Agroalimentaire : les bonnes récoltes font plonger le cacao

8 février 2017

08 Fév. (Jeuneafrique.com) – En 2016, le cacao fut l’une des rares matières premières agricoles dont le cours s’est bien maintenu. Une tendance haussière liée à de mauvaises récoltes intermédiaires en Côte d’Ivoire et au Ghana, les deux premiers producteurs mondiaux (environ 60 % des volumes à eux seuls), qui s’est arrêtée net en octobre. À la Bourse de Londres, le cours du cacao est alors passé de 2 300 livres sterling par tonne environ à 1 745 actuellement (de 2 550 à 2 045 euros), soit une chute de 25 %, qui découle tout d’abord des très bonnes prévisions pour la récolte en cours, commencée au mois d’octobre en Afrique de l’Ouest.

En manque d’acheteurs

Contrairement à l’année précédente, la Côte d’Ivoire et le Ghana ont connu d’excellentes conditions climatiques. « L’harmattan [qui peut endommager les fèves] a commencé de souffler, mais il sera normal ou faible cette année », estime Edward George, directeur du département recherche d’Ecobank, rappelant que la production ivoirienne est en hausse de 8 %. Cependant, en raison d’une consommation en baisse, tous les volumes disponibles ne trouvent pas forcément d’acheteurs.

« L’idée dominante est qu’il y a plein de cacao disponible sur le marché mondial, tandis que la demande a chuté », soulignait récemment dans sa note quotidienne Jack Scoville, analyste spécialiste des matières premières. Une tendance qui s’est confirmée le 20 janvier avec la publication aux États-Unis de mauvais chiffres concernant les volumes de cacao broyé, qui reflètent le faible appétit du premier consommateur de chocolat au monde. « Le broyage est en baisse de 25 %, alors qu’on s’attendait à une hausse », souligne ainsi l’analyste de Chicago. Lire la suis sur Jeuneafrique.com

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