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29 mars 2018

LE DIRECTEUR GENERAL A RENCONTRE TOUS LES SYNDICATS POUR UNE PAIX SOCIALE DURABLE A L’ANADER

Les lundi 26 et mercredi 28 mars 2018, la Direction Générale de l’ANADER a rencontré les (4) quatre syndicats de l’entreprise pour analyser les préoccupations des agents et proposer des pistes de solutions.

Ainsi, les efforts envisageables ont fait l’objet d’accord entre la Direction Générale et les syndicats.

Cependant, la conjoncture financière de l’ANADER limitant pour l’heure les options sur l’ensemble des points, la Direction Générale a décidé de mettre en place une commission paritaire.

Composée de membres de l’instance dirigeante, de membres des syndicats et de salariés, cette commission permettra également d’impliquer les agents dans la vie de l’entreprise et d’être à un niveau d’informations qui fait partager les défis de l’Agence.

Ces rencontres initiées par la Direction Générale avec les résultats obtenus, constituent sans nul doute, l’expression du pouvoir du dialogue et de la concertation.…

26 mars 2018

Grève des agents de l’Anader: Le Directeur général apporte des clarifications

Le premier responsable de l’Agence nationale d’appui au développement rural (Anader) est sorti, jeudi, de sa réserve pour faire un point sur la situation qui prévaut dans son entreprise.

Le directeur général de l’Agence nationale d’appui au développement rural (Anader), Sidiki Cissé, a donné une conférence de presse jeudi, au siège de l’institution, à Abidjan. Une occasion ayant permis d’avoir davantage de clarifications sur le mouvement de grève de trois jours lancé par le Mouvement pour la défense des droits des agents de l’Anader de Côte d’Ivoire (Moddaaci), l’un des quatre syndicats de travailleurs.

Relativement à la revalorisation salariale mais également de l’indemnité de logement qui constituent le point d’achoppement entre la direction générale et les grévistes, Sidiki Cissé a indiqué que l’augmentation d’environ 50 % des salaires exigé ne saurait se faire avec la situation actuelle de l’entreprise.

Le directeur général de l’Anader s’est toutefois dit disposé à aller au-delà des 13% d’augmentation appliqués en 2015à la rémunération de ses collaborateurs, nettement plus élevé que les 8% décidé par la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (Cgeci).

Cette augmentation a atteint 18 % au niveau des agents de base, selon lui. Il a aussi relevé le rehaussement d’un sursalaire de 5 500 FCfa à tous les salariés de la catégorie E et la révision à la hausse de 5 000 FCfa des primes de logements des travailleurs des catégories E1 et R2.

Sur ce point, Sidiki Cissé a jugé irréalisable, dans la conjoncture actuelle, la revendication des grévistes visant la revalorisation des indemnités de logement des catégories E1-E4 de 20 000 FCfa à 50 000 FCfa et des catégories R1-R2 de 25 000 FCfa à 60 000 FCfa. Lire la suite sur Fraternité Matin

26 mars 2018

Filière anacarde :Atelier de restitution des résultats de l’étude sur le diagnostic des OPA

(agrici.net) Le Conseil Coton Anacarde conscient des difficultés de la filière anacarde au niveau de ses Organisations Professionnelles Agricoles (OPA) en ce qui concerne aussi bien leur structuration que leur représentativité a diligenté une mission d’étude diagnostic des OPA. Pour atteindre ces objectifs, une étude a été menée sur plusieurs mois auprès des sociétés coopératives. Contenues dans un document de 236 pages, les conclusions du diagnostic ont été restituées au cours d’un atelier qui a réuni 100 participants à Bouaké.

Pour aller à l’interprofession, chaque fédération de producteurs doit avoir plus de 37.500 membres capables de fournir au moins 105.000 tonnes de noix brutes. Soit 15% de la production nationale chaque année. Aucune coopérative n’est en mesure de le faire à elle seule, en l’état actuel des choses. Mais il faut une interprofession à la filière anacarde. « L’axe stratégique de la réforme de la filière anacarde relatif à l’organisation des acteurs a prévu la mise en place d’une organisation interprofessionnelle crédible », a rappelé la directrice des productions agricoles au Conseil du coton et de l’anacarde, Ouattara Gniré Mariam, représentant Adama Coulibaly, le directeur général. Et le préfet intérimaire de la région de Gbêkê d’indiquer qu’ « une bonne filière passe par une bonne organisation ».

