Robots connectés, applications… Comment la technologie aide le monde agricole

12 juin 2017

12 juin (francetvinfo) Des robots dans des champs, des applications de météo au mètre près… l’agriculture connectée se développe et pourrait bien révolutionner le secteur. Chaque année en juin, les chambres d’agriculture organisent des journées Innov’action pour présenter ces nouveautés qui facilitent le quotidien des agriculteurs.
“Bip ! Biiip !” Dino travaille sur une vaste parcelle du côté de Péronne dans la Somme. Sa carapace blanche détonne. Dino est un robot guidé par GPS. “Là, on va calibrer le robot, explique Laurent Marchand, conseiller à la chambre d’agriculture départementale. On le lance et il se débrouille tout seul.” Le travail du robot est de “biner, désherber des cultures dans l’inter-rang [couloir situé entre deux rangs, ndlr] pour rendre le champ propre”, poursuit Laurent Marchand qui indique que “l’avantage c’est l’autonomie”.

Pendant que le robot bine, l’agriculteur peut être occupé à faire autre chose donc c’est un gain de temps pour l’agriculteur et un confort de travail.
gies avait présenté le robot désherbeur autonome Oz au Salon de l’agriculture à Paris en 2016. (MAXPPP)
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Des robots dans des champs, des applications de météo au mètre près… l’agriculture connectée se développe et pourrait bien révolutionner le secteur. Chaque année en juin, les chambres d’agriculture organisent des journées Innov’action pour présenter ces nouveautés qui facilitent le quotidien des agriculteurs.

Le robot Dino bine à votre place

“Bip ! Biiip !” Dino travaille sur une vaste parcelle du côté de Péronne dans la Somme. Sa carapace blanche détonne. Dino est un robot guidé par GPS. “Là, on va calibrer le robot, explique Laurent Marchand, conseiller à la chambre d’agriculture départementale. On le lance et il se débrouille tout seul.” Le travail du robot est de “biner, désherber des cultures dans l’inter-rang [couloir situé entre deux rangs, ndlr] pour rendre le champ propre”, poursuit Laurent Marchand qui indique que “l’avantage c’est l’autonomie”.

Pendant que le robot bine, l’agriculteur peut être occupé à faire autre chose donc c’est un gain de temps pour l’agriculteur et un confort de travail.

Grâce à son poids, il tasse moins les sols qu’un tracteur traditionnel. Le robot présente également un gain pour l’environnement car il est électrique. Aujourd’hui, ce n’est qu’un prototype mais il est promis à un bel avenir : la chambre d’agriculture de la Somme en a acheté un exemplaire pour l’adapter à différentes cultures.

La télédétection pour détecter les mauvaises herbes

Pour lutter contre les adventices, les mauvaises herbes, il existe une autre technologie : la télédétection par imagerie spectrale. Ce projet est, là-encore, porté par la chambre d’agriculture de la Somme. “Chaque végétal a une façon très spécifique de faire rebondir la lumière sur ses feuilles, indique Jérôme Cipel, l’ingénieur-conseil de la chambre. Selon son stade et selon le végétal, on est capable de connaître son empreinte spectrale. Grâce à cela, on va pouvoir les retrouver dans les champs.”

L’intérêt est de mieux traiter les mauvaises herbes en utilisant moins de produits. “Les végétaux présentent des résistances génétiques à l’utilisation de ces produits, poursuit Jérôme Cipel. Moins on les utilise et plus on les utilise efficacement, plus on a de chances que ces produits restent utilisables dans le temps sans pour autant se retrouver avec des infestations contre lesquelles on ne saura plus lutter.” Le projet est embryonnaire, il vient de démarrer, mais l’ambition est de pouvoir présenter une cartographie complète de la région d’ici trois ans. Pendant ces LIRE LA SUITE ICI

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