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20 novembre 2017

La Côte d’Ivoire et le Ghana planchent sur l’avenir du cacao après la chute des prix

(AIP) Le ministre ivoirien de l’Agriculture et du Développement rural, Mamadou Sangafowa Coulibaly et son homologue ghanéen, Owusu Afriyie, ont planché samedi en marge du Salon international de l’agriculture et des ressources animales (SARA 2017) sur des actions en vue de faire face à la chute des prix du cacao sur le marché international.

Cette rencontre fait suite à la signature lors de sa récente visite au Ghana, d’un protocole d’accord entre le président de la République de Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara et le chef d’Etat ghanéen, Nana Akufo-Addo.

Au terme de cette visite de 48 heures, les deux Chefs d’Etat avaient signé un accord de partenariat stratégique dans plusieurs domaines de l’économie. Dans cet accord, le secteur agricole figure en bonne place.

C’est dans la droite ligne de ce partenariat que le ministre Sangafowa a échangé avec son homologue ghanéen sur la fuite transfrontalière du cacao et de la noix de cajou, le trafic des pesticides, la question du riz, les investissements dans la chaîne des valeurs, les relations économiques, la diversification des exportations, etc.

«Ceci découle du constat de la chute des cours du cacao sur le marché mondial. Et nos deux pays se sont mis ensemble pour élaborer des stratégies pour atteindre leur objectif », a indiqué le ministre Owusu Afriyie.

Selon lui, la chute des prix cacao sur le marché international qui se chiffre à près de deux milliards de dollars américains nécessite des actions vigoureuses pour la consommation du cacao au niveau local mais aussi de stabiliser ces deux économies afin que cette baisse n’ait pas une incidence sur les économies.

«Faire en sorte que ceux qui sont producteurs puissent en tirer profit de leurs produits. La Banque africaine de développement (BAD) ne faisait que répondre à notre invitation sur les requêtes qui lui avaient été soumises. Comment est-ce que le dossier évolue. Et donner des éclaircissements sur l’évolution du dossier », a-t-il fait savoir.

Le ministre Sangafowa Coulibaly a souligné que cette rencontre entre les deux parties a permis de renforcer les liens de coopération dans le domaine agricole particulièrement dans le cacao et la noix de cajou.

« Nous sommes arrivés à la signature d’un accord spécifique dans le domaine agricole qu’il soit dans la suite logique du partenariat stratégique et le document de base que nous avons examinés est un support sur lequel nous avons fait beaucoup de progrès. Nous avons demandé à nos équipes techniques de finaliser la forme des documents pour nous permettre de décider», a révélé Sangafowa Coulibaly.

Lors de sa visite d’amitié, le Président Alassane Ouattara et son homologue ghanéen ont convenu de travailler en collaboration étroite pour une exploitation durable de l’industrie du cacao et renforcer la sécurité des frontières pour enrayer la contrebande de cacao.…

20 novembre 2017

La Côte-d’Ivoire et le Ghana s’engagent à mettre fin à la déforestation due à la production du cacao

(mediaterre) La déforestation est un problème majeur en Côte d’Ivoire et au Ghana, qui produisent ensemble près des deux tiers de l’offre mondiale de cacao. Sur une période de dix ans, environ 2,1 millions d’hectares de forêt ont été défrichés en Côte d’Ivoire et 820 000 hectares au Ghana. Un quart de cette déforestation a été attribué à la production de cacao.

En mars 2017, les plus grandes entreprises mondiales de cacao et de chocolat ont convenu d’une déclaration d’intention collective les engageant à travailler ensemble, en partenariat avec d’autres, pour mettre fin à la déforestation et à la dégradation des forêts dans la chaîne mondiale du cacao.

Lors de la 23e Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP23), les principaux pays producteurs de cacao, la Côte d’Ivoire et le Ghana, ont annoncé des cadres d’action ambitieux pour mettre fin à la déforestation et restaurer les zones forestières.

