Mamadou Sangafowa Coulibaly fait son bilan en vue de la COP22

24 octobre 2016

agrici.net (24oct)-marge de l’Initiative triple A qui a eu lieu à Marrakech, Mamadou Sangafowa Coulibaly, ministre ivoirien de l’Agriculture, s’est exprimé, à travers cet entretien, sur le bilan de la Côte d’Ivoire en termes de développement durable, sur la question du financement et la coordination des pays africains en vue de la COP22.

Les Afriques : En dehors des initiatives regroupées, la Côte d’Ivoire a-t-elle d’autres propositions pour mieux tirer profit de la COP22, notamment dans le domaine agricole?

Mamadou Sangafowa Coulibaly : Ce que nous voulons, ce n’est pas que chaque pays africain vienne avec ses propositions. Nous voulons y aller de manière concertée. Chaque pays à ses projets et nous les mettrons dans le cadre des initiatives communes que nous défendons.

Peut-on avoir une estimation des financements dont la Côte d’Ivoire a besoin pour ses projets verts identifiés?

Nous avons un programme national d’investissement agricole qui comporte plusieurs volets. Mais ce que nous négocions aujourd’hui, c’est de savoir, sur les 100 milliards de dollars annoncés, quelle est la part qui sera affectée à l’adaptation et au secteur agricole. Nous avons déjà des projets identifiés, mais sur la base des travaux qui ont été faits par des experts, nous allons voir comment ces projets peuvent être présentés de manière harmonieuse. Il faut d’abord se mettre d’accord sur la définition des projets pouvant être considérés comme ceux d’adaptation. Et ensuite, se mettre d’accord sur la manière de mesurer les résultats une fois que les projets ont été pris en compte, enfin de rendre la requête de financement plus pertinente.

Est-ce que la Côte d’Ivoire dispose au niveau national d’une structure d’évaluation et de sélection des projets à soumettre?

Nous avons un secrétariat qui s’occupe du Programme national d’investissement agricole. C’est à ce niveau que tout se fait. C’est pour cette raison que nous avons fait venir nos experts ici.

Quel bilan faites-vous de la situation en Côte d’Ivoire en termes d’agriculture et de développement durable?

Nous considérons que la plupart des pays africains qui ont investi dans les programmes de lutte contre le changement climatique ont eu des ressources en face. Le moment est venu d’agir. Malheureusement, nous n’avons pas reçu les ressources auxquelles nous nous attendions. Qu’elles soient publiques ou privées, nous essayons d’avoir des investissements auxquels nous pensons pouvoir prétendre. Ceci dit, nous avons déjà des projets pilotes en cours, sur financement public et privé. Nous sommes très contents d’avoir quelques conclusions satisfaisantes. Ce sont ces projets que nous allons essayer d’amplifier.

Quelles sont les attentes de la Côte d’Ivoire par rapport à la COP22 de Marrakech?

Nous voulons qu’à l’issue de la COP22, l’agriculture reprenne sa place au sein des débats. Et qu’il y ait une répartition équitable des ressources entre l’adaptation et l’atténuation pour lutter contre le changement climatique.

Est-ce que les pays africains sont parvenus à une position commune pour mieux défendre leurs intérêts lors de la COP de Marrakech?

En tant que président de la 29ème conférence, je peux vous dire ce qu’il en est des pays africains qui étaient à Abidjan et qui ont approuvé la déclaration d’Abidjan. Je peux vous assurer que les collègues africains sont assurés que nous allons défendre les conclusions d’Abidjan, à Marrakech. Et je le dis au nom de tous les ministres de l’Agriculture africains

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