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18 mai 2018

LE CONSEIL DU CAFÉ-CACAO PARTICIPE A LA 51ème EDITION DE LA FOIRE INTERNATIONALE D’ALGER (FIA 2018)

Le Palais d’Expositions d’Alger en Algérie a servi de cadre à l’organisation de la 51ème Edition de la Foire Internationale d’Alger (FIA 2018) qui s’est tenue du 8 au Mai 2018, sous le thème : « Le commerce au service de la production nationale ».
Son Excellence Monsieur Ahmed OUYAHIA, Premier Ministre d’Algérie a présidé le mardi 08 mai 2018 la cérémonie inaugurale, en présence des nombreuses délégations étrangères dont celle du Conseil du Café-cacao, conduite par le Directeur Général, Monsieur KONE Brahima Yves.

En prenant part à cette importante rencontre agricole en Algérie, Le Conseil du Café-Cacao entendait renforcer les liens commerciaux bilatéraux, notamment en ce qui concerne le commerce du café avec l’Algérie, surtout quand l’on sait ce pays est un grand importateur et consommateur de café robusta.

C’est justement dans le cadre du renforcement de ces liens commerciaux entre la Côte d’Ivoire et l’Algérie d’une part, et d’autre part, la recherche de nouveaux débouchés commerciaux pour le café ivoirien que des rencontres BE TO BE avec des opérateurs du secteur du café en Algérie, des séances de travail et d’échanges avec certaines autorités algériennes, avec notamment le Patronat algérien présidé par Monsieur Ali HADDAD ont eu lieu en marge de la 51ème FIA 2018.

A l’issue de ces différentes rencontres avec le secteur privé algérien, un protocole d’accord a été signé entre Le Conseil du Café-Cacao et le Patronat algérien.

A travers ce protocole d’accord, l’Algérie s’engage à accroître le volume d’importation du café ivoirien, quand Le Conseil du café-Cacao s’engage de son côté, à améliorer la qualité et la quantité de son café robusta.

Il est bon de noter aussi, qu’en marge des rencontres avec les opérateurs du secteur café, Le Conseil du Café-Cacao a profité de la FIA 2018 par la tenue et l’animation d’un stand de dégustation du bon café et du bon chocolat de Côte d’Ivoire.

Cette 51ème édition de la Foire Internationale d’Alger (FIA 2018) a enregistré la participation de plus de 700 opérateurs économiques venant de 20 pays.

Rappelons que l’Algérie consomme en moyenne 120 000 tonnes de café par an et ambitionne devenir un pays exportateur de produits finis faits à base de café et de cacao.…

9 mars 2018

Côte d’Ivoire : la campagne de tous les dangers pour le cacao

Alors que s’est ouverte la campagne de commercialisation du cacao, la Côte d’Ivoire fait face à l’effondrement des cours en restructurant la filière et en luttant contre l’exportation clandestine vers le voisin et concurrent ghanéen.

Le 29 septembre, l’enthousiasme des premières éditions des Journées nationales du cacao et du chocolat (JNCC), instaurées en 2013 par le président Ouattara pour célébrer les performances du secteur, avait déserté l’auditorium de l’immeuble Caistab, situé dans le quartier du Plateau, à Abidjan.

Ce rendez-vous est devenu un rituel avant l’ouverture de la campagne de commercialisation du cacao, première source de devises du pays. Les planteurs, acheteurs et exportateurs venus assister aux JNCC n’ont pas caché leur inquiétude face à la chute du cours de l’or brun et à ses conséquences sur la filière ivoirienne.

Lambert Kouassi Konan, le président du Conseil café-cacao (CCC), ne les a pas rassurés en n’annonçant pas le prix bord champ payé aux cacaoculteurs. Une grande première depuis la mise en œuvre de la nouvelle réforme, en 2012.

