Bonnes performances globales des matières premières sur 2016

4 janvier 2017

4 Jan. (commodafrica) -Les matières premières agricoles intéressant les pays d’Afrique de l’Ouest, à l’export comme à l’import, ont connu des tendances diverses en 2016.

CACAO
Le cacao a terminé 2016 à son plus faible cours en trois ans et demi, ayant perdu 33% de sa valeur sur un an, sa plus mauvaise performance depuis 1999. Depuis le mois de mai, les cours sont à la baisse face à la perspective d’une plus forte production sur la campagne 2016/17 qui s’est ouverte le 1er octobre pour les principaux producteurs que sont la Côte d’Ivoire et le Ghana.

HUILE DE PALME
L’huile de palme a gagné 25,1% en 2016, suite à la sécheresse liée à El Niño qui a impacté d’importantes régions de production notamment en Asie. Il s’agit de sa plus forte hausse annuelle depuis 2010. Elle a entrainé dans son sillage ses produits dérivés qui, souvent, ont enregistré une hausse de leurs prix encore plus forte : +85% pour l’huile de palmiste, +47% pour la stéarine de palme RBD et + 33% pour l’oléine de palme RBD.

RIZ
Les cours du riz en fonction des pays d’origine ont connu des fortunes diverses en 2016. Toutefois, la tendance globale ets à la baisse, selon les chiffres du Département américain de l’Agriculture. Le Thaïlande 100% Grade 2 serait à $ 383 la tonne FOB en 2016/17 contre $ 386 en 2015/16 et $ 420 en 2014/15. Le 15% brisures serait à $ 360 contre $ 366 en 2015/16 et $ 385 en 2014/15. Le Vietnam 5% brisures est, quant à lui, en nette baisse, à $ 342 en 2016/17, selon les prévisions, contre $ 364 et $ 389 les deux campagnes précédentes.

CAFE
Le café Robusta a gagné la palme des hausses des cours en 2016 avec un gain de 40%, sa hausse la plus élevée depuis 2015, tandis que l’Arabica aura gagné 8%. Pourtant, l’Arabica avait mal démarré l’année, en chutant à son plus faible niveau de prix en deux ans, en janvier. Mais la spéculation, la fermeté du réal -la monnaie brésilienne- et la hausse du prix du Robusta ont entrainé à la hausse l’Arabica au fil des mois.

SUCRE
Le sucre roux a pris 28% en 2016, sa plus forte performance depuis 2009, tandis que le sucre blanc gagnait 24%. Le roux a été tiré par l’attente d’une production plus faible en Inde et plus courte au Brésil.

COTON
Le marché à terme du coton aura connu sa meilleure année depuis 2013, progressant de 12% sur 2016. Pourtant, la récolte nord-américaine a été abondante.

BLÉ
Le blé sur le marché à terme de Chicago a perdu 13% de sa valeur en raison d’une production mondiale record mais les graines de soja ont grimpé de 14%, la première hausse annuelle depuis 2012.

CAOUTCHOUC
Le caoutchouc naturel a bondi de 60% sur le marché de Tokyo, le Tocom, sa plus forte hausse depuis 2009, réagissant notamment à la hausse des cours du brut qui renchérit le prix du caoutchouc synthétique, principal rival du caoutchouc naturel, mais aussi grâce aux achats de contrats par les fonds d’investissements et spéculatifs.

Parmi les matières premières agricoles non cotées, on note la stabilité du prix des graines de sésame du Nigeria ou du Burkina Faso qui sont passées de $ 850 à $ 870 la tonne FOB, ou encore les noix de cajou de Côte d’Ivoire qui ont démarré à $ 1300-1600 en février pour terminer mi-novembre à $ 1250-1400 la tonne CAF, selon les cours publiés par CommodAfrica.

BONNE PERFORMANCES GLOBALES DES MATIERES PREMIÈRES INDUSTRIELLES

Bon nombre de marchés de matières premières autres qu’agricoles ont terminé l’année 2016 en fanfare : le pétrole Brent a gagné 50% et le WTI 43% boostés notamment par la décision de l’Opep de réduire les quotas mais aussi par une demande plus forte que prévue notamment de la Chine, sans oublier la perspectives d’investissements accrus aux Etats-Unis dans le BTP suite à la victoire de Donald Trump aux présidentielles.
Côté métaux, le zinc et les barres d’acier ont gagné 60%, tous deux très utilisés dans le BTP, tandis que le cuivre enregistrait sa première hausse annuelle depuis 2012, de l’ordre de 17%.

Après 3 ans de baisse, l’or jouant à plein son rôle de valeur refuge durant une année 2016 plutôt tourmentée aux plans politique, sécuritaire et économique, a gagné 9%. Mais 2017 s’annonce baissière pour le métal précieux car le dollar devrait grimper et les taux d’intérêt américains aussi ce qui, mécaniquement, pèse habituellement sur le prix de l’or.

Enfin, l’indice Reuters Jefferies CRB, qui comprend 19 matières premières, dont 39% de matières énergie, 41% agricoles, 7% de métaux précieux et 13% de métaux industriels, a bien progressé.
Cerise sur le gâteau, le dollar aura progressé de près de 4% par rapport à un panier de 6 devises. Sa quatrième année consécutive de gain.

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