Indénié-Djuablin/ Développement des infrastructures agricoles, le PAI-ID à plus de 71% de taux de réalisation

18 avril 2017

18 Avr. (agrici.net) – Le coordinateur du Projet d’Appui aux Infrastructures Agricoles dans l’Indénié-djuablin (PAIA-ID) a effectué une tournée sur les sites, afin de s’assurer du niveau d’évolution des activités liées au projet. Pendant deux jours, l’équipe conduite par Gooré Bi Germain a sillonné une bonne partie des réalisations au bénéfice des populations, notamment, les infrastructures routières, les installations hydrauliques, les magasins de stockage et les marchés, ainsi que les étangs rizicoles et de cultures maraichères.

De Djangobo à Yakassé-Féyassé en passant par Aniassué, la délégation du coordonnateur du projet financé par la BAD et qui se trouve être dans sa dernière année, est selon le constat de son premier responsable à un niveau d’exécution acceptable : « Nous sommes à un taux de réalisation physique de 71% qui peut évoluer très rapidement car il y a beaucoup de marchés en chantier. Le taux d’exécution financière est de 65%. Notre plan d’achèvement prévoit la fin des travaux le 28 février 2018, sauf pour les aménagements de bas-fonds où il y a une situation particulière liée au changement climatique. Pour les 146 hectares restants à réaliser, nous prévoyons de faire des petites retenues d’eau, ce qui n’était pas prévu au départ. Pour y arriver, nous sommes obligés de négocier une prorogation de six mois au moins. Donc en Août 2018, on devrait pouvoir tout terminer. Les retards dans certains travaux s’expliquent par l’incapacité de certaines entreprises à finir dans le temps les travaux qu’on leur confie. Pour retenir une entreprise, cela requiert une procédure. Ce sont les Marchés publics qui sélectionnent les entreprises après qu’elles ont déposé des dossiers très propres. Malheureusement, certains n’arrivent pas à finir dans le temps ce qui conduit aux retards. Si les entreprises avaient toutes respecté les délais, nous serions à 90% de taux de décaissement. », a-t-il expliqué avant de mettre en garde les entreprises retardataires : « Nous serons obligés de passer à la résiliation. Nous avons déjà résilié deux marchés. Et d’autres sont menacés. D’autres entreprises plus performantes recevront les marchés. Mais les travaux seront tous conduits à leur terme. Ce projet était basé sur la réalisation des infrastructures. Un autre projet arrive pour assurer la chaîne des valeurs », a indiqué Gooré Bi Golé.

Au cours de sa tournée, le coordonnateur a rencontré les bénéficiaires et échangé avec eux. A l’étape de Djangobo la délégation a constaté que le projet a accordé son appui à un groupement de femmes pratiquant les cultures maraichères, aux cacaoculteurs à qui des formations et des kits de contrôle de qualité ont été offerts, et aux populations à travers la réalisation d’un point d’eau HVA.

C’est pourquoi, les populations réunies autour du chef Nanan Koffi Messou II, ont salué le projet, sans toutefois oublier d’émettre quelques préoccupations qui en grèvent quelque peu l’efficacité. Il s’agit notamment de l’arrivée tardive des semences de bananes et de vivriers, ce qui a provoqué un quasi échec des productions dans ces secteurs. En effet, selon Mme Yao Akou Christine, secrétaire du groupement Yéyobié, l’absence de pluie au moment de la réception des semences a entraîné un échec des cultures. C’est pourquoi elle a souhaité l’octroi de motoculteurs afin de pouvoir arroser les plantes pour espérer ainsi en tirer des profits substantiels.

La réhabilitation des pistes a été appréciée et les villageois qui ont souhaité que cela connaisse une extension et surtout que les pistes profilées soient entretenues. Ici, les populations ont aussi confié avoir bénéficié de formations dans le domaine de l’écabossage. A Aniassué où le magasin de stockage de riz est entièrement achevé, les producteurs de riz réunis au sein de leur association ont exprimé par la voix de Guihi léonard, leur président, toute leur reconnaissance au PAIA-ID pour l’édifice, ainsi que pour les machines que sont les moissonneuses, les motoculteurs, les faucheuses et les batteuses-vanneuses, sans oublier les formations qu’ils ont reçues de la part de l’ANADER, partie prenante au projet. Selon les riziculteurs, leurs productions se sont nettement améliorées grâce à l’expertise que leur accorde le projet. Ce sont les mêmes mots de satisfaction que la délégation du coordonnateur a reçus à Siakakro de la part des membres de l’association « Djiguissinmin ».

Ici, les aménagements de 9 hectares de rizières et de 0.83 hectare de maraicher grâce au projet permettent aux riziculteurs de jouir de leur activité. «Les pistes réhabilités qui nous permettent d’accéder à nos rizières, les semences reçues de la part du PAIA-ID ainsi que les formations et les produits phytosanitaires nous permettent d’avoir deux récoltes l’an à raison de 6 à 7 tonnes à l’hectare. Nous sollicitons la mise en valeur de 30 autres hectares de bas-fonds, la réalisation des retenues d’eau pour pouvoir travailler et produire en toute saison ainsi que la finition du magasin de stockage de riz » ont indiqué les riziculteurs qui ont dit beaucoup de bien du SRI (système de riziculture intensif). A Yakassé-Féyassé, le marché de vivriers réalisé dans le cadre du projet est achevé et attend d’être livré aux femmes qui s’impatientent. Face à toutes ces fortunes, le coordonnateur Gooré Bi Golé Germain a dit avoir accordé une oreille attentive aux doléances des bénéficiaires du projet et donné certaines explications. Ainsi, il a indiqué que l’entretien des pistes réalisées par le PAIA-ID incombe aux conseil régional et au Conseil du Café-cacao.

Pour les travaux en retard, il a tenu à mettre en garde les entreprises responsables en leur donnant un délai d’un mois pour les achever, faute de quoi les marchés seront résiliés. « Le PAID-Id est un projet qui existe depuis 4 ans. Il a pour but d’appuyer les infrastructures agricoles de la région. Après la crise ivoirienne, beaucoup de nos cités ont connu des dégâts, il y a eu des abandons de projets de développement. C’est ainsi que le PAIA-ID a été mis en place sur un financement de la BAD à hauteur de 16.3 milliards et 3.3 milliards pour la côte d’Ivoire. l’objectif de ce projet est de contribuer à la réduction de la pauvreté en milieu rural.

Pour ce faire, beaucoup d’actions ont été menées. Il y a trois composantes : développement des infrastructures, renforcement des capacités, gestion de projets. Le projet vise à réhabiliter 620 kilomètres de pistes, l’aménagement de 923 hectares de bas-fonds, la réalisation d’infrastructures de réduction de pertes post-récoltes comme les magasins. Il y a 10 marchés à construire, des centres de collectes et de groupage, des HVA, des pompes à réhabiliter.» a longuement expliqué Gooré Bi Golé Germain.

K.A

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