Agriculture ivoirienne : des experts en réflexion à Grand-Bassam

4 octobre 2017

Des experts des quatre ministères techniques en lien avec le développement agricole, halieutique et pastorale en Côte d’Ivoire (Ministère de l’agriculture et du développement rural, Ministère des ressources animales et halieutiques, le Ministère des eaux et forêts et le Ministère de la salubrité, de l’environnement et du développement durable) ainsi que leurs partenaires financiers et privés sont entrés en atelier le mardi 3 octobre 2017 à Grand-Bassam.

Ils ont trois jours (jusqu’au jeudi 5 octobre 2017) pour finaliser la deuxième génération du programme national d’investissement agricole de la Côte d’Ivoire (PNIA 2). Il s’agit d’un document qui retracera la vision, les objectifs stratégiques, les programmes et les interventions à mettre en œuvre sur la période 2017-2025, afin que le secteur agro-sylvo-pastoral et halieutique joue d’avantage son rôle de locomotives de l’économie nationale. Cet atelier est le cadre où le document sera présenté à l’ensemble des parties prenantes afin que celles-ci apportent leurs observations pour amendements. Le document amendé ira enfin sur la table du Conseil de Gouvernement pour validation et adoption.
L’atelier est piloté par le Ministère de l’agriculture et du développement rural dirigé par le Ministre Coulibaly Sanagafowa.

À la cérémonie d’ouverture, il était représenté par son Directeur de cabinet, Siaka Coulibaly. Dans son intervention, celui-ci est revenu sur les objectifs spécifiques de ce deuxième document sur l’investissement agricole dans le pays. Pour lui, il permettra de couronner le travail que le premier programme (PNIA-1, élaboré en 2012) a permis d’abattre. « Le Premier programme dénommé PNIA-1 nous a permis d’identifier les difficultés que rencontrent nos parents les producteurs sur le terrain. Il était important de faire l’état des lieux. Car, la décennie de crise armée que nous avons connues a négativement impacté sur la production agricole et autres activités du secteur. Elaboré en 2012, il nous a permis de travailler jusqu’en 2017 et les résultats sont là, avec le chiffre record de 2 millions de tonnes atteints cette année dans la production cacaoyère. Les solutions apportées à nos parents ont fait grimper les productions. Aujourd’hui, il y a lieu de trouver les vois et moyens pour que toutes ces productions rapportent beaucoup plus de devises au pays qu’il l’est actuellement. Nous devons par exemple penser à comment transformer nos produits agricoles chez nous, afin de ne plus subir les aléas du coup des matières premières sur le marché mondial. Pour le vivrier, c’est au niveau de la conservation que se pose le problème. Il nous faut trouver des solutions qui permettront à notre pays de vraiment jouir de son statut de pays agricole. Car, notre économie repose et reposera encore longtemps sur ce secteur d’activité», a-t-il expliqué avant d’exprimer sa foi en cet atelier qui, pour lui, accouchera d’un PNIA aussi riche qu’important.

Jean-Hubert Koffo

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