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13 février 2018

Le secteur agricole en Côte d’Ivoire

13 Fev. (Horizonafrika.net) – L’agriculture participe à la formation de 20 % du PIB et emploie environ la moitié de la population. Elle est tournée vers les cultures de rente qui ont été un des moteurs du développement économique du pays. Les cultures agricoles destinées à l’exportation représentent 40 % de la production.

La Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial de cacao avec 35 % des parts de marché. Sa production peut varier entre 1,5 et 1,7 M de tonnes. Le pays transforme environ un tiers de la production localement.

La récolte 2016 avait souffert de la sécheresse et du passage d’El Nino. Mais cette baisse de la production n’avait pas ralenti le secteur, déjà pénalisé par une baisse du prix du cacao sur le marché international. Cette chute du cours s’explique par la stagnation de la demande internationale.

La production cacaoyère doit faire face à un autre problème : à cause du temps de stockage excessif et de la sécheresse, les fèves de cacao sont devenues trop acides. En mars 2017 les entreprises de broyage locales ont rejeté entre 30 et 50 % de la production à cause de l’acidité.

Sous la pression de la Banque mondiale (entre autres), le pays a réformé le secteur entre 2010 et 2012 pour augmenter la transparence et améliorer la redistribution des revenus. La Côte d’Ivoire a également rendu la culture plus productive en utilisant des arbres à meilleur rendement.

La production est régulée par le Conseil cacao-café (CCC). Comme son nom l’indique, elle prend également en charge la production de café. La Côte d’Ivoire est le 13ème producteur mondial de café et le 3ème producteur africain derrière les autres grands producteurs du continent (Ethiopie et Ouganda).

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Le pays est aussi le 1er producteur africain de caoutchouc. C’est le deuxième poste d’exportation hors hydrocarbures. La production s’élevait en 2015 à 340 000 tonnes.

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L’autre arbre tropical dont la Côte d’Ivoire tire des bénéfices est le palmier à huile. La production ivoirienne l’huile de palme s’élève à 400 000 tonnes par an, ce qui en fait le deuxième producteur africain.

C’est également devenu le premier producteur mondial de noix de cajou en 2015 avec 750 000 tonnes produites. Le pays pourrait tirer un meilleur avantage de sa production s’il augmentait la quantité de noix transformées sur son territoire (seuls 6 % de la production sont localement transformés).

Le coton est une des autres cultures de rente ivoirienne. Derrière le Burkina Faso et le Mali, la Côte d’Ivoire peut produire jusqu’à 500 000 tonnes par campagne, bien que ces chiffres puissent diminuer selon les conditions climatiques. Le secteur a souffert de la baisse du cours du coton de 2014 et la production de coton non transformé a diminué de 30 % au cours de la récolte 2015-2106, passant de 310 000 tonnes en 2014-2015 à 450 000 tonnes.

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Le pays produit des fruits destinés à l’exportation, comme l’ananas, la mangue et la banane. Ceux-ci sont rudement concurrencés par les fruits sud-américains.

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Les productions vivrières …

8 février 2018

Renforcement des capacités de 100 OPA de la filière anacarde au contrôle qualite et à l’utilisation de l’outil informatique

08 Fév. (agrici.net) – La culture de l’anacarde a connu un développement spectaculaire avec une production nationale de noix brutes de cajou qui est passée de 19 000 tonnes en 1990 à plus de 700 000 tonnes en 2015. Cette production est assurée par plus de 250 000 producteurs dans l’ensemble des 19 Régions de production de l’anacarde. On y dénombre aussi 358 sociétés coopératives identifiées et  2200 comités villageois installés.

Cependant, le développement de la filière s’étant opéré de façon spontanée, a occasionné plusieurs obstacles notamment:

  • un effritement du mouvement coopératif avec notamment l’apparition d’organisations informelles de producteurs ;
  • une faible capacité organisationnelle et de gestion des OPA ;
  • une absence d’interprofession forte et crédible lié le plus souvent à des conflits de leadership ;
  • des difficultés pour sécuriser le revenu du producteur et financer les actions de développement de la filière ;

Pour remédier aux dysfonctionnements constatés et consolider les acquis de la chaine de valeur, le Gouvernement ivoirien a engagé en 2013, la reforme de la filière anacarde. Au niveau opérationnel, la reforme est basée sur six axes stratégiques dont celui relatif à l’organisation des acteurs de la filière en général et celle des producteurs en particulier.

