8 localités productrices d’anacarde sensibilisées sur l’amélioration et la préservation de la qualité

5 juin 2018

Aucune campagne de sensibilisation n’est de trop pour inciter à produire qualité. S’agissant de la noix de cajou, le Conseil du coton et de l’anacarde (CCA) ne lésine pas sur les moyens. Après une première phase menée du 23 au 27 janvier 2018 dans plusieurs zones de production, l’organe de régulation a remis le couvert en envoyant des équipes auprès des acteurs de la filière. Mission qui intervient dans un contexte marqué par de fortes pluies et des informations [contradictoires] sur la baisse des prix arrêtés par les autorités.

Cette seconde phase de sensibilisation s’est intéressée aux producteurs, acheteurs et exportateurs de Bouaké, Bondoukou, Dabakala, Dianra, Korhogo, Odienné, Séguéla et Tanda. Un seul message à faire passer : produire qualité. Seule la qualité de la noix de cajou lui donne de la valeur et garanti un bon prix aux producteurs. Mais comment y parvenir ? En appliquant strictement les techniques de ramassage et de séchage des noix de cajou préconisées par l’Agence nationale d’appui au développement rural (ANADER).

Mercredi 30 juin à Bouaké et ce vendredi 1er juin à Dabakala, les techniques ont été montrées aux producteurs des régions de Gbêkê et du Hambol par le coordonnateur national en charge de la filière anacarde à la direction générale de l’ANADER. Traoré Bassoumori a montré l’intérêt de laisser les pommes de l’anacardier arriver à leur maturité physiologique. Ce qui leur permet de tomber tout naturellement. Il déconseille de secouer les arbres pour accélérer la chute des pommes. Une fois tombées, les ramasser les 2 jours qui suivent et séparer chaque noix avec une ficelle. Ensuite, bien sécher les noix sur une claie. Après séchage, les laisser refroidir avant de les mettre dans des sacs en jute délivrés par l’organe de régulation. Enfin, stocker les sacs d’anacarde dans un endroit aéré. « Si le paysan respecte toutes ses normes, il fera une bonne traite », a ajouté, à Bondoukou, Doumbia Mamadou.

Par ailleurs, ce chargé des Opérations au CCA a montré comment l’exportation frauduleuse de l’anacarde vers le Ghana constitue un manque à gagner pour l’État, la filière et les collectivités locales.

À rappeler qu’à la date du mercredi 30 mai, la Côte d’Ivoire a enregistré une production de 630.000 tonnes, selon N’Dri Philippe (conseiller spécial d’Adama Coulibaly, directeur général du CCA). Soit une augmentation de 20.000 tonnes par rapport à l’année dernière, à la même période. Cette performance ne fait pas perdre de vue quelques problèmes au niveau de la campagne de commercialisation. Notamment, des difficultés de financement et une irrégularité des achats. Le tout, amplifié par des rumeurs de non-respect du prix bord champ.

Sur ce point, les émissaires du CCA ont été précis : « Le prix d’achat bord champ plancher de 500 francs CFA le kilogramme reste intact et non négociable », a martelé, à Tanda, BertéMamandou. Le directeur général adjoint de l’organe de régulation a appelé à la responsabilité des producteurs qui bradent eux-mêmes leurs noix de cajou.

Le même message a été adressé au public présent au foyer des jeunes du centre Saint-Viateur de Bouaké. « Évitez de vendre vos produits en dessous de 500 francs CFA ! », a insisté le chargé de la commercialisation intérieure du cajou, Zoroh Bi Jean-Christophe. Pour lui, la campagne ne souffre pas d’un arrêt complet des achats de stocks de noix brutes. Mais « juste un ralentissement ». Zoroh Bi a rassuré quant à une accélération de la cadence des opérations dans quelques semaines.

Les membres de la délégation du CCA dans le Gbêkê et le Hambol ont terminé leur mission par une visite à l’usine de transformation de noix de cajou de l’Organisation des femmes pour le développement de Dabakala (OFED).

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