Ali Kéita (président du bureau de création de l’interprofession): “Nous allons défendre le karité à Rome”

10 octobre 2017

Aujourd’hui, grâce aux efforts du bureau de création de l’interprofession du karité en Côte d’Ivoire, la production a considérablement augmenté. Elle est passée de 150.000 tonnes à 300.000 tonnes.
Ali Kéita (président du bureau de création de l’interprofession): “Nous allons défendre le karité à Rome”

Le président du bureau de création de l’interprofession du karité en Côte d’Ivoire, Ali Kéita, prendra part à une réunion organisée par la direction générale de l’Organisation des nations unies pour l’alimentation (Fao), dans le mois de novembre. Cette rencontre permettra de mettre en exergue l’état actuel de la filière en Côte d’Ivoire.

« Nous allons défendre le secteur karité à la Fao », a lancé le président du comité d’organisation de l’interprofession. Il soutient aussi que la rencontre est une opportunité pour la Fao d’avoir plus d’informations sur le karité en Côte d’Ivoire. Et d’évoquer la question des holdings qui veulent s’accaparer la filière et la gérer à leur guise.

Aujourd’hui, grâce aux efforts du bureau de création de l’interprofession du karité en Côte d’Ivoire, la production a considérablement augmenté. Elle est passée de 150.000 tonnes à 300.000 tonnes. Le beurre est vendu à 1500 Fcfa/kg et l’amande est vendu à 250 Fcfa/kg.

Pour le président de ce comité, cette invitation va donner une bonne visibilité à la filière parce que, « tant que nous n’expliquons pas nos différentes spéculations aux internationaux, ils ne comprendront pas ». Et l’un des véritables problèmes de ce secteur est la certification. Ce qui va dissuader les acheteurs clandestins de la production locale à être dans les normes et se conformer au prix qui sera fixé par l’État de Côte d’Ivoire.

60 à 70% du karité rentrent dans la production de la cosmétique, 20% dans la chocolaterie et 10% dans les produits pharmaceutiques. Pour ce faire, déduit M. Kéita, « la Côte d’Ivoire a intérêt à accompagner le secteur avec une véritable politique agricole ». Il reconnaît néanmoins que beaucoup d’efforts ont été faits par le gouvernement en seulement trois ans, par le biais du ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Mamadou Sangafowa Coulibaly. La preuve, deux unités industrielles de transformation finie du produit, dont les équipements sont déjà disponibles, vont bientôt être installées à Bondoukou et Bouna.

Kamagaté Issouf

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