Réunion sur les technologies de transformation de l’agriculture en Afrique: Faciliter l’accès aux intrants agricoles

13 juin 2018

Dans le cadre de la mise en œuvre du programme Technologies de transformation de l’agriculture en Afrique (Taat), les experts des instituts de recherche pour le développement agricole intervenant sur ce continent ont tenu une réunion, ce mardi 12 juin à Cotonou. Les assises visent à identifier les voies et moyens pour faciliter l’accès aux intrants agricoles aux millions de petits producteurs africains.

Identifier les voies et moyens par lesquels assurer aux millions de petits producteurs africains l’accès facile aux engrais et intrants agricoles dans un plus court délai. Tel est l’objectif de la réunion de mise en œuvre du programme Technologies de transformation de l’agriculture en Afrique organisé par l’Institut international pour l’agriculture tropicale (Iita).
Procédant à l’ouverture de la rencontre, John E. C. Adrianarisata, responsable pays de la Banque africaine pour le développement (Bad), a précisé qu’elle s’inscrit dans le cadre du programme financé par son institution et dénommé Transformation de l’agriculture en Afrique. Le souci de la Bad est de nourrir l’Afrique et son peuple, souligne-t-il. Pour transformer l’agriculture, il faut rendre disponibles les engrais pour les producteurs. Selon lui, sans sa stratégie, la Bad s’est rendu compte qu’il faut que les acteurs travaillent ensemble pour éviter les résultats décevants. « Il faut que tous les techniciens puissent venir appuyer les pays suivant leurs besoins dans le cadre de ce programme de transformation de l’agriculture », signale-t-il.
Prenant le cas du Madagascar, il révèle qu’il produisait deux à quatre tonnes à l’hectare. Mais suite à plusieurs problèmes, cette performance a baissé et le pays ne produit qu’à peine une tonne à l’hectare. Entre autres causes, John E. C. Adrianarisata mentionne l’utilisation des engrais inadaptés au pays.
Pour sa part, Patrice Annequin, spécialiste senior pays marché des engrais du Centre international pour le développement des engrais (Ifdc), représentant pays (Côte d’Ivoire), fait savoir que l’Afrique a de grandes potentialités agricoles. Pour tirer meilleur parti de celles-ci, préconise-t-il, il faudra que chaque acteur travaille dans son domaine d’expertise et que les ressources soient mutualisées au regard de leur niveau limité. Au cours des travaux, dévoile-t-il, il s’agira de faire l’état des lieux du marché des engrais mondial et plus spécialement en Afrique. Selon lui, l’Afrique a de gros potentiels pour développer son marché, de sorte que, les années à venir, les pays produisent, distribuent et fournissent des engrais adaptés aux cultures autant pour les petits producteurs que pour les grands.
Au cours de la rencontre, deux communications sont prévues suivies des travaux de groupes sur les diverses problématiques de la disponibilité des engrais. Il s’agit aussi d’échanger sur les modalités de coopération entre les acteurs tels que Technologies de transformation de l’agriculture africaine (Taat), African fertilizer and financing mechanism (Affm) et African fertilizer agrobusiness partnership (Afap).
(source la nation)

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