Compétitivité du cajou africain : 68 nouveaux experts pour promouvoir la chaîne de valeur

29 octobre 2017

Le processus de transformation occupe 80% de femmes et elles représentaient 25% de participants sur les 68 présents à la session d’Abidjan.

Compétitivité du cajou africain : 68 nouveaux experts pour promouvoir la chaîne de valeur

Le principal défi de la filière du cajou africain, c’est la transformation, a affirmé vendredi, Gooré Bi Marcel, Directeur des Cultures de Rente, au ministère de l’Agriculture et du Développement Rural (Minader). Il présidait la cérémonie de clôture de la quatrième session du programme de formation de 68 Maîtres Formateurs pour promouvoir la chaîne de valeur de cajou africain qui avait débuté le 23 Octobre à l’hôtel Bellecôte à la riviera Palmeraie.

Il a souligné toute l’importance de ces sessions de formation qui ont démarré depuis sept mois avec deux ateliers tenus au Ghana, avant le rendez-vous final d’Abidjan. Qui a été organisé pendant une semaine, mais surtout au lendemain du premier Conseil des Ministres du Conseil international consultatif du cajou (CIAC) au Bénin au mois d’août en même que la Conférence de l’Alliance du Cajou africain.

Au regard du contenu didactique de cette session qui a porté sur les techniques de récolte et de post-récolte, la valeur ajoutée à travers la transformation mais également sur l’autoréflexion et la gestion de la perception des formations par les apprenants afin de les sensibiliser sur les comportements et les valeurs qui affectent l’apprentissage et les compétences d’enseignement, le représentant du Minader, en a appelé au sens de la responsabilité de ces nouveaux experts ; d’autant que la filière anacarde est hautement stratégique pour les régions centre et nord de la Côte d’Ivoire et pour les économies des pays producteurs africains.

Une filière hautement stratégique
Rita Weidinger, Directrice Exécutive du Programme de l’initiative du cajou africain a donné des statistiques fortement éloquentes pour étayer la constatation du Directeur des Cultures de Rente du Minader. Le processus de transformation occupe 80% de femmes et elles représentaient 25% de participants sur les 68 présents à la session d’Abidjan. Bien plus, l’initiative du cajou compétitif-Comcashew lancé depuis 2009, a permis de créer au moins 400000 nouveaux emplois au Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, au Ghana et au Mozambique, qui se répartissent ainsi : 75% dans le secteur de la production, 20% dans la commercialisation et 5% dans le domaine de la transformation.

De façon particulière en Côte d’Ivoire, grâce à l’intervention du ComCashew, une quarantaine de Maitres formateurs et 126000 producteurs ont reçu une formation, 8 usines de transformation ont bénéficié d’appuis techniques divers et 10500 emplois ont été créés dans le secteur de la transformation.

Par ailleurs, pour l’ensemble des pays plus de 480000 producteurs d’anacarde ont pu doubler leur revenu et plus de 600000 emplois ont été créés dans la production, la transformation et la commercialisation. Avec la fin de la session de formation d’Abidjan, ce sont plus de 300 experts/ Maîtres formateurs répartis dans 16 pays.

Karim Berthé, Conseiller Technique chargé du Développement industriel et de la transformation au Conseil Coton et Anacarde, a annoncé la tenue en Côte d’Ivoire en 2018 de deux événements majeurs qui engagent l’avenir du cajou africain. Ce sont la Conférence de l’Alliance Africaine du cajou et la 4è édition du Salon international des équipements et technologies de transformation (Sietta). Les nouveaux Maîtres formateurs ont tous reçu un certificat de participation.

Franck A. Zagbayou

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