Afrique : Des experts en agriculture cherchent à développer des cultures résistantes à la sécheresse et aux maladies

1 novembre 2017

Le développement de cultures résistantes à la sécheresse et aux maladies est vital dans le contexte des inquiétudes quant aux effets croissants du changement climatique sur la sécurité alimentaire sur le continent africain, ont déclaré lundi des experts agricoles à Kigali.
Les experts se sont réunis dans la capitale rwandaise pour assister à la 7ème session du Conseil d’administration du Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture (ITPGRFA).
La réunion de cinq jours, qui a débuté lundi, attire des participants de plus de 140 pays, signataires du traité, qui obligent les membres à conserver et à utiliser toutes les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture, tout en assurant un partage juste et équitable découlant de leur utilisation.
“La science et la recherche jouent un rôle essentiel dans les systèmes agricoles, y compris les variétés végétales, et il est préférable que les pays investissent dans la recherche dans le but d’améliorer la génétique des plantes alimentaires”, a préconisé Kent Nnadozie, secrétaire de la TIRPAA.
Il a appelé les pays africains à allouer davantage de fonds pour mener des recherches sur les cultures capables de résister au changement climatique, à la sécheresse et à d’autres chocs afin de combler le déficit de production agricole et d’assurer la sécurité alimentaire.
La ministre rwandaise de l’Agriculture, Gerardine Mukeshimana, a décrit les maladies des cultures comme un problème mondial majeur qui appelle au développement de variétés résistantes.
La ministre a révélé que cette année au Rwanda, l’attaque de ravageurs a causé une perte d’environ 5% du rendement des cultures.
Les pays doivent avoir autant de variétés que possible en circulation chez les agriculteurs afin que, lorsqu’une culture est attaquée, d’autres puissent pousser, a-t-elle dit.
L’élargissement de la recherche sur les cultures vivrières résilientes au climat jouera un rôle central en aidant les agriculteurs dans les régions touchées par la sécheresse, a affirmé Selim Guvener, conseiller général du Centre international pour la pomme de terre, basé au Pérou.
“La biodiversité peut nous aider à faire face aux impacts du changement climatique, nous devons donc introduire différents types de variétés capables de survivre à des conditions sèches”, a-t-il déclaré.
Le thème de la réunion est “Agenda 2030 pour le développement durable et le rôle des ressources phytogénétiques dans l’alimentation et l’agriculture”.
La menace de la famine est en hausse dans le monde puisque, globalement, les affamés ont atteint 815 millions en 2016 contre 777 millions en 2015, selon un rapport publié par l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO). F
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Source: Agence de presse Xinhua

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