Développement agricole : Un séminaire institutionnel en vue de la promotion des indications géographiques

9 novembre 2017

(fratmat.info) Concrètement, il s’agira pour les organisateurs de faire connaître les différentes étapes du cercle vertueux de la qualité liée à l’origine, de transmettre la vision et l’expérience de la Fao sur l’IG en tant qu’outil de propriété intellectuelle.
Développement agricole : Un séminaire institutionnel en vue de la promotion des indications géographiques

Dans le cadre de ses activités de recherche pour le développement agricole, le Centre suisse de recherches scientifiques en Côte d’Ivoire (Csrs), en collaboration avec la Fao (l’Organisation des nations unies pour l’alimentation Ndlr), organise un séminaire institutionnel de promotion et de coordination des Indications géographiques (IG) en Côte d’Ivoire. Séminaire dont l’ouverture officielle a eu lieu, le 8 novembre, dans les locaux du Csrs à Yopougon-Adiopodoumé Km17, et qui prend fin aujourd’hui. L’objectif général de cette rencontre d’informations, de formation et de partage d’expériences, comme l’a rappelé d’entrée le directeur des ressources et de la valorisation du Csrs, Daouda Dao, ainsi que le représentant de la Fao, Ernest Vabé, est de renforcer les capacités des acteurs nationaux impliqués dans le développement et l’implémentation des indications géographiques. Une indication géographique, pour rappel, est un signe utilisé sur des produits qui ont une origine géographique précise et qui possèdent des qualités ou une notoriété dues à ce lieu d’origine. « L’IG va permettre de garder intact le savoir-faire de nos concitoyens et de lui donner de la valeur. Depuis un moment, avec l’appui de la Fao, une réflexion est en train d’être poussée afin de donner de la valeur à toutes les caractéristiques », a-t-il expliqué. La porte d’entrée utilisée au centre suisse est l’attiéké (semoule de manioc fermentée cuite à la vapeur Ndlr), un produit de grande consommation. « Nous voulons mettre l’accent sur les spécificités de ce produit, notamment l’attiéké de Grand-Lahou », a-t-il ajouté.
Concrètement, il s’agira pour les organisateurs de faire connaître les différentes étapes du cercle vertueux de la qualité liée à l’origine, de transmettre la vision et l’expérience de la Fao sur l’IG en tant qu’outil de propriété intellectuelle, mais également de développement rural durable et d’exposer sur les contextes légaux et juridiques des IG à l’échelle du continent. Il sera aussi question de former sur les procédures d’enregistrement et la protection des IG au sein de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (Oapi) et de communiquer sur les acquis et perspectives du Projet d’appui à la mise en place des IG en Afrique de l’ouest et centrale (Pampig). Enfin, le séminaire vise à montrer le potentiel des IG en Côte d’Ivoire et leur stratégie de développement.
Au menu de l’atelier, des communications sur la notion d’IG à l’échelle internationale, africaine et nationale, alternées par des discussions avec l’assistance et une table ronde entre les acteurs de la chaîne de valeur attiéké. Une quarantaine de représentants des partenaires institutionnels, administratifs, techniques, financiers et de développement (entre autres, chercheurs, universitaires, Ong, microfinances), ainsi que des acteurs privés, à savoir des entreprises et organisations professionnelles exerçant dans les secteurs de l’attiéké, des toiles et pagnes traditionnels, prennent part à ce séminaire.
FAUSTIN EHOUMAN

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