L’objectif principal de cet axe stratégique est la mise en place, d’une interprofession crédible et représentative de l’ensemble des acteurs de la filière, conformément aux dispositions de l’ordonnance n°2011-473 du 21 décembre 2011, relative aux Organisations Interprofessionnelles Agricoles. Cliquez ici pour lire la suite

7 février 2018

$2 milliards de manque à gagner par an pour l’Afrique du café

07 Fév. (Commodafrica.com) – Démarrée lundi, la 57ème assemblée générale annuelle de l’Organisation interafricaine du café (OIAC) s’est achevée hier soir à Grand-Bassam, en Côte d’Ivoire. Avec pour thème le “développement d’une caféiculture durable pour l’émergence de l’économie africaine”, les 25 pays membres ont planché pour une revitalisation de la filière.

La production africaine de café a stagné depuis plus de 20 ans et la part du continent dans l’offre mondiale est passée de 65% à 11-12% à ce jour“, a rappelé Denis Seudieu, chef économiste à l’Organisation internationale du café à ces assises (lire l’interview de Denis Seudieu sur CommodAfrica). Une production africaine qui se situe actuellement aux alentours de 900 000 tonnes (t) contre 1,3 million de tonnes (Mt) à la fin des années 80. L’Afrique regroupait alors le plus grand nombre de pays producteurs et occupait la deuxième place après l’Amérique latine parmi les grandes régions productrices, selon le président en exercice de l’OIAC, Souleymane Diarrassouba, et ministre du Commerce, de l’artisanat et de la promotion des PME de Côte d’Ivoire. ” Cette contre-performance a été induite par le retrait de l’Etat dans l’encadrement technique des producteurs et par la réduction des budgets consacrés à l’activité de recherche“, souligne le président de l’OIAC.

L’Afrique doit relever de nombreux défis tels que le vieillissement des vergers du caféier et des caféiculteurs, l’abandon des politiques d’encadrement des paysans depuis les années 1990, la reconversion de la majorité des caféiculteurs dans d’autres cultures pérennes, le manque de moyens financiers de la recherche mais aussi le manque de vulgarisation et de divulgation des résultats de la recherche alors que des plants à haut rendement existent dans les laboratoires et pépinières : le rendement en Afrique, actuellement de 300 kg/ha en moyenne, est dix fois moins que dans les autres zones de production à traves le monde. Sans oublier l’insuffisance de la transformation et de la consommation sur place, en Afrique.

Un Fonds spécial pour le café à la BAD
Selon l’étude de la Banque africaine de développement “Africa’s Coffee Sector : status, challenges and opportunities for growth” publiée en décembre, le déclin de la filière café en Afrique a représenté un manque à gagner annuel de $ 268 millions pour l’Afrique entre 1990 et 2013; entre 2000 et 2002, ce manque à gagner se chiffre entre $0,93 et $ 0,98 milliard. Lire la suite sur Commodafrica.com

6 février 2018

Régulation des filières hévéa et palmier à huile en Côte d’Ivoire

6 Fév. (Commodafrica.com) – A l’instar du Conseil café cacao (CCC) ou du Conseil coton anacarde (CCA), les filières hévéa et palmier à huile vont bénéficier d’un organe dédié chargé de la régulation, du contrôle et du suivi de leurs activités. Mamadou Sangafowa Coulibaly, ministre de l’Agriculture et du développement rural, l’a annoncé lors de la présentation de ses vœux vendredi dernier : « D’ici à trois mois,  il sera créé un organe de régulation du palmier à huile et de l’hévéa. Nous attendons que les organisations professionnelles désignent leurs représentants pour siéger au sein des conseils d’administration afin que les réformes opérées deviennent opérationnelles».

