Agriculture : la pomme de terre, rempart contre la guerre

11 décembre 2017

 (agrici.net) Selon une étude menée par le National bureau of economic research, basé à New York, cette plante a permis de faire baisser le coût des terres et d’améliorer les revenus des paysans et des dirigeants politiques entre les 15e et 19e siècles.

Par conséquent, ces derniers ont moins éprouvé la nécessité de déclencher des conflits avec le temps.

“L’introduction de la pomme de terre a réduit le nombre de guerres, qu’elles soient civiles ou entre Etats”, affirment trois experts américains, qui ont répertorié 2.477 batailles lors de 899 guerres ayant émaillé cinq siècles.

Leur raisonnement repose sur deux arguments majeurs.

Le premier concerne la baisse de la valeur de la terre sur laquelle était cultivée la pomme de terre.

Selon les analyses des chercheurs, elle a décliné avec la baisse du prix de la plante grâce à des avancées dans la productivité agricole.

“Les conflits ont décliné lorsque la valeur de l’objet pour lequel on se battait a diminué”, relève l’étude, en référence aux batailles territoriales qui étaient l’un des principaux motifs d’entrée en guerre à l’époque.

Ces spécialistes mettent également en avant le fait que la progression des revenus des paysans, due souvent à une amélioration des récoltes, a également joué un rôle pacificateur car elle s’est accompagnée d’une hausse des recettes fiscales pour l’Etat central.

“Une baisse des révoltes paysannes et des guerres civiles” s’en est suivie, résume l’étude, ajoutant qu’il était devenu “trop coûteux de s’engager au combat”.

Le tubercule, découvert au 15e siècle en Amérique Latine et cultivable sur des sols très divers, résiste aux aléas climatiques.

Il a par la suite été exporté en Europe au 16e siècle, puis en Asie et en Afrique par les marins européens.

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