L’objectif global est de s’approprier les résultats obtenus au cours de la mission de diagnostic des OPA pour une meilleur programmation des actions prioritaires aux profits des acteurs notamment les producteurs.

L’atelier a enregistré la participation des producteurs, des acheteurs, des exportateurs, des transformateurs, des équipementiers, des promoteurs des produits dérivés de l’anacarde, des acteurs institutionnels et des partenaires techniques et financiers.

Financé par le Projet d’appui au secteur agricole (PSAC), le travail a été confié au Cabinet MONT HOREB. Dans son rapport, le Cabinet a identifié seulement 14 susceptibles « d’aller directement à la fédération sans chercher à s’insérer dans une union quelconque ». Aucune dans les régions de Gontougo et Bounkani. Le Gbêkê et le Poro enregistrent, chacun, 3 sociétés coopératives. La Marahoué et le Hambol présentent 2 coopératives, chacun.

Notons que cette démarche s’inscrit dans la vision du Gouvernement de Côte d’Ivoire qui a engagé la réforme de la filière en 2013 en proposant un axe stratégique visant à organiser et renforcer les capacités des producteurs, à assurer la bonne gouvernance des OPA et à faciliter la création d’une organisation interprofessionnelle (OIA) représentative de l’ensemble des familles professionnelles de la filière anacarde, conformément à l’ordonnance n°2011-473 du 21 décembre 2011 relative aux Organisations Interprofessionnelles Agricoles.

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24 mars 2018

Les agriculteurs et éleveurs sensibilisés sur la prévention et la gestion des conflits à Mankono

Mankono,(AIP) – Les agriculteurs et éleveurs de Mankono et Bouandougou ont été sensibilisés sur la prévention et la gestion des conflits.

Une conférence animée par le juriste, consultant au Mont Horeb, Biatchon Séraphin, a permis d’instruire les acteurs sur les types et les causes des conflits entre les agriculteurs et les éleveurs mardi, au foyer des jeunes de Mankono et jeudi à la salle de conférence de l’Hôtel Primature de Bouandougou.

« Les éleveurs et agriculteurs doivent respecter les règles établies car l’agriculture tout comme l’élevage ont besoin d’un environnement apaisé. Il faut une cohabitation parfaite, il y a une lueur d’espoir si les choses sont faites selon la législation qui est malheureusement méconnue des différents acteurs », a expliqué le juriste.

Le préfet du département du Béré, préfet de Mankono, Ouattara Kifory Pascal a salué cette initiative tout en invitant agriculteurs et éleveurs au respect des règles de transhumance pour éviter les litiges et querelles dans la région.

A l’occasion, le représentant des éleveurs, Dosso Lassana a promis faire un appel aux éleveurs de la région du Béré pour un recensement et exige que les personnes déléguées pour la transhumance soient connues pour éviter les malentendus. « Après ce séminaire, nous espérons que les dégâts des cultures seront moins. On nous reproche également de faire travailler les enfants plutôt que de les scolariser. C’est une réalité sur laquelle nous allons interpeller les éleveurs », a-t-il souhaité.

Kanaté Yssouf, agriculteur a recommandé un cadre de concertation pour éviter les conflits. « Il n’y a pas d’échanges entre agriculteur et éleveur, on attend les conflits pour s’asseoir alors qu’on pouvait les éviter si on se communiquait. A l’issue de ce séminaire, les choses vont mieux aller car nous avons été suffisamment instruits sur les causes et les conséquences des conflits. La balle est dans chaque camp maintenant pour pallier aux conflits dans la région », a-t-il plaidé.

