latest article

16 janvier 2018

les géants industriels s’engagent pour un cacao plus durable

(Agrici.net) Au Ghana et en Côte d’Ivoire, premiers producteurs mondiaux, la culture du cacao représente un désastre écologique. À l’occasion de la COP23 en novembre dernier, les géants chocolatiers ont pris des résolutions durables pour améliorer la production « d’or noir ».

Le Ghana et la Côte d’Ivoire représentent à eux seuls 62 % de la production mondiale de fèves de cacao. La multiplication des plantations « d’or noir » est largement mis en cause dans l’accélération de la déforestation de ces pays. Un désastre écologique que les géants chocolatiers se sont engagés à stopper avec des plans d’action pour la production d’un cacao plus « durable ».

L’engagement international des leaders du secteur
L’industrie du cacao est mise en cause depuis longtemps par plusieurs ONG. L’International Cocoa Initiative lutte depuis 2001 contre l’exploitation des enfants dans les plantations, l’exposition à des produits chimiques et le désastre de la déforestation que représente la production.

L’industrie mondiale s’est décidée à s’engager collectivement. À l’occasion de la COP23 à Bonn au mois de novembre dernier, les têtes d’affiche du secteur ont signé des plans d’action pour lutter contre la déforestation, aux côtés des gouvernements ghanéen et ivoirien. Des mesures drastiques devraient être prises dès 2018 pour s’étendre jusqu’en 2020, vers un cacao durable et certifié. Premiers leviers d’action : la culture par l’agroforesterie, le renouvellement des plantations déjà existantes, l’amélioration de la formation des planteurs et la lutte contre le travail des enfants.

Barry Callebaut, le leader suisse du secteur (6,3 milliards d’euros de vente en 2016-2017), s’impose en chef de file de ces nouvelles résolutions. Avec un objectif radical : un cacao 100 % durable d’ici 2025.…

16 janvier 2018

Réhabilitation de la forêt ivoirienne : Le ministère et ses partenaires en concertation les 17 et 18 janvier, à Abidjan

(fratmat.info) « Au niveau des ressources en eau, le ministère s’attèlera à faire signer les principaux décrets d’application de la loi de 1998 qui permettront d’améliorer le cadre institutionnel pour la gestion intégrée et durable des ressources en eau », a indiqué le ministre Alain Donwahi

Réhabilitation de la forêt ivoirienne : Le ministère et ses partenaires en concertation les 17 et 18 janvier, à Abidjan

Dans le cadre de la réhabilitation de la forêt ivoirienne, notamment les forêts classées, le ministère des eaux et forêts, des chocolatiers et des partenaires techniques et financiers se sont donné rendez-vous à Abidjan.

« Dès la semaine prochaine, les 17 et 18 janvier, nous recevrons ici à Abidjan, les chocolatiers, les Ong et les partenaires techniques et financiers, pour la mise en place de l’organisation chargée de concrétiser la création d’une plateforme de collaboration envisagée entre la Côte d’Ivoire et les industriels du cacao et du chocolat pour la protection de nos forêts », a annoncé Alain Donwahi à l’occasion des vœux du nouvel an.

Le ministre ivoirien des eaux et forêts a, en outre, remercié les partenaires qui ont décidé d’accompagner la Côte d’ivoire dans la préservation et la réhabilitation de ses forêts. « Nous devons, ensemble, œuvrer à la restauration d’au moins 20% du couvert forestier de notre pays sur les trente années à venir », a exhorté Alain Donwahi.

A l’en croire, l’année 2018 s’ouvre sous de bonnes auspices pour ses collaborateurs. Car, « au niveau des ressources en eau, le ministère s’attèlera à faire signer les principaux décrets d’application de la loi de 1998 qui permettront d’améliorer le cadre institutionnel pour la gestion intégrée et durable des ressources en eau. Pour la faune, le ministère soumettra à l’adoption du gouvernement d’un projet de loi relatif à la gestion de la faune en vue de son examen par l’Assemblée nationale.

Les textes d’application de cette loi seront également élaborés afin de permettre au secteur d’être mieux organisé dans l’intérêt des populations et de l’économie ivoirienne », a-t-il conclu.

Franck YEO…

16 janvier 2018

Changement climatique : Baisse de la production de plantain et du taux de scolarisation

(Agrici.net) Selon une étude, les changements climatiques ont provoqué la baisse des rendements de plantain et des taux de scolarisation au Cameroun, entre 1991 et 2011.

