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19 avril 2018

Burkina Faso : le gouvernement annonce un soutien de 14,6 milliards Fcfa à la filière coton

Au Burkina Faso, la filière coton bénéficiera d’un appui financier de 14,614 milliards Fcfa de la part du gouvernement. C’est ce qu’a indiqué hier, Rosine Coulibaly (photo), ministre de l’Economie et des Finances au terme d’un Conseil des ministres.

Cette enveloppe devrait servir à « restaurer la solvabilité des acteurs et à faciliter l’accès aux intrants pour le démarrage de la campagne 2018-2019 ». « Cet appui exceptionnel du Gouvernement traduit l’importance stratégique du secteur du coton pour l’économie nationale et sa contribution à l’amélioration des conditions de vie des populations, notamment en milieu rural.», indique un communiqué de l’exécutif.

Il faut noter par ailleurs, que ce coup de pouce financier intervient dans un contexte difficile pour le sous-secteur cotonnier qui a enregistré une chute de la production à 553 000 tonnes en 2017/2018 contre 683 000 tonnes en 2016/2017.
(source agence ecofin)…

19 avril 2018

Les prix attractifs du sucre importé plombent les ventes de la Société sucrière du Cameroun

La Société sucrière du Cameroun (Sosucam), leader du marché du sucre dans le pays, est aux abois.

Au sortir d’un Conseil d’administration tenu à Yaoundé le 28 mars dernier, les dirigeants de cette filiale du groupe français Somdiaa ont d’ailleurs annoncé une probable fermeture des usines de Mbandjock et de Nkoteng, dans la région du Centre, à cause de la mévente de son sucre, consécutive, selon l’entreprise, aux importations massives.

Effectivement, dans les marchés des villes camerounaises, le sucre abonde. A cause des importations d’environ 70 000 tonnes autorisées par le gouvernement entre mai et septembre 2017.

De sources autorisées, à sa demande, la Sosucam s’est d’ailleurs vue attribuer le quota le plus important de ces importations, qui ont provoqué une baisse des prix du sucre sur le marché. Pour le bonheur des consommateurs, surtout les musulmans, qui vont bientôt entamer le mois du jeûne du Ramadan, période généralement caractérisée par une forte demande en sucre.

En effet, apprend-on des commerçants, alors que le sac de sucre de 50 kg de la marque Sosucam est cédé à 30 000 francs Cfa à Douala et Yaoundé, les deux capitales du pays, la même quantité de sucre importé est vendue entre 22 et 23 000 francs Cfa.

Dans le même temps, à l’Extrême-Nord du pays, rapporte le tri-hebdomadaire régional l’Oeil du Sahel, le sac de 50 kg du sucre brésilien est vendu à 27 500 francs Cfa, tandis que le produit Sosucam, lui, se négocie à 31 500 francs, soit 4 000 francs Cfa de plus.

Une «différence substantielle qui, combinée avec le pouvoir d’achat de l’immense majorité des Camerounais, peut difficilement inciter, même les plus patriotes d’entre eux, à la préférence nationale.», souligne le journal.

Pour rappel, détenue à 74% par le Français Somdiaa, contre 26% des actifs pour l’Etat du Cameroun, la Sosucam revendique une production globale de 130 000 tonnes de sucre en 2017, contre une demande nationale estimée par les autorités publiques à 300 000 tonnes. Ce qui révèle un gap de 170 000 tonnes que les agglomérées existantes ont du mal à combler, puisque s’approvisionnant elles-mêmes en matières premières auprès de la Sosucam, lorsqu’elles ne sont pas autorisées par l’Etat à importer du granulé à des tarifs douaniers préférentiels.
(source agence ecofin)…

18 avril 2018

Algérie : le gouvernement suspend temporairement l’interdiction d’importation de matières premières agricoles

En Algérie, l’exécutif a levé temporairement l’interdiction d’importation imposée depuis le début de cette année aux matières premières agricoles, suite à la pénurie qui a frappé des entreprises agroalimentaires, rapporte Reuters.

Cette suspension partielle concerne les produits entrant dans la fabrication de nombreux articles alimentaires comme le chocolat, les biscuits, les confiseries, le yaourt et les jus.

Selon le Ministère du commerce qui a annoncé cette décision, le gouvernement a aussi accordé 6 mois aux fabricants locaux de matières premières pour qu’ils augmentent leur production afin de satisfaire les besoins de l’industrie des boissons.

Pour rappel, la restriction sur les achats extérieurs de produits agricoles fait partie des mesures prises par l’Etat algérien pour limiter les dépenses publiques dans un contexte économique marqué par la baisse des réserves de change.