(AIP)

kae/kkf/fmo…

24 mars 2018

Oumar Seydi : « les rendements de l’agriculture africaine sont encore trop faibles »

(Jeune Afrique) La Société financière internationale (IFC) a fait du secteur agricole, l’un de ses principaux piliers d’intervention sur le continent. Directeur régional de l’institution pour l’Afrique subsaharienne, Oumar Seydi répond à Jeune Afrique sur des questions de productivité, de coût des intrants et d’investissements dans le secteur.

Jeune Afrique : L’agriculture compte pour un tiers des activités économiques du continent et génère 60% des emplois, mais l’Afrique continue d’importer la plupart de ses produits alimentaires. Comment cette tendance pourrait-elle s’inverser ?

Oumar Seydi : Avant de pouvoir transformer sur place, il faut accroître la productivité du secteur car les rendements sont toujours trop faibles. Il convient d’utiliser les engrais appropriés, de sélectionner avec soin les graines et d’augmenter le rendement du sol grâce à un système d’irrigation adéquat au lieu de dépendre exclusivement des précipitations. Il faut aussi avoir recours à des techniques de pointe, encore trop peu utilisées en Afrique, qui s’inspirent de l’agriculture de précision, pour définir le traitement spécifique à appliquer à chaque sol et à chaque céréale.

Cela nécessite des technologies adaptées (drones, satellites…) pour identifier des maladies qui peuvent détruire nos récoltes en les traitant systématiquement. L’autre aspect important concerne les infrastructures. Une grande partie de la production agricole est avariée car les routes et les moyens de stockage appropriés sont quasi inexistants ou vétustes pour pouvoir écouler cette production.

Comment diminuer le coût des intrants qui demeure important ?
Les gouvernements se retrouvent aujourd’hui dans une situation où ils sont obligés de subventionner les intrants pour les fournir à des coûts accessibles aux agriculteurs. Il y a une grande disparité entre nos moyens et ceux de certains pays qui ont une meilleure maîtrise de cette chaîne de valeur et qui parfois reçoivent indirectement des subventions.

Pour renverser cette tendance, il faudrait investir des montants très importants et cela passe obligatoirement par la production locale d’intrants comme engrais. C’est pour cela que nous avons financé des sociétés comme Dangote. L’Afrique doit, par exemple, tirer profit de ses richesses en phosphates pour développer l’agriculture locale. Nos gouvernements ont des ressources limitées qu’ils devraient plutôt allouer à des domaines tels que les secteurs sociaux, qui attirent moins le privé.

Beaucoup d’investissements privés ont été consentis dans l’agriculture ces dernières années. Comment le secteur peut-il être compétitif au niveau mondial ?
Sur toute sa chaîne de valeur, la volaille africaine, par exemple, souffre de la concurrence de grandes chaînes de production sud-américaines. Et dans le coût de cette volaille, il y a un coût très important lié à son alimentation. Il faut regarder dans chaque chaîne de valeur où se trouvent les avantages compétitifs. Il faut aussi prendre en compte la législation des pays dans lesquels on souhaite exporter ou produire. Il y a des secteurs pour lesquels nous avons des avantages certains, comme le climat et une bonne logistique d’exportation vers l’Europe. C’est le cas de l’horticulture au Kenya et en Éthiopie, où nous avons investi avec succès dans des unités comme Afriflora et VegPro.

À …

23 mars 2018

Financement de l’agriculture : « Des solutions innovantes se développent partout à travers le continent »

(Jeune Afrique) Yana Kakar est associée « monde » du cabinet Dalberg Advisors, l’un des leaders du continent en matière de stratégie de conseil avec 8 bureaux en Afrique. Experte dans le financement de l’agriculture, elle a accepté de partager avec nous quelques pistes d’innovations qui pourraient libérer la compétitivité du secteur sur le continent.

Jeune Afrique : Il existe de nombreux goulets d’étranglement dans l’agriculture africaine. L’un d’entre-eux est le morcellement des petites exploitations familiales qui augmente les coûts d’infrastructure et restreint la mécanisation. C’est évidemment un défi de long terme, mais que peut-on y faire dès à présent ?