Les chercheurs estiment que l’Afrique centrale, où se situe le Cameroun, compte peu d’études sur les impacts sociaux du changement climatique.

Par conséquent, ils ont évalué les tendances de la température au Cameroun pour la période entre 1950 et 2013. Ils ont également lié l’impact de l’augmentation des changements de température à la production de banane plantain et à l’éducation, à l’aide de données gouvernementales dans les secteurs agricole et éducatif.

L’étude, publiée dans la revue Science of the Total Environment (1er janvier), a montré que la production de banane plantain au Cameroun a diminué de 43 % entre 1991 et 2011.

Trevon Fuller, chercheur principal et professeur assistant adjoint à l’Université de Californie à Los Angeles, aux États-Unis, explique à SciDev.Net que de 1950 à 2011, la température annuelle moyenne a augmenté d’un degré Celsius.

“Il y avait aussi une relation statistique significative entre la diminution de la scolarisation et la baisse de la productivité du bananier plantain.”
Trevon Fuller, Université de Californie, Los Angeles

“Les températures plus élevées s’accompagnent d’une sécheresse accrue de l’air, ce qui exerce un stress sur les plantes pendant le développement des fruits et réduit les rendements”, explique Trevon Fuller.

A mesure que le rendement des plantains diminuait, le revenu des parents diminuait aussi au Cameroun et cela se traduisait par un ralentissement de la scolarisation.

“La moyenne des années d’études post-secondaires est passée de 2,76 années en 1991 à 2,22 années en 2011, soit une baisse de près de 20 %”, soutient le chercheur.

Il y avait aussi une relation statistique significative entre la diminution de la scolarisation et la baisse de la productivité du plantain.

“Nous pensons que c’est parce que, à mesure que le rendement diminuait, le revenu des ménages s’amenuisait, parce qu’ils vendaient moins de bananes plantain. Par conséquent, les parents avaient moins de ressources pour investir dans les frais de scolarité et les fournitures scolaires de leurs enfants, comme les manuels scolaires et les uniformes, ce qui a entraîné une diminution de la scolarisation.

Richard Munang, coordinateur régional du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) sur les changements climatiques en Afrique, estime que plusieurs études corroborent et “rendent les résultats plausibles”.

Le responsable onusien cite une étude de la Banque mondiale montrant qu’au Cameroun, où l’agriculture emploie jusqu’à 80% de la population et contribue à hauteur de 30% environ du produit intérieur brut (PIB), une augmentation de la température de plus de deux degrés Celsius pourrait entraîner une perte de recettes agricoles de 500 millions de dollars.

Selon un rapport du PNUE, l’Afrique centrale connaît déjà les températures moyennes annuelles les plus élevées jamais enregistrées dans l’histoire.

Richard Munang a souligné la nécessité pour les systèmes agricoles et alimentaires de l’Afrique de renforcer la productivité et de diversifier les opportunités de revenus.

Il ajoute que le PNUE soutient déjà le Cameroun et …

16 janvier 2018

Côte d’Ivoire/ Les activités de formation des conseillers de gestion agricole lancées

Abidjan, (AIP) – Les activités de formation des conseillers de gestion agricole ont été lancées lundi à Yamoussoukro, sous le pilotage du Fonds interprofessionnel pour la recherche et le conseil agricoles (FIRCA), à travers le programme FADCI (Filières agricoles durables de Côte d’Ivoire).

Cette session organisée à l’intention de 12 conseillers de gestion et de trois prestataires locaux issus du Gbêkê (Centre), du Poro (Nord) et du Haut Sassandra (Centre-Ouest), s’inscrit dans le cadre du Projet de mise en place de dispositifs pilotes de conseil de gestion dans certaines filières agricoles des régions ivoiriennes.

A l’ouverture de l’atelier, le représentant du directeur exécutif du FIRCA, Dr Ousseini Bourahima a souligné que ce projet apportera une réponse satisfaisante aux inquiétudes des producteurs. Et ce, par le biais de la structuration des organisations professionnelles, l’accroissement des revenus, la réduction de la pauvreté, le développement des emplois en zone rurale, le renforcement de la sécurité alimentaire des ménages, le soutien à la durabilité des systèmes de production agricole.

Pour cette phase pilote qui s’étend de 2018 à 2020, il est prévu la création de trois centres de conseil de gestion dans les régions sus mentionnées. Au total, 240 producteurs agricoles et 45 OPA seront suivis par 12 conseillers de gestion formés aux métiers de conseiller de gestion par le groupe français AMBRE-CONSEIL & CERFRANCE.

