Projet d’hévéaculture de Prikro Les populations sollicitent une rallonge

5 mars 2018

Cinq ans après son lancement, le volet vivrier du projet intégré d’hévéaculture et des cultures vivrières de Prikro, conduite par la compagnie héveicole de Prikro (Chp), tire vers sa fin. Si le projet avait connu d’énormes difficultés dans son démarrage par le blocage des travaux dû à la réticence d’une partie de la population des localités sur lesquelles il est implanté, occasionnant de nombreux dégâts matériels et de perte en vie humaine, aujourd’hui beaucoup d’avancées ont été enregistrées. Au point où des bénéficiaires exigent une rallonge du projet.

Au niveau de l’application du cahier de charge, surtout en ce qui concerne les réalisations des plantations l’on note plusieurs succès. C’est ce qu’est venu constater une délégation du ministère de l’Agriculture et du développement rural conduite par Silué Sionseligam, directeur de l’évaluation des projets, qui a séjourné à Prikro depuis le 27 Février, pour se faire une idée.

Cette mission s’inscrit dans le cadre de la 5è rencontre du comité paritaire du suivi du projet. Ce séjour de suivi a démarré les 27 et 28 février, par une visite de terrain guidée par le directeur de la Chp, Bayala Jacques. La délégation ministérielle s’est d’abord imprégnée de la réussite des plantations villageoises et des sites de pépinières communautaires. A ce niveau et en ce qui concerne les champs villageois, Amara Kouamé Fulbert, jeune propriétaire d’une plantation villageoise, a expliqué comment il a procédé pour réaliser à ce jour trois hectares, grâce au soutien des responsables de la Chp.

Il a lancé un appel aux autres jeunes qui ont abandonné ce projet pour des problèmes de ravitaillement en eau, de redoubler de courage, afin de suivre ses traces. Au niveau des sites de pépinières communautaires, le délégué du site du village de Bognankro, Kouadio Yao Seydou, a présenté le déroulé de leurs travaux, avant de poser le problème d’alimentation en eau qui est crucial. Face à cela, le Directeur de la Chp, Bayala Jacques a expliqué à la délégation
ministérielle que le manque d’eau est à la base de l’échec de l’avancée du projet, au niveau communautaire. Néanmoins selon lui, des solutions palliatives sont en cours, pour remédier à la situation.

Lagrande réussite de ce début du projet est la réalisation des champs industriels qui s’étendent perte de vue sur un long périmètre. La délégation ministérielle a été émerveillée par les dispositions prises pour maintenir la progression des plantations, malgré le problème de pluviométrie. C’est dans ce sens, que le site de pépinières invitro avec son système d’irrigation exceptionnel à partir du fleuve Comoé, a ébloui les visiteurs. « A cause des difficultés causées par la sécheresse et autres aléas, nous arrivons à créer que 500 hectares de nouvelles plantations par année, au lieu de 1000 à 1500 hectares. Mais nous comptons boucler notre objectif de 5000 hectares d’ici l’an prochain.

Les champs démarrés depuis 2014 avancent bien, grâce aux dispositions mises en place et à la révolution  technologique que nous utilisons, comme le site des pépinières invitro » a explicité Bayala Jacques. Notons que le projet a été lancé officiellement le 14 septembre 2013, par le premier ministre d’alors, Daniel Kablan Duncan, accompagné du ministre de l’Agriculture et du développement durable, Mamadou Sangafowa Coulibaly.

Comments

comments

Newsletter Powered By : XYZScripts.com