Yana Kakar : Notre cabinet a estimé à 50 millions le nombre de petits exploitants en Afrique. Atteindre ces fermiers est à la fois difficile et coûteux. Des solutions innovantes sont aujourd’hui mises en place à travers le continent : des modèles d’intégration verticale, des regroupements de fermiers pour permettre la mécanisation, des incitations à investir vers des fermiers ciblés ou le développement d’accès aux marchés par la technologie.

Pouvez-vous donner un exemple précis d’une de ces innovations ?

Depuis quelque temps, nous codéveloppons au Kenya un projet appelé Digifarm. C’est une plateforme mobile intégrée détenue par Safaricom et soutenue par l’ONG américaine MercyCorps. Digifarm fournit à des agriculteurs kényans des intrants (engrais, phytosanitaires, semences…) à prix abordables et/ou des prêts pour en acquérir, accompagnés de contenus pédagogiques qui optimisent leur utilisation. Après seulement six mois d’existence, Digifarm est déjà utilisée par 166 000 petits exploitants. Notre objectif est d’en toucher 4 millions d’ici 2022.

Pourtant, Digifarm n’était pas vraiment le résultat auquel vous vous attendiez au début…

C’est vrai. Au départ, notre cabinet a été recruté pour créer un produit à-même de fournir des financements aux agriculteurs kényans. Mais nous nous sommes aperçus que ce que voulaient les fermiers, c’était plutôt un accès facilité aux intrants et à leurs extensions. Prendre en compte leurs doléances a été la clé.

Vous insistez beaucoup sur la nécessité du regroupement des compétences…

Safaricom est une compagnie digitale, pas un fournisseur d’intrants. Travailler en collaboration a été essentiel dans cette réussite.

Dans son approche de l’agriculture africaine, votre cabinet parle très souvent de « théorie des systèmes ». Pouvez-vous nous dire en quoi cela consiste ?

Prenons l’exemple des oléagineux en Tanzanie, un pays qui a importé en 2016 pour 360 millions d’euros d’huile de palme, alors que le pays est producteur de tournesol. Pour alléger cette facture, les investisseurs locaux doivent mettre de l’argent dans des raffineries aux standards internationaux capables de raffiner l’huile de tournesol puis de la vendre au même prix que l’huile de palme importée.

Mais dans ce système, les intermédiaires échouent la plupart du temps à instaurer des relations constructives entre les différents acteurs. Ils n’ont pas la capacité à identifier les intérêts communs, ni à les maximiser. En conséquence, les incitations fiscales mises en place par les États sont inefficaces et ne parviennent pas à s’attaquer aux causes qui empêchent réellement les investissements sur le terrain. …

23 mars 2018

Grève à l’ANADER: le DG Sidiki Cissé appelle ses collaborateurs à reprendre le travail « sans délai »

Abidjan, 22 mars (AIP)-Le directeur général de l’Agence nationale d’appui au développement rural (ANADER), Dr Sidiki Cissé, a appelé, jeudi à Abidjan, les agents de l’entreprise en grève depuis mardi pour revendiquer de meilleures conditions de vie, à reprendre le travail « sans délai’, afin de ‘’rester dans la légalité’’.

«Je ne veux pas arriver à des sanctions. J’invite tous les agents à reprendre le travail afin de rester dans la légalité », a déclaré Dr Cissé, dénonçant la survenue de cet arrêt de travail au moment ou les deux parties sont en pourparlers.

Depuis mardi, les agents membres du Mouvement pour la défense des droits des agents de l’ANADER de Côte d’Ivoire (MODDAA-CI) ont entamé une grève. Ils revendiquent, entre autres, le déblocage des avancements de salaire de 1998-2018, l’augmentation des indemnités de logement des catégories E1et R2 (de 20 000f à 50 000f pour les catégories E1-E4 et de 25 000f à 60 000f pour les catégories R1-R2).

Ils réclament aussi l’arrêt de préfinancement des programmes et projets par les travailleurs, l’apurement des stocks d’arriérés des frais d’entretien des motos, de missions et de déménagements de 2008 à 2018, ainsi que de la paye en une seule fois des droits des retraités.

