Yamoussoukro : Les Agronomes donnent un éclat particulier à la fête

7 août 2017

(agrici.net) 07 Août 1960 – 07 août 2017. Cela fait 57 ans jours pour jour que la Côte d’Ivoire a acquis sa libération des jougs coloniaux. A la commémoration de cette date historique dans la ville natale du libérateur, Félix Houphouët-Boigny, père de la nation et premier agriculteur ivoirien. Les ingénieurs Agronomes de Côte d’Ivoire, dont un plus grand nombre est sorti de la prestigieuse école polytechnique qui porte son nom, ont choisi de marquer leur présence à cette fête.

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Occasion pour eux de célébrer dans le même temps, les 50 ans de leur corporation de toutes les générations. Selon l’un des leurs, Kama Berté, ingénieur agronome, enseignant à l’institut polytechnique Houphouët-Boigny, où il a dirigé des mains de maître l’école supérieure agronomique, la célébration du cinquantenaire des agronomes vise à apporter leur pierre à l’édification d’un secteur agricole performant pour une économie ivoirienne plus prospère. Surtout, à l’heure où, l’Etat ivoirien et son gouvernement engagent toute la nation entière à œuvrer pour une Côte d’Ivoire émergente. Il est de notoriété que les agronomes prennent toute leur place qui leur revient dans cette mission. Une raison majeure qu’ils ont saisi pour partager leurs expertises et expériences avec l’ensemble de la communauté nationale sur les problématiques actuelles de développement, à l’occasion de leur premier congrès qui aura lieu en novembre prochain.

En prélude à ce congrès, tous ont pris part active au lancement des activités qui les a réunis du 5 au 7 août à Yamoussoukro, où ils ont marqué les 57 ans de la Côte d’Ivoire par leur présence effective avec un défilé présentant les différents produits issus de leurs recherches et de l’exercice de leur métier. Un défilé grandeur nature qui a donné un éclat particulier à cette fête populaire sur le Boulevard Mamie Adjoua et à la place historique baptisée place Jean-Paul II.

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Le préfet du District Autonome, Brou Kouamé qui a officié cette commémoration, n’a pas manqué de souligner et saluer à sa juste valeur la présence des agronomes venus en grand nombre. Revenant aux activités propres du département, et loin de verser dans l’autosatisfaction, l’administrateur civil a indiqué que les perspectives sont bonnes. Ajoutant que, avec la mise en œuvre effective du projet de pole agricole industriel de la région du Bélier et du District Autonome de Yamoussoukro, apportera sûrement une réponse concrète aux nombreuses préoccupations. Dont entre autres, l’emploi jeunes et l’autonomisation des femmes. Pour réussir, il a insisté à l’adhésion massive et de tous à ce projet qui à l’en croire, permettra d’améliorer les productions agricoles malgré les effets du changement climatique.

Dressant le bilan des efforts conjugués du monde agricole du département, on registre la réalisation de plusieurs milliers de tonnes de cultures vivrières, de la banane plantain, du riz, du maïs, des cultures maraîchères. Parlant des cultures industrielles, grâce aux réformes engagées par le conseil café cacao, et de celui du coton et anacarde les productions ont été améliorées. Et se situent respectivement à 218T pour le café, 3703 pour le cacao, 1067 pour l’anacarde. Il en est de même pour la production animale avec une augmentation du cheptel bovin avec 13898 têtes. Auxquelles s’ajoutent plus 229.000 têtes de poulets, 4237 têtes de porcs, qui permettent de satisfaire la population en protéine animale.

Toutefois, le préfet a fait remarquer qu’au niveau de la santé, il existe une bonne couverture sanitaire permettant à plus de 98% de la population de vivre dans un rayon inférieur à 10km d’un centre de santé. Le taux de la couverture vaccinale est de 90%. Toute chose qui réduit le nombre de décès maternels et infantiles lors des accouchements. Au niveau sécuritaire, le préfet a relevé une franche et bonne collaboration entre les forces de l’ordre et la population. Sans toutefois occulter les difficultés qui plombent la bonne marche du département vers le développement. C es difficultés dit-il, sont liées aux conflits fonciers, à la problématique de chefferie dans les villages et des conflits entre les agriculteurs et éleveurs. Justement à ce sujet, le préfet Brou Kouamé, a invité les populations, surtout les cadres et les hommes politiques à mettre fin aux jeux d’intrigue et d’intérêts claniques ou personnels. Et leur demande d’observer strictement le mode de désignation des chefs de villages selon les coutumes.

agrici.net

Jacques Mintoh

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