Programme National d’Investissement Agricole/ Un atelier pour aborder sereinement le PNIA2

1 juin 2017

01 Juin (agrici.net) – Un atelier de validation du bilan du PNIA (Programme National d’Investissement Agricole) de première génération et d’identification des axes stratégique du PNIA de deuxième génération est organisé du 31 mai au 02 juin 2017, dans un grand Hôtel de Grand-Bassam. Cet atelier qui réunira environ 200 participants dont les représentants de l’administration publique impliquée dans le développement agricole, les partenaires au développement, le secteur privé, des organisations professionnelles agricoles, des organisations de la société civile, va procéder à la validation du bilan du Programme National d’Investissement Agricole de première génération et à la définition des orientations stratégiques du Programme National d’Investissement Agricole de deuxième génération de notre pays.

Il s’agira pour les participants, de présenter les principaux résultats et enseignements de la mise en œuvre du PNIA de première génération qui devront être validés par l’ensemble des acteurs du secteur agro-sylvo-pastoral. Il s’agira aussi de définir les grandes orientations stratégiques du PNIA de deuxième génération par les mêmes acteurs. L’atelier de Grand-Bassam sera l’occasion de mener des réflexions sur l’élaboration et la mise en œuvre d’une stratégie de communication pour le PNIA de deuxième génération, en ressortant les rôles et les responsabilités de chaque partie prenante à différents niveaux du processus.

Monsieur COULIBALY Siaka, Directeur de Cabinet du Minader et représentant du Ministre de l’Agriculture et du Développement Rural, Mamadou Sangafowa COULIBALY dans son discours d’ouverture, a exprimé sa satisfaction quant aux retombés plus ou moins positives de la 1 ère phase du PNIA qui, selon lui : “(…) du fait de qu’il y’a eu une synergie d’actions , a eu des rendements positifs.”, notamment a favorisé la réduction de la pauvreté dans le milieu rural en créant de nombreux emplois.

Les buts que s’est fixé l’atelier s’insèrent dans le cadre global des accords internationaux signés par la Côte d’ivoire. En effet, En 2003, les Chefs d’Etat et de Gouvernement africains se sont engagés à Maputo au Mozambique, à accorder au moins 10% de leur budget au secteur agricole, afin de faire face aux grands défis de l’agriculture africaine déclinés dans le Programme Détaillé de Développement de l’Agriculture Africaine (PDDAA), dans l’optique du Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique (NEPAD), lequel réaffirme la priorité des Etats pour l’agriculture en vue de contribuer à l’éradication de la pauvreté et de la faim en Afrique.  Toute chose  qui devrait garantir une croissance agricole d’au moins 6% au continent dans ce secteur.

C’est ainsi que la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), se référant aux accords de Maputo, a adopté en 2005, la Politique Régionale Agricole de l’Afrique de l’Ouest (ECOWAP), dont l’objectif général est de contribuer à la satisfaction des besoins alimentaires, au développement économique et social pour réduire la pauvreté dans les Etats membres. Dans le même élan, l’ECOWAP veut également réduire les inégalités entres les territoires, les zones et les pays. Aussi, l’opérationnalisation du programme a déjà vu se réaliser un certain nombre d’actions dont le Programme Régional d’Investissement Agricole (PRIA) ainsi que  l’appui à l’élaboration d’un Programme National d’Investissement Agricole (PNIA) dans chacun des pays membres. Le PNIA, avait pour rôle principal de définir des actions de développement du secteur agricole indispensables pour réduire la pauvreté aux niveaux national et rural, à partir d’une analyse approfondie du rythme de la croissance de l’économie en général, et du secteur agricole en particulier, le tout, dans un plan quinquennal.

Ainsi, à l’instar des autres pays membres de la CEDEAO, la Côte d’Ivoire a élaboré en 2010 son Programme National d’Investissement Agricole d’un montant de 2002, 818 milliards F CFA. Cependant, du fait de la crise socio-politique, ce n’est qu’en 2012 que le PNIA a pu faire l’objet d’une table ronde de mobilisation des ressources pour sa mise en œuvre, fixant les intentions de financement ont été enregistrées à hauteur de 2040 milliards de FCFA.

Pour rappel, le PNIA au niveau de la Côte d’Ivoire s’appuyait sur six programmes prioritaires, couvrant le secteur agro-sylvo-pastoral et halieutique : l’Amélioration de la productivité et de la compétitivité des productions agricoles, le Développement des filières ; l’Amélioration de la gouvernance du secteur agricole, le Renforcement des capacités des parties prenantes au développement de l’agriculture, la Gestion durable des ressources halieutiques et la Réhabilitation forestière et relance de la filière bois. Après quatre années de mise en œuvre effective sur l’ensemble du territoire national le PNIA a permis d’enregistrer des résultats satisfaisants. Au niveau continental, les chefs d’Etat et de Gouvernement africains réunis en 2014 à Malabo (Guinée Equatoriale), ont réaffirmé leur engagement pour une transformation structurelle de l’agriculture africaine à travers la Déclaration de Malabo.

En vue de mettre en œuvre ces engagements de Malabo, la CEDEAO a procédé le 02 juin 2016 à Abidjan, au lancement du processus de formulation des PNIA et du PRIA de deuxième génération. Cette rencontre a emmené la Commission de la CEDEAO à demander aux pays concernés d’initier la formulation de leur PNIA de deuxième génération. C’est pourquoi, s’inscrivant dans cette dynamique, le Gouvernement ivoirien, à travers les ministères techniques impliqués dans le développement agricole et la sécurité alimentaire, a procédé le 13 octobre 2016 sous la présidence de Monsieur le Premier Ministre, au lancement du processus de formulation de son PNIA de deuxième génération. Dans cette dynamique, il s’agissait dans une première phase, de réaliser l’évaluation du PNIA de première génération et d’en ressortir par la suite, les orientations stratégiques qui serviront à l’élaboration du PNIA de deuxième génération.

Dans sa phase pratique, l’atelier de Grand-Bassam se déroulera en trois principales phases. La première phase portera sur la validation du rapport d’évaluation du PNIA de première génération. Quant à la deuxième phase, elle permettra de définir les orientations stratégiques du PNIA de deuxième génération. La troisième phase des travaux consistera à soumettre en plénière, à l’ensemble des participants, les grandes lignes de la stratégie de communication pour la formulation et la mise en œuvre du PNIA de deuxième génération.

Après avoir faire le bilan diagnostic du PNIA 1 et donner certaines orientations  pour aborder le PNIA 2, c’est sur des mots de remerciements aux différents acteurs de ce programme que Monsieur COULIBALY Siaka a déclaré ouverte la 2 ème phase.

A.K.

Comments

comments

Newsletter Powered By : XYZScripts.com