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28 juin 2018

Tanger: Amélioration des cultures par l’utilisation de la biotechnologie

Tanger: Des experts africains débattent de l’amélioration des cultures par l’utilisation de l’induction de mutation et la biotechnologie.
Des chercheurs marocains et des experts en provenance de vingt pays africains se sont réunis, lundi à Tanger, pour débattre du projet RAF 5076 relatif à « l’amélioration des cultures par l’utilisation de l’induction de mutation et la biotechnologie », et ce en vue de renforcer le développement de l’agriculture africaine.

Intervenant lors de la cérémonie d’ouverture de la deuxième réunion de coordination sur ce projet, le chef du centre régional de la recherche agronomique de Tanger, Chentouf Mouad, a souligné l’importance de ce projet pour le continent africain, qui regorge un potentiel énorme et inexploité, et dans lequel l’agriculture est confrontée à des défis importants, dont la faible productivité, le changement climatique, la dégradation des ressources naturelles et la pénurie d’eau, notant l’impératif d’établir des programmes de recherche visant à produire des technologies devant promouvoir le développement durable en Afrique.

Dans ce contexte, le responsable a affirmé que ce projet vise à créer des variétés productives et adaptées au contexte africain, notant que l’amélioration des plantes constitue l’un des programmes les plus importants réalisés par l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), qui a contribué, au cours des cinquante dernières années, de manière significative au développement de l’agriculture marocaine, à travers la création et la diffusion des variétés améliorées en céréales, agrumes, oliviers, figuiers, amandiers, palmiers dattiers, légumineuses et oléagineux.

« Depuis la création de la station d’irradiation INRA à Tanger en 1995, l’induction de mutations a été utilisée dans de nombreux programmes de sélection végétale, tels que les lentilles, dattes, agrumes, carthame, colza et récemment vigne, arachide et fraise avec des résultats très importants, et ce en vue de promouvoir la création variétale, lutter contre les maladies des cultures et de contribuer au prolongement de la vie utile des produits agricoles « , a précisé M. Chentouf, relevant que les participants auront à effectuer une visite technique aux installations nationales et à prendre connaissance de l’utilisation de l’induction de la mutation des agrumes au niveau du Centre de Kénitra.

Dans une déclaration à la MAP, le coordonnateur national du projet du Bénin, Gandonou Christophe, a mis en exergue l’importance de ce projet pour tous les pays membres du programme, en raison de son rôle de premier ordre dans le développement de la biotechnologie et l’induction de mutation, avec l’appui de l’Agence internationale d’énergie atomique, et ce pour créer de nouvelles variétés pour l’ensemble des cultures en matière de résistance aux maladies et de tolérance au stress abiotique, tel que la sécheresse, la salinité et la pauvreté des sols.

Les activités de ce projet, a-t-il poursuivi, permettront aux pays participants de créer de nouvelles variétés, produire suffisamment de nourritures dans un contexte de changement climatique, et d’améliorer la productivité agricole.

« Le Maroc, qui a développé des programmes nationaux de création de variétés, a une grande expérience en matière de l’induction de mutation. Ainsi, ce programme vient appuyer ce que le …

28 juin 2018

Agriculture : La menace de la chenille légionnaire d’automne

Craignant pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Gabon et dans la sous-région de l’Afrique centrale, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le ministère gabonais de l’Agriculture envisagent de renforcer l’étude préliminaire sur l’impact de la chenille légionnaire d’automne (CLA) sur les cultures.
La sécurité alimentaire et nutritionnelle au Gabon, à l’instar d’autres pays de la sous-région de l’Afrique centrale, est menacée par l’invasion de la chenille légionnaire d’automne (Spodoptera frugiperda). Sur le plan national, cet insecte s’attaque principalement aux cultures de maïs et de canne à sucre. L’étude préliminaire effectuée en mars et avril 2018 a révélé une présence de ce ravageur estimée à 55% et un impact de 25% sur les plantations, en dehors de celles de la Sucaf. La FAO et le ministère de l’Agriculture, envisagent de préparer la veille ainsi que la riposte contre cette chenille capable de produire plus de 1000 œufs avec une capacité de dispersion de 100 km par nuit à l’âge adulte.

