Lauréat du Prix Nova du Meilleur Expert en Changement Climatique et Développement cacaoyère – Ce qui a fait gagner l’Expert Yao Marcel

16 janvier 2018

(agrici.net) L’engagement de Yao Marcel au service de la protection de la nature est motivé par un constat. Celui de voir que la Côte d’Ivoire a perdu près de 90 % de son couvert forestier, passant de plus de 16 millions d’hectares en 1900, à moins de 3 millions d’hectares avec un état de dégradation avancé ces dix dernières années. Une triste situation attribuée, selon les récentes études, pour 60% à l’expansion de l’agriculture. Mais aussi à l’exploitation forestière non contrôlée, l’expansion des infrastructures et l’exploitation des mines.
Conséquence directe : «la déforestation spectaculaire contribue à perturber le régime des pluies, limite la production agricole et crée un cercle alarmant pour l’avenir du secteur agricole que les changements climatiques ne font qu’aggraver avec un risque élevé pour notre sécurité alimentaire», signale-t-il depuis 2010.
Comme solution durable face à ces fléaux désormais à nos portes, Yao Marcel encourage les décideurs à persévérer dans l’harmonisation des différentes politiques sectorielles. Mieux, il préconise et se bat depuis 2012 pour une «agriculture zéro déforestation». Son objectif final étant de soutenir conjointement le développement agricole et celui du secteur forestier.
«Un “scénario vert” qui aura pour avantage de stabiliser autour de 3 millions d’hectares le couvert forestier en 2020, par l’indispensable conciliation de développement agricole et forestier», recommande-t-il.
Grand travailleur avec un goût prononcé pour la protection de l’Environnement, Yao Marcel, 37 ans, est Ingénieur Agro-forestier et titulaire d’un Master en Gestion environnementale des ressources naturelles, changement climatique et développement durable de la prestigieuse Ecole du Génie Rural des Eaux et Forêts (ENGREF) de Montpellier. Il a largement fait ses preuves dans ce secteur pendant les 7 dernières années de sa riche carrière qui a débuté à ses 24 ans à la SODEFOR en tant qu’ingénieur projet. De nos investigations et recherches, il émerge avec ses nombreux et colossaux résultats acquis en seulement 7 années de travail; pour quelqu’un qui a démarré timidement en 2010 sous la coupole du ministre Fadiga Karim. Sa jeunesse, son intelligence, son audace et son humilité ont fait l’unanimité.
Marcel YAO a été 7 années durant le principal animateur et coordonnateur de la stratégie climat en Côte d’Ivoire. A ce titre, il a largement contribué et a été l’instigateur du processus de dialogue national de conciliation et de coordination des politiques sectorielles qui ont un lien direct avec le climat et la forêt. C’est lui, fin 2010 de retour d’une formation au Congo Kinshasa, qui insiste auprès de son ministre de tutelle, pour l’engagement de la Côte d’Ivoire dans les plateformes internationales sur le Climat. Ce qui a valu au pays, après ces années de travail, son adhésion aux plus importants fonds internationaux de lutte contre le changement climatique des Nations Unies. Avec une extraordinaire et redoutable stratégie de mobilisation de fonds mise en place par ce jeune loup du développement et son équipe. Il faut noter que depuis 2010, tous les processus compétitifs de mobilisation de finances climatiques ont été passés haut les mains par la Côte d’Ivoire.
Son engagement sans faille et sa détermination dans la lutte contre la déforestation, lui ont valu l’appellation de “Monsieur agriculture zéro déforestation”.

