L’Afrique agricole entre pénurie et inflation

29 mai 2017

29 Mai (Rfi) – Cette semaine se déroulait à Ahmedabad, dans l’Etat du Gujarat au nord-ouest de l’Inde, l’Assemblée Générale de la Banque Africaine de Développement. Et dès la première journée, il y a été question d’agriculture. Le directeur général de la BAD, Akinwumi Adesina, disait à l’ouverture de cette semaine de travail que « l’Afrique possède 65% des terres arables non cultivées dans le monde. Nous devons accélérer l’accès à des semences de qualités, aux engrais, à l’irrigation, à la mécanisation, mais aussi aux financements. L’agriculture doit désormais être considérée comme un business à travers toute l’Afrique. »

Cette problématique est d’autant plus importante, en ce moment, que le continent africain fait face à un paradoxe. Alors que les récoltes de céréales battent des records partout dans le monde, tirant les prix à la baisse, rien de tout cela en Afrique. Dans nombre de pays africains, de l’Egypte au Kenya, l’inflation bat des records à cause de la hausse des prix agricoles. Pourquoi ?

La réponse à cette question est dans un pavé de 828 pages intitulé Cyclope qui paraît tous les ans à pareille époque, aux éditions Economica. Cyclope, c’est la bible de ceux qui s’intéressent de près ou de loin aux marchés de matières premières. Eco d’ici Eco d’ailleurs reçoit, cette semaine, le directeur de Cyclope, l’économiste Philippe Chalmin. Lire la suite sur Rfi.fr

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