L’Algérie est l’un des principaux importateurs de produits agricoles du continent africain, avec plus de 9 milliards $ injectés en 2015, selon la BAD.
(source agence ecofin)…

18 avril 2018

Sénégal : la filière arachide a absorbé la moitié des dépenses agricoles publiques, entre 2010 et 2015

De 2010 à 2015, le gouvernement sénégalais a consacré, en moyenne, 12,6 milliards FCFA à la filière arachide, soit 50% des investissements publics agricoles sur cette période. C’est ce que révèle la Banque mondiale (BM), dans son rapport sur la mise à jour de l’économie du pays.

Selon l’institution, cette enveloppe représente le double du montant dédié au riz et le sextuple de celui alloué aux produits halieutiques. Elle a été principalement répartie sous forme de subventions aux prix des semences (46%), des engrais (13%) et de soutien aux huiliers (30%).

Si ce soutien accru a permis de booster d’une manière globale les performances de la filière, l’intervention étatique ne manque pas d’insuffisances.

En effet, indique la BM, en plus de s’avérer inefficace, la subvention des prix, par le biais de la SONACOS, a conduit à une distorsion de la compétition sur le marché et plombé la marche du sous-secteur vers la modernisation.

En lieu et place de cet accompagnement financier, l’organisation préconise une redirection des investissements vers des facteurs d’amélioration de la productivité, comme la recherche et le développement, les techniques d’irrigation avancées ainsi que les technologies de résilience face aux changements climatiques.

Au Sénégal, la filière arachide emploie 2/3 de la population rurale et joue un rôle important dans la sécurité alimentaire, de par sa forte consommation au niveau local (1/3 de la production totale).
(source agence ecofin)…

17 avril 2018

Ouganda: un volume de 428 000 tonnes de sucre est attendu en 2018

En 2018, l’Ouganda compte réaliser une production de 428 000 tonnes de sucre, soit un volume en hausse de 17% par rapport à celui de la saison précédente (365 452 tonnes).

Selon Bloomberg, qui rapporte l’information, cette croissance sera portée par les performances des principaux acteurs de l’industrie.

Ainsi, le leader du marché, à savoir Kakira Sugar Works (KSW) devrait voir son volume progresser de 13,6%, passant de 123 156 tonnes à 140 000 tonnes alors que son dauphin, Kinyara Sugar Works enregistrera un bond de 10% de son stock à 121 000 tonnes.

Pour sa part, Sugar Company of Uganda (Scoul), troisième opérateur sucrier et filiale du conglomérat indien Mehta, pourrait connaître une production de 60 000 tonnes, soit 19% de plus que l’année précédente.

Pour rappel, la consommation de sucre de l’Ouganda est d’environ 350 000 tonnes et est prévue pour doubler d’ici 2030.
(source agence ecofin)…

17 avril 2018

Nigeria : la filière cacao anticipe un rebond de récolte intermédiaire à 290 000 tonnes en 2017/2018

Au Nigeria, les acteurs de la filière cacao entrevoient une hausse de 15% de la production durant la saison intermédiaire 2017/2018 qui s’ouvrira d’ici avril/mai.

D’après Savina Riman, numéro un de l’Association nigériane du cacao (CAN), l’ensoleillement approprié et les bonnes précipitations permettront d’enregistrer une récolte à 290 000 tonnes, ce qui contraste avec le recul de 40%, enregistré un an plus tôt, du fait de la sécheresse.

Concernant la campagne principale, le responsable indique que le temps sec qui sévit dans les zones de cultures, pourrait faire rater au pays son objectif de production compris entre 300 000 tonnes et 320 000 tonnes.

Le Nigeria a produit 225 000 tonnes de cacao au terme de la saison 2016/2017. Le pays est le 6e fournisseur mondial de la fève.
(source agence ecofin)…

16 avril 2018

Tunisie : la production d’huile d’olive est attendue à 280 000 tonnes en 2017/2018

En Tunisie, la production d’huile d’olive atteindra un nouveau record en 2017/2018.

En effet, selon l’Office national de l’huile (ONH), le volume de l’oléagineux devrait se chiffrer à 280 000 tonnes, un niveau au-dessus de la moyenne quinquennale (190 000 tonnes) et des estimations initiales du Conseil oléicole international (220 000 tonnes).

Du côté de l’export, les expéditions devraient également poursuivre leur dynamique enregistrée au début de cette année, pour franchir le cap des 200 000 tonnes d’ici la fin de la campagne, en octobre prochain.

A la fin mars, les exportations tunisiennes d’huile d’olive en vrac se sont cumulées à 110 000 tonnes et ont rapporté 1,13 milliard de dinars (473 millions $).