En initiant un tel concept, avec un dialogue national soutenu depuis 2012, Yao Marcel veut que le cacao soit l’ami des forêts.
«Pour nous, fils de planteur, les études et les constats nous font dire que sans forêt, il n’y a pas de pluie en abondance. Et s’il ne pleut pas régulièrement, il ne peut avoir d’agriculture ni de cacao. J’ai choisi de faire des études d’agronomie depuis mes 15 ans par amour pour l’agriculture et pour aider mon pays et nos parents petits producteurs», répond-il quand on l’interroge sur les raisons de son engagement et son dévouement vis à vis de l’agronomie et la protection de l’environnement.
Yao Marcel va plus loin en subordonnant l’atteinte de la croissance verte dans nos pays en voie de développement et plus particulièrement en Côte d’Ivoire, à la nécessaire conciliation agriculture et forêt, avec tout ce que cela implique : aménagement du territoire, gestion claire et durable du foncier, incitations et accompagnement des petits producteurs, etc.
En plus de faire partie des rares jeunes cadres dynamiques africains, bien formés qui œuvrent activement pour un développement durable du continent, il œuvre depuis 10 ans, pour la mobilisation de toute la finance climatique internationale autour des pays africains et surtout des collectivités locales.

En lui confiant le stratégique département Forêts Agriculture et Changement climatique du Ministère des Eaux et Forêts et de l’Environnement en 2010, alors qu’il n’avait que 30 ans, le ministre Fadiga Karim n’a fait qu’accorder une prime à l’excellence.
Au demeurant, la somme des expériences qu’il a acquise pendant ses emplois antérieurs, l’Ingénieur forestier Yao Marcel la met au service du développement durable sous toutes ses formes. Notamment dans la gestion de projets de développement, les études prospectives avec une parfaite maîtrise des politiques et stratégies climat, d’agriculture rurale durable et surtout d’utilisation des terres dans les pays tropicaux.
Désormais, notre vagabond du développement durable, est très engagé dans le Réseau Africain des Experts pour le Climat afin d’apporter sa contribution au développement durable de l’Afrique.

