Duncan : “Il faut aller rapidement vers l’agro-industrie”

5 octobre 2017

La croissance économique en Afrique n’a pas été pérenne et inclusive bien que le continent se soit classé deuxième dans le monde en termes de rapidité de croissance. Face à ce constat amer qu’admettent tous les spécialistes, il fallait réagir. Et c’est qu’a fait l’Union africaine (Ua) qui a élaboré son agenda 2063, bâti autour de sept objectifs.

Et le forum qu’organisent, depuis hier, à Paris l’institution panafricaine et l’Ocde, en partenariat avec l’Agence française de développement(Afd) sur le thème central « Entrepreneurs et industrialisation en Afrique » offre une belle opportunité aux dirigeants africains d’approfondir ces grandes questions du développement.

Invité à participer activement, au nom de la Côte d’Ivoire, à cette rencontre de haut niveau, Le vice-Président ivoirien, Daniel Kablan Duncan, a prononcé un important discours qui lui a permis , non seulement de donner son regard sur le développement du continent mais aussi de livrer à l’assistance les choix économiques et stratégiques opérés par son pays.

Pour le vice-Président Duncan, parler du futur de l’Afrique «impose un regard nouveau, loin du pessimisme des dernières années. » « Il nous faut, ajoute-t-il, jeter un regard attentif et lucide, notamment sur les progrès notables que l’Afrique réalise, mais aussi sur les faiblesses et les défis importants qui restent à relever. Notre vision est une vision optimiste du futur de notre continent. »

Ce bel optimisme s’appuie, selon lui, sur la stabilité politique globale du continent, sur les réformes structurelles et sectorielles d’envergure mises en œuvre au niveau macroéconomique, sur la grande richesse du sous-sol africain , sur le fait que l’Afrique dispose de 60% des terres arables inexploitées au monde et sur des ressources humaines de qualité.

Et quand on ajoute à tout cela le fait que la population africaine est très jeune, avec moins de 40% de la population qui a moins de 15 ans, on comprend pourquoi le vice –Président affirme que « l’Afrique est un continent d’opportunités et d’avenir » ; mieux, qu’elle est la «nouvelle frontière du développement », voire l’avenir de l’humanité. »

Mais, démarche exégétique oblige, Daniel Kablan Duncan n’a pas occulté les nombreuses faiblesses de l’Afrique ; faiblesses à cause desquelles elle accuse un grand retard dans son développement par rapport aux autres continents. Par exemple, le commerce intra-africain n’est que de 12% contre 55% en Asie et 70% en Europe .Et le continent « ne représente que 3% du commerce mondial et seulement 2% des Ide. » Et cela, sans compter que « les économies africaines restent, par ailleurs, principalement dominées par la production et l’exportation des produits de base ; ce qui les rend vulnérables face aux fluctuations des cours de ces produits et aux chocs extérieurs. » lire la suite sur fratmat.info

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