CÔTE D’IVOIRE-AGRICULTURE: ON VA FINIR PAR MANGER LES BILLETS DE BANQUE… VOICI «LE MAL DU VIVRIER IVOIRIEN»

30 août 2017

30 Août (Africanewsquick.net) – A force de privilégier les cultures de rente, la Côte d’Ivoire  a souvent fini par faire face à des pénuries d’aliments de base et donc à une inflation des prix des produits de grande consommation. On le sait, le cacao, le café, le palmier à huile et depuis des années, l’hévéa, sont pour le pays, des produits d’exportation qui contribuent fortement à l’amélioration de l’économie du pays. Si le premier président Félix Houphouët-Boigny avait fait la promotion de l’autosuffisance alimentaire avec surtout la culture du riz, la politique agricole de l’ancien chef d’Etat a au fil des années, été reléguée au second plan, malgré les fluctuations des prix des produits d’exportation.

Ces dernières années, en Côte d’Ivoire, le prix de ces produits ont grimpé, allant par exemple pour le cacao dont la Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial, à 1000F/kg. Comme le prix de l’hévéa, qui, jusqu’en 2011, se portait bien, avant de dégringoler. Le cacao, le café, l’hévéa, le palmier à huile, malgré tout font rêver les agriculteurs ivoiriens qui en cultivent des milliers d’hectares dans les régions de forêt. Le malheur pour les Ivoiriens, c’est que ces cultures sont privilégiées au détriment des cultures de grande consommation et particulièrement des cultures vivrières. Ainsi, la tomate, l’aubergine, la salade, le piment, le manioc se font souvent rares et quand on en trouve sur les marchés, les prix sont très élevés.

Ces dernières années, en Côte d’Ivoire, le prix de ces produits ont grimpé, allant par exemple pour le cacao dont la Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial, à 1000F/kg

En 2016, la Côte d’Ivoire a fait face à une grave pénurie de manioc sur le marché, avec pour conséquence, la pénurie de la semoule de manioc appelée «attiéké», faite à base de ce tubercule, pourtant consommée par 90% des populations vivant sur le sol ivoirien. La boule d’«attiéké» qui coûte généralement 100 Fcfa, était vendue à 200 Fcfa, soit le double du prix normal. Le gouvernement qui a pris au sérieux cet avertissement, avait alors encouragé les planteurs du sud du pays à s’adonner à la culture vivrière. Toujours est-il que la crise du manioc et de l’ « attiéké » est passée. Mais que ce soit pour cette culture ou pour le maraîcher, il n’existe pas de véritable politique dans ce pays même s’il est vrai que des groupements d’hommes et/ou de femmes reçoivent par moment l’aide de pouvoirs publics à travers le financement de projets. Lire la suite sur Africanewsquick.net

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