Au cœur des cadres se trouve l’engagement de ne plus convertir aucune terre forestière pour la production de cacao. Les entreprises et les gouvernements se sont engagés à éliminer la production illégale de cacao dans les parcs nationaux. Des cartes à jour sur la couverture forestière et l’utilisation des terres, ainsi que des données socio-économiques sur les cacaoculteurs et leurs communautés seront élaborées. Les deux gouvernements et les entreprises s’accordent pour accélérer les investissements dans la production durable à long terme du cacao. Les actions clés comprennent la formation aux bonnes pratiques agricoles, le développement et le renforcement des capacités des organisations paysannes.

Ces bonnes intentions doivent maintenant se traduire concrètement et rapidement sur le terrain.

Pexine GBAGUIDI pour Unisféra…

20 novembre 2017

Une ambassadrice du chocolat ivoirien, le prix Ivoire 2017 et une créatrice

(rfi) Afrique en marche, les têtes d’affiche de Denise Epoté, de TV5Monde, comme chaque dimanche, avec Assane Diop. La première tête d’affiche est une Ivoirienne, Suzanne Kabbani, la première femme à accéder au titre de maître chocolatier en Côte d’Ivoire. La deuxième tête d’affiche est l’écrivain malgache Johary Ravaloson, lauréat du prix littéraire Ivoire pour son roman « Vol à vif ». La troisième et dernière tête d’affiche est sénégalaise, il s’agit de Selly Kaby Kane, designer et créatrice en textile.

SUZANNE KABBANI AMBASSADRICE DU CHOCOLAT IVOIRIEN

Assane Diop : votre première tête d’affiche est une Ivoirienne, Suzanne Kabbani, première femme à accéder au titre de maître chocolatier en Côte d’Ivoire, le premier producteur mondial de fèves de cacao.

Denise Epoté : Dans un pays qui produit à lui seul près de deux millions de tonnes de fèves de cacao, il était inconcevable que ces dernières ne soient pas transformées localement. C’est désormais chose faite. Dans un petit local qui tient lieu de laboratoire, Suzanne Kabbani transforme le beurre de cacao en pralines et autres truffes. Entourée d’une équipe de femmes originaires des régions productrices de cacao elle crée les Douceurs de Suzanne. Les bénéfices sont réinvestis pour aider les producteurs. Une école sera créée pour leur apprendre à produire un beurre de cacao de meilleure qualité et accroître ainsi leurs revenus. Contrairement au chocolat industriel produit à l’étranger dans lequel sont rajoutés des parfums artificiels pour compenser la faible teneur en beurre de cacao, le chocolat made in Côte d’Ivoire a l’avantage d’être 100% naturel. Amer, fort et fondant disent les connaisseurs. Les mesures prises par le gouvernement pour alléger les taxes dans la filière cacao devraient aboutir d’ici 2020 à la transformation locale de plus de 50% de la production nationale. Tant mieux pour les Ivoiriens amateurs de chocolat qui consommeront alors moins de petits carrés proposés par des marques étrangères fabriqués à base de chocolat ivoirien. Suzanne Kabbani, qui rêve de réécrire l’histoire du chocolat ivoirien, aura alors gagné son pari. D’ici là les ratios auront certainement changé. Aujourd’hui bien que le siège de l’Organisation mondiale du cacao ait désormais son siège à Abidjan, le planteur de cacao touche 1 euro par kilogramme vendu, tandis que le chocolatier étranger en touche 15 !

JOHARY RAVALOSON PRIX IVOIRE 2017

On reste dans la capitale économique ivoirienne pour le numéro deux de votre podium de la semaine. L’écrivain malgache Johary Ravaloson qui vient de se voir attribuer à Abidjan le prix littéraire ivoire pour son roman Vol à vif.

194 pages pour raconter les tribulations des voleurs de zébus. Les dahalos comme on les appelle sur la Grande Île.

Passionné de surf et d’écriture, Johary Ravaloson a conquis le jury du prix Ivoire de littérature africaine d’expression française réuni à Abidjan mi-novembre. En toile de fond de cette histoire ancestrale de voleurs de zébus qui chaque année défraye la chronique à Madagascar, se joue une histoire d’amour entre deux adolescents qui ignorent leur lien de sang. Deux destins décrits …

20 novembre 2017

Agriculture: 11 producteurs et coopératives distingués à l’ouverture du SARA 2017

Quelque 11 producteurs et coopératives agricoles ont été distingués, vendredi, à l’ouverture de la 4è édition du Salon international de l’agriculture et des ressources animales (SARA), en présence du chef de l’État, Alassane Ouattara.Onze producteurs et coopératives qui se sont « illustrés depuis deux ans dans leurs productions », selon le ministre de l’Agriculture et du développement rural, Mamadou Sangawofa Coulibaly ont été distingués à l’ouverture du SARA 2017.

