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12 janvier 2017

« La classe moyenne riche a des doutes sur la qualité de l’agriculture chinoise »

12 Jan. (reussir.fr) -Comment analysez-vous les relations de la Chine avec les États-Unis « agricoles », principal producteur mondial de maïs et de soja ?

Alain Bonjean – Les Chinois sont dans un grand jeu de compétition avec les États-Unis, à qui ils achètent leurs sojas et leurs maïs, et à qui ils vendent de multiples biens de consommation. En acquérant les spécialistes internationaux du trading que sont Noble et Nidera, la Chine cherche à conforter sa deuxième source d’approvisionnement en soja, maïs et sorgho, l’Amérique latine.

Elle essaie également de développer une agriculture africaine d’exportation, une stratégie plus ou moins bien accueillie selon les États. Mais ça ne fonctionne pas si mal, car les Chinois envoient sur place des cadres et des ouvriers qui font aujourd’hui marcher de nombreux commerces locaux, et c’est important.

La Chine travaille également à remonter de nouvelles routes de la soie, à la fois terrestres, maritimes et ferroviaires. Elle veut faire de l’Eurasie son grenier. Le Kazakhstan, notamment, est visé…. Cela ne m’étonnerait pas que la Chine produise moins de blé dans quelques années du fait de cette stratégie. Mais elle n’y est pas encore.
Vous parlez de l’Afrique, mais la Chine commence également à investir dans l’agriculture ou l’agroalimentaire français. Au fond, qu’en attend-elle ? Lire la suite sur reussir.fr

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