Deuxième pays au monde en termes de superficie consacrée à l’olivier derrière l’Espagne, la Tunisie exporte environ 80% de sa récolte.
(source agence ecofin)…

16 avril 2018

Exportations de blé: la France peine

Un genou à terre: avec sa récolte de blé de l’an dernier, la France espérait reconquérir le terrain perdu en Afrique mais elle peine à se redresser face aux épis russes, moins chers et dont les caractéristiques plaisent aux meuniers africains.

“Après la mauvaise récolte de blé français en 2016, le blé russe a eu l’opportunité de rentrer dans notre marché. On l’a essayé, on a trouvé qu’il entrait dans notre cahier des charges. Depuis, on travaille à 100% avec du blé russe”, a témoigné Imad Talil, du groupe sénégalais Olam, lors d’un récent colloque organisé par France Export céréales à Paris.

Au gré des différentes interventions, les acheteurs de blé du Sénégal, du Maroc et du Cameroun ont expliqué pourquoi le blé russe, venu combler un vide, celui des grains de l’ancienne puissance coloniale, a finalement gagné leurs faveurs, notamment grâce à son taux de protéines.

Et lorsqu’on évoque un risque d’entrée des blés russes en Algérie, premier débouché de la France hors de l’Europe, une voix s’élève dans le public pour dire: “la question n’est pas si, mais quand.”

Alors que la campagne de commercialisation du blé récolté en 2017 touche à sa fin, l’organisme FranceAgriMer estime à 6 millions de tonnes (Mt) la quantité de blé français écoulée dans les pays hors Europe, essentiellement en Afrique, contre près de 10 Mt il y a deux ans, année certes record en termes de production.

“Le meunier, s’il a un blé de base de départ dans sa recette bien protéiné, il n’a pas besoin d’aller racheter sur le marché des blés améliorants qui coûtent extrêmement cher – trois fois le prix à peu près -, et un fabricant d’aliments du bétail, il a moins besoin d’acheter des tourteaux de soja ou de colza, qui coûtent plus cher, pour compenser en protéines”, explique à l’AFP un courtier sous couvert d’anonymat.

Une donnée d’autant plus cruciale qu’à l’achat, ces blés de Russie sont déjà nettement moins chers: “Avec la capacité exportable qu’ils détiennent, (les blés russes) sont un élément de référence sur le marché mondial, alors que leurs prix de revient sont 30% moins chers que les nôtres”, a expliqué Pierre Duclos, de France Export céréales, lors de la conférence.

Il a pointé des “problèmes structurels”, liés notamment à “un taux de mécanisation à la tonne produite plus important que chez nos concurrents”, appelant à une “mutualisation” plus importante des matériels agricoles.

– Un atout dans le jeu diplomatique russe –

Autre faiblesse structurelle, selon lui: la taille moyenne des exploitations françaises, autour de 150 hectares, face à des exploitations russes qui atteignent souvent 1.000, voire 2.000 hectares.

“On a souhaité garder en France une agriculture familiale. Ca a toute sa vertu, bien évidemment, mais cela ne porte pas bénéfice à la capacité concurrentielle que nous devons aujourd’hui avoir pour être en phase avec notre concurrent”, a estimé M. Duclos.

“Il faut relativiser l’histoire d’inquiétude ou de déclin de la France sur ces marchés”, tempère cependant auprès de l’AFP Sébastien Abis, …

13 avril 2018

Lomé accueille un conclave des pays africains producteurs de coton

A l’initiative de la Nouvelle société cotonnière du Togo, des pays africains producteurs de coton sont attendus à Lomé du 18 au 20 avril prochains pour la 11ème réunion-bilan du Programme régional de production intégrée du coton en Afrique. A la rencontre, environ 150 participants de 6 nations feront un bilan de leurs productions nationales.

Alors que le secteur du coton fait face à divers enjeux dont les invasions des insectes ravageurs ou encore les changements climatiques, il est devenu important pour les principaux producteurs sur le continent de s’entendre sur les priorités communes.
Dans cette perspective, à Lomé, du 18 au 20 avril prochain, a lieu la 11ème réunion-bilan du Programme régional de production intégrée du coton en Afrique (PR-PICA). Selon les sources de la Nouvelle société cotonnière du Togo (NSCT) qui organise la rencontre, 150 participants provenant de six nations à savoir, le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Sénégal et le pays hôte, le Togo, sont attendus à ce rendez-vous sur le secteur cotonnier. Parmi eux, des responsables du programme, des chercheurs, des responsables des sociétés cotonnières et associations interprofessionnelles, des responsables des organisations de producteurs, etc.