D’un montant de 50,5 milliards FCFA, le projet FADCI émane de la 2ème génération du Programme national d’investissement agricole (PNIA 2016-2020) et est financé par l’Agence française de développement (AFD) dans le cadre du Contrat de désendettement et de développement (C2D). Le projet a été lancé en janvier 2017 pour une durée de cinq ans.

(AIP)…

16 janvier 2018

Lauréat du Prix Nova du Meilleur Expert en Changement Climatique et Développement cacaoyère – Ce qui a fait gagner l’Expert Yao Marcel

(agrici.net) L’engagement de Yao Marcel au service de la protection de la nature est motivé par un constat. Celui de voir que la Côte d’Ivoire a perdu près de 90 % de son couvert forestier, passant de plus de 16 millions d’hectares en 1900, à moins de 3 millions d’hectares avec un état de dégradation avancé ces dix dernières années. Une triste situation attribuée, selon les récentes études, pour 60% à l’expansion de l’agriculture. Mais aussi à l’exploitation forestière non contrôlée, l’expansion des infrastructures et l’exploitation des mines.
Conséquence directe : «la déforestation spectaculaire contribue à perturber le régime des pluies, limite la production agricole et crée un cercle alarmant pour l’avenir du secteur agricole que les changements climatiques ne font qu’aggraver avec un risque élevé pour notre sécurité alimentaire», signale-t-il depuis 2010.
Comme solution durable face à ces fléaux désormais à nos portes, Yao Marcel encourage les décideurs à persévérer dans l’harmonisation des différentes politiques sectorielles. Mieux, il préconise et se bat depuis 2012 pour une «agriculture zéro déforestation». Son objectif final étant de soutenir conjointement le développement agricole et celui du secteur forestier.
«Un “scénario vert” qui aura pour avantage de stabiliser autour de 3 millions d’hectares le couvert forestier en 2020, par l’indispensable conciliation de développement agricole et forestier», recommande-t-il.
Grand travailleur avec un goût prononcé pour la protection de l’Environnement, Yao Marcel, 37 ans, est Ingénieur Agro-forestier et titulaire d’un Master en Gestion environnementale des ressources naturelles, changement climatique et développement durable de la prestigieuse Ecole du Génie Rural des Eaux et Forêts (ENGREF) de Montpellier. Il a largement fait ses preuves dans ce secteur pendant les 7 dernières années de sa riche carrière qui a débuté à ses 24 ans à la SODEFOR en tant qu’ingénieur projet. De nos investigations et recherches, il émerge avec ses nombreux et colossaux résultats acquis en seulement 7 années de travail; pour quelqu’un qui a démarré timidement en 2010 sous la coupole du ministre Fadiga Karim. Sa jeunesse, son intelligence, son audace et son humilité ont fait l’unanimité.
Marcel YAO a été 7 années durant le principal animateur et coordonnateur de la stratégie climat en Côte d’Ivoire. A ce titre, il a largement contribué et a été l’instigateur du processus de dialogue national de conciliation et de coordination des politiques sectorielles qui ont un lien direct avec le climat et la forêt. C’est lui, fin 2010 de retour d’une formation au Congo Kinshasa, qui insiste auprès de son ministre de tutelle, pour l’engagement de la Côte d’Ivoire dans les plateformes internationales sur le Climat. Ce qui a valu au pays, après ces années de travail, son adhésion aux plus importants fonds internationaux de lutte contre le changement climatique des Nations Unies. Avec une extraordinaire et redoutable stratégie de mobilisation de fonds mise en place par ce jeune loup du développement et son équipe. Il faut noter que depuis 2010, tous les processus compétitifs de mobilisation de finances climatiques ont été passés haut les mains par la Côte d’Ivoire.
Son …

16 janvier 2018

Afrique : La guerre de l’engrais aura bien lieu

(afrimag.net) Une année après les annonces successives d’implantation en Ethiopie, au Nigeria et au Gabon d’OCP Group, leader mondial, voilà que Yara, le géant norvégien du secteur des engrais, lui emboîte le pas. Il vient d’annoncer un investissement de 2 milliards de dollars US dans un grand complexe de production de fertilisants, notamment d’ammoniac, au Mozambique à partir du gaz local.

