Guiglo/ Culture du manioc Le maire apporte une subvention de plus de 20 millions

24 mars 2017

24 Mars(agrici.net),Pour résorber le taux de chômage dans sa localité, Baillet Ben Sévérin, maire de la commune de Guiglo a misé sur l’agro-alimentaire.Pour ce faire, le 23 mars, l’entreprise agro-industrielle Kassio avec le concours du maire a lancé la construction d’une unité de transformation de manioc en attiéké frais et amidon dans le village de Yaoudé à seulement 5km de Guiglo.

Une unité de transformation de manioc qui permettra selon Guy Guilane Thomas à plusieurs jeunes de trouver leur autonomie. « Cette usine que nous implantons ici offre des emplois directs aux jeunes. Nous aurons besoin de machinistes, encadreurs et bien d’autres. Ce sont des jeunes d’ici formés à cet effet qui travailleront dans cette usine », soutient le DG de l’entreprise KASSIO. En plus de cette main d’œuvre, l’usine produira 20 tonnes d’attiéké frais par jour avec 100 tonnes de tubercule de manioc soit la production de 5 hectares de manioc. « Il est mieux d’apprendre à pêcher aux jeunes que de leur donner toujours du poisson. Cette usine pour la faire tourner, il faut une superficie de 5 hectares par jour.

Ces champs ce sont les jeunes qui les feront. Donc, ce sera une occasion d’occuper plusieurs jeunes sainement. Nous avons décidé de donner à chaque jeune un demi-hectare qui lui donnera au moins 15T de tubercule au bout de 8 mois pour un gain de 1 200 000Frcs. C’est un véritable moyen d’engranger beaucoup d’argent pour nos populations rurales », a insisté Guy Thomas. Pour permettre aux jeunes de sa localité d’avoir accès à ce projet novateur et salvateur, le maire Baillet Ben Sévérin a apporté une subvention de 20 millions de nos francs sans compter les frais de formation des jeunes qui devront travailler en qualité d’encadreurs, techniciens et autres .

Saluant les décisions du gouvernement ivoirien de protéger l’attiéké ivoirien, le responsable de l’entreprise Kassio a invité les jeunes à s’approprier ce projet. « Le Burkina Faso a obtenu le brevet d’exploitation de l’attiéké que nous produisons ici en Côte d’Ivoire. Maintenant que le gouvernement a décidé de protéger l’attiéké ivoirien, il faut que chacun de nous s’intéresse à la chose. 99% des populations ivoiriennes consomment les dérivés du manioc. Et ce, dans les produits pharmaceutiques, textiles et alimentaires. Je demande aux jeunes de ne pas abandonner les boutures pour aller aux funérailles »,a conseillé Guy Guilane Thomas. Le maire de Guiglo, au cours de cette cérémonie, a salué les responsables de KASSIO pour avoir accepté d’implanter cette unité dans sa localité. Pour lui, c’est une réponse apportée à la demande d’emploi des jeunes diplômés ou pas. «L’agro-alimentaire est une chance pour les zones forestières.

Je vous prie de ne pas brader ce qui nous reste des terres. Ne vendons plus nos terres. Une jeunesse oisive est une jeunesse exposée à tous les vices. Nous sommes prêts à permettre aux jeunes de se prendre en charge », a renchéri le premier magistrat de la commune de Guiglo. Poursuivant, le maire a invité les chefs coutumiers à céder des parcelles de terres cultivables afin que les jeunes aient le courage d’adhérer au projet massivement. Notons que cette unité de transformation de manioc sera dotée d’une infirmerie, du bureau du directeur et 10 logements pour les travailleurs.
Henri Cédric, agrici .net

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