Chacun des lauréats a reçu un trophée et un diplôme des mains du Vice-président Daniel Kablan Duncan et du Premier ministre Amadou Gon Coulibaly.

Pour le ministre de l’agriculture, Mamadou Sangafowa Coulibaly, SARA 2017 vise à ‘’stimuler une croissance soutenue de l’investissement privé en Côte d’Ivoire et dans la sous-région ».

Pour y parvenir, il faudra relever les deux défis majeurs d’ordre structurel du secteur agricole que sont ‘’le changement climatique et la transformation locale de nos produits », a indiqué le président ivoirien Alassane Ouattara, soulignant que ‘’la transformation de nos produits est une priorité assignée au gouvernement ».

‘’Le SARA est une source de fierté pour les Ivoiriens car il permet à la Côte d’Ivoire et aux pays de la sous-région d’échanger et d’exposer leurs savoir-faire. C’est, également une occasion de rendre hommage à nos vaillants agriculteurs (…) qui créent par leur travail et leur abnégation, la richesse » a ajouté M. Ouattara.

Selon lui, le SARA est ‘’un instrument de coopération sus-sud mais aussi un instrument de coopération nord-sud. Et c’est ce qui explique les efforts déployés pour assurer la participation des pays des cinq continents », a poursuivi le président ivoirien.

Le SARA 2017 a pour pays à l’honneur, l’Afrique du Sud à côté des délégations des pays de l’Afrique de l’ouest, de l’Afrique centrale, de la France et de la Hollande. Il prend fin le 26 novembre prochain.…

20 novembre 2017

L’agriculture, un secteur ‘’stratégique » pour l’entrepreneuriat féminin en Côte d’Ivoire

L’agriculture est un secteur ‘’stratégique » pour l’entrepreneuriat féminin en Côte d’Ivoire, a soutenu jeudi à Abidjan Massogbè Touré, Vice-Président de la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI, patronat ivoirien) lors de la 3è édition de la Journée de l’entrepreneuriat féminin (JEF).Au cours d’un panel qu’elle a co-animé avec des représentants de la Banque africaine de développement (BAD), de l’Entité des Nations unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes (ONU Femmes) et du ministère ivoirien en charge de la femme, de la protection de l’enfant et de la solidarité autour du thème, ‘’la représentativité des femmes dans les secteurs stratégiques », Mme Touré, s’appuyant sur son exemple, a relevé que l’agriculture est une ‘’opportunité » et un secteur ‘’stratégique » pour la femme, mettant en relief toute la chaîne de valeur de ce secteur.

Poursuivant, Masogbè Touré qui est également la Présidente de la commission entrepreneuriat féminin de la CGECI, exerçant dans la filière anacarde, a plaidé pour la transformation locale des matières premières agricoles.

Quatre panels dirigés par des femmes leaders ont essentiellement meublé ces assises qui ont réuni des femmes issues de différents secteurs d’activités. Les participantes ont été édifiées par des témoignages relatant les parcours de quelques ‘’femmes accomplies » tant sur le plan économique que social.
‘’Le SARA est une source de fierté pour les Ivoiriens car il permet à la Côte d’Ivoire et aux pays de la sous-région d’échanger et d’exposer leurs savoir-faire. C’est, également une occasion de rendre hommage à nos vaillants agriculteurs (…) qui créent par leur travail et leur abnégation, la richesse » a ajouté M. Ouattara.

Selon lui, le SARA est ‘’un instrument de coopération sus-sud mais aussi un instrument de coopération nord-sud. Et c’est ce qui explique les efforts déployés pour assurer la participation des pays des cinq continents », a poursuivi le président ivoirien.

Le SARA 2017 a pour pays à l’honneur, l’Afrique du Sud à côté des délégations des pays de l’Afrique de l’ouest, de l’Afrique centrale, de la France et de la Hollande. Il prend fin le 26 novembre prochain.