Alors que le gouvernement gabonais annonce «une étude plus approfondie» pour «affiner» l’étude financée par la FAO, une réunion d’information et de sensibilisation a été organisée à Libreville, le 22 juin dernier, qui s’adressait particulièrement aux partenaires techniques et financiers du Gabon. Il s’est agi de leur faire prendre conscience du danger encouru pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans le pays. Au cours de cette réunion, Biendi Maganga-Moussavou a présenté le plan d’action national pour la gestion de la CLA, tout en sollicitant l’appui des partenaires et bailleurs de fonds pour sa mise en œuvre effective.

Pour le ministre de l’Agriculture, endiguer le phénomène de la prolifération de la CLA dans le pays est plus que nécessaire, d’autant qu’il constitue un risque socio-économique.

«Le gouvernement accorde une grande place au développement de l’agriculture à travers ses chaînes de valeur et la production des cultures telles que le maïs, le riz et la canne à sucre dans son Plan de relance économique. D’où la nécessité pour nous de réagir le plus tôt possible pour endiguer ce risque qui menace notre ambition de parvenir à une autosuffisance alimentaire», a prévenu Biendi Maganga-Moussavou.

La FAO et le gouvernement gabonais ont élaboré un plan d’actions, dont la mise en œuvre s’articule autour de 7 axes : le déploiement d’un système de surveillance et d’alerte précoce de la CLA ; le renforcement des capacités des acteurs ; le soutien des actions efficaces de gestion durable de la CLA ; le développement des installations de soutien à la gestion de la CLA ; l’évaluation de l’incidence et de la gravité de l’infestation de la CLA ainsi que l’estimation des pertes ; la création d’une plateforme nationale fonctionnelle de coordination sur la CLA et la mobilisation des ressources nécessaires pour la coordination et la gestion de la CLA au niveau national.
(source Gabon review)…

27 juin 2018

MAROC : DES EXPERTS AFRICAINS DÉBATTENT DE L’AMÉLIORATION DES CULTURES PAR L’UTILISATION DE L’INDUCTION DE MUTATION ET LA BIOTECHNOLOGIE

Des chercheurs marocains et des experts en provenance de vingt pays africains se sont réunis, lundi à Tanger, pour débattre du projet RAF 5076 relatif à « l’amélioration des cultures par l’utilisation de l’induction de mutation et la biotechnologie », et ce en vue de renforcer le développement de l’agriculture africaine.

Intervenant lors de la cérémonie d’ouverture de la deuxième réunion de coordination sur ce projet, le chef du centre régional de la recherche agronomique de Tanger, Chentouf Mouad, a souligné l’importance de ce projet pour le continent africain, qui regorge un potentiel énorme et inexploité, et dans lequel l’agriculture est confrontée à des défis importants, dont la faible productivité, le changement climatique, la dégradation des ressources naturelles et la pénurie d’eau, notant l’impératif d’établir des programmes de recherche visant à produire des technologies devant promouvoir le développement durable en Afrique.

Dans ce contexte, le responsable a affirmé que ce projet vise à créer des variétés productives et adaptées au contexte africain, notant que l’amélioration des plantes constitue l’un des programmes les plus importants réalisés par l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), qui a contribué, au cours des cinquante dernières années, de manière significative au développement de l’agriculture marocaine, à travers la création et la diffusion des variétés améliorées en céréales, agrumes, oliviers, figuiers, amandiers, palmiers dattiers, légumineuses et oléagineux.

« Depuis la création de la station d’irradiation INRA à Tanger en 1995, l’induction de mutations a été utilisée dans de nombreux programmes de sélection végétale, tels que les lentilles, dattes, agrumes, carthame, colza et récemment vigne, arachide et fraise avec des résultats très importants, et ce en vue de promouvoir la création variétale, lutter contre les maladies des cultures et de contribuer au prolongement de la vie utile des produits agricoles « , a précisé M. Chentouf, relevant que les participants auront à effectuer une visite technique aux installations nationales et à prendre connaissance de l’utilisation de l’induction de la mutation des agrumes au niveau du Centre de Kénitra.

