Yamoussoukro: La banane se fait rare sur le marché

29 mars 2017

Yamoussoukro, 29 mars (agrici.net). Manger du foutou de la banane plantain en cette période, c’est se donner de luxe. Et pour cause ce produit agricole se fait de plus en plus rare. Toute situation qui a occasionné l’augmentation subite du coût d’achat sur le marché. Dans le marché de coopérative privée sis au Mofaitai à Yamoussoukro, capitale politique ivoirienne dans le centre de la Côte d’Ivoire, les vendeuses tout comme les consommateurs crient au manque de la banane sur le marché et du prix d’acquisition. En témoigne, Mme Sylla Assétou, revendeuse de banane au marché de coopérative agricole des femmes.

« Le régime que je tiens en main coûte 2000 FCFA. C’est de la banane plantain appelé (Yayinin) qui est cultivé en majorité dans la zone de Sinfra. Nous sommes des revendeuses et nous prenons le camion de 10 à 30 tonnes avec les planteurs dans cette zone. Lorsqu’il y a beaucoup de bananes sur le marché, nous revendons quatre à cinq régimes à 2000 FCFA aux consommateurs, ou vendeuses d’aloco. Il y a plusieurs qualités de bananes plantain. Yayinin, Affoto, kpakrégnon et M’blétia. » A-t-elle expliqué.

Ajoutant qu’au moment où la banane se fait rare, un chargé de camion de 30 T revient à plus d’un million et demi (1.500.000) de Sinfra à Yamoussoukro sur une distance de 78 KM. Pour une fluidité du produit sur nos marchés il faut attendre le mois d’octobre prochain. Sinon dit-elle, jusqu’à cette période, la banane ne finit pas totalement sur le marché, mais pour en avoir, il faut un parcours de combattant. En plus, elle coûte à tous les niveaux, extrêmement chère.

Mlle Viviane Agoï, travaille dans un maquis de la place, et nous l’avions croisée dans le marché privé de cette coopérative. « C’est moi qui fais le marché tous les trois jours pour le maquis. La plupart de nos clients aiment consommer le foutou banane. Mais en cette période, la banane est devenue chère. Cinq bananes coûtent 500 FCFA contre plus d’une dizaine en période de fluidité. Nous sommes obligées de faire un plat de foutou banane accompagné de la sauce de viande de brousse ou poisson à 1000 FCFA. On s’en sort, mais parfois il y a des pertes. Notre souci majeur est de maintenir notre clientèle jusqu’à la période où la banane envahit le marché, » a noté Mlle Viviane Agoï.

Quant à Mme Globéi Eliane, ménagère de son état, « avec une famille de plus de huit personnes, on ne peut avoir le luxe de s’offrir un plat de foutou de banane. J’en fais juste pour mon époux qui adore le foutou banane avec la sauce gouagouassou. Aux enfants, je prépare à côté du riz local ou importé. Cela dépend de ce que j’ai sous la main, » a-t-elle révélé.

Pour la présidente du marché de coopérative de Mofaitai, la solution à cette situation c’est demandé aux décideurs de faire en sorte qu’on arrive cultivé de la banane plantain en toute période. Il existe de nouveaux mécanismes de culture en toute saison. Cela pourrait éviter la pénurie de banane sur le marché et l’augmentation du prix. Ces mécanismes doivent être enseignés aux planteurs agricoles surtout dans le domaine de la banane.

Jacquelin Mintoh, Correspondant

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