Une expertise avérée

A seulement 37 ans, Yao Marcel, Ingénieur Agronome de son état, peut se vanter d’être une “tête bien pleine”. C’est en 1998, que ce “matheux” décroche le Baccalauréat série D avec la mention Très Bien, au Lycée moderne de Katiola. Il est naturellement orienté à l’Institut National Polytechnique Houphouët Boigny de Yamoussoukro(INPHB) qui recevait les meilleurs élèves des séries “scientifiques” de Côte d’Ivoire. Dans cette école d’excellence, le futur Ingénieur étudie les Mathématiques supérieures et les Mathématiques spéciales. En 2002, il passe haut la main son diplôme d’Agronomie générale. Thème de sa thèse : «Contribution à la redynamisation d’une cacaoculture et des coopératives agricoles de la région de Bouaflé en Côte d’Ivoire». A 22 ans, le jeune Yao Marcel démontre ainsi qu’il est de la graine des forts en thèmes. La suite va confirmer cet heureux présage. Puisque, deux années plus tard, toujours dans le même institut, il obtient son diplôme d’Ingénieur forestier. Thème de sa thèse :
«Contribution à l’élaboration des normes de gestion durable et de certification des forêts classées de Côte d’Ivoire». Et c’est à la SODEFOR à 24 ans qu’il affute ces armes. En 2008, Yao Marcel bénéficie d’une bourse d’études qui lui a été octroyée après une sélection rigoureuse par le Programme de Bourses universitaires conjoint Japon/ Banque mondiale (JJ/WBGSP) qui enregistrait près de dix mille candidats à l’appel. Fait parlant, nous avons été émerveillés par l’annexe de sa “fiche d’admission” sur laquelle est mentionné ce passage dont l’éloquence illustre la qualité du boursier Yao Marcel : «Le processus de sélection est extrêmement compétitif. Votre sélection par le comité du JJ/WBGSP témoigne de notre confiance en votre capacité et du fort potentiel que vous avez pour contribuer à accélérer le développement économique et social de votre pays». No comment ! Comment ne pas tresser des lauriers à ce “cerveau de premier ordre”, pour paraphraser un célèbre homme politique français. A l’évidence, l’ingénieur Yao Marcel est destiné à une brillante carrière.
Sans surprise, notre homme est admis à l’Ecole Nationale de Génie Rural des Eaux et Forêts (Agroparistech-ENGREF) de Montpellier, en France, où il va confirmer tout le bien que le comité du JJ/WBGSP pense et dit de lui. Comme de juste, en 2010, il s’adjuge un Master en Gestion Environnementale, Changement Climatique et Développement Durable. Thème de sa thèse : «Etude de l’éligibilité et de l’aspect social d’un projet carbone dans la forêt classée de Rapides grah au Sud-ouest de la Côte d’Ivoire (Résilience au changement climatique)». La Côte d’Ivoire peut s’enorgueillir d’avoir à disposition un “fils” aussi outillé dans ce domaine dont l’importance se passe de commentaires en termes de développement. Muni de ces précieux parchemins qui sont autant de sésames, Yao Marcel ne décide pas moins de se former davantage. “Toujours plus loin, toujours plus haut, toujours plus fort”, l’ancien Directeur-Coordonnateur du Programme Climat de la Côte d’Ivoire aura fait sienne cette citation du Père Henri Didon dont le CIO (Comité international olympique) a fait sa devise “Plus loin, plus haut, plus fort”. Il effectue donc des stages et participe à des séminaires, tant en France où ce brillant cadre est allé terminer ses études qu’en Afrique du Sud, au Cameroun, au Mozambique, au Niger, au Congo-Brazzaville, au Congo-Kinshasa, au Costa Rica, au Brésil, au Mexique, en Hollande, qu’en Côte d’Ivoire, son pays. Aussi, suit-il successivement, une formation sur la gestion durable des forêts tropicales, face aux défis des changements climatiques à Kourou, en Guyane française, un stage de formation en Ethnoécologie et Environnement durable à l’Université de Montpellier II, un séminaire de formation sur la Responsabilité Sociétale des Entreprises en Afrique organisé par l’Institut Afrique RSE (Conception d’une RSE par l’Afrique et pour l’Afrique) à Douala, au Cameroun ; une formation à l’Université d’été sur les changements climatiques à Kinshasa, en RDC ; une formation sur l’intégration des changements climatiques dans les politiques et stratégies de développement dans les pays du Sud, par le Centre Régional AGRHYMET et le CILSS, une formation sur la gestion des équipes, des projets et programmes à la Rochelle en France, à Abidjan, en Côte d’Ivoire, etc. Ouf ! Et la liste est loin d’être exhaustive. Sur le plan professionnel, le parcours de Yao Marcel est à l’avenant. La carrière de ce jeune talentueux scientifique est suffisamment riche pour renseigner sur la qualité de sa formation dont on ne vantera jamais assez la solidité. Ingénieur agronome de formation, il a occupé différents postes de responsabilités. Ce qui lui confère une expertise avérée acquise sur le terrain. Yao Marcel a de prime abord été Ingénieur-assistant avant de gravir, à force de travail, les échelons jusqu’à un haut niveau de responsabilité dans l’administration. Cet amoureux de l’agriculture intelligente face au changement climatique, a une grande expérience dans la gestion des projets de développement et dans les études prospectives. Cumulativement, il a une bonne maîtrise des politiques et stratégies climat, d’agriculture rurale durable et d’utilisation des terres dans les pays tropicaux.
Au final, l’ingénieur Yao Marcel est une personne de grandes ressources en matière de développement durable. En tout état de cause, l’Afrique peut être fière de ses jeunes talents comme Yao Marcel disposant d’expertises “certifiées” en matière de changements climatiques et de développement durable à une ère où ces deux thèmes constituent des préoccupations majeures qui mobilisent le monde entier et plus particulièrement le continent africain.

Konaté Fansé

Comments

comments

Translate »
Newsletter Powered By : XYZScripts.com