La création d’un organe de régulation a été prise dans le cadre de la réforme des filières hévéa et palmier à huile adoptée en Conseil des ministres en juillet 2016. Quant au projet de loi instituant l’organe, il a été adopté en décembre 2016. « Ce projet de loi vise à améliorer la gouvernance, la productivité et la compétitivité de ces filières, afin de permettre à tous les acteurs du secteur et particulièrement aux producteurs, de tirer un meilleur profit de leurs activités » indique le communiqué du conseil des ministres.

En marge de la cérémonie, le ministre s’est également exprimé sur la contrebande des fèves de cacao mais aussi d’anacardes entre la Côte d’Ivoire et le Ghana et sur l’accord de partenariat signé entre les deux chefs d’Etat pour harmoniser leur politique de commercialisation. « Quand nous aurons désormais une politique harmonisée, nous aurons des prix aux producteurs qui vont s’avoisiner et ce phénomène (ndrl de flux de entre les deux pays) va prendre fin» a-t-il indiqué.…

5 février 2018

Lutte contre la maladie du Swollen shoot : 50 000 Fcfa versés aux producteurs pour chaque hectare de cacao arraché

5 Fév. (Linfodrome.com)  –  Le directeur général (Dg) de l’Agence nationale d’appui au développement rural (Anader), Dr Sidiki Cissé, était face à la presse le jeudi 1er février 2018, dans le cadre d’un déjeuner de presse à Cocody.

A cette occasion, et autour du thème « Enjeux et défis de l’agriculture ivoirienne : quelle contribution de l’Anader », il a présenté les programmes de sa structure qui seront mis en œuvre au titre de l’année 2018. « L’Anader poursuivra, en les renforçant, ses actions en vue d’accroître sa contribution dans le secteur agricole et de renforcer davantage sa position de leader du conseil agricole en Côte d’Ivoire. En particulier pour la filière cacao, elle est chargée de mettre en œuvre un programme d’arrachage de 100 000 hectares (ha) de verger infecté par la maladie du swollen shoot sur une période de 3 ans à partir de 2018 », a informé Dr Sidiki Cissé, faisant remarquer que l’Anader a été la structure qui a vu les premiers cas de la maladie du swollen shoot sur le terrain.

« Nous avons informé le Centre national de recherche agronomique de Côte d’Ivoire (Cnra), qui a saisi les autorités compétentes pour la prise de dispositions afin d’y faire face. Il a fallu une réponse, en terme de plants de substitution, avant d’arracher les plants infectés, pour assurer un minimum de replantation et continuer ainsi à avoir la production de cacao », a informé le Dg de l’Anader. Répondant à la préoccupation des journalistes relativement au dédommagement des producteurs impactés par la maladie du swollen shoot, Dr Sidiki Cissé a été catégorique. Il a indiqué que dans ce cas de figure, on ne parle pas de dédommagement.

« Le Conseil du café-cacao, avec la situation qui prévaut, dit : ‘’j’accompagne les producteurs avec 50 000 Fcfa à l’hectare’’. C’est ce qui est en notre possibilité aujourd’hui », a mentionné le Dg de l’Anader. Il a rassuré, par ailleurs, que l’arrachage de verger infecté n’aura pas d’incidence sur la production de cacao, et ce d’autant plus que, dira-t-il, « la Côte d’Ivoire dispose à elle seule de près de 600 000 à 700 000 ha de verger ». Dans le cadre de l’arrachage de verger infecté, Dr Sidiki Cissé a informé que l’opération a débuté depuis le 22 janvier 2018, avec 22 000 hectares déjà arrachés. Il a ajouté que si au terme de cette opération, qui consiste à atteindre au total 100 000 ha, on se rend compte que la maladie n’est pas freinée, « certainement que les autorités vont aviser pour qu’on puisse maîtriser la maladie ».

Puis d’insister que toutes les 48 zones de production du cacao sont touchées. Dans la perspective de l’amélioration de sa performance, l’Anader s’est fixé trois priorités majeures à court terme qui ont été dévoilées par le Dg. Il s’agit, pour cette agence, de développer son propre système de recherche-développement et contribuer à la mise en place d’une plateforme nationale de Rechercher-développement (Rd), en vue de satisfaire la …

2 février 2018

Cérémonie de Présentation des vœux du Nouvel an du Ministre Mamadou Sangafowa

02 Fév. (agrici.net) – Comme les années précédentes, le Ministre de l’Agriculture et du Développement Rural, Mamadou Sangafowa a présenté lors d’une cérémonie, ses vœux du Nouvel an à l’ensemble des acteurs du secteur et cette année rendez-vous a été pris ce vendredi  dans la salle des fêtes de l’immeuble la Caistab à Abidjan, au Plateau.

