Pourquoi faut-il à tout prix comprendre les conséquences du changement climatique sur la pêche en Afrique et agir rapidement ?

3 janvier 2018

3 Janvier (Vivafrik.com) – L’impact du changement climatique sur l’hydrologie, les ressources naturelles et les différents secteurs de l’économie –  allant de l’agriculture au transport, en passant par l’énergie – est depuis longtemps un sujet de recherche et de débat. Mais ses effets sur la pêche, un des principaux secteurs d’activité en Afrique et qui fait vivre de nombreux africains, sont souvent moins bien compris.

Que sait-on des conséquences du changement climatique sur la pêche ?

L’augmentation de la température de l’océan causée par le changement climatique, oblige les poissons à migrer des zones équatoriales vers des zones plus froides, et entraîne aussi une diminution de leur taille. Ce phénomène de réchauffement agit également sur la quantité des réserves halieutiques, leur flux migratoire et leur taux de mortalité.

En Afrique de l’Est, le réchauffement de l’océan a déjà détruit une bonne partie des récifs coralliens qui abritaient certaines espèces et a considérablement réduit les stocks de poissons. Dans quelques pays d’Afrique de l’Ouest, comme la Sierra Leone, l’élévation du niveau de la mer a provoqué des inondations dans les villes et villages du littoral, exposant davantage les populations déjà très vulnérables.

Selon un scénario de fortes émissions de CO2, on estime que d’ici à 2050, les prises de la pêche diminueront de 7,7% à l’échelle de la planète à cause du changement climatique, entraînant ainsi une baisse de 10,4% des revenus liés à ce secteur (Lam, Cheung, Reygondeau, Sumaila, 2016).

Cette baisse pourrait atteindre 26 % en Afrique de l’Ouest et encore plus dans les pays plus proches de l’Équateur : 53 % au Nigéria, 56 % en Côte d’Ivoire et 60 % au Ghana.

Pourquoi s’intéresse-t-on particulièrement à l’Afrique ?

En Afrique, le poisson est un des principaux aliments et souvent la principale source de protéines. C’est pour cette raison qu’il est urgent d’intervenir sur ce continent pour changer ces pronostics alarmants.

Les poissons et leurs dérivés représentent 18 % de la consommation de protéines animales des africains (selon les données de la Banque mondiale). L’Afrique produit actuellement un peu plus de 9 millions de tonnes de poissons et de produits dérivés par an, soit 5% de la production mondiale.

Un chiffre pourtant insuffisant pour répondre à la demande domestique croissante, ce qui oblige le continent à dépendre des importations. Lire la suite sur Vivafrik.com

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