S’accorder sur l’ajustement des prix
En coulisses, le chef de l’État ivoirien et son homologue ghanéen Nana Akufo-Addo tentaient d’harmoniser leurs politiques tarifaires. À eux deux, la Côte d’Ivoire et le Ghana représentent plus de 60 % de la production mondiale, estimée à 4,7 millions de tonnes en 2016-2017 – 40 % pour le premier et 20 % pour le second –, en hausse de 18 % sur un an.

Les cultivateur ivoiriens sont payés 700 F CFA le kilogramme de cacao, contre 1000 F CFA il y a un an.
« La situation était délicate et inédite. La Côte d’Ivoire ne pouvait pas prendre le risque de fixer un prix sans discuter au préalable avec le voisin ghanéen, de peur de voir une bonne partie de sa récolte vendue en contrebande au Ghana », confie un membre du gouvernement ivoirien.

Les cultivateurs ivoiriens défavorisés
Un effort en partie vain. Si l’écart entre les deux pays est moins important que l’an dernier, il demeure substantiel. En octobre, la Côte d’Ivoire a finalement fixé son prix au même niveau que lors de la dernière campagne intermédiaire, à 700 F CFA (1 euro) le kilogramme de cacao, alors que le Ghana offre actuellement 960 F CFA à ses producteurs. Grosse perte pour les agriculteurs ivoiriens, qui recevaient 1 100 F cfa en octobre 2016.

Le mécanisme de fixation des prix d’achat aux cultivateurs de cacao est le cœur de la réforme de 2012. L’objectif est de leur garantir l’équivalent de 60 % des cours internationaux. Le Conseil café-cacao pilote le processus mais le dernier mot revient au gouvernement, et surtout au chef de l’État, Alassane Ouattara.

Le Conseil café-cacao est à sec
En l’état, les finances du CCC ne permettaient pas d’aller au-delà des 700 F CFA, et le gouvernement a renoncé à utiliser le fonds de réserve et de stabilisation, placé sous séquestre à l’agence de la Banque centrale d’Abidjan. Au dernier pointage, à la fin de décembre 2016, il affichait un solde …

27 février 2018

Soutiens à l’agriculture, 55 pays passés à la loupe

Le think tank Farm (fondation pour l’agriculture et la ruralité dans le monde) a comparé les politiques d’aides à l’agriculture de 55 pays en se focalisant sur l’Afrique. Avec un taux de soutien équivalent à 21 % de la valeur de la production agricole, l’Union européenne est proche de la moyenne du groupe des pays les plus riches de la planète (19,5 %).

Le débat sur les aides agricoles a changé depuis 25 ans. Elles ne sont plus assimilées systématiquement à des éléments distorsifs, qui entravent le fonctionnement des marchés agricoles. Même les experts les plus libéraux ont revu leurs points vus. Les mouvements « de révoltes de la faim » des années 2008/2010, consécutivement aux crises agricoles, les ont conduits à réviser leur discours.

Jean Christophe Debart, directeur du think-tank Farm, présentait, le 16 février dernier, les premiers résultats d’une étude comparative sur les niveaux de soutien de l’agriculture de 55 pays représentant 75 % de la production mondiale agricole. « C’est un travail de bénédictins qui a été réalisé ! », explique-t-il pour qualifier le travail réalisé.

De cette étude, il ressort que les pays les plus riches de la planète sont ceux qui soutiennent le plus leur agriculture, avec des aides équivalentes à 19,5 % de la valeur de la production agricole, alors que leur économie est moins dépendante de ce secteur (en pourcentage du produit intérieur brut).

L’Union européenne se situe dans la moyenne avec un taux de soutien équivalent à 21 % de la valeur de la production agricole contre 22 % pour les Etats-Unis, selon le think tank Farm. En fait, ce taux de soutien à peu près similaire entre ces deux puissances économiques mondiales masque deux réalités différentes. Les farmers américains touchent 192 € d’aides par hectare tandis que les européens, sur de plus petites exploitations, perçoivent 586 € par hectare en moyenne.