Toujours à en croire les organisateurs, ce conclave de trois jours se penchera sur le bilan de la campagne 2017-2018 dans les pays membres du PR-PICA, mais également présentera les perspectives sur la gestion intégrée de la production de coton, avec un accent particulier mis sur la gestion des ravageurs, la fertilité des sols et la problématique des nouvelles variétés adaptées aux variations climatiques. Les représentants des six nations partageront aussi entre eux, les informations sur la production de coton dans la sous-région, sur une amélioration des rendements au champ et des revenus des producteurs, sur les biotechnologies modernes et la biosécurité dans les pays membres. Une sorte d’harmonisation des résultats des recherches de chaque côté. La NSCT précise que la réunion vise aussi le renforcement du partenariat entre producteurs, sociétés cotonnières et firmes agro-pharmaceutiques.

4,3% du PIB au Togo
La production du coton est d’une importance capitale au Togo depuis de nombreuses années. Selon les chiffres officiels, le coton représente environ 40% des revenus des exportations du pays et contribue ainsi dans l’ordre de 4,3% au PIB national. Pour la campagne agricole 2017-2018, la production de coton a été estimée à 180.000 tonnes de coton-graine au Togo, soit une progression de 30% par rapport aux 103.000 tonnes de la campagne précédente. Mais les dirigeants togolais veulent aller plus loin. Le pays se fixe pour objectif d’atteindre les 200.000 tonnes à l’horizon 2022. Un objectif réaliste vu la progression de la production ces dernières années. Selon la NSCT, la culture du coton est de l’apanage de toutes les régions togolaises. Elle influence grandement le développement rural et les revenus des agriculteurs.

(source la tribune) …

13 avril 2018

MUER L’AGRICULTURE EN UNE ACTIVITÉ INDUSTRIELLE DE PRODUCTION ET TRANSFORMATION

Tel est le chemin que doivent emprunter les pays africains pour assurer leur autosuffisance alimentaire, sortir les zones rurales de la pauvreté et emprunter la voie de l’industrialisation, en vue de leur émergence économique.

Selon les statistiques de la Banque africaine de développement (BAD), pour les économies africaines, l’agriculture – qui représente 16,2 % du PIB du continent et fournit du travail à plus de 60 % de sa population – est la clé de l’accélération de la croissance, de la diversification et de la création d’emplois.

Certains gouvernements, convaincus de ce que le travail de la terre est la voie du salut, ont lancé des opérations dites « révolutions vertes », pour développer l’agriculture afin, d’une part, d’assurer l’autosuffisance alimentaire des populations et, d’autre part, de produire des denrées destinées à l’exportation, ce qui pourrait permettre d’engranger les devises dont les pays ont besoin.

Une production insuffisante

Seulement, l’objectif de satisfaire les besoins alimentaires des populations est toujours loin d’être atteint. Les pays sont en effet encore contraints d’importer, en y sacrifiant leurs maigres ressources financières, des centaines de milliers de tonnes de riz ou de farine de blé pour satisfaire leurs besoins domestiques, souvent parce que leur production de denrées alimentaires est insuffisante.

De même, les cultures de rente, souvent exportées à l’état brut, et donc sans aucune valeur ajoutée, ne rapportent pas les devises en quantité suffisante, en tout cas pas en mesure de favoriser l’essor économique.

Cette situation maintient la plupart des pays au stade peu enviable de pourvoyeurs de matières premières agricoles et autres, et d’importateurs de produits finis. Ce qui, compte tenu de la détérioration des termes de l’échange, ne peut qu’être préjudiciable au développement de leurs économies.

Passer à une agriculture de seconde génération

La solution, pour y faire face, pourrait consister à développer l’agriculture, passer d’une agriculture extensive à une agriculture intensive pour maximiser la production. Le secteur est encore effet dans nombre de pays entre les mains des petits paysans qui entretiennent généralement des exploitations modestes, deux à trois hectares, sans intrants agricoles et avec des techniques et du matériel rudimentaires.

Ainsi que le recommande Adenwumi Adesina, le président de la BAD, il faut faire en sorte que « l’agriculture cesse d’être perçue comme un secteur de développement qui aurait pour seule vocation de gérer la pauvreté et les moyens de subsistance, et la muer en une activité industrielle de production et transformation de produits alimentaires et ainsi créer de la richesse pour les propriétaires et des emplois décents pour la main-d’œuvre ».

C’est peut-être le lieu d’interpeler l’élite des pays concernés pour qu’elle s’implique un peu plus dans l’agriculture, afin que l’on passe effectivement à une « agriculture de seconde génération ». Face au manque d’intérêt des investisseurs étrangers pour ce secteur, l’élite est bien placée pour investir dans des exploitations de moyenne et de grande importance, recourir au machinisme agricole et à l’usage d’intrants susceptibles de booster la productivité et la production. Bref, il faudrait que naisse en Afrique …

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