Dans une déclaration à la MAP, le coordonnateur national du projet du Bénin, Gandonou Christophe, a mis en exergue l’importance de ce projet pour tous les pays membres du programme, en raison de son rôle de premier ordre dans le développement de la biotechnologie et l’induction de mutation, avec l’appui de l’Agence internationale d’énergie atomique, et ce pour créer de nouvelles variétés pour l’ensemble des cultures en matière de résistance aux maladies et de tolérance au stress abiotique, tel que la sécheresse, la salinité et la pauvreté des sols.

Les activités de ce projet, a-t-il poursuivi, permettront aux pays participants de créer de nouvelles variétés, produire suffisamment de nourritures dans un contexte de changement climatique, et d’améliorer la productivité agricole.

« Le Maroc, qui a développé des programmes nationaux de création de variétés, a une grande expérience en matière de l’induction de mutation. Ainsi, ce programme vient appuyer ce que le Royaume faisait déjà pour donner une grande visibilité aux réalisations et permettre aux autres pays africains de profiter …

27 juin 2018

La 4ème révolution industrielle : une chance pour l’Afrique !

Alors que l’Afrique a connu une forte croissance économique pendant près de deux décennies, le rythme de son industrialisation n’a pas été proportionnel. En moyenne, l’industrie africaine génère 700 USD de PIB par habitant, soit moins d’un tiers qu’en Amérique latine (2 500 USD) et à peine un cinquième de l’Asie de l’Est (3 400 USD). Pourquoi une telle situation ?

Des allures de coquille vide

Rappelons par ailleurs que les exportations africaines sont constituées de produits de faible technologie et de matières premières non transformées, représentant plus de 80% des exportations dans de nombreuses économies, même parmi les plus importantes du continent. L’Afrique ne produit encore que 1,9% de la valeur ajoutée mondiale dans l’industrie manufacturière, une part qui n’a pas augmentée depuis des décennies malgré la résilience économique mise en évidence par les performances du PIB.

C’est pourquoi il faut modérer notre enthousiasme quand nous évoquons exagérément un « bond en avant ». On ne peu décemment pas parler de « bond en avant » quand le bond se limite à l’accès aux nouvelles technologies sans avoir maîtrisé les anciennes. Le capital humain fait toujours défaut et il reste à acquérir les compétences qui ne peuvent pas être greffées. Toute technologie a besoin d’une main-d’œuvre humaine intelligente et bien formée.

L’industrialisation de l’Afrique : un enjeu mondial

L’industrialisation de l’Afrique est un enjeu important, un deal gagnant-gagnant pour le monde entier. Elle contribuerait à accroître la productivité en stimulant le progrès technologique et l’innovation tout en créant des emplois plus qualifiés dans le secteur formel. L’industrialisation de l’Afrique favoriserait également l’intégration entre les secteurs des services et de l’agriculture, entre les économies rurales et urbaines, et entre les industries de consommation, et celles des biens intermédiaires et des biens d’équipement. Elle rendrait également les prix des produits manufacturés moins volatils et moins susceptibles de se détériorer à long terme, sans oublier qu’elle aiderait également les pays africains à mettre fin à leur dépendance vis-à-vis des exportations de matières premières. Un continent africain économiquement développé serait une véritable bénédiction pour la paix mondiale: ça réduirait le nombre de conflits et l’ampleur des migrations illégales dans le monde.

Le pouvoir des NTIC

La 4ème révolution industrielle pourrait bien être en Afrique et elle entrainerait de grandes opportunités. De nombreux pays africains s’approprient rapidement les innovations et utilisent les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) pour fournir des services publics et favoriser l’inclusion dans les processus de prise de décision. Des entrepreneurs africains bien connus et respectés sont en tête de pelotons aux côtés de grandes entreprises et marques multinationales. De plus, une nouvelle vague de jeunes entrepreneurs africains lancent des startups fructueuses sur des plateformes numériques dans plusieurs secteurs d’activités et stimulent le commerce électronique sur le continent. Pourtant, les gains de productivité et de croissance économique restent limités. Alors que l’Internet contribue en moyenne à 3,7% du PIB dans de nombreuses économies avancées, il ne contribue qu’à 1,1% du PIB africain, selon l’Internet Society. Cela signifie …

26 juin 2018

Tanzanie : le district de Handeni accueillera une usine de transformation de manioc de 10 millions $

En Tanzanie, le district de Handeni, situé dans la région de Tanga, verra la construction d’une usine de transformation de manioc, en vertu d’un accord signé entre les autorités du district et la Kanton Investment Company, une entreprise chinoise.