APA News…

19 novembre 2017

En Côte d’Ivoire, l’IPNETP aura un nouveau département Agriculture et agro-industrie

En Côte d’Ivoire, l’Institut pédagogique national pour l’enseignement technique et professionnel (IPNETP) sera doté d’un nouveau département de l’agriculture et de l’agro-industrie, a-t-il été décidé en Conseil des ministres mercredi. Ceci s’inscrit dans le cadre du “projet de développement du système de la formation professionnelle dans le cadre des partenariats à flux inverses en Côte d’Ivoire” qui bénéficie d’un prêt de FCFA 8,6 milliards (€ 13,2 millions) de la Banque islamique de développement (BID), l’accord de prêt ayant été ratifié avant-hier par le Conseil. Au total, 4 245 jeunes devraient en bénéficier.

“Il s’agit de construire et d’équiper un nouveau département de l’Agriculture et de l’Agro-industrie à l’Institut Pédagogique National pour l’Enseignement Technique et Professionnel (IPNETP) ainsi que quatre centres de formation professionnelle à Dabou, à Agboville, à Dimbokro et à Bonoua. Ce projet permettra également de développer trois nouveaux programmes d’enseignement ainsi que de réviser et de mettre à jour le cadre existant pour les cours de formation en alternance afin de renforcer les capacités du personnel de l’IPNETP”, a décidé le Conseil des ministres.

Fin mai, le secrétaire d’Etat chargé de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle, Mamadou Touré, avait annoncé de grands changements dans l’enseignement professionnel. “Il s’agira, au titre du partenariat public-privé, de mettre en place de nouvelles filières et rénover progressivement les curricula de formation, en étroite collaboration avec le secteur privé. En ce qui concerne l’amélioration de l’accès au dispositif, de réhabiliter l’existant à travers d’importants investissements du gouvernement et de ses partenaires extérieurs, en privilégiant les filières les plus viables ; de construire de nouveaux établissements en lien avec les potentialités économiques locales”, avait rapporté alors notre confrère Jeune Afrique.…

19 novembre 2017

SARA 2017 : Les défis d’une agriculture durable face au changement climatique

(fratmat.info) Quelles politiques et quel mécanisme de résilience pour parvenir à transformer de façon qualitative les économies agricoles africaines ? Voilà le challenge que doit relever ce 4è salon.
SARA 2017 : Les défis d’une agriculture durable face au changement climatique

La 4è édition du Salon International de l’Agriculture et des Ressources Animales, baptisée, SARA 2017, ouvre officiellement ses portes ce vendredi 17 novembre 2017, route de l’aéroport international Félix Houphouët-Boigny, à Port-Bouët, sous la présidence de SEM Alassane Ouattara, Président de ka République de Côte d’Ivoire.

La Chef de l’Etat aura à ses côtés, en plus des présidents des institutions et des membres du gouvernement conduits par le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, deux personnalités de premier plan : SEM Patrice Talon, Président de la République du Bénin et invité d’honneur de Sara 2017 et le Dr Akimwuni Adesina, président de la Banque Africaine de Développement (Bad), conférencier principal.

Le Sara, vitrine de l’économie agricole ivoirienne, qui représente 25% du produit intérieur brut et occupe les 2/3 des actifs, rassemblera encore, deux ans après la précédente édition, les grands acteurs nationaux, régionaux et internationaux du monde agricole. Et il rayonnera sur quatre grands pôles : le pôle de l’agriculture, le pôle du machinisme, le pôle Institutionnel et le pôle de la foresterie, afin qu’aucun secteur vital de ce domaine stratégique pour l’économie du pays ne soit laissé en rade.

Mais pour cette année, c’est dans une approche d’adaptation au changement climatique et de mutation de l’environnement des affaires que le salon, tout en bâtissant sur la dynamique impulsée par le galop d’essai de 2015 qui a été un véritable succès avec 3253 exposants, 212697 visiteurs, 6081 exposants non professionnels et 18 pays d’Afrique et du reste du monde, présents, va s’assurer de la continuité de l’investissement dans ledit secteur.