A l’échelle des pays les plus riches de la planète, y compris l’Union européenne, les aides publiques à l’agriculture de 19,5 % en moyenne du produit agricole se décomposent en trois catégories. 12,3 % sont directement alloués aux agriculteurs. L’aide à la consommation est de 4,5 % de la valeur de la production agricole et celle au développement rural et à la recherche de 2,7 %. Les trente pays à revenu intermédiaire (ou pays émergents dont font partie la Chine, l’Inde ou encore le Pérou) soutiennent à hauteur de 6,9 % leur agriculture. Dans les pays à faible revenu (en Afrique essentiellement), le taux de soutien n’excède pas 4,2 %.

En fait, les niveaux de soutien masquent plus de disparités entre les pays des de chacun des trois groupes qu’entre les groupes eux-mêmes. Dans le premier groupe de (12+1), le taux de soutien est de 47 % en Norvège et de 0,3 % en Nouvelle Zélande. Le niveau de disparité est aussi très important parmi les pays à revenu intermédiaire. En Chine, les aides à l’agriculture équivalent à 7 % de la valeur de la production agricole mais le niveau …

20 février 2018

Tribune du Dg de la FAO

Lutter contre la faim et toutes les formes de malnutrition

Faire le plein d’optimisme et réaffirmer son engagement dans la lutte contre la faim en Afrique

 

« La sagesse est telle un baobab – personne ne peut l’embrasser. » Ce proverbe africain peut aussi s’appliquer à la lutte contre la faim en Afrique. Agir de manière collective est essentiel si l’on veut faire de la Déclaration de Malabo (mettre un terme à la faim d’ici 2025) et de l’Objectif de développement durable numéro 2 (éradiquer la faim et la malnutrition sous toutes formes et promouvoir l’agriculture durable) une réalité.

Du 19 au 23 février 2018, la FAO organise la  30 ème conférence régionale  pour l’Afrique à Khartoum, au Soudan, où plusieurs ministres africains et autres parties prenantes se réuniront afin de passer en revue les réussites, défis et priorités associés au développement durable de l’agriculture et des systèmes alimentaires. Il est encourageant de constater que certaines régions du continent ont réalisé des progrès remarquables, néanmoins des défis importants demeurent.

L’édition 2017 du rapport sur l’Etat de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde révèle que le nombre de personnes sous-alimentées en Afrique subsaharienne en 2016 s’élevait à près de 224 millions, soit une hausse de 24 millions par rapport à 2015. Cela signifie que 23% de la population en Afrique subsaharienne, soit près d’un africain sur quatre, souffrait de sous-alimentation. Cependant, si l’on compare ces chiffres avec le pourcentage de cas de sous-alimentation enregistrés en 2000 (28%), cela démontre néanmoins une baisse relative.

La hausse des souffrances liées à la faim en Afrique subsaharienne en 2016 s’explique en grande partie par les conflits et les impacts du changement climatique comme par exemple la sécheresse prolongée qui a touché les zones rurales de plusieurs pays. Les faibles niveaux de productivité, la faiblesse des chaînes de valeur et une grande vulnérabilité face aux crises ont également contribué à affecter de manière négative les systèmes alimentaires et agricoles ainsi que les moyens d’existence ruraux, et en particulier les personnes les plus pauvres.

Il est également important de noter que l’objectif de l’ODD 2 est d’éradiquer toutes les formes de malnutrition.Cet objectif n’est pas anodin. Nous sommes aujourd’hui confrontés  à une épidémie mondiale de surpoids et d’obésité.

La situation est également préoccupante en Afrique. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), plus de 30% des adultes en Afrique sont en surpoids. Les taux d’obésité atteignent 10% dans certains pays tels que la Sierra Leone et le Liberia. De plus, près de 41 millions d’enfants à travers le monde âgés de moins de cinq ans sont en surpoids.Un quart de ces enfants vivent en Afrique.

