SARA 2017 : Les défis d’une agriculture durable face au changement climatique

19 novembre 2017

(fratmat.info) Quelles politiques et quel mécanisme de résilience pour parvenir à transformer de façon qualitative les économies agricoles africaines ? Voilà le challenge que doit relever ce 4è salon.
SARA 2017 : Les défis d’une agriculture durable face au changement climatique

La 4è édition du Salon International de l’Agriculture et des Ressources Animales, baptisée, SARA 2017, ouvre officiellement ses portes ce vendredi 17 novembre 2017, route de l’aéroport international Félix Houphouët-Boigny, à Port-Bouët, sous la présidence de SEM Alassane Ouattara, Président de ka République de Côte d’Ivoire.

La Chef de l’Etat aura à ses côtés, en plus des présidents des institutions et des membres du gouvernement conduits par le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, deux personnalités de premier plan : SEM Patrice Talon, Président de la République du Bénin et invité d’honneur de Sara 2017 et le Dr Akimwuni Adesina, président de la Banque Africaine de Développement (Bad), conférencier principal.

Le Sara, vitrine de l’économie agricole ivoirienne, qui représente 25% du produit intérieur brut et occupe les 2/3 des actifs, rassemblera encore, deux ans après la précédente édition, les grands acteurs nationaux, régionaux et internationaux du monde agricole. Et il rayonnera sur quatre grands pôles : le pôle de l’agriculture, le pôle du machinisme, le pôle Institutionnel et le pôle de la foresterie, afin qu’aucun secteur vital de ce domaine stratégique pour l’économie du pays ne soit laissé en rade.

Mais pour cette année, c’est dans une approche d’adaptation au changement climatique et de mutation de l’environnement des affaires que le salon, tout en bâtissant sur la dynamique impulsée par le galop d’essai de 2015 qui a été un véritable succès avec 3253 exposants, 212697 visiteurs, 6081 exposants non professionnels et 18 pays d’Afrique et du reste du monde, présents, va s’assurer de la continuité de l’investissement dans ledit secteur.

Et cela est une exigence que rappelle fort à propos le thème de Sara 2017 : «Transformation structurelle de l’économie agricole face aux changements climatiques ». L’évolution du modèle actuel de développement du secteur agricole vers un nouveau paradigme plus inclusif et équitable pour l’ensemble des acteurs et plus résilient aux effets du changement climatique, d’une part et l’intégration horizontale et verticale, de l’ensemble des acteurs de la chaîne de valeur, la production dans un environnement moderne et bien maîtrisé et l’accès direct des petits producteurs aux marchés, d’autre part, sont deux des principaux défis que cette thématique veut adresser sous forme de panel au cœur de la conférence de haut niveau ministériel.

Egalement, ce panel va réfléchir sur les politiques et le mécanisme de résilience pour que les économies agricoles africaines relèvent le défi de la transformation structurelle. Autrement dit, comment faire quand le climat change, pour que l’agriculture et l’alimentation changent également. En trouvant des approches scientifiques qui combinent des semences améliorées à haut rendement, la technique portant sur l’amélioration de la durabilité et l’adaptation des systèmes d’irrigation à petite échelle au changement climatique pour permettre aux agriculteurs tout s’imprégnant des stratégies d’adaptation des systèmes et infrastructures d’irrigation à la variabilité accrue du climat, de prendre de bonnes décisions Pour protéger leurs agrosystèmes . Ce d’autant que conformément aux objectifs de la FAO, il faudra accroître la production vivrière d’environ 60% d’ici à 2050. Afin de nourrir une population plus nombreuse et plus riche de façon générale qui a de plus en plus des exigences de qualité.

La Côte d’Ivoire, 17 millions de terres arables, environ 430685ha de terres irriguées , dont 56560 ha soit 13% déjà équipées et 32484ha irriguées, a un secteur agricole qui souffre du contrôle de l’eau, des bas niveaux des technologies de mécanisation et de gestion, du manque d’accès aux intrants et du faible niveau d’investissements publics.

Le gouvernement a imaginé une stratégie qui, après avoir ramené la croissance dans le secteur agricole va avec la mise en œuvre du programme national d’investissement agricole, de deuxième génération (PNIA 2 – 2016-2020), mettre l’accent sur les grands pôles de développement intégré ou de grandes zones agro-industrielles particulières dénommées « agropoles ».

C’est ce programme que la Côte d’Ivoire va présenter et défendre pour dire comment elle compte faire de son secteur agricole un segment économiquement rentable. Ce sera au cours de la table ronde sur la transformation structurelle des économies agricoles africaines : quelles politiques pour quel mécanisme de résilience ? Cette conférence de haut niveau, l’événement essentiel de vendredi après-midi, sera prononcée par le Président de la BAD, le Dr Akinwumi Adesina.

Elle va être enrichie par la déclaration des ministres et des débats ministériels et l’intervention de l’Agence française de Développement. Par ailleurs, une plateforme de centralisation des intentions d’investissement, va permettre de recevoir les investisseurs potentiels, les partenaires techniques et financiers, les coopératives, pour les entretenir sur les détails des opportunités d’investissement, pour leur donner des orientations et des conseils sur les sous-secteurs et ; les filières.
Les travaux scientifiques de ce salon de l’agriculture mettront également à travers trois ateliers l’accent sur l’agriculture sud-africaine, qui est un modèle de réussite du développement rural grâce à l’expérience de la région du Limpopo. Pis, sur le financement agricole les enjeux du changement climatique. Sans omettre la commémoration de la 8ème journée de l’Afrique pour la Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle.

Franck A. Zagbayou

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