Selon le DG de l’ANADER, lors de la dernière rencontre de conciliation avec la direction de l’inspection du travail, avant la grève le 19 mars, sur les six points de revendications, quatre ont trouvé des réponses et les deux autres faisaient l’objet de discussions.

Il s’agit, selon Dr Cissé Sidiki de celles relatives à la revalorisation salariale et à l’indemnité de logement. «Ce sont les deux points qui n’ont pu faire objet d’accord et pour lesquels, le MODDAA-CI a refusé de lever le mot d’ordre de grève», a-t-il clarifié.

S’agissant précisément de la revalorisation salariale, il a précisé que les grévistes ont souhaité le déblocage des salaires comme ceux de la fonction publique. A ce sujet, le DG précise que « cette résolution n’a pas de force contraignante au point de constituer un droit acquis pour les travailleurs car n’ayant pas été entérinée par la direction générale ».

Néanmoins, il dit ne pas être opposé à la revendication qui sera étudié lorsque la situation financière sera favorable.

Au niveau de la revalorisation de l’indemnité de logement, la direction de l’entreprise indique que l’état de la trésorerie ne lui permet pas de précéder à une éventuelle augmentation de l’indemnité de logement.

Principal structure en charge du conseil et de la vulgarisation agricoles en Côte d’Ivoire, l’ANADER a pour mission de «contribuer à l’amélioration des conditions de vie du monde rural par la professionnalisation des exploitants et des organisations professionnelles agricoles, en concevant et en mettant en œuvre des outils et approches appropriés, des programmes adaptés pour assurer un développement durable et maîtrisé». Elle compte à ce jour un effectif de 2300 agents, indique-t-on.

(AIP)

bsp/tm…

23 mars 2018

La transformation structurelle de l’agriculture en Côte d’Ivoire

Les responsables administratifs parlent de Programme national d’investissement agricole, en abrégé PNIA. L’affaire est d’envergure continentale.

Développer vraiment la production agricole en vue de combattre l’insécurité alimentaire et la pauvreté, tout cela a été décidé au niveau des chefs d’Etats de l’Union africaine. Ensuite les organisations régionales ont pris le relais.

Au niveau de l’Afrique de l’Ouest, il y a eu un Programme Régional d’Investissement Agricole ou PRIA, élaboré sous l’égide de la CEDEAO pour la conduite de sa politique agricole l’ECOWAP. Puis, chacun des 15 Etats membres a élaboré son programme national d’investissement agricole ou PINIA.

En Côte d’Ivoire, il y a eu un PNIA1, d’un coût initial de 2 040,50 milliards FCFA et couvrant la période 2012-2017. Ce programme visait à couvrir les sous-secteurs de l’élevage, de l’agriculture, de la pêche, de l’aquaculture, la gestion de l’environnement, les questions de sécurité alimentaire et nutritionnelle, ainsi que les problématiques de développement rural et de résilience des populations.

Aujourd’hui, il est question de poursuivre sur cette lancée avec un PNIA2 couvrant la période 2018-2025, et qui va coûter 11 905 milliards.

Il est vrai qu’on ne peut contrôler réellement une planification de la production agricole, si l’agriculture dans les pays africains reste essentiellement pluviale. En d’autres termes, sans irrigation et sans maîtrise des eaux, le producteur est totalement dépendant des caprices de la météo. Voilà donc la philosophie d’ensemble et les objectifs principaux de ce programme national d’investissements agricole, qui ont permis à l’agriculture ivoirienne de repartir après 10 années de secousses politico-militaires. Toutefois, même en visant la transformation structurelle du secteur agricole, ce PNIA ne perd pas de vue la nécessité de la préservation de l’environnement, même s’il y a des efforts d’adaptation aux changements climatiques.…

20 mars 2018

Les centres Songhaï, un système d’agriculture solidaire

(France info TV) Une agriculture respectant les cycles de la nature, c’est le système utopique des centres Songhaï. Il a été inventé par le prêtre Nigérian Godfrey N Zamujo et a fait ses preuves dans plusieurs pays d’Afrique. En visite en Guyane, Godfrey N Zamujo propose son alternative au monde agricole.