Et cela est une exigence que rappelle fort à propos le thème de Sara 2017 : «Transformation structurelle de l’économie agricole face aux changements climatiques ». L’évolution du modèle actuel de développement du secteur agricole vers un nouveau paradigme plus inclusif et équitable pour l’ensemble des acteurs et plus résilient aux effets du changement climatique, d’une part et l’intégration horizontale et verticale, de l’ensemble des acteurs de la chaîne de valeur, la production dans un environnement moderne et bien maîtrisé et l’accès direct des petits producteurs aux marchés, d’autre part, sont deux des principaux défis que cette thématique veut adresser sous forme de panel au cœur de la conférence de haut niveau ministériel.

Egalement, ce panel va réfléchir sur les politiques et le mécanisme de résilience pour que les économies agricoles africaines relèvent le défi de la transformation structurelle. Autrement dit, comment faire quand le climat change, pour que l’agriculture et l’alimentation changent également. En trouvant des approches scientifiques qui combinent des semences améliorées à haut rendement, la technique portant sur l’amélioration de la durabilité et l’adaptation des systèmes d’irrigation à petite échelle au changement climatique pour permettre aux agriculteurs tout s’imprégnant des stratégies d’adaptation des systèmes et infrastructures d’irrigation …

17 novembre 2017

Plusieurs ministres africains de l’Agriculture annoncés au SARA 2017

A la veille de l’ouverture officielle du 4ème Salon international de l’agriculture et des ressources animales d’Abidjan (SARA 2017), plusieurs ministres et hauts responsables africains de la grande famille agricole se bousculent dans la capitale économique ivoirienne.

Selon le Ministère de l’Agriculture et du Développement rural (MINADER), ces personnalités viennent notamment du Burkina Faso, du Bénin, du Ghana, du Sénégal, de la Guinée, du Mali, du Togo, du Libéria, du Niger et évidemment d’Afrique du Sud, le pays invité d’honneur.

Portant sur « Transformation structurelle de l’économie agricole face au changement climatique », avec comme slogan, « Le climat change, l’agriculture ivoirienne innove ! », le thème du SARA 2017 est à la fois vaste et spécifique.

Vaste parce que la transformation structurelle de l’économie agricole nécessite un changement de paradigme sur toute la chaîne des valeurs, de la fourche à la fourchette. Le thème est également spécifique car il a trait à un fléau très précis qui nuit fortement à la production agricole.

Cet événement qui se veut la vitrine agricole de l’Afrique de l’Ouest, se déroule du 17 au 26 novembre, sur le site du futur parc d’exposition d’Abidjan, situé près de l’aéroport international Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan, dans la commune de Port-Bouët (Sud).

L’objectif général du SARA 2017 est d’offrir à l’ensemble des acteurs du monde agricole et au grand public une plateforme de rencontres et d’échanges en vue de l’accroissement de l’investissement pour soutenir la croissance agricole face au changement climatique.

Pour cette édition du SARA, les rencontres d’affaires seront organisées comme une suite logique de la table ronde du PNIA II (Programme national d’investissement agricole).

Neuf pôles ont été identifiés à savoir « Régions et Districts (14 districts) », « Institutionnels et Sponsors », « International », « Produits », « Innovation », « Agrofournitures (intrants et petit matériel agricole) », « Nature, Vie, forêts et environnement », « Machinisme (exposition et concours) », » Elevage (concours des animaux, spectacles équins…) ».

En plus de ces pôles d’exposition, l’espace « SARA Market » sera aménagé pour permettre au grand public d’acheter des produits agricoles à prix étudiés et dans de bonnes conditions sanitaires. L’organisation pratique est dévolue à Voodoo Communication qui a choisi le modèle de l’autofinancement.

Le salon est ouvert à tous les acteurs des domaines de l’agriculture, des ressources animales et halieutiques, des eaux et forêts, de l’agro-industrie, de l’écotourisme et de l’environnement. Avec un ticket d’entrée de 1000 FCFA pour les adultes et 500 FCFA pour les enfants, le grand public y est invité pour (re)découvrir l’agriculture ivoirienne sous tous ses aspects, faire des achats, rencontrer les agriculteurs et les professionnels du secteur.

