Filière anacarde :Atelier de restitution des résultats de l’étude sur le diagnostic des OPA

26 mars 2018

(agrici.net) Le Conseil Coton Anacarde conscient des difficultés de la filière anacarde au niveau de ses Organisations Professionnelles Agricoles (OPA) en ce qui concerne aussi bien leur structuration que leur représentativité a diligenté une mission d’étude diagnostic des OPA. Pour atteindre ces objectifs, une étude a été menée sur plusieurs mois auprès des sociétés coopératives. Contenues dans un document de 236 pages, les conclusions du diagnostic ont été restituées au cours d’un atelier qui a réuni 100 participants à Bouaké.

Pour aller à l’interprofession, chaque fédération de producteurs doit avoir plus de 37.500 membres capables de fournir au moins 105.000 tonnes de noix brutes. Soit 15% de la production nationale chaque année. Aucune coopérative n’est en mesure de le faire à elle seule, en l’état actuel des choses. Mais il faut une interprofession à la filière anacarde. « L’axe stratégique de la réforme de la filière anacarde relatif à l’organisation des acteurs a prévu la mise en place d’une organisation interprofessionnelle crédible », a rappelé la directrice des productions agricoles au Conseil du coton et de l’anacarde, Ouattara Gniré Mariam, représentant Adama Coulibaly, le directeur général. Et le préfet intérimaire de la région de Gbêkê d’indiquer qu’ « une bonne filière passe par une bonne organisation ».

L’objectif global est de s’approprier les résultats obtenus au cours de la mission de diagnostic des OPA pour une meilleur programmation des actions prioritaires aux profits des acteurs notamment les producteurs.

L’atelier a enregistré la participation des producteurs, des acheteurs, des exportateurs, des transformateurs, des équipementiers, des promoteurs des produits dérivés de l’anacarde, des acteurs institutionnels et des partenaires techniques et financiers.

Financé par le Projet d’appui au secteur agricole (PSAC), le travail a été confié au Cabinet MONT HOREB. Dans son rapport, le Cabinet a identifié seulement 14 susceptibles « d’aller directement à la fédération sans chercher à s’insérer dans une union quelconque ». Aucune dans les régions de Gontougo et Bounkani. Le Gbêkê et le Poro enregistrent, chacun, 3 sociétés coopératives. La Marahoué et le Hambol présentent 2 coopératives, chacun.

Notons que cette démarche s’inscrit dans la vision du Gouvernement de Côte d’Ivoire qui a engagé la réforme de la filière en 2013 en proposant un axe stratégique visant à organiser et renforcer les capacités des producteurs, à assurer la bonne gouvernance des OPA et à faciliter la création d’une organisation interprofessionnelle (OIA) représentative de l’ensemble des familles professionnelles de la filière anacarde, conformément à l’ordonnance n°2011-473 du 21 décembre 2011 relative aux Organisations Interprofessionnelles Agricoles.

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