Une urbanisation rapide et la consommation d’aliments fortement transformés ont énormément contribué à cette augmentation des cas de surpoids et d’obésité. Souvent, les gens ne sont pas conscients que certains aliments sont malsains et ne considèrent pas le surpoids …

12 décembre 2017

Actu-Engrais novembre 2017

 

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www.AfricaFertilizer.org

 

Evolution des prix

Figure 1 : Evolution des prix des sacs commerciaux de 50 kg d’urée, de NPK 12-22-22 et de NPK 15-15-15 au cours des trois derniers mois.

 

 Capture evolution 3

 

Commentaire sur les marchés

Le marché des engrais a varié d’une zone à l’autre en fonction de la campagne agricole.

Zone Nord – Coton et Est-Vivrier

Dans le Nord, les pluies se sont arrêtées depuis le mois de Septembre. Dans certaines localités, les producteurs céréaliers (maïs et riz) qui ont accusé un retard en début de saison, craignent de mauvaises récoltes à cause de la sécheresse inattendue qui sévit dans la région. L’absence des pluies ont fait que certains plants sèchent avant d’arrivée en maturité. Toutefois les récoltes des céréales et du coton qui ont démarré, devraient se poursuivre pendant ces deux prochains mois. C’est une période où les échanges d’engrais se font rares. Toutefois, les cultures maraîchères qui se mettent progressivement en place ont entraîné une légère montée des commandes NPK (15 15 15 ; 12 22 22) et d’Urée, bien loin des périodes de mise en place des cultures céréalières des mois de mai à juillet.

 

Zone Sud, Est et Sud-Ouest– Cacao

Dans le Sud, les choses ont été différentes. Les pluies ont continué de tomber et les planteurs de cacao ont été très actifs sur leurs parcelles. Les revendeurs ont noté une reprise des achats dans leurs entrepôts notamment les engrais cacao PK 0 23 19 + 6.5S + 5MgO + 10CaO. Toutefois, ils ont reconnu que le dynamisme des années passées à la même période n’a pas été au rendez-vous. Cette situation s’expliquerait par une baisse de 400 FCFA du prix du cacao de 700 FCFA/kg contre 1100 FCFA/kg la campagne précédente. Ce recul tarifaire de 36% pourrait conduire certains producteurs à réduire le taux d’engrais appliqué à la culture.

Les prix sont restés relativement stables sur l’ensemble des deux zones.

 

Tendance des ventes (Comparaison d’Août à septembre

 

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Légende :

Actu Engrais janvier 3

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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12 décembre 2017

Actu-Engrais octobre 2017

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www.AfricaFertilizer.org

Evolution des prix

Figure 1 : Evolution des prix des sacs commerciaux de 50 kg d’urée, de NPK 12-22-22 et de NPK 15-15-15 au cours des trois derniers mois.

 

Capture evolution prix 2

 

Commentaire sur les marchés

 

Le marché des engrais ivoirien de ce mois est marqué par un ralentissement des achats dans la majorité des zones de production. Sur la quasi-totalité des marchés, les prix sont restés stables, pour toutes les formules.

Zone Nord – Coton et Est-Vivrier

 

Dans le nord, vu la fin de la mise en place des cultures dans les exploitations cotonnières, les engrais ont déjà été apportés, notamment l’engrais de fond (NPK 15 15 15). Les rares demandes sont dirigées vers l’urée, dues au retard accusé en début de saison par certains agriculteurs qui continuent de s’approvisionner en petites quantités. Par contre, on note une légère montée de la demande des engrais spécifiques maraichers, du fait de la réalisation des premiers semis dans cette culture.

Les ventes du NPK 15 15 15 et de l’urée devraient continuer à baisser durant ces 4 semaines à venir, tandis que la demande des engrais utilisés dans le maraîcher connaîtra une hausse à cause du démarrage des premiers semis, qui devraient s’intensifier durant le mois prochain.

Zone Sud, Est et Sud-Ouest– Cacao

Dans le sud, les ventes des engrais cacao sont restées timides. La chute des prix bord-champs du cacao réduisant les gains des producteurs, à freiner l’engouement de ces derniers qui avaient commencé à s’approvisionner en engrais NPK 0 23 19 auprès des revendeurs. Les revendeurs estiment que ce début de campagne agricole est plus difficile que la précédente. À cette même période, ils affirment avoir vendu moins d’engrais par rapport à l’an dernier.