C’est une formidable opportunité pour ce pays qui a découvert et commencé à exploiter récemment d’importantes ressources en hydrocarbures. Ce qui est clair c’est que la similarité de ce projet avec ceux d’OCP Group est frappante, tant sur la taille des complexes que sur les montants à investir ou encore concernant leur portée stratégique respective.
Ainsi, par exemple, chacun des projets d’OCP Group nécessite un investissement entre 2 et 3,5 milliards de dollars que ce soit au Gabon, au Nigeria ou en Ethiopie. De même, le marocain s’appuie sur la production locale de gaz voire, en plus, de potasse pour le cas éthiopien. Enfin, tous ces investissements ont la même finalité et une portée stratégique identique, à savoir, participer au développement de l’agriculture africaine tout en contribuant à la valorisation locale des ressources du continent au lieu de continuer à les exploiter de manière brute.

Selon les responsables de Yara, la décision de s’installer vient d’une demande formulée par l’Etat de Mozambique. Néanmoins, si Yara a promptement répondu c’est parce qu’auparavant un groupe africain concurrent a montré qu’il fallait croire au potentiel du continent. D’ailleurs, la taille des projets des deux groupes montre clairement qu’ils anticipent une croissance régulière et forte de la demande en fertilisants en Afrique. Ainsi, celui de Yara devrait permettre de produire annuellement jusqu’à 1,2 million de tonnes d’ammoniac, intrant utilisé dans la production d’engrais. Pour l’OCP, rien que sur le projet éthiopien, ce sont quelque 2,5 millions de tonnes d’engrais qui devraient être produites chaque année. Pour les projets au Nigeria et au Gabon, les capacités sont similaires.

S’il y a un secteur qui devrait connaître un développement fulgurant au cours des prochaines années, c’est bien de l’agriculture africaine. Le continent qui possède 60% des terres arables disponibles du Globe ira de plus en plus vers la maîtrise de ses ressources en eau.

Et beaucoup de pays ont pris conscience de la nécessité de créer les conditions d’un développement agricole, d’autant que des résultats palpables sont enregistrés par tous ceux qui ont osé franchir le pas.

Le Sénégal qui a longtemps importé ses énormes besoins en riz est sur le point d’être autosuffisant dans cette céréale consommée quotidiennement. Sa production d’oignons et de pomme de terre, en constante augmentation, couvre une bonne partie de ses besoins. Le Nigeria également a réussi à améliorer ses performances agricoles grâce à la politique qu’avait mise en place AkinwumiAdesina, l’actuel président de la Banque africaine de développement (BAD) au moment où il était ministre de l’Agriculture.

La Côte d’Ivoire et l’Ethiopie qui ont été qualifiés de moteurs du développement agricole du continent montrent qu’elles ont d’importantes ambitions.

Tout …

15 janvier 2018

Que va changer le PNIA 2 ?

15 Jan (abidjan.net) – La Côte d’Ivoire souhaite que son agriculture joue un rôle majeur dans le développement économique et social du pays. Dans la lignée de son devancier, le nouveau Programme national d’investissement agricole entend contribuer efficacement à l’atteinte de cet objectif.

Assurer la sécurité alimentaire sur toute l’étendue du territoire ivoirien. Relancer la croissance agricole et atteindre un taux de croissance de 9%. Stimuler le tissu agro-industriel et favoriser la transformation locale d’au moins 50% des produits agricoles. Réduire la pauvreté de 50 à 15% en milieu rural. Créer 2,4 millions d’emplois dans le secteur agricole en Côte d’Ivoire… Tels étaient les principaux objectifs assignés au Programme national d’investissement agricole (PNIA 1) sur la période 2012-2017. Ce programme, dont la mise en œuvre était évaluée est de à 2040,50 milliards FCFA, constituait le cadre de référence pour la réalisation, de façon cohérente, des investissements dans le secteur agricole. À l’heure du bilan, que retenir ? Le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Mamadou Coulibaly Sangafowa, se dit satisfait. Le PNIA I a favorisé une croissance de 6% du secteur agricole ivoirien, ce qui a favorisé un accroissement du revenu des agriculteurs, réduisant ainsi la pauvreté en milieu rural, souligne-t-on.

