$2 milliards de manque à gagner par an pour l’Afrique du café

7 février 2018

07 Fév. (Commodafrica.com) – Démarrée lundi, la 57ème assemblée générale annuelle de l’Organisation interafricaine du café (OIAC) s’est achevée hier soir à Grand-Bassam, en Côte d’Ivoire. Avec pour thème le “développement d’une caféiculture durable pour l’émergence de l’économie africaine”, les 25 pays membres ont planché pour une revitalisation de la filière.

La production africaine de café a stagné depuis plus de 20 ans et la part du continent dans l’offre mondiale est passée de 65% à 11-12% à ce jour“, a rappelé Denis Seudieu, chef économiste à l’Organisation internationale du café à ces assises (lire l’interview de Denis Seudieu sur CommodAfrica). Une production africaine qui se situe actuellement aux alentours de 900 000 tonnes (t) contre 1,3 million de tonnes (Mt) à la fin des années 80. L’Afrique regroupait alors le plus grand nombre de pays producteurs et occupait la deuxième place après l’Amérique latine parmi les grandes régions productrices, selon le président en exercice de l’OIAC, Souleymane Diarrassouba, et ministre du Commerce, de l’artisanat et de la promotion des PME de Côte d’Ivoire. ” Cette contre-performance a été induite par le retrait de l’Etat dans l’encadrement technique des producteurs et par la réduction des budgets consacrés à l’activité de recherche“, souligne le président de l’OIAC.

L’Afrique doit relever de nombreux défis tels que le vieillissement des vergers du caféier et des caféiculteurs, l’abandon des politiques d’encadrement des paysans depuis les années 1990, la reconversion de la majorité des caféiculteurs dans d’autres cultures pérennes, le manque de moyens financiers de la recherche mais aussi le manque de vulgarisation et de divulgation des résultats de la recherche alors que des plants à haut rendement existent dans les laboratoires et pépinières : le rendement en Afrique, actuellement de 300 kg/ha en moyenne, est dix fois moins que dans les autres zones de production à traves le monde. Sans oublier l’insuffisance de la transformation et de la consommation sur place, en Afrique.

Un Fonds spécial pour le café à la BAD
Selon l’étude de la Banque africaine de développement “Africa’s Coffee Sector : status, challenges and opportunities for growth” publiée en décembre, le déclin de la filière café en Afrique a représenté un manque à gagner annuel de $ 268 millions pour l’Afrique entre 1990 et 2013; entre 2000 et 2002, ce manque à gagner se chiffre entre $0,93 et $ 0,98 milliard. Lire la suite sur Commodafrica.com

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