La période propice d’apport d’engrais et les pluies régulières et intenses de ces derniers temps, devraient pousser les producteurs à acheter les engrais. Malgré la chute du prix du cacao, une hausse des ventes des engrais cacao est probable pour le mois à venir.

Il faut noter que dans les deux zones, les prix sont restés stables sur l’ensemble des marchés.

 

Tendance des ventes (Comparaison d’Août à septembre

 

Capture tendance 2

 

 

 

Légende :

Actu Engrais janvier 3

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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12 décembre 2017

Actu-Engrais septembre 2017

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www.AfricaFertilizer.org

Evolution des prix

Figure 1 : Evolution des prix des sacs commerciaux de 50 kg d’urée, de NPK 12-22-22 et de NPK 15-15-15 au cours des trois derniers mois.

 

Capture septembre 2017

 

 

Commentaire sur les marchés

Le marché des engrais est dynamique à timide selon les zones de production. Cela est due à la disparité des pluies et la baisse inattendue des cours du cacao. Quant aux prix des engrais, ils n’ont pas varié par rapport au mois passé pour toutes les formules et de façon générale dans toutes les zones de production.

Mais Globalement, les revendeurs d’engrais trouvent que cette campagne est plus difficile pour eux car ils ont fait moins de chiffre d’affaire que la campagne passée.

La tendance générale des ventes a été à la hausse pour l’urée, pour le NPK 15-15-15 et pour le NPK 12-22-22.

Zone Nord – Coton et Est-Vivrier

 

Dans la zone Nord, où les pluies ont commencé avec un retard par rapport à l’an dernier, les producteurs restent encore actifs sur les marchés des engrais. Les prix sont restés globalement stables dans toute la zone. Avec l’état d’avancement des cultures, la majorité des achats d’engrais sont dirigés vers l’urée. Toutefois, quelques producteurs retardataires s’approvisionnent encore en NPK.

Zone Sud, Est et Sud-Ouest– Cacao

Dans le Sud, le marché est plutôt ralenti. Cela serait dû à deux raisons à en croire les revendeurs actifs dans la zone. La première raison est la baisse inattendue des cours du Cacao en pleine campagne réduisant les recettes des producteurs et la deuxième est que cette période coïncide avec l’intersaison de la culture du cacao. Par conséquent, les engrais Cacao sont vendus timidement comparé aux engrais céréales contrairement aux prévisions du mois dernier.

 

Tendance des ventes (Comparaison d’Août à septembre

Capture septembre 2017 (2)

 

Légende :

Actu Engrais janvier 3

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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29 novembre 2017

Le développement de la banane en Afrique, 1 réponse au défi migratoire de l’UE ?

(rfi) L’agriculture est au menu du sommet UE-Afrique d’Abidjan. Les producteurs africains de banane demandent à l’Union européenne de ne pas abandonner leur secteur, qui fixe une main-d’œuvre importante en Afrique de l’Ouest.

Le développement de la banane en Afrique de l’Ouest peut être une réponse au défi migratoire de l’Union européenne. C’est ce que plaident les producteurs africains pour que leur partenaire commercial européen ne les abandonne pas. Cette filière crée des emplois, 50 000 personnes rien qu’en Côte d’Ivoire, le champion africain de la banane. Les superficies progressent à coup de milliers d’hectares dans ce pays et au Ghana voisin ; des plantations sont réaménagées au Cameroun. Un essor encouragé par la consommation croissante de l’Union européenne : les Européens ont mangé 6,4 millions de tonnes de ce fruit bon marché en 2016, 1 million de tonnes de plus que l’année précédente, dont 11% de bananes africaines, 663 000 tonnes, avant tout destinées à la France, au Royaume-Uni mais aussi de plus en plus à l’Italie et à l’Espagne.