Quelques bémols
Toutefois, des difficultés ont été relevées dans le financement du programme. Entre les intentions et l’effectivité des sommes allouées, le fossé est grand. En cause également, l’accès limité à des terrains viabilisés, des procédures parfois longues et coûteuses d’acquisition des titres fonciers, l’accès limité aux produits et services financiers, etc. D’ailleurs peut-on parler de sécurité alimentaire aujourd’hui en Côte d’Ivoire ? Les observateurs sont unanimes à reconnaître que des avancées significatives ont été enregistrées au niveau de la production agricole, mais les défis restent importants, à l’image du riz. Alors que la Côte d’Ivoire dispose d’atouts naturels pour s’auto-suffire dans cette denrée, le pays continue d’exporter presque la moitié de sa consommation nationale. Les prix des produits alimentaires sont toujours jugés onéreux sur le marché. Quant à la transformation locale de nos productions agricoles, elle est encore loin des objectifs que le pays s’est assigné, à l’exemple du cacao, de l’anacarde. Conséquence : les planteurs, particulièrement, continuent de subir la chute drastique des cours mondiaux des matières premières. Ceux des filières cacao et hévéa peuvent mieux en témoigner. Ce sont autant de bémols à apporter à la partition agricole ivoirienne.

Une logique de valeur ajoutée
Le PNIA 2 permettra-t-il de relever tous ces défis ? En tout cas, le ministre Coulibaly Sangafowa se veut rassurant. En effet, le nouveau programme aspire à une agriculture ivoirienne durable, compétitive et créatrice de richesses soutenues et équitablement partagées. Élaboré en ligne avec le PNIA 1, il reste l’unique cadre harmonisé de l’ensemble des interventions dans le secteur agricole. Il couvre les sous-secteurs de l’élevage, de l’agriculture, de la pêche, de l’aquaculture, de la gestion de l’environnement, des questions de sécurité alimentaire et nutritionnelle, ainsi que des problématiques de développement rural et de résilience des populations. À cet égard, la

14 janvier 2018

Algérie : la production agricole couvrirait 70% de la demande locale

(afrique.latribune) La production agricole en Algérie répondrait aujourd’hui à plus de 70% à la demande locale, a annoncé le ministre de l’Agriculture, du développement rural et de la pêche, Abdelkader Bouazghi. Cet exploit revient aux réformes et investissements opérés dans le secteur durant les deux dernières décennies.
En Algérie, la production du secteur primaire couvrirait aujourd’hui plus de 70% de la demande nationale, a déclaré le ministre algérien de l’Agriculture, du développement rural et de la pêche, Abdelkader Bouazghi, lors d’une réunion de la commission des finances de l’Assemblée populaire nationale (APN) consacrée ce mercredi 10 janvier à l’examen de la loi du règlement budgétaire.

«Les programmes dont a bénéficié le secteur ont permis de concrétiser un nombre important d’objectifs tracés et de placer l’agriculture au cœur du développement», déclaré Bouazghi devant les parlementaires.

A à en croire le ministre, ces résultats trouvent leur origine dans les importants montants mobilisés ces deux dernières décennies dans le cadre de la politique de réformes du secteur.

Estimés à 2 500 milliards de dinars, les investissements ont permis d’atteindre une production agricole d’une valeur de 30 milliards de dollars. «Aujourd’hui, la production nationale a une valeur estimée à plus de 3 000 milliards de dinars (environ 30 milliards de dollars), alors que ce chiffre ne dépassait pas les 500 milliards en 2000», déclarait Bouazghi en septembre dernier.

Par ailleurs, sur cette même période, la superficie des terres exploitée est passée de 8,5 à 9 millions d’hectares et les superficies irriguées sont aujourd’hui estimées à quelque 2 millions d’hectares.

Aujourd’hui, l’agriculture algérienne contribue à environ 13% du PIB et emploie plus de 10,8% de la population active. Grand producteur de liège, l’Algérie produit principalement le blé, l’orge, l’avoine, les agrumes et le tabac.

Une stratégie basée sur les réalités du pays
Selon Abdelkader Bouazghi, l’Algérie a opté ces dernières années pour une stratégie agricole qui tient compte de la situation nationale et internationale afin de relever les défis auxquels le secteur fait face. Cette stratégie se résume notamment à «l’augmentation et la valorisation du volume de la production nationale, à travers la mobilisation rationnelle des moyens disponibles, en ciblant les filières stratégiques pour répondre aux besoins de la population ; réduire graduellement l’importation ; et se lancer dans l’exportation ».

D’après le ministre de l’Agriculture, cette stratégie a pour objectif de mettre en œuvre une politique agricole durable qui devrait garantir la sécurité alimentaire, réduire le déséquilibre de la balance commerciale et contribuer à la diversification de l’économie du pays.