C’est dans une ambiance chaleureuse que le Ministre a présenté ses vœux avec une symbolique poignée de main à tous les acteurs de la filière présents notamment  les membres du cabinet du Ministre, les directeurs régionaux et départementaux, les représentants de différentes structures sous tutelles, des partenaires financiers et techniques du Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural et aussi aux hautes personnalités de la Cote d’Ivoire dont le Ministre Anne Désirée Ouloto.

A l’occasion de cette cérémonie, des personnes ont été distingués pour leur dévouement à l’endroit du secteur agricole ivoirien dont Mme la Ministre Anne OULOTO et le DG du Conseil du Café et du Cacao, M. Koné Brahima Yves élevés au grade de Commandeur dans l’ordre du mérite agricole ; et M ; Germain DA SILVA, représentant résident de la FAO  et le Mme IRIE Adèle, Directeur départementale de Zuenoula élevés au  grade de Chevalier dans l’ordre du mérite agricole.

L’inspecteur Général, M. Traoré Salif représentant l’ensemble du personnel a présenter ses vœux au Ministre sans oublier de le féliciter au nom du personnel pour le travail abattu dans le secteur agricole et le remercier pour ses actions menées au profit de son personnel. « Plus de 3,5 milliards de FCFA depuis 2014  consacrés au renouvellement de l’équipement et à la réhabilitation ou la construction des administrations déconcentrées du MINADER », a-t-il souligné.

Après un bilan de l’année écoulée, Mamadou Sangafowa s’est avoué satisfait des résultats enregistrés dans le secteur en 2017 avec l’organisation réussite de la 7ème édition de l’AGRF ( Forum sur la Révolution Verte en Afrique) organisée à Abidjan du 4 au 8 Septembre 2017 et de la 4ème édition du SARA (Salon international de l’Agriculture et  des Ressources Animales) qui a été marqué par la table ronde de mobilisation de financement de la 2ème génération du Programme National d’Investissement Agricole (PNIA 2).

« Nous devons continuer à promouvoir l’investissement dans le secteur agricole, en vue d’une transformation structurelle effective du secteur. Pour ce faire, l’approche agro-polaire adoptée par le PNIA II, devra constituer le cadre de référence et soutenu par tous, à travers l’accomplissement effective de nos tâches respectives, tant dans la chaîne des valeurs, qu’à travers la célérité dans le processus des prises décisions. », A-t-il affirmé sans oublier d’exhorter chaque mailons du secteur à redoubler d’efforts pour relever le défi du développement effectif de notre agriculture.…

1 février 2018

Déjeuner de presse avec Dr Sidiki CISSE autour de la contribution de l’ANADER aux enjeux et défis de l’agriculture ivoirienne

01 Fév. (agrici.net) – Pour entretenir de bons liens avec la presse, et entamer une année 2018 plus proche d’eux, l’Anader a invité l’ensemble de ces partenaires presse à partager un déjeuner, ce jeudi 01 Février 2018 au Maquis Duval, à Cocody.

En effet, l’Anader est une société créée par l’Etat ivoirien en 1993 avec pour objectif de fournir des services de conseil agricole aux acteurs des filières agro-sylvo-pastorales. Depuis sa création elle se présente comme un outil à la disposition des ministères techniques notamment le MINADER et d’autres partenaires au développement rural pour la conception, la mise en œuvre et l’évaluation de projets de développement rural.

Depuis 1993, elle a contribué à la mise en œuvre de plusieurs projets de développement rural plus particulièrement des projets agricoles dont les plus récents sont :

-Dans le développement des filières agricoles : Programmes Quantité-Qualité-Croissance dans les filières café-cacao ‘’2QC ‘’ ; Programme de développement de la filière anacarde

– Pour la sécurité alimentaire : Programme d’appui à la sécurité alimentaire ‘’PASA’’ ;  Programme d’appui à la production vivrière ‘’PUAPV’’ ;  Projet de productivité agricole en Afrique de l’Ouest ‘’PPAAO/WAAPP’’

– Dans la lutte contre les pandémies en milieu rural elle a mené des actions pour lutter contre le VIH/SIDA, le paludisme et dans la prévention de l’EBOLA.

Toutes ces actions récentes ont permis de régler de nombreux problèmes dans le secteur rural et ont été d’une aide précieuse pour l’ensemble des acteurs ayant été concernés ce qui représente un pas considérable dans le développement du secteur agricole ivoirien.

En 2018, selon les propos du DG de l’Anader, Dr Sidiki Cissé, l’Anader envisage de renforcer ses actions dans le secteur rural, notamment pour la filière cacao elle va mettre en œuvre un programme pour freiner l’évolution de la maladie du swollen shoot car l’a-t-il bien souligné, « il n’y a pas de traitement pour le swollen shoot contrairement aux autres maladies. la seule chose à faire c’est d’arracher les vergers malades pour éviter que la maladie se répande. », et ce sur une période de 3 ans ; aussi l’Anader va s’intensifier dans sa lutte de l’autonomisation des femmes et des jeunes filles en milieu rural ; sans oublier de jouer sa partition dans la mise en œuvre du PNIA 2 et aussi apporter sa contribution dans la lutte contre le réchauffement climatique à travers la diffusion en large échelle de pratique d’agricole en concordance avec l’environnement.

Notons que l’Anader veut renforcer le système de régulation agricole par la voie électronique en vue d’assurer l’accès d’un plus grand nombre d’acteurs des filières agricoles aux informations techniques, écologiques et économiques.

1 février 2018

Sommet UA: Le Maroc primé pour sa performance dans la croissance agricole

01 Fév. (Afriquemedias24.com) – Le Maroc a été primé, lundi 29 janvier à Addis-Abeba, par l’Union africaine (UA) pour sa performance dans la mise en œuvre de la Déclaration de Malabo sur l’accélération de la croissance agricole en Afrique.

Le prix a été remis au chef du gouvernement, Saâd Eddine El Otmani, par le président rwandais, Paul Kagame, président en exercice de l’UA, lors de la deuxième journée du 30e Sommet des Chefs d’Etat et de gouvernement africains.

Cette distinction vient ainsi reconnaître et récompenser les efforts déployés par le Maroc pour le développement du secteur agricole, notamment à travers le Plan Maroc vert, qui se présente comme un “modèle à suivre” pour les pays du continent, selon plusieurs dirigeants africains ayant pris part au sommet.

Adoptée lors de la 23e session ordinaire de l’Assemblée de l’organisation panafricaine, en juin 2014, à Malabo (Guinée équatoriale), la Déclaration vise notamment à transformer le secteur de l’agriculture dans le continent pour en faire un vecteur essentiel du développement durable.…

1 février 2018

MAROC-UA : QUEL BILAN APRÈS UN AN DE RETROUVAILLES ?

01 Fev. (Leseco.ma) – La gestion de la politique migratoire africaine et l’élection du Maroc au Conseil de paix et de sécurité de l’UA sont les principaux acquis de la diplomatie marocaine depuis le retour du royaume dans l’instance continentale.

Lentement, mais sûrement. Un an après son retour à l’Union africaine, le Maroc commence à tisser sa toile au sein de l’instance panafricaine. Son élection en tant que membre pour deux ans, du Conseil de paix et sécurité de l’Union africaine, à l’occasion du 30e sommet de l’organisation continentale, est pour le royaume, la meilleure façon de célébrer le premier anniversaire de ses retrouvailles avec la famille africaine. Seul candidat de l’Afrique du Nord, le Maroc a été élu par 39 voix. Pour le chef de la diplomatie marocaine, Nasser Bourita, l’arrivée du royaume dans ce conseil composé de 15 pays, permettra à Rabat de partager son expérience dans le domaine du maintien de la paix, mais pas que : «Être présent dans cet organe permettrait de faire obstacle à toutes les manipulations et de contrer toutes les stratégies qui visaient pendant toutes ces années à manipuler cet organe et à l’instrumentaliser par rapport à des agendas bien connus de certaines parties», notifie Bourita. Cet organe, intimement lié à la Commission de paix et de sécurité dirigée par l’Algérie, en la personne de Smaïl Chergui, est considéré par Rabat comme un véritable instrument contre ses intérêts. Il reste à savoir comment le Maroc compte s’y imposer tout en militant pour une meilleure affirmation de cette instance qui peine encore à placer l’UA en première ligne sur les principaux dossiers de sécurité sur le continent.

Agenda africain
Depuis son retour à l’UA, le royaume s’est mis au diapason des grands enjeux continentaux. Presque chaque mois, des officiels marocains ont eu à participer à des rencontres organisées sous l’égide de l’UA. Qu’il s’agisse des négociations sur la Zone de libre-échange continentale (ZLEC), du développement de l’agriculture africaine, de la justice ou de l’environnement, les responsables marocains apprennent à se familiariser avec les grands dossiers de l’Union africaine. D’ailleurs, le royaume, qui est chargé de coordonner les positions africaines sur les questions migratoires, a organisé en début janvier à Rabat, une rencontre ministérielle sur la politique migratoire. En même temps, le royaume se met à jour vis-à-vis de l’arsenal juridique de l’UA. Plusieurs textes de l’instance continentale ont ainsi été ratifiés et publiés au Bulletin officiel. La nomination de Mohcine Jazouli à la tête du nouveau poste de ministre délégué en charge de la Coopération africaine permettra, à présent, de donner une nouvelle impulsion à la politique continentale du Maroc.…

31 janvier 2018

Le Conseil du Coton et de l’Anacarde sensibilise les acteurs de la filière sur la préservation et l’amélioration de la qualité des noix de cajou

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31 Jan. (agrici.net) – Pour entamer la campagne 2018 de commercialisation de la noix de cajou, le CCA a lancé une tournée du 23 au 27 Janvier 2018 dans le bassin anacardier pour sensibiliser, informer et impliquer les acteurs de la filière dans la gestion de la qualité de la noix de cajou.

La Cote d’Ivoire étant la première productrice mondiale de l’anacarde, avec une production de noix de cajou qui s’est élevée à 673 238 tonnes en 2017, soit une hausse de 3,6% par rapport à 2016, elle se doit de produire des noix non seulement en quantité mais en qualité.

En effet, la ‘’qualité’’des produits agricoles, en particulier l’anacarde est liée directement à la conséquence des opérations de production, de récolte et de traitement post-récolte mais aussi à la manipulation de la production au niveau du circuit de commercialisation.

Le mardi 24 Janvier à Mankono, le représentant du DG du Conseil du Coton et de l’Anacarde, M. N’Dri Philippe au début de son allocution a tout d’abord félicité les producteurs de la région du Béré d’être la première région productrice de noix de cajou en Cote d’Ivoire avec une production de 114 772 tonnes.  Ensuite, a-t-il affirmé : « Cependant, la qualité de cette production doit être améliorée, pour permettre à l’ensemble des acteurs de la chaine de valeur de bénéficier pleinement des fruits de leurs efforts et d’améliorer durablement la compétitivité de la filière ivoirienne de cajou. ». «  A quelques jours de l’ouverture de la campagne 2018, la présente cérémonie de sensibilisation est la concrétisation de la volonté du Conseil du Coton et de l’Anacarde à accompagner tous les acteurs à travers cette plateforme, dans la démarche qualité, gage d’une meilleure profitabilité de la filière, car comme on le dit la qualité a certes un cout mais elle a aussi un prix sur le marché international. » a-t-il souligné.

Notons qu’un message en Français et en malinké a été délivré dans chacune des localités visitées soient Bondoukou, Bouna, Ferkéssédougou, Boundiali, Mankono et Katiola pour conseiller et recommander chacun des acteurs pour une meilleure qualité de la noix de cajou.

Bon à savoir : Le facteur qualité de la noix de cajou porte sur le grenage, le taux de défaut, le taux d’humidité et le taux de rendement en amande (KOR).

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