Selon les précisions du Centre tanzanien des investissements (TIC), rapportées par Daily News, l’infrastructure coûtera 10 millions $ et sera dotée d’une capacité journalière de traitement de 200 tonnes de manioc.

Au-delà de l’activité de transformation, ce projet devrait permettre de renforcer la capacité des producteurs, grâce à une formation aux techniques appropriées de culture, a expliqué John Rwehumbiza, directeur exécutif de la Kanton Investment Company.

Cette aventure chinoise dans le segment de la transformation de manioc n’est pas la première du genre en Tanzanie. En janvier 2017, le groupe chinois Epoch Agriculture avait signé un accord de partenariat de 1 milliard $ en vue de la commercialisation de la production et de la transformation du manioc dans le pays.

La Tanzanie produit environ 5,4 millions de tonnes de manioc par an et fait partie du top 10 des principaux fournisseurs de la fécule, sur le continent africain.
(source agence ecofin)…

26 juin 2018

L’importance de la reconnaissance des différentes formes d’agriculture en Afrique

Avec la croissance du capitalisme, l’agriculture industrielle s’est développée à travers le monde, usurpant ainsi les formes traditionnelles de l’agriculture. Actuellement, il y a plus de 815 millions de personnes souffrant de malnutrition dans le monde. Près de 243 millions d’entre elles sont en Afrique. De plus, les organisations de développement peuvent aggraver la situation en poussant les formes d’agriculture les plus avancées au détriment des autres systèmes de production.

Nous voulons notamment parler de méthodes telles que l’agriculture de subsistance. Les changements au niveau des systèmes alimentaires et la manière dont les aliments sont produits ont longtemps été conceptualisés en termes de révolutions agricoles. Dans ce contexte, le monde a connu trois grandes révolutions agricoles.

Les révolutions agricoles, un véritable blocage
Comme indiqué, il y a eu trois grandes révolutions agricoles. Tout d’abord, il y a notamment eu la production massive prenant la place de la cueillette et de la chasse. Ensuite, le développement de l’agriculture biologique intensive apparue en Europe au début du XVIIe siècle. Enfin, la croissance de l’agriculture industrielle au XXe siècle en Amérique du Nord.

Cependant, voir le monde à travers ces révolutions agricoles est problématique. Cette logique suggère en effet que la meilleure façon de lutter contre la malnutrition mondiale serait de se concentrer sur le système jugé le plus avancé.

Les recherches scientifiques dans le domaine de l’agriculture
De nombreuses recherches sont aujourd’hui réalisées afin de trouver des solutions face à la malnutrition. Des organisations internationales comme l’Alliance pour une révolution verte en Afrique et l’Agence américaine pour le développement international ont étudié l’impact nutritionnel de la nouvelle révolution verte dans le continent africain.

Cette étude a montré que les aliments tels que les caroubes et les feuilles de baobab constituaient une part importante du régime alimentaire dans certains villages africains. Le développement agricole moderne équivaut généralement à l’élaboration de stratégies de production alimentaire pour les riches.
(source Afrique enligne)…

26 juin 2018

Cameroun : en 8 ans, un programme gouvernemental a permis d’aménager 800 hectares de terres pour la riziculture

Doté d’une enveloppe globale de 11,7 milliards de francs Cfa, financée à hauteur de 15% par le Fonds international de développement agricole (Fida), le Projet d’appui au développement des filières agricoles (Padfa) a permis d’aménager 800 hectares de terrains destinés à la culture du riz au Cameroun, a-t-on appris au cours d’une réunion d’évaluation de ce programme.

En outre, pendant huit années d’implémentation, ce programme du gouvernement camerounais, renseigne-t-on, a permis d’encadrer environ 1 276 groupements de producteurs, touchant au total quelque 25 140 agriculteurs vivant de la culture du riz et de l’oignon, grâce notamment à la mise au point des semences à hauts rendements.