13 janvier 2018

Côte d’Ivoire: Comment réinventer le foncier ?

(agrici.net) Les différents panélistes sont unanimes que pour mettre fin aux conflits fonciers en Côte d’Ivoire, il convient d’améliorer la gouvernance locale, notamment en associant les comités villageois, au-delà du certificat foncier délivré par l’Etat.

Côte d’Ivoire: Comment réinventer le foncier ?

« Comment réinventer le foncier en Côte d’Ivoire ? » C’est le thème d’une conférence organisée par le Réseau jeunesse et politique Afrique de l’ouest (Rjp/Ao) en anglais Program for Young politicans in Africa (Pypa), en collaboration avec la Fondation Friedrich Naumann pour la liberté, dénommée « Café Pypa ». C’était le 11 janvier 2018, au siège de ladite fondation, à Abidjan-Cocody. C’est la deuxième conférence du genre, après celle animée par le président de Liberté et démocratie pour la République (Lider), Mamadou Koulibaly.

Selon Nahounou Jenny, assistant de programme à la Fondation Friedrich Naumann, la question du foncier est d’actualité. Aussi, le droit de propriété est un droit majeur qui conditionne les droits individuels. « C’est pourquoi la Fondation qui est une organisation libérale est disposée à soutenir de telles initiatives surtout émanant des jeunes qui représentent 77% de la population ivoirienne et des jeunes politiques qui sont appelés à assurer la relève dans leurs partis respectifs », a-t-il affirmé.

Pour Boussou Nancy-Helen, juriste en charge du foncier rural, au ministère de l’Agriculture et du Développement rural, la perception de la terre a beaucoup évoluée. « D’une propriété privée de bien commun dépourvue de transaction, la terre a aujourd’hui une valeur marchande et est source de nombreux conflits », explique-t-elle.

Au cours du panel, Sosthène Koffi, sociologue, chargé des questions foncières à la Fondation Friedrich Naumann, a indiqué que la terre est sacrée et a une dimension spirituelle. Mieux, « la terre est source de vie et facteur de développement », dira-t-il.

Pour Dutheuil Gisèle, directeur de l’Audace institut Afrique, il y a une certaine ambivalence entre le droit coutumier et le droit moderne qui mérite d’être clarifiée.

Les différents panélistes sont unanimes que pour mettre fin aux conflits fonciers en Côte d’Ivoire, il convient d’améliorer la gouvernance locale, notamment en associant les comités villageois, au-delà du certificat foncier délivré par l’État. Car, 80% des conflits fonciers sont liés au non-respect des clauses de contrat et aux ventes illégales. Aussi ont-ils souhaité un allègement des lourdeurs administratives car aujourd’hui 4% des terres sont immatriculées.

Initié en Côte d’Ivoire en 2016, le projet Pypa vise le renforcement des capacités, le partage d’expériences, le réveil du leadership des jeunes et la cohésion entre les partis politiques en Côte d’Ivoire.

Eugène YAO…

12 janvier 2018

Sénégal : le gouvernement insiste auprès des banques locales pour qu’elles financent davantage l’agriculture et les PME

(Agence Ecofin) – Les banques locales sénégalaises ont été invitées au cours d’une rencontre tenue le 9 janvier 2018 à apporter plus de financements au profit des campagnes de commercialisation des produits agricoles et pour les petites et moyennes entreprises (PME) du pays. « Les établissements bancaires constituent un des maillons importants du secteur financier. Ils ont une contribution majeure à apporter au financement de l’économie » a fait savoir Amadou Bâ, le ministre sénégalais en charge de l’Economie, des Finances et du Plan.

Les PME sénégalaises qui constituent la plus grande partie des entreprises ont du mal à obtenir des crédits de la part des banques. A côté de cela, les agriculteurs locaux sont également en manque de financements pour commercialiser leurs productions.

Au-delà de l’augmentation des crédits accordés aux PME et au secteur agricole, il serait aussi important de revoir à la baisse les taux d’intérêt applicables à ces financements, et qui tournent dans une moyenne de 9,3%, contre une moyenne des taux de 6,2% au Sénégal.

Il ne sera pas aisé de convaincre les banques de suivre ces conseils, alors que la zone UEMOA entre de plain-pied dans l’application de nouvelles normes prudentielles dites de Bâle II et Bâle III. Ces règles risquent de rendre les banques plus exigeantes en matière d’octroi de crédits.

Chamberline Moko…

Newsletter Powered By : XYZScripts.com