NIAKARA/Les prix de l’anacarde grimpent, les vols dans les plantations aussi.

22 mars 2017

Niakara (agrici.net) Aujourd’hui, le planteur d’anacarde à Niakara se frotte les mains. Le prix du kilogramme de la noix de cajou connaît un record sans précédent. Il oscille entre 750 et 850 frs cfa contre 440 frs, prix bord champ fixé par le gouvernement.

Si cette situation est salutaire, il y a une autre qui l’est moins. Ce sont les vols de ce produit dans les plantations, voir même parfois dans les maisons et autres magasins de stockage. Concernant la flambée des prix d’achat, ce sont des paysans heureux qui ne demandent que la situation perdure. <<Franchement c’est une grande première dans la commercialisation de l’anacarde. De mémoire de producteur de ce produit, nous n’avons jamais atteint ces prix. Il fut même un moment où nous envisagions de détruire nos plantations à cause du mauvais prix. Il faut saluer tous ceux qui ont permis qu’on en arrive là>>, a déclaré Coulibaly Katinan Benoît, planteur à Arikokaha.

Cet avis est partagé Koné Seydou qui demande à l’État de doter la région de Niakara d’unités de transformation qui achèveront de stabiliser définitivement les prix. <<Cette année les prix sont bons. Mais on ne sait pas jusqu’à quand. La solution pour que les prix soient maintenus, c’est la création d’usines de transformation à Niakara qui est parmi les plus grandes régions productrices>>, a-t-il plaidé.

Mais tous se plaignent du phénomène des voleurs de la noix de cajou. << Nous souffrons énormément avec les voleurs. Toute ma récolte journalière du jeudi 16 mars dernier à été volée au champ. Les prix sont bons, mais nous ne dormons pas à cause des voleurs. Nous sommes obligés d’être à tout moment au champ pour ne pas laisser libre cours à ses malfrats>>, a dit Talnan Laurent qui a également tancé les bouviers dont les bêtes, singulièrement les bœufs, leur causent aussi des ennuis. Selon lui, lors qu’ils pénètrent dans une plantation, les bœufs qui sont friands de la pomme d’anacarde, avalent avec elle, la graine. On peut donc le dire, la campagne 2017 de l’anacarde dans le département de Niakara s’annonce sous de bon auspice pour les producteurs. Mais comme dit l’adage, mieux vaut prévenir que guérir, il faut prendre maintenant des mesures sécuritaires pour parer à toute éventualité de braqueurs qui pourraient sévir dans la région.

PEDRO COULIBALY, pour Agrici.net

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