« Le zonage, une des mesures phares de réforme de la filière coton en Côte d’Ivoire »

17 juillet 2017

17 Juil. (commodafrica) – Pour la campagne cotonnière 2017/18, la Côte d’Ivoire a mis en place le zonage. Epine dorsale de la réforme de la filière coton, il consiste en l’attribution de zones exclusives d’interventions pour chacune des sociétés cotonnières sur la base d’une convention de concession. Six sociétés cotonnières sont présentes – CIDT, Ivoire Coton, COIC, SECO, SICOSA 2.0 et Global Cotton – qui détiennent 14 usines d’égrenage d’une capacité totale de 605 000 tonnes.

Comment a été mis en place le zonage, quelles sont les implications pour les sociétés cotonnières, quels en sont les attendus ?

Interview exclusive à CommodAfrica de Jean-François Touré, président de l’Association professionnelle des sociétés cotonnières de Côte d’Ivoire (APROCOT-CI).

Le zonage démarre avec la campagne 2017/18. Le découpage est-il satisfaisant pour les sociétés cotonnières, sur quels critères a-t-il été fait ?

Le zonage est une des mesures phares de la réforme de la filière coton. Il est mis en œuvre dès la campagne 2017/18, suite au décret du 28 décembre 2016.

Il consiste en un découpage du bassin cotonnier en zones exclusives d’activité (ZEA), autour des usines existantes, et deux zones de développement. Ainsi 18 zones ont été identifiées sur la base des limites administratives. Les ZEA constituent des zones optimales de production et de collecte définies autour des unités d’égrenage.

Les critères sont de 2 ordres. D’une part, les critères de découpage qui reposent sur : l’existence d’une usine d’égrenage et sa capacité, la limite administrative et la prise en compte des zones de cultures et des zones potentielles de développement de la culture du coton. D’autre part, les critères d’attribution en fonction de la propriété de l’unité d’égrenage, des acquis de la libéralisation de 1998 et de l’importance et qualité des activités agricoles intégrant le conseil agricole.

L’ensemble des acteurs -producteurs et sociétés cotonnières- a été associé aux différents processus qui a abouti à la signature du décret par des rencontres directes, des ateliers et séminaires, arbitrages par les autorités ou le comité zonage, et différents autres échanges.

Quelles sont les implications pour les sociétés cotonnières ? Le zonage implique-t-il des réorganisations au sein des sociétés (collecte du coton, mise en place du conseil agricole, etc.) ?

Les implications sont bien entendu nombreuses avec ce changement de cadre. Il s’agit notamment d’une réorganisation et d’un repositionnement géographique du personnel de terrain, essentiellement les chefs de zones et conseillers agricoles, bien que fondamentalement la structure de base de nos sociétés ne soit pas modifiée. Lire la suite sur Commodafica.com

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