A titre d’exemple, apprend-on, à la faveur du Padfa, les riziculteurs camerounais obtiennent désormais des rendements allant jusqu’à 6 tonnes à l’hectare dans les zones de bas-fonds.

Toute chose qui n’a pas encore réussi à faire fléchir la courbe des importations de cette céréale, la production locale ne dépassant pas 100 000 tonnes, pour une demande dépassant annuellement les 300 000 tonnes.
(source agence ecofin)…

26 juin 2018

Le Togo lance un Mécanisme incitatif de financement agricole en présence du président de la BAD

Akinwumi Adesina, président de la BAD, et Faure Gnassingbé, président de la République Togolaise, ont procédé, ce lundi à Lomé, au lancement du Mécanisme incitatif de financement agricole fondé sur le partage des risques (MIFA).

Le MIFA s’insprire du mécanisme à succès, Nirsal (Nigerian Incentive Based Risk Sharing for Agricultural Lending) lancé par la Nigeria en 2011, par Akinwumi Adesina, alors ministre de l’Agriculture.

Le succès fulgurant du Nirsal a inspiré le Tirsal togolais rebaptisé plus tard Mifa pour être plus accessible aux populations. Le Mifa, dans sa mise en place a été fortement assisté techniquement par le Nirsal. Apport jugé « significatif » que le ministre de l’économie et des Finances, Sani Yaya n’a pas manqué de saluer lors de son discours au CETEF.

Fidèle à son engagement de transformer l’agriculture africaine, Akinwumi Adésina n’a pas manqué d’exprimer son soutien à l’initiative. Il exhortera les institutions financières à être « l’épine dorsale » de ce projet porteur pour le développement du Togo.

Outre l’homme au nœud papillon, Gilbert Houngbo, le directeur général du FIDA (Fonds international de développement agricole), ancien Premier ministre, de retour au pays natal, annonce son adhésion au Mifa. Ainsi, promet-il, son institution « appuiera techniquement et financièrement le fonds ». Un appui de taille pour l’initiative qui vise à accroitre l’engagement du secteur bancaire en faveur aux acteurs agricoles en augmentant le volume des prêts et en baissant les taux d’intérêts.

Le Mifa ambitionne d’accroitre les prêts bancaires aux producteurs agricoles de près de 5%, et réduire le taux d’intérêt des crédits de 15% à 7,5% à l’horizon 2027 dans un pays où le secteur primaire occupe 70% de la population et pèse 38% du PIB. Dans le viseur, 250 000 emplois directs et 500 000 emplois indirects. A terme, un million de producteurs devraient bénéficier de ce mécanisme.

Mais avant, place à la phase pilote pour mieux huiler la machine Mifa. Six mois durant, des instruments de partage de risque de facilitation de l’accès au crédit seront testés sur un échantillon de 6000 producteurs répartis sur sept sites pilotes et opérant dans les filières maïs, riz et manioc, apprend-on.

On annonce des conventions de partenariat entre le Mifa, les producteurs, les banques, les SFD, les assurances, les fonds de garantie, les importateurs d’intrants, la Brasserie BB Togo, etc. Cet accord devrait permettre d’assurer en aval et en amont une forte production et inscrire le Togo dans la transformation de ses matières premières.

Les reformes pour l’amélioration de l’environnement des affaires, coordonnées par la CCA (Cellule Climat des Affaires), notamment l’échange d’information sur le crédit dans le cadre du BIC (Bureau d’information sur le Crédit), devraient booster le fonds MIFA.

Le MIFA, à terme, vise plus de 100 millions d’euros (65 milliards FCFA) d’investissements provenant de divers financeurs notamment l’Etat, les institutions financières (banque, structures de microfinance, assurance, fonds de garantie, etc) et les partenaires au développement.
(source agence ecofin)…

26 juin 2018

Attirer les jeunes vers l’agriculture grâce à la patate douce

[NAIROBI] Selon des participants à une réunion internationale, les scientifiques devraient mener plus de recherches pour créer des variétés de patate capables de résister aux inondations et d’aider à transformer la culture en d’autres produits, afin d’attirer les jeunes vers l’agriculture.