Après deux éditions, tenues successivement en 1997 et 1999, le Salon de l’Agriculture et des Ressources Animales (SARA) a connu une interruption de 16 ans avant de reprendre en 2015. Le SARA 2015a mobilisé 3 253 exposants et 212 697 visiteurs. Il a également enregistré la participation de 6 081 professionnels non exposants et d’officiels en provenance de 18 pays …

17 novembre 2017

La Côte d’Ivoire met en place un plan d’action pour soutenir le cacao et lutter contre la déforestation

(afrik) La Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de cacao, prévoit de légaliser l’agriculture sur près de 2 millions d’hectares de réserves protégées pour favoriser la production de ses exportations les plus importantes mais aussi de récupérer une partie des terres exploitées illégalement pour y replanter des arbres. Une décision vitale pour la préservation des forêts tropicales de la zone.

la Côte d’ivoire a l’un des taux de déforestation les plus élevés en Afrique, avec la disparition de près de 80 pour cent de ses forêts depuis les années 1970 rapporte Bloomberg. Cela est principalement dû à l’installation non autorisée des producteurs de cacao, mais aussi au commerce illégale du bois, de la production du caoutchouc et de l’exploitation minière à petite échelle.

Le ministre Alain Richard Donwahi a présenté cette semaine à des partenaires financiers et à des organisations non gouvernementales un plan pour stopper cette hémorragie et le porte-parole du gouvernement, Bruno Kone, a confirmé le contenu du rapport.

La Côte d’Ivoire a produit un record de 2 millions de tonnes de cacao au cours de la saison 2016-2017 et jusqu’à 40% de sa production de cacao pourrait provenir de parcs protégés et de parcs nationaux. le pays va donc légaliser l’agriculture dans les zones profondément détruites “pour poursuivre le développement socio-économique du pays”, explique le rapport. Environ un quart de la population ivoirienne vit en lien avec l’industrie du cacao qui représente 29% de la valeur des exportations totales du pays en 2015 précise Bloomberg.

La déforestation a été accélérée par le conflit de dix ans qui a obligé les gardes du parc à faire face à des rebelles ou à des ex-soldats qui ont saisi des zones protégées et commencé à distribuer des terres en échange de taxes illicites. Les zones forestières de la Côte d’Ivoire sont tombées à 3,4 millions d’hectares en 2015, contre 5,09 millions d’hectares en 2000, montre le rapport.

Si le Gouvernement envisage de légaliser la production dans certaines zones, le rapport prévoit aussi le départ immédiat des producteurs dans cinq zones protégées sur 114 000 hectares afin de procéder à la plantation d’arbres. Dans 31 autres forêts couvrant 427 000 hectares et détruites de 25 à 75 pour cent, le gouvernement devrait mettre en place un plan un retrait progressif de l’agriculture sur une période de 40 ans explique le rapport.

Le gouvernement déploiera 1 000 soldats dans la forêt de Gouin-Debe au cours des trois prochains mois pour commencer à désarmer les cultivateurs de cacao après des affrontements avec des résidents locaux, a déclaré le porte-parole Kone aux journalistes jeudi.…

17 novembre 2017

Côte d’Ivoire : l’exécutif expulsera les producteurs de cacao de la forêt classée de Goin-Débé

(Agence Ecofin) – Le gouvernement ivoirien lancera une opération d’expulsion des producteurs illégaux de cacao de la forêt classée de Goin-Débé (134 000 hectares), située dans la région de Cavally à l’Ouest du pays, rapporte Reuters. L’annonce a été faite hier par Bruno Koné (photo), porte-parole de l’exécutif ivoirien.

Cette manœuvre vise d’une part à mettre fin au conflit pour le contrôle des plantations opposant depuis un mois autochtones Guéré et allochtones Baoulé, et d’autre part à lutter contre le défrichement des surfaces boisées à des fins agricoles.

Dans le cadre de ladite opération, environ 1 000 personnels des forces de défense et de sécurité devraient être déployés pour une durée initiale de trois mois.

« Nous procèderons immédiatement à l’identification des occupants de la forêt Goin-Débé et mettront fin à leur présence. Il y aura une vaste opération de démobilisation et de sécurité dans la région.», explique le responsable.

Pour rappel, l’exécutif ivoirien ambitionne d’éliminer la culture cacaoyère dans les aires protégées, d’ici 5 ans.

Espoir Olodo…

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