les métiers de l’agriculture.

Oumar KANDE…

14 mai 2018

CONSEIL COTON ANACARDE: COMMUNIQUE DE PRESSE

Des rumeurs persistantes dans la filière anacarde font état d’une révision imminente du prix plancher bord champ de la noix brute de cajou.
A cet effet, le Conseil du Coton et de l’Anacarde rappelle aux opérateurs économiques intervenant dans la filière anacarde que les prix planchers obligatoires de la noix de cajou brute bien séchée et bien triée, ne comportant aucune matière étrangère fixés comme suit par le gouvernement le 14 février 2018 demeurent en vigueur :
• Prix plancher bord champ : 500 FCFA/kg

• Prix magasins intérieurs :525 F CFA/kg

• Prix magasins portuaires :584 F CFA/kg
Ces prix sont des prix minimums en dessous desquels aucun achat n’est autorisé.
Tout opérateur contrevenant à ces dispositions s’expose aux sanctions prévues par la réglementation.
Il est demandé à tous les acteurs de la filière de veiller au respect scrupuleux de cesprix.

« Pour un développement durable des filières coton et anacarde »

Le Directeur Général

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