La réunion a concerné plus de 100 chercheurs, scientifiques et agroéconomistes d’Afrique subsaharienne, rassemblés pour évaluer les progrès réalisés dans la sélection de la patate douce.

Selon les conclusions de cette réunion, tenue au Kenya du 5 au 8 juin, des avancées ont été réalisées en termes de sélection de nouvelles variétés de patates telles que la patate douce orange très nutritive et pourraient aider à lutter contre la carence en vitamine A chez les enfants.
“La patate douce est depuis longtemps sous-utilisée en tant que culture vivrière en Afrique subsaharienne, mais elle gagne en importance.”
Lusike Wasilwa, Kenya Agricultural and Livestock Research Organizations
Selon Jan Low, agroéconomiste au Centre international de la pomme de terre (International Potato Center – CIP), cinq nouvelles variétés de patates douces ont été commercialisées au Kenya et en Ouganda ces deux dernières années.

Lusike Wasilwa, directrice des systèmes de culture de l’Organisation de recherche agricole et animale du Kenya, a déclaré à SciDev.Net : “La patate douce est depuis longtemps sous-utilisée en tant que culture vivrière en Afrique subsaharienne, mais elle gagne en importance.”

Lusike Wasilwa appelle les scientifiques à mener davantage de recherches pour aider à utiliser la culture pour renforcer la sécurité alimentaire, dans un contexte marqué par des impacts liés au changement climatique tels que les inondations et les sécheresses prolongées.

La réunion organisée par le CIP avec le financement de la Fondation Bill et Melinda Gates, a rassemblé des sélectionneurs de patates douces du Burkina Faso, du Burundi, de Côte d’Ivoire, d’Éthiopie, du Ghana, du Kenya, de Madagascar, du Malawi, du Nigeria, du Rwanda, d’Afrique du Sud, de Tanzanie, d’Ouganda et de Zambie.

“Nous sommes maintenant confrontés à des inondations dans la plupart des régions du Kenya”, déplore Lusike Wasilwa, ajoutant qu’il existe un besoin de variétés de patates douces qui peuvent prospérer dans les zones inondées.

Les experts ont noté que l’intensification de la culture de patate douce et la diversification de la culture pourraient également attirer les jeunes vers l’agriculture.

Lusike Wasilwa évoque la production de frites de patates et de tartes aux patates comme une entreprise qui pourrait attirer les jeunes dans le secteur.

Les experts qui ont assisté à la réunion disent que le continent a besoin de cultures de patates douces étendues aux terres arides et semi-arides (TASA), car il existe des variétés qui peuvent résister à des conditions météorologiques sèches.

“La culture de la patate douce peut être pratiquée dans différents environnements, même dans les hautes terres, car nous avons des variétés résistantes au froid”, ajoute Jan Low.

Selon ce dernier, la culture des patates douces dans les zones montagneuses et les hauts plateaux pourrait contribuer à augmenter la production laitière de plus de 20% lorsque les vignes sont utilisées comme fourrage.

Robert …

26 juin 2018

AWB se penche sur l’Agriculture et le Tourisme au Congo

Le groupe Attijariwafa Bank a organisé, le mercredi 20 juin à Brazzaville, une mission multisectorielle sur les opportunités de diversification de l’économie congolaise par l’Agriculture et le Tourisme.

Le Club Afrique Développement a ainsi réuni près de 150 opérateurs économiques autour d’une centaine de rencontres B2B. Le 3e cycle de cette année de la conférence et des rencontres d’affaires du groupe marocain ont principalement touché aux secteurs du commerce et de la distribution, du BTP, du conseil, de l’agroalimentaire et de l’industrie du bois.

La conférence a noté la présence de Sylvestre Didier MAVOUENZELA, Président de la Chambre de Commerce d’Industrie d’Agriculture et des Métiers de Pointe Noire, Annick Patricia MONGO, Directrice Générale de L’Agence pour la Promotion des Investissement – API CONGO, Henri DJOMBO, Ministre d’Etat, Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et la Pêche, Brahim AHABBANE, Directeur Général du Crédit du Congo, Paul OBAMBI, Président de la Chambre de Commerce d’Industrie d’Agriculture et des Métiers de Brazzaville et PDG du Groupe Sapro.
( l’observateur du maroc et de l’Afrique )…

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