Ferkessédougou/ Les activités maraîchères ralentit par la sécheresse

23 février 2017

Ferkessédougou, 23 Fév. (agrici.net) – Comme chaque années, les mois de février et mars constituent une période peu propice aux activités maraîchères à Ferkessédougou en raison de la sécheresse et de la concurrence des pays voisins.

Issa Coulibaly est jardinier dans les bas-fonds de Bromakoté où il pratique la culture des choux, des feuilles de laitues, des aubergines, des piments et bien d’autres feuilles comestibles.

Avec une superficie d’à peine un quart d’hectare, il dit subvenir aux besoins de sa petite famille composée de sa femme et de ses cinq enfants. Les produits maraîchers, qui sortent de ce modeste jardin, permettent à Issa de payer son loyer et d’assurer aussi bien l’alimentation que la scolarisation de ses enfants.
« J’entretiens ce jardin, et en retour il me rapporte presque trimestriellement 200 à 300 000 francs CFA», fait savoir Issa qui affirme que la culture du potager rapporte assez pour rendre le jardinier, non seulement auto-suffisant en légumes, mais pour le mettre à l’abri du besoin.

Toutefois, selon Issa, il existe des périodes de vaches maigres où les petits acteurs du maraîcher éprouvent des difficultés. Il s’agit de la grande sécheresse surtout les mois de février et mars. A cette période, les acteurs du maraîcher éprouvent de sérieux problèmes avec l’assèchement des marécages.

« Nos rendements baissent, les bas-fonds sont secs, l’eau manque pour relancer nos pépinières qui brûlent sous le soleil, et le peu de cultures que nous arrivons à sauver, est terriblement concurrencé sur le marché local », situe t il.

Selon lui, c’est aussi la période où les produits maraîchers des pays voisins du Nord (le Burkina Faso et le Mali) et du Niger alimentent le marché ivoirien notamment en légumes vendus en gros et par sacs.

De par leurs produits qu’ils proposent à savoir les choux, les courgettes, les aubergines, les oignons, les carottes, etc, ils concurrencent les producteurs nationaux en qualité et en quantité.

« En plus, ils sont moins chers. Nous sommes obligés de casser les prix alors que notre production, elle-même est insuffisante, à cette période de l’année », explique-t-il.
Tout comme Issa Coulibaly, les acteurs ivoiriens du maraîcher affirment n’être aucunement tentés par une quelconque aventure à l’étranger. C’est pour cela qu’ils ils se tournent vers les autorités compétentes pour une mécanisation de la filière.

Pour eux, la maîtrise de l’eau et la professionnalisation de la filière pourraient permettre de produire en qualité et en quantité en février-mars.

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