Agriculture / Burkina : Les acteurs non étatiques s’informent pour mieux interroger les politiques publiques

27 septembre 2017

(burkina24.com) Pour s’assurer que les acteurs non étatiques s’impliquent à fond dans la mise en œuvre du Programme détaillé pour le développement de l’agriculture en Afrique (PDDAA), la Confédération paysanne du Faso (CPF) et Oxfam Burkina s’activent pour le renforcement de leur engagement au niveau national. Deux jours durant à compter de ce mercredi 27 septembre 2017, ils sont réunis à Ouagadougou pour s’outiller sur le suivi des politiques nationales en la matière.

Pour mieux répondre aux défis de l’alimentation, il y a nécessité que chaque acteur joue sa participation comme il se doit. Au-delà de produire, agriculteurs et acteurs de la société civile sont amenés à converger leurs efforts pour d’abord mieux comprendre les politiques en cours d’implémentation et aussi suivre de bout en bout les engagements pris par les gouvernants. Le Programme national de la sécurité rurale (PNSR) sera ici interrogé. S’il a été décidé de réunir ces acteurs suscités pour aborder la problématique, c’est pour s’assurer que leur spécificité sera prise en compte.

« Nous travaillons à ce que leurs capacités soient renforcées afin qu’ils puissent les suivre avec leur œil, leur regard et toute la profondeur nécessaire pour que tout ce qui contribuera au développement de l’exploitation familiale ne soit pas seulement décidé par un pan des acteurs (gouvernants) mais que ce soit apprécié par l’ensemble des parties prenantes, notamment la société civile et les acteurs non étatiques », a expliqué Omer Kaboré, directeur pays d’Oxfam Burkina.

Jessica Mwanzia est en charge du programme Justice économique chez Oxfam Pan Africa. Elle a tenu une communication intitulée «Paradoxe de la sécurité alimentaire en Afrique ». Le paradoxe, a-t-elle relevé, réside dans le fait que l’Afrique ait le plus grand potentiel dans le domaine de l’agriculture. Ce qui n’empêche que le continent soit en même temps le plus atteint par l’insécurité alimentaire avec un quart de sa population malnutrie et confrontée à la famine.

L’une des possibilités d’inverser la tendance réside, selon elle, dans la capacité des acteurs non étatiques à s’assurer que le gouvernement est en train d’implémenter ses engagements au profit des agriculteurs. Elle s’est réjouie de la tenue de « cette rencontre (qui) est vraiment importante dans la mesure où il s’agit de s’assurer que les différents acteurs ont la capacité d’influencer les décisions sur la base des informations à leur disposition ».

Sa vision est partagée par Kop’ep Dabugat, coordonnateur continental des acteurs de la plateforme non étatique sur le PDDAA. « Oui. Il est très utile, a-t-il affirmé, de réunir les acteurs étatiques pour parler sur leur implication dans les processus de mise en place de politiques à tous les niveaux ».

Le plus important, a-t-il poursuivi, c’est de connecter les capacités, les efforts que des acteurs non étatiques ont fait à tous les niveaux pour arriver à un engagement très structuré et très efficace. Les participants ont jusqu’à demain 28 septembre pour s’accorder sur la stratégie qui leur permettra d’atteindre le but fixé.

KOETA

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