Quelle compétitivité sans avantage douanier ?

Pourtant l’horizon s’assombrit pour la banane africaine. Les prix européens menacent de s’effondrer en 2018, s’il y a surproduction mondiale, puisque cette année, même les cyclones dans les bananeraies d’Amérique et des Antilles n’ont pas fait s’envoler les prix. « L’an prochain si l’Harmattan ne fait pas trop de dégâts, l’Afrique pourrait exploser les compteurs de production », estime un chercheur du Cirad. Comment écouler tous ces fruits si le « Brexit » barre l’entrée du marché britannique à la banane africaine où elle n’aura plus de franchise de droits de douane ?

A plus long terme, c’est dans toute l’Europe que la banane africaine va perdre cet avantage, qui était réservé aux pays ACP, puisque Bruxelles accorde à la banane concurrente d’Amérique centrale des détaxes dans le cadre d’accords bilatéraux. En 2020, il n’y aura plus que 75 dollars d’écart à la tonne entre la banane ivoirienne et la banane équatorienne, colombienne ou costaricaine importées en Europe, 1% du prix vert. Bruxelles met en outre fin au programme d’accompagnement « BAM » qui bénéficiait au secteur africain.

Jouer la carte de l’environnement

Dans ce contexte la banane africaine pourra-t-elle résister à la concurrence ? C’est tout l’enjeu. Les coûts de production africains sont faibles, en particulier les salaires, mais la formation est également insuffisante. Pour rester compétitive, la banane africaine a tout intérêt à jouer la carte de l’environnement. S’affranchir des insecticides et des nématicides contre les vers, dont les bananeraies du Costa Rica concurrent abusent. La Compagnie fruitière explore déjà cette voie écologique dans les bananeraies d’Afrique de l’Ouest.

Par Claire Fages…

21 novembre 2017

Filière palmier à huile : Palmafrique innove avec la gestion informatisée de ses plantations

L’augmentation des rendements et la réduction des coûts d’exploitation sont des enjeux majeurs pour les agro-industriels du Palmier à huile. C’est la raison pour laquelle Palmafrique SA, un des leaders ivoiriens de l’oléagineux a choisi d’administrer ses 8 500 hectares de palmeraies via une solution informatisée de gestion de plantations.

Automatiser la gestion des plantations, élaborer la planification, les statistiques financières et analyser les éléments environnementaux au service de la production sont autant d’actions facilement mises en œuvre grâce à Plantation Management System, l’innovant progiciel de gestion des plantations que vient d’acquérir Palmafrique. Sous l’impulsion de Thierry Davaille, Directeur Général, cet investissement a pour objectif d’améliorer la productivité, la qualité et la compétitivité de la production tout en réduisant les dépenses du géant agro-industriel.

Plantation Management System (PMS), le progiciel qui a convaincu l’exécutif de Palmafrique a été spécialement conçu pour répondre aux attentes des experts agronomes de la filière Palmier à huile. Il est plutôt intuitif : tous les utilisateurs de la plantation peuvent y renseigner des données (quantités et poids récoltés, nombre de récolteurs déployés, etc.). L’application centralise ces informations pour en faciliter la consultation en temps réel sous forme de tableaux de bords et de rapports analytiques pour aider à la prise de décisions.

Palmafrique vient de finaliser le déploiement de PMS sur son site pilote d’Eloka d’environ 2 000 hectares. Le déploiement sur les plantations de Dabou et Anguededou est en cours. Le logiciel va gérer au total d’ici la fin de l’année, 8 500 hectares de palmier à huile, de quoi rendre fière Agrisoft-ci, la PME ivoirienne conceptrice du progiciel.

Palmafrique qui exploite 8 500 hectares de plantations propres, encadre près de 3 000 planteurs et produit chaque année 50 000 tonnes d’huile rouge, entend bien poursuivre grâce à cette innovation, sa marche vers la qualité et la performance.

Source PALMAFRIQUE…

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