Oumé/Quand le commerce du vivrier fait vivre les femmes du département

22 mars 2017

22Mars (agrici.net) Des femmes du département d’Oumé se sont lancée dans le commerce du vivrier pour se prendre en charge. Agrici .net est allé à la rencontre des actrices de ce secteur. Elles nous livrent les secrets de leurs réussites. Reportage

« J’exerce ce métier depuis plus de quatorze ans maintenant. J’ai commencé avec une somme de vingt mille francs Cfa. Au départ c’était difficile, mais j’avoue que je m’en sors très bien maintenant par la grâce de dieu », se réjouit dame Tra Lou Chantal, 56 ans vendeuse de produits vivriers au marché central de la ville d’Oumé. Cette brave femme ajoute qu’elle a dû user d’une grande patience pour atteindre son objectif « j’ai plus de dix millions de Cfa comme économie en banque .Toute ma famille compte sur moi, on ne décide plus rien dans mon dos sans me consulter. Je suis devenue autonome à cause du vivrier», note avec un sourire Chantal Tra Lou. Le secteur du vivrier fait aujourd’hui vivre de nombreuses femmes de ce département.

Certaines ont même fait fortune dans le domaine .C’est le cas de dame Adelaïde Djetran «je suis fière de mes performances dans la vente des produits vivriers, depuis quelques années je ne dépends plus de mon mari. Mes enfants sont tous scolarisé, mon époux ne paye pratiquement rien à la maison. (…) Sachez que j’ai construit trois maisons avec mes économies », indique avec fierté cette femme d’une quarantaine d’année que nous avons interrogée dans la matinée du 22 mars au quartier Yaofla. Notre interlocutrice soutient qu’elle s’est lancée dans la vente des produits vivriers par le biais de l’une de ses tantes qui n’est plus de ce monde. « Je lui dois tout, c’est elle qui a guidé mes premiers pas dans ce métier, je bénis chaque jours son nom », révèle Adelaïde Djetran. Cette commerçante possède un véhicule Kia qui lui sert de camion de ramassage de ses produits. Elle emploie en outre six employés à plein temps. « J’ai déclaré mes travailleurs à la caisse national de prévoyance social, ils ont tous des avantages qui sont lié à leurs fonctions », affirme Mme Djetran dans un entretien qu’elle nous a accordé dans les locaux de sa société d’achat de produits vivriers qui est situé à l’entrée de la ville de Oumé.

L’anader et l’OCPV soutiennent les femmes dans leurs activités

L’agence nationale de développement rural (Anader) et l’office de la commercialisation des produits vivriers (OCPV) soutiennent les femmes d’Oumé dans leurs activités. La première structure citée encadre techniquement les actrices de ce secteur comme l’indique ici un de ses responsables qui a désiré garder l’anonymat. «Chaque semaine nous organisons des séances de formation à l’intention des femmes.

Les commerçantes et les productrices du vivrier apprécient bien les cours que nous leurs dispensons », lâche t’il. L’anader favorise même le financement de certains commerces de ses apprenantes par le truchement des structures bancaires implantée dans la région du Goh « On aide les femmes dans la recherche des fonds pour qu’elles développent d’avantage leurs commerce, récemment nous avons remis des chèques à deux coopératives de femmes d’Oumé qui sont spécialisée dans le commerce des produits vivriers », note notre source.L’OCPV est d’une grande utilité dans le cadre de la commercialisation des produits vivriers. Cette structure qui est placé sous tutelle du ministère du commerce joue un grand rôle auprès des actrices du vivriers, selon ses premiers responsables locaux que nous avons interrogé « Nous apportons une aide multiforme aux commerçantes en vue d’une amélioration de la distribution et de la commercialisation de leurs produits », fait savoir Yao Bernard, qui s’est présenté à nous comme étant un agent de cette société.

Le gouvernement veut créer un marché de gros dans la région pour mieux écouler les produits des femmes

Les femmes écouleront facilement leurs produits vivriers grâce au futur marché de Gros de la région du Goh. Ce marché sera implanté à Gagnoa. Il coutera la bagatelle somme de 100 millions de FCFA à l’état ivoirien. Le marché sera bâti sur une superficie de 14 hectares. Récemment des émissaires du gouvernement se sont rendus à Gagnoa à l’effet de visiter le site qui doit abriter ce gigantesque marché.Les femmes de Oumé saluent la création de ce nouveau marché de gros « C’est une très bonne chose, On écoulera mieux nos produits dans ce marché de gros. Le marché de gros est le bienvenu car il nous permettra d’avoir de grands clients qui viendront de toute la sous-région ouest africaine », soutient Simone N’guessan, vendeuse de tomates au grand marché de Oumé. Cette commerçante est soutenue dans ses propos par Aya virginie, une de ses voisines « C’est avec une grande joie que j’ai appris la construction de ce marché. Nous disons merci au président Alassane Ouattara pour ce don qu’il vient de faire
aux femmes de la région du Goh », souligne t-elle .Le marché générera plus de 250 emplois directs et 500 emplois indirects. Les travaux du dit marché dureront douze mois. Il sera bientôt livré à la population.

Henri Cédric pour agrici. net

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