L’agriculture de conservation des sols

11 décembre 2017

11 Déc. (Rfi.fr) – C’est bien connu, en agriculture, le sol est le premier facteur de production. Problème, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, ou FAO estime que 33 % des sols à l’échelle mondiale sont dégradés. Plus spécifiquement, en France, 15 000 000 de tonnes de terres arables sont perdues chaque année. 1 cm de sol met 150 ans pour se former, et 10 minutes pour disparaître. Ce n’est pas tout. La population augmente, donc autant de bouches à nourrir, alors que la dégradation des sols s’accélère partout. On estime qu’en 1960, on disposait de 0,33 hectare agricole par personne. Aujourd’hui, ce chiffre est de 0,16 hectare par personne. Voilà l’énoncé du problème. Maintenant la solution.

La solution préconisée par les acteurs que nous avons rencontrés, c’est l’agriculture de conservation des sols. Un peu d’histoire. Les agriculteurs américains ont fait face au début du XXème siècle à un phénomène de forte érosion éolienne. Les sols nus et secs étaient balayés par le vent. La couche de terre arable se réduisait d’année en année. Les agriculteurs brésiliens ont vécu une situation similaire. Après défrichement, les sols agricoles perdaient leurs matières organiques très rapidement, sous l’effet de la charrue et du climat agressif. La pluie provoquait une forte érosion hydrique, des millions de tonnes de terres étaient lessivés. L’abandon du travail en profondeur du sol est apparu comme la seule issue face à ces constats. Puis, on en est arrivé à la technique dite agriculture de conservation des sols. En France, c’est le credo de l’association pour la promotion d’une agriculture durable, une association créée en 1998 à l’initiative des agriculteurs. Lire la suite sur Rfi.fr

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