Godfrey Nzamujo est un être à part. A l’origine des centres Songhaï, il est en visite en Guyane pour une durée de cinq jours à l’invitation de l’Université de Guyane. Il se rendra de Kourou à Saint Georges rencontrer les agriculteurs et le grand public afin d’évoquer avec eux les centres Songhaï, un concept d’agriculture écologique, qui aujourd’hui est repris dans le monde entier. Les fermes Songhaï sont des exploitations modèles, soutenues par le Programme des Nations Unies pour le développement. Il s’agit d’un réseau international.

Vers une agriculture écologique

Godfrey Nzamujo est prêtre dominicain, docteur en électronique en microbiologie et en sciences de développement. En 1983, au Bénin son pays d’origine, il lance ce concept sur un hectare de terre. L’idée est que rien ne se perd, tout se transforme. Il suffit d’imiter la nature sans aucun ajout chimique.

Godfrey Nzamo est porté par la volonté de voir une société plus solidaire et équitable. Le concept Songhaï est aujourd’hui présent dans de multiples pays d’Afrique. Chaque année, 400 élèves fermiers sont formés pour qu’ils puissent à leur tour rendre possible une agriculture écologique et équitable.…

16 mars 2018

SIA 2018 : DES RENDEZ-VOUS B2B PROMETTEURS POUR L’ANADER

La plateforme d’échanges entre les professionnels de l’agriculture offerte par le Salon International de l’Agriculture (SIA) 2018 de Paris n’a pas échappé à l’Agence Nationale d’Appui au Développement Rural (ANADER) qui a su mettre à profit sa présence à ce salon pour rencontrer d’autres acteurs du secteur. La délégation de l’Agence conduite par Mme Nicole Aphing-Kouassi, Directeur Général-Adjoint a ainsi pu rencontrer des intervenants de différents domaines, notamment, la mécanisation agricole, la formation, la recherche agronomique, etc.

A cet effet, une rencontre avec le CIRAD, organisme français de recherche avec qui l’ANADER a signé en novembre 2017 un accord de partenariat, a permis de déterminer les pistes d’activation de cet accord, marquant ainsi la matérialisation d’un des objectifs de l’Agence en venant à ce salon, à savoir, poursuivre les efforts de collaboration entamés avec des partenaires potentiels rencontrés lors d’événements tels que le SIA, le SARA, etc.

Ainsi, au cours de la rencontre tenue sur le stand du CIRAD en présence de son PDG M. Michel Eddy, les deux délégations ont pu identifier les axes d’opérationnalisation de la convention ANADER-CIRAD, à travers des thématiques telles que l’agroforesterie dans la filière café cacao, l’accompagnement des coopératives dans l’agriculture écologique, le renforcement des capacités des agents de l’ANADER, ou encore, la vulgarisation agricole par voie électronique. Les deux parties ont convenu que seraient proposées des notes conceptuelles communes relatives à ces différentes thématiques en vue d’une recherche de financement auprès des agences de développement. Par ailleurs, les deux institutions ont également envisagé des missions d’experts afin de mutualiser les résultats des expériences acquises dans ces différents domaines.

Par ailleurs, en vue de préparer efficacement sa prochaine participation au SIA, la délégation de l’ANADER a entrepris de rencontrer les participants issus des pays africains afin de leur présenter le projet d’une activité commune au cours de l’édition 2019. L’ANADER entend ainsi contribuer à renforcer la coopération Sud-Sud, vu la similarité des défis rencontrés par la plupart de ces pays Africains. Dans cette dynamique, Mme Nicole Aphing-Kouassi a reçu Mme Mariama Dramé, Directeur Général de l’agence sénégalaise en charge du conseil agricole, l’ANCAR. A l’issue de cette séance d’échanges, Mme Mariama Dramé a confié au DGA de l’ANADER, la venue prochaine d’une délégation du Conseil d’Administration de cette institution en Côte d’Ivoire, plus précisément à l’ANADER.

En définitive, ce SIA 2018 aura rempli toutes ses promesses pour l’ANADER qui continue d’étendre son réseau de partenaires en vue de renforcer son action auprès des